Ici les Pyrénées sont Panoramiques!

 

Ainsi va la vie et les hasards qui lui donnent du rythme et du sens. En 2011, au cours d’un voyage loin de son Béarn natal, Marie-Isabelle découvre dans une  librairie bruxelloise un ouvrage touristique daté de 1920 et consacré à la ville de Pau. Au milieu des pages jaunies se cache un panoramique des Pyrénées dessiné en 1870, à la main et à la plume,  par un certain Léonce Lourde-Borcheblace. Isabelle a l’œil, elle est responsable d’une agence de communication. Mais elle est surtout subjuguée par la valeur artistique d’un tel document et entreprend de remuer ciel et terre pour avoir accès à l’exemplaire original. En vain. Qu’à cela ne tienne, la décision ne tarde pas: utiliser les moyens techniques dont elle dispose pour redonner vie à ce témoignage historique qu’elle retravaille assidûment pendant de nombreuses semaines afin de pouvoir lui redonner vie et le partager. Aujourd’hui voilà qui est fait. Du simple dépliant aux tableaux en plusieurs dimensions (jusqu’à 2 mètres de long), ou en vues superposées et sur différents supports (papier, bois, aluminium, sous verre), ce sublime panorama des montagnes vues depuis le Boulevard des Pyrénées de la ville de Pau est aujourd’hui disponible. Une bel hommage à l’auteur de l’œuvre et l’occasion de pouvoir apprécier le travail passionné de ceux et celles qui, comme Isabelle BŒUF, font ce qu’ils aiment et aiment ce qu’ils font. Pour les amoureux de la montagne en général et des Pyrénées en particulier, pour l’art, pour l’histoire, pour la mémoire, pour la décoration, pour se faire plaisir et pour faire plaisir, un seul lien: Atelier d’impressions ICOM2000

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Frida Kahlo – Horizons

Source Image Freepik

 


[Frida Kahlo 1907 – 1954: Artiste peintre mexicaine]:No me hagas caso. soy de otro planeta. Todavia veo horizontes donde tu dibujas fronteras – Ne fais pas attention à moi. Je viens d’une autre planète. Je vois encore des horizons sur lesquels tu traces des frontières – Don’t mind me. I come from another planet. I still see horizons on which you draw borders .


 

Fabienne Shine – Electric lady

 

En 1979, après de nombreux concerts en France et après avoir été signé par le manager de Blue Öyster Cult et Black Sabbath, Shakin’ Street part en tournée aux États-Unis. Excusez du peu, le groupe y effectue des tournées avec Blue Öyster Cult, Cheap Trick, Pat Travers, Journey et AC/DC. Débuts prometteurs pour ce combo français qui bénéficie alors d’une visibilité à nulle autre pareille et qui aurait pu se faire une belle place sur la scène internationale s’il n’avait pas, peu après, explosé en vol. Shakin’ Street c’est aussi et surtout l’histoire d’une jeune chanteuse-comédienne-mannequin sexy des années 70, Fabienne Shine. Très jeune, elle est de toutes les fêtes parisiennes, fréquente les people du cinéma, de la littérature, des arts et surtout de la musique, celle dont elle rêve. C’est une bombe à qui personne ne résiste. À 17 ans, elle a une aventure avec Aznavour (44 ans à l’époque), s’amuse aussi avec Dali, Klaus Kinski et fréquente Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Jean-Pierre Léaud. Mais c’est dans l’univers du rock qu’elle fait un carnage. Au cours de ses pérégrinations elle a eu des amants chez Téléphone, les Stones, Pink Floyd, New York Dolls, Led Zeppelin et a connu de près Ike Turner, Bob Marley et Damon Edge (Chanteur au sein du groupe Chrome) qui l’épousera en 1980. Admise dans le gotha du rock, la muse électrique l’avoue: ″ J’ai réalisé plus tard que j’avais fait des rencontres spectaculaires. Alberto Moravia, qui avait 67 ans et moi 17 à l’époque, m’a beaucoup appris. Tout Comme Johnny Thunders et surtout Jimmy Page, qui m’a propulsée dans une sphère alors inconnue. Mais j’avais conscience de la fragilité de ma position, je n’ignorais pas que j’étais le parfum du jour ″. Ses aventures éclipseraient presque celles de groupies célèbres (Pamela Des Barres, Bebe Buell) en les faisant passer pour d’innocents chahuts de collégiennes. ″ I just don’t need any relations. I feel like a revolution. My heart is a rebellion. I feel like a fight, as a seduction . [Extrait de Solid as a Rock].

 

Crumb – Roots

© Robert Crumb – Harmonica Blues

 


[Salif Keita]: ″ La musique est un arbre. Les racines sont la musique africaine traditionnelle, le blues. Le jazz c’est le tronc et les branches. Le rock, la soul, le reggae, le funk et toutes les autres musiques ce sont les fruits ″.


 

Raymond Pettibon – Black Flag

Black Flag: Slip it In, 1984. Sonic Youth: Goo, 1990. Foo Fighters: One by One, 2002

 

Raymond Pettibon est un artiste américain contemporain connu pour ses œuvres à l’encre combinant image et textes. Ses dessins inventifs mêlent de multiples références et viennent alimenter des critiques incisives de la culture contemporaine via des compositions empreintes d’humour noir. Son style renvoie, avec un mélange d’ironie et de maladresse assumée, à la bande dessinée classique américaine des années 40-50. Né Raymond Ginn le 16 juin 1957 à Tucson dans l’Arizona, l’artiste acquiert sa notoriété à la fin des années 70 en créant le logo, des flyers et des pochettes d’albums pour Black Flag, un groupe punk hardcore dirigé par son frère aîné, Greg Ginn. Il travaille également sur des affiches de concerts des Dead Kennedys, des Ramones et autres Minutemen. Plus tard, Raymond Pettibon a continué à se faire un nom dans le monde de l’art tout en s’intéressant encore à la musique, notamment en réalisant des cover art pour Off!, Sonic Youth et les Foo Fighters, entre autres.


d’autres anecdotes à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, novembre 2021

Bob Gruen – Right Place, Right Moment

© Photos: Bob Gruen

De gauche à droite et de bas en haut:  Rolling Stones, Madison Square Garden, juillet 72 – Led Zeppelin, MSG New York, juin 77 – Aerosmith, Hammersmith Odeon, octobre 76 – The Clash, Boston, février 79.

Bob Gruen est l’un des photographes les plus connus et respectés du rock. De AC/DC à ZZ Top il a capturé la scène musicale pendant plus de quarante ans et produit un nombre incalculable de clichés dont certains ont acquis une renommée mondiale. Photographe personnel de John Lennon et il s’est également spécialisé dans les reportages backstage et a fait de nombreuses tournées avec les groupes punk et new wave émergents, notamment New York Dolls, Sex Pistols, Ramones, Patti Smith Group et Blondie. Il a même joué la charge de cavalerie au clairon en ouverture des concerts de The Clash à l’Hammersmith Odeon. Bob a bien sûr aussi travaillé avec de grands groupes rock tels que Led Zeppelin, The Who, David Bowie, Tina Turner, Elton John, Aerosmith, Kiss et Alice Cooper. Pour Gruen, ″ Le rock and roll, c’est la liberté de s’exprimer bruyamment. Il y a un sentiment d’anarchie lorsque vous vous trouvez au milieu d’une foule de fans enthousiastes, toute l’énergie étant concentrée sur ce qui se passe sur scène. Il est important pour moi de pouvoir capter ça avec mes clichés. Je dois souvent photographier rapidement pour saisir le bon moment, et je n’ai pas forcément le temps de me préoccuper de la mise au point ou d’autres détails techniques. Mais j’aime à penser que même si le sujet n’est pas forcément net, l’émotion, elle, est bien présente ″. Qu’on se le dise, le livre de l’auteur – Right Place, Right Time: The Life of a Rock & Roll Photographer – est actuellement disponible en librairie et ailleurs. Tout est dit et surtout, tout est là: Bob Gruen, Photo Files.

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Bebe Buell – Almost Famous

Source Image: Baring It All – Album Cover Art – 2018

 

Bien qu’elle s’en défende en refusant l’étiquette de groupie, Beverle Lorence – aka Bebe Buell – fait incontestablement partie de celles qui comme Cynthia Albritton, Pamela Des Barres ou Anita Pallenberg ont marqué de leur empreinte le macrocosme rock. Mais pas que! À 18 ans elle est mannequin et, en 1974, sa plastique lui ouvre les pages de Playboy Magazine dans lequel elle pose au mois de novembre. Au cours de cette période elle fréquente Mick Jagger, Iggy Pop, David Bowie, Rod Stewart, Steve Bator, Jimmy Page et Elvis Costello à qui elle inspire certaines chansons. Dans l’intervalle, Bebe entretient une relation sérieuse mais intermittente avec Todd Rundgren, et, en 1977, elle met au monde le fruit d’un brève relation avec un certain… Steven Tyler. Afin d’être protégée de la réputation de toxicomane du chanteur d’Aerosmith, l’enfant déclarée sous le nom de Liv Rundgren ne connaitra son père biologique qu’à l’âge de 9 ans. C’est la (re) naissance de la future actrice Liv Tyler [ NDLR: on se croirait dans Voici! ]. Mais en réalité c’est de musique dont rêve la playmate. En 1980 elle forme The B-Sides et, en 1981, elle enregistre un EP produit par Rick Derringer avec les Cars en tant que backing band. En 1985, elle fonde un autre groupe, The Gargoyles, et sort quelques singles jusqu’à la dissolution en 1991. Après quelques errances newyorkaises avec le Bebe Buell Band, c’est la parution en 2011 de Hard Love, un album aux influences grunge et glam rock, puis en 2018 de Baring it All, probablement sa production la plus aboutie de celle qui a inspiré le personnage de Penny Lane du film Almost Famous de Cameron Crowe en 2000 et qui prochainement fera l’objet d’un documentaire retraçant l’ascension, la chute et la renaissance de cette figure incontournable de la scène rock des années 1970.

Le lundi c’est permis – Whisky & Dentelles

 

″ Certaines filles sont faites de sucre et d’épices. D’autres sont faites de whiskey, de dentelles et d’un petit peu de vice – Some girls are made of sugar and spices. Others are made from whiskey, lace and a little bit of vice ″.


 

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Joe Bonamassa – Time Clocks

Voilà deux décennies que Joe Bonamassa occupe les sommets du blues moderne de la plus belle des manières. Inutile donc de présenter ce boulimique de la six cordes, toujours aussi habité et prolixe. Revoici donc le natif de New Hartford avec un nouvel album virevoltant entre riffs rock, chorus bluesy et compos aux petits oignons. Avec Time Clocks Joe prouve qu’il n’est pas encore temps de s’endormir sur ses lauriers ou de ne devenir que l’ombre – certes talentueuse – de lui même. Plus inspiré que jamais il nous offre 10 titres grand cru dont 6 explosent le compteur des 6 minutes. Étrangement c’est un bref instrumental atmosphérique et très floydien qui annonce la couleur. Pilgrimmage donne le ton d’un esthétisme majestueux bien présent tout au long des 55 minutes au cours desquelles l’écoute navigue entre heavy blues efficace (The Heart That Never Waits), classic rock classieux (Notches) et pop épurée (Time Clocks et Mind’s Eyes). C’est bien sûr la guitare qui a le rôle principal et Bonamassa n’a pas son pareil quand il s’agit de jeter un pont entre influences revendiquées (Eric Clapton et Peter Green notamment) et compostions stylées qui culminent avec un Known Unknowns aux accents rythm & blues qui s’achève sur un solo ciselé absolument éblouissant.

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Le lundi c’est permis – Conference Of the Parties

© BBC Earth

 


L’atmosphère se dégrade, les océans s’asphyxient, les sols sont ravagés, un nombre phénoménal d’espèces disparaissent et ce sont nous, les Hommes, qui en sommes la cause. La meilleure preuve qu’il existe des formes de vie intelligente quelque part dans l’univers, c’est qu’aucune n’a essayé de nous contacter.

Atmosphere is been worsering, oceans are suffocating, soils are destroyed, a phenomenal number of species are disappearing and it is us, humans, who are the cause. The best evidence that there are intelligent life forms somewhere in the universe is that none of them have tried to contact us.


Patrick BETAILLE, octobre 2021