Covid 19 – Point sur les Variants

© Photo: Ueslei Marcelino/Reuters
 

Chinois, anglais, indien, brésilien, Sud-africain… Vivement le variant jamaïcain que l’on puisse se détendre! – Chineese, english, Indian, Brazilian, South African… Can’t wait for the Jamaican variant so we can relax!


Patrick BETAILLE, décembre 2021

Rainbow & Fin Costello – Long Live Rock’N’Roll

© Fin Costello

 

[Extrait]: Sorti en avril 1978, le troisième album studio de Rainbow sera le dernier avec Ronnie James Dio au chant. En effet, ce dernier quittera peu après le groupe de Ritchie Blackmore pour aller remplacer Ozzy Osbourne au sein de Black Sabbath. Long Live Rock’N’Roll! L’intention est là et clairement exprimée sur l’intérieur de la pochette. Plan large sur un public dont les premiers rangs brandissent une banderole au slogan pour le moins évocateur. Sauf que!.. Et c’est Fin Costello, photographe & designer de son état, qui raconte l’histoire de ce cliché.

J’étais chez Oyster Records à New York, et je travaillais sur le cover art pour la pochette de Long Live Rock’n’roll dont le titre prévu au départ était: Kill The King. À partir de cette idée j’ai donc élaboré un concept autour d’un squelette engoncé dans une armure de roi et gisant dans les hautes herbes, avec la pochette de Rising redessinée sur un bouclier posé à ses côtés. J’ai présenté la maquette à Polydor. J’avais également proposé une photo prise lors d’un concert de Rush afin d’appuyer le slogan publicitaire que nous pourrions exploiter. Après la sortie du disque en question je me suis rendu à une prestation de Rush avec l’intention de savoir ce qu’ils pensaient de mon idée d’avoir utilisé cette prise de vue. La leur en somme. Accueil glacial et fin de non recevoir. Et pour cause! la maison de disques n’avait pas retenu mon projet pour le recto de la pochette. Je le savais, j’en avais été informé. Ce que j’ignorais c’est ce qu’ils avaient fait avec la photo de la manchette intérieure. Le cliché original a été retourné, recadré et retouché. Un roadie du premier plan a été gommé, dans le public, les tee shirts arborant le logo de Rush ont été effacés et, sur la banderole, un message de bienvenue au groupe canadien a été remplacé par le fameux ″ Long Live Rock’n’Roll ″. Mis devant le fait accompli j’étais sur le cul, anéanti par le comportement de Polydor et bien évidemment incapable de faire quoi que ce soit. C’était trop tard! Il m’a fallu des années pour regagner la confiance de Rush.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, décembre 2021

Alain Gouvrion – Rolling Stones

 

Pas le genre d’ouvrage qui une fois lu se retrouvera relégué au rang de calage d’armoire normande bancale ou d’arme pouvant représenter une dangerosité pour la sécurité publique. Ce livre, une fois ouvert, l’on sait que l’on y reviendra. Plusieurs fois. Pour la richesse du contenu, celle du plaisir de l’œil et celle de l’approche historique. L’auteur? Alain Gouvrion, éminent journaliste et critique musical. Personnellement j’ai pu apprécier la plume de ce grand témoin du rock’n’roll circus dans les pages de Rolling Stone magazine puis, dans la lecture assidue de son ouvrage consacré à Eric Clapton: Clapton Cover. Au point d’oser affirmer tout de go que si à 50 ans t’as pas lu Gouvrion, t’as raté ta vie! Bref. Avec Rolling Stones, l’auteur et son éditeur mettent les petits plats dans les grands. Actualité oblige, tout commence et tout s’achève par un hommage émouvant – et pour une fois original – au regretté Charlie Watts: ″Ce modeste ouvrage est dédié à la mémoire de l’immense Charlie Watts, le plus jazz des batteurs de rock et réciproquement″. Les 285 pages qui affichent plus de 2 kg sur la balance font bien sûr la part belle aux pochettes des albums du bien nommé plus grand groupe de rock’n’roll du monde puisque c’est autour de ces cover art que gravite une biographie à nulle autre pareille. Outre les images, toutes les références indispensables (label, année de parution, titres, lieu d’enregistrement, production, musiciens additionnels, etc) figurent en bonne place. Y compris pour ce qui concerne la discographie solo des membres du groupe. Mais le plus intéressant, ce qui rend la lecture de ce pavé au format 33 tours jouissive, reste bien sûr l’histoire elle même. La grande, brillamment soulignée par de nombreuses anecdotes replacées dans leur contexte, et, la petite, très souvent étayée d’extraits d’interviews aux à-propos pertinents. Nous voici donc à mille lieues de la bio hyper pointue destinée aux fans ultimes ou du catalogue d’images séduisant mais sans grand intérêt. Rolling Stones est plus qu’intéressant. Il est accessible, riche, passionnant et donc essentiel. Joli coup de maitre de la part d’une maison d’édition qui outre cette nouveauté propose, entre autres publications, des ouvrages consacrés aux Beatles, à Higelin, Pink Flyod, Springsteen, Led Zeppelin ou encore Deep Purple : Éditions du Layeur!

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Le lundi c’est permis – Doigt

Johnny Cash

 

Faire un doigt d’honneur:  Appelé katapugon, le geste sensé représenter un phallus dressé remonte à la Grèce antique. Étymologiquement, le terme faisait référence à la pénétration anale et avait sa place essentiellement dans les comédies helléniques (NDLR: le bénef). À partir des années 1800, ce doigt d’honneur a été de plus en plus utilisé pour exprimer de façon agressive désaccord, colère et irrespect vis à vis d’un interlocuteur. Très prisé chez les acteurs, les musiciens, les sportifs, les politiciens et autres célébrités, le geste obscène est désormais pratique courante dans tous les milieux et toutes les classes sociales pour dire: Va te faire foutre!

Giving the finger: Called katapugon, the gesture supposed to represent an erect phallus dates back to ancient Greece. Etymologically, the term referred to anal intercourse and was used primarily in hellenic comedies. From 1800 onwards, the middle finger was increasingly used to aggressively express disagreement, anger and disrespect towards an interlocutor. Very popular among actors, musicians, sportsmen, politicians and other celebrities, the obscene gesture is now common practice in all circles and all social classes to say: Fuck you! 

Sonic Youth – Goo and the Moors Murders

Après Evol et Sister, deux albums sortis en 86 et 87 sur SST Records, et Daydream Nation en 88 sur Blast Records, le succès et la popularité de Sonic Youth vont grandissant et ouvrent au groupe les portes du label Geffen qui en 1990 publie Goo.  L’occasion de s’attarder sur la petite histoire la pochette de ce septième album de la formation de rock alternatif. Raymond Pettibon en est l’auteur. Dessiné en noir et blanc, un couple occupe un espace qui s’apparente plus à une illustration de fanzine qu’à autre chose. À la sortie de l’album les spéculations vont bon train. Beaucoup sont persuadés que le cover art met en scène le tandem Thurston Moore/Kim Gordon, respectivement guitariste et bassiste de Sonic Youth, mariés à la ville comme à la scène. En réalité le dessin est tiré d’une photo prise par un paparazzi lors du procès d’un couple de serial killers dont les crimes ont secoué l’Angleterre des années 60. Il s’agit donc de Maureen Hindley et David Smith, tous deux témoins clés dans l’affaire des Moors Murders. Maureen était la sœur de Myra Hindley qui, avec son amant Ian Brady, comparaissaient pour avoir torturé, abusé sexuellement, mutilé et assassiné plusieurs enfants. Les tueurs n’auraient peut-être jamais été arrêtés sans le témoin principal David Smith, le beau-frère de Maureen. Invité pour un apéro chez les Hindley, David arrive alors que ses hôtes venaient de commettre l’un de leurs crimes. Après avoir aidé le couple à nettoyer les lieux et à se débarrasser du cadavre, très choqué et pris de remords, Smith a révélé les faits à la police. Finalement le couple diabolique a été condamné à la prison à perpétuité en 1966. Comme à son habitude, histoire de titiller les imaginations tout en entretenant le mythe des tueurs psychotiques en cavale, Raymond Pettibon s’est fendu d’une annotation à la hauteur des faits:  ″J’ai piqué le petit ami de ma sœur. C’était un véritable tourbillon de chaleur et d’éclairs. Au bout d’une semaine, nous avons zigouillé mes parents et taillé la route ″.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, novembre 2021

Musique & Gastronomie – Désaccord Majeur

Annonce de la part d’un restaurateur: ”Nous sommes un petit restaurant situé en centre ville. Nous recherchons des musiciens bénévoles souhaitant profiter de notre établissement pour se faire connaître et vendre leurs disques. Il ne s’agit pas d’une activité à temps plein mais simplement de l’opportunité de pouvoir se produire lors de soirées que nous pourrions organiser régulièrement si les échos étaient positifs. Artistes de jazz, pop, rock ou variété, seriez vous intéressés par la promotion votre travail? Merci de répondre rapidement”.

Réponse de la part d’un musicien: ”Je suis musicien et propriétaire d’une grande maison. Je recherche un restaurateur bénévole souhaitant profiter de mon domicile pour se faire connaître en venant cuisiner pour mes amis et moi même. Il ne s’agit pas d’une activité à temps plein mais simplement de l’opportunité de pouvoir assurer les repas lors de soirées que nous pourrions organiser régulièrement si les échos étaient positifs. Restaurateurs en cuisine familiale, traditionnelle, gastronomique ou exotique, seriez vous intéressés par la promotion votre travail? Merci de répondre rapidement”.

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Gov’t Mule – Heavy Load Blues

 

On le sait. Warren Haynes a toujours eu le blues, et ce, même si le genre n’a pas forcément occupé une place systématiquement privilégiée au sein des différentes productions et prestations de ce virtuose de la six cordes. Mais là c’est une première! Oui, c’est le premier véritable album entièrement consacré au blues que sort Gov’t Mule! Un disque live en studio, enregistré à l’ancienne avec du bon vieux matos d’époque et en analogique. Le résultat possède ce son authentique avec lequel la voix et le jeu magistral de Warren font des merveilles. Des originaux bien sûr, mais aussi des reprises de Howlin’ Wolf, Elmore James ou Tom Waits qui offrent une émotion et une classe à nulles autres pareilles. 13 titres joués par des vieux briscards à qui on ne la fait plus depuis longtemps. Que ce soit en mode blues rock ou dans des ambiances plus roots, Matt Abts (batterie), Jorgen Carlson (basse) et Danny Louis (claviers) sont au diapason sur ces 75 minutes jouissives qu’offre Heavy Load Blues. Allez! Un bon single malt, bien calé au fond du canapé, les pieds sur la table, prêt pour un moment de pur plaisir immédiat.

 

Ici les Pyrénées sont Panoramiques!

 

Ainsi va la vie et les hasards qui lui donnent du rythme et du sens. En 2011, au cours d’un voyage loin de son Béarn natal, Marie-Isabelle découvre dans une  librairie bruxelloise un ouvrage touristique daté de 1920 et consacré à la ville de Pau. Au milieu des pages jaunies se cache un panoramique des Pyrénées dessiné en 1870, à la main et à la plume,  par un certain Léonce Lourde-Borcheblace. Isabelle a l’œil, elle est responsable d’une agence de communication. Mais elle est surtout subjuguée par la valeur artistique d’un tel document et entreprend de remuer ciel et terre pour avoir accès à l’exemplaire original. En vain. Qu’à cela ne tienne, la décision ne tarde pas: utiliser les moyens techniques dont elle dispose pour redonner vie à ce témoignage historique qu’elle retravaille assidûment pendant de nombreuses semaines afin de pouvoir lui redonner vie et le partager. Aujourd’hui voilà qui est fait. Du simple dépliant aux tableaux en plusieurs dimensions (jusqu’à 2 mètres de long), ou en vues superposées et sur différents supports (papier, bois, aluminium, sous verre), ce sublime panorama des montagnes vues depuis le Boulevard des Pyrénées de la ville de Pau est aujourd’hui disponible. Une bel hommage à l’auteur de l’œuvre et l’occasion de pouvoir apprécier le travail passionné de ceux et celles qui, comme Isabelle BŒUF, font ce qu’ils aiment et aiment ce qu’ils font. Pour les amoureux de la montagne en général et des Pyrénées en particulier, pour l’art, pour l’histoire, pour la mémoire, pour la décoration, pour se faire plaisir et pour faire plaisir, un seul lien: Atelier d’impressions ICOM2000

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Frida Kahlo – Horizons

Source Image Freepik

 


[Frida Kahlo 1907 – 1954: Artiste peintre mexicaine]: ″ No me hagas caso. soy de otro planeta. Todavia veo horizontes donde tu dibujas fronteras – Ne fais pas attention à moi. Je viens d’une autre planète. Je vois encore des horizons sur lesquels tu traces des frontières – Don’t mind me. I come from another planet. I still see horizons on which you draw borders ″.


 

Fabienne Shine – Electric lady

 

En 1979, après de nombreux concerts en France et après avoir été signé par le manager de Blue Öyster Cult et Black Sabbath, Shakin’ Street part en tournée aux États-Unis. Excusez du peu, le groupe y effectue des tournées avec Blue Öyster Cult, Cheap Trick, Pat Travers, Journey et AC/DC. Débuts prometteurs pour ce combo français qui bénéficie alors d’une visibilité à nulle autre pareille et qui aurait pu se faire une belle place sur la scène internationale s’il n’avait pas, peu après, explosé en vol. Shakin’ Street c’est aussi et surtout l’histoire d’une jeune chanteuse-comédienne-mannequin sexy des années 70, Fabienne Shine. Très jeune, elle est de toutes les fêtes parisiennes, fréquente les people du cinéma, de la littérature, des arts et surtout de la musique, celle dont elle rêve. C’est une bombe à qui personne ne résiste. À 17 ans, elle a une aventure avec Aznavour (44 ans à l’époque), s’amuse aussi avec Dali, Klaus Kinski et fréquente Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Jean-Pierre Léaud. Mais c’est dans l’univers du rock qu’elle fait un carnage. Au cours de ses pérégrinations elle a eu des amants chez Téléphone, les Stones, Pink Floyd, New York Dolls, Led Zeppelin et a connu de près Ike Turner, Bob Marley et Damon Edge (Chanteur au sein du groupe Chrome) qui l’épousera en 1980. Admise dans le gotha du rock, la muse électrique l’avoue: ″ J’ai réalisé plus tard que j’avais fait des rencontres spectaculaires. Alberto Moravia, qui avait 67 ans et moi 17 à l’époque, m’a beaucoup appris. Tout Comme Johnny Thunders et surtout Jimmy Page, qui m’a propulsée dans une sphère alors inconnue. Mais j’avais conscience de la fragilité de ma position, je n’ignorais pas que j’étais le parfum du jour ″. Ses aventures éclipseraient presque celles de groupies célèbres (Pamela Des Barres, Bebe Buell) en les faisant passer pour d’innocents chahuts de collégiennes. ″ I just don’t need any relations. I feel like a revolution. My heart is a rebellion. I feel like a fight, as a seduction ″. [Extrait de Solid as a Rock].