Bebe Buell – Almost Famous

Bien qu’elle s’en défende en refusant l’étiquette de groupie, Beverle Lorence – aka Bebe Buell – fait incontestablement partie de celles qui comme Cynthia Albritton, Pamela Des Barres ou Anita Pallenberg ont marqué de leur empreinte le macrocosme rock. Mais pas que! À 18 ans elle est mannequin et, en 1974, sa plastique lui ouvre les pages de Playboy Magazine dans lequel elle pose au mois de novembre. Au cours de cette période elle fréquente Mick Jagger, Iggy Pop, David Bowie, Rod Stewart, Steve Bator, Jimmy Page et Elvis Costello à qui elle inspire certaines chansons. Dans l’intervalle [ NDLR: désolé mais le terme est approprié! ], Bebe entretient une relation sérieuse mais intermittente avec Todd Rundgren, et, en 1977, elle met au monde le fruit d’un brève relation avec un certain… Steven Tyler. Afin d’être protégée de la réputation de toxicomane du chanteur d’Aerosmith, l’enfant déclarée sous le nom de Liv Rundgren ne connaitra son père biologique qu’à l’âge de 9 ans. C’est la (re) naissance de la future actrice Liv Tyler [ NDLR: bordel, on se croirait dans Voici! ]. Mais en réalité c’est de musique dont rêve la playmate. En 1980 elle forme The B-Sides et, en 1981, elle enregistre un EP produit par Rick Derringer avec les Cars en tant que backing band. En 1985, elle fonde un autre groupe, The Gargoyles, et sort quelques singles jusqu’à la dissolution en 91. Après quelques errances newyorkaises avec le Bebe Buell Band, c’est la parution en 2011 de Hard Love, un album aux influences grunge et glam rock, puis en 2018 de Baring it All, probablement sa production la plus aboutie de celle qui a inspiré le personnage de Penny Lane du film Almost Famous de Cameron Crowe en 2000 et qui prochainement fera l’objet d’un documentaire retraçant l’ascension, la chute et la renaissance de cette figure incontournable de la scène rock des années 1970.

Patrick BETAILLE, novembre 2021

 

PlayBoy se rhabille!

Kate Moss Playboy BunnyFinie l’époque au cours de laquelle Playboy effeuillait sans compter, se lisait en loucedé,   ou servait de prétexte à un onanisme libératoire. A 89 ans, Hugh Hefner, le fondateur, vient de donner son accord pour une nouvelle formule de son magazine. A partir de mars 2016 l’ édition américaine fera une croix sur ce qui est son cœur de métier, la nudité. Subsisteront bien sûr quelques clichés suggestifs et osés mais c’en est définitivement fini du nu intégral et naturel. Un comble pour une publication qui bâtit son succès et sa fortune en publiant des photos qui, de Marilyn Monroe en 1953 à Kate Moss en 2014, ont de près ou de loin contribué à la révolution sexuelle et à l’émancipation des mœurs. Dixit le patron, il s’agit aujourd’hui de remédier à la chute vertigineuse des ventes (6 millions d’exemplaires en 1975, 800 000 aujourd’hui!), à la concurrence du porno sur internet et au vieillissement du lectorat… Il faut absolument que je retrouve mon exemplaire de 1990 consacré à Sharon Stone!