
[Salif Keita]: ″ La musique est un arbre. Les racines sont la musique africaine traditionnelle, le blues. Le jazz c’est le tronc et les branches. Le rock, la soul, le reggae, le funk et toutes les autres musiques ce sont les fruits ″.
Raymond Pettibon est un artiste américain contemporain connu pour ses œuvres à l’encre combinant image et textes. Ses dessins inventifs mêlent de multiples références et viennent alimenter des critiques incisives de la culture contemporaine via des compositions empreintes d’humour noir. Son style renvoie, avec un mélange d’ironie et de maladresse assumée, à la bande dessinée classique américaine des années 40-50. Né Raymond Ginn le 16 juin 1957 à Tucson dans l’Arizona, l’artiste acquiert sa notoriété à la fin des années 70 en créant le logo, des flyers et des pochettes d’albums pour Black Flag, un groupe punk hardcore dirigé par son frère aîné, Greg Ginn. Il travaille également sur des affiches de concerts des Dead Kennedys, des Ramones et autres Minutemen. Plus tard, Raymond Pettibon a continué à se faire un nom dans le monde de l’art tout en s’intéressant encore à la musique, notamment en réalisant des cover art pour Off!, Sonic Youth et les Foo Fighters, entre autres.
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, novembre 2021
De gauche à droite et de bas en haut: Rolling Stones, Madison Square Garden, juillet 72 – Led Zeppelin, MSG New York, juin 77 – Aerosmith, Hammersmith Odeon, octobre 76 – The Clash, Boston, février 79.
Bob Gruen est l’un des photographes les plus connus et respectés du rock. De AC/DC à ZZ Top il a capturé la scène musicale pendant plus de quarante ans et produit un nombre incalculable de clichés dont certains ont acquis une renommée mondiale. Photographe personnel de John Lennon et il s’est également spécialisé dans les reportages backstage et a fait de nombreuses tournées avec les groupes punk et new wave émergents, notamment New York Dolls, Sex Pistols, Ramones, Patti Smith Group et Blondie. Il a même joué la charge de cavalerie au clairon en ouverture des concerts de The Clash à l’Hammersmith Odeon. Bob a bien sûr aussi travaillé avec de grands groupes rock tels que Led Zeppelin, The Who, David Bowie, Tina Turner, Elton John, Aerosmith, Kiss et Alice Cooper. Pour Gruen, ″ Le rock and roll, c’est la liberté de s’exprimer bruyamment. Il y a un sentiment d’anarchie lorsque vous vous trouvez au milieu d’une foule de fans enthousiastes, toute l’énergie étant concentrée sur ce qui se passe sur scène. Il est important pour moi de pouvoir capter ça avec mes clichés. Je dois souvent photographier rapidement pour saisir le bon moment, et je n’ai pas forcément le temps de me préoccuper de la mise au point ou d’autres détails techniques. Mais j’aime à penser que même si le sujet n’est pas forcément net, l’émotion, elle, est bien présente ″. Qu’on se le dise, le livre de l’auteur – Right Place, Right Time: The Life of a Rock & Roll Photographer – est actuellement disponible en librairie et ailleurs. Tout est dit et surtout, tout est là: Bob Gruen, Photo Files.
Patrick BETAILLE, novembre 2021
Bien qu’elle s’en défende en refusant l’étiquette de groupie, Beverle Lorence – aka Bebe Buell – fait incontestablement partie de celles qui comme Cynthia Albritton, Pamela Des Barres ou Anita Pallenberg ont marqué de leur empreinte le macrocosme rock. Mais pas que! À 18 ans elle est mannequin et, en 1974, sa plastique lui ouvre les pages de Playboy Magazine dans lequel elle pose au mois de novembre. Au cours de cette période elle fréquente Mick Jagger, Iggy Pop, David Bowie, Rod Stewart, Steve Bator, Jimmy Page et Elvis Costello à qui elle inspire certaines chansons. Dans l’intervalle, Bebe entretient une relation sérieuse mais intermittente avec Todd Rundgren, et, en 1977, elle met au monde le fruit d’un brève relation avec un certain… Steven Tyler. Afin d’être protégée de la réputation de toxicomane du chanteur d’Aerosmith, l’enfant déclarée sous le nom de Liv Rundgren ne connaitra son père biologique qu’à l’âge de 9 ans. C’est la (re) naissance de la future actrice Liv Tyler [ NDLR: on se croirait dans Voici! ]. Mais en réalité c’est de musique dont rêve la playmate. En 1980 elle forme The B-Sides et, en 1981, elle enregistre un EP produit par Rick Derringer avec les Cars en tant que backing band. En 1985, elle fonde un autre groupe, The Gargoyles, et sort quelques singles jusqu’à la dissolution en 1991. Après quelques errances newyorkaises avec le Bebe Buell Band, c’est la parution en 2011 de Hard Love, un album aux influences grunge et glam rock, puis en 2018 de Baring it All, probablement sa production la plus aboutie de celle qui a inspiré le personnage de Penny Lane du film Almost Famous de Cameron Crowe en 2000 et qui prochainement fera l’objet d’un documentaire retraçant l’ascension, la chute et la renaissance de cette figure incontournable de la scène rock des années 1970.
Voilà deux décennies que Joe Bonamassa occupe les sommets du blues moderne de la plus belle des manières. Inutile donc de présenter ce boulimique de la six cordes, toujours aussi habité et prolixe. Revoici donc le natif de New Hartford avec un nouvel album virevoltant entre riffs rock, chorus bluesy et compos aux petits oignons. Avec Time Clocks Joe prouve qu’il n’est pas encore temps de s’endormir sur ses lauriers ou de ne devenir que l’ombre – certes talentueuse – de lui même. Plus inspiré que jamais il nous offre 10 titres grand cru dont 6 explosent le compteur des 6 minutes. Étrangement c’est un bref instrumental atmosphérique et très floydien qui annonce la couleur. Pilgrimmage donne le ton d’un esthétisme majestueux bien présent tout au long des 55 minutes au cours desquelles l’écoute navigue entre heavy blues efficace (The Heart That Never Waits), classic rock classieux (Notches) et pop épurée (Time Clocks et Mind’s Eyes). C’est bien sûr la guitare qui a le rôle principal et Bonamassa n’a pas son pareil quand il s’agit de jeter un pont entre influences revendiquées (Eric Clapton et Peter Green notamment) et compostions stylées qui culminent avec un Known Unknowns aux accents rythm & blues qui s’achève sur un solo ciselé absolument éblouissant.
Patrick BETAILLE, novembre 2021

L’atmosphère se dégrade, les océans s’asphyxient, les sols sont ravagés, un nombre phénoménal d’espèces disparaissent et ce sont nous, les Hommes, qui en sommes la cause. La meilleure preuve qu’il existe des formes de vie intelligente quelque part dans l’univers, c’est qu’aucune n’a essayé de nous contacter.
Atmosphere is been worsering, oceans are suffocating, soils are destroyed, a phenomenal number of species are disappearing and it is us, humans, who are the cause. The best evidence that there are intelligent life forms somewhere in the universe is that none of them have tried to contact us.
Patrick BETAILLE, octobre 2021

[Extrait]: Avec la parution de son premier 45 tours, Oenix laissera une trace anecdotique mais pérenne dans l’histoire du rock français. Annie Chancel, plus connue sous le nom de Sheila, est à l’époque victime de la rumeur selon laquelle elle serait en réalité un transsexuel. Pochette et paroles du single Il veulent coucher avec Sheila jouent à fond sur cette ambiguïté et déclenchent un énorme tollé. La maison de disques de la chanteuse fulmine et menace. Le scandale a sûrement permis au groupe de signer chez Virgin et de ressortir le disque avec une pochette retravaillée et le même titre ponctué de bip* sonores. Désormais chez Oenix, Ils veulent coucher avec*… ″ Wouap dou wouap chibidoua… Ils veulent coucher avec… bip… mais dommage qu’elle ait de gros bras. Il veulent coucher avec… bip … mais dommage que ce soit un gars. Il veulent coucher avec… bip… mais non, mais non, mais t’as vu un peu les cuisses qu’elle a ! Y’a pas à dire, mais quel gros tas. Oui mais voilà ils aiment ça. Wouap dou wouap chibidoua…″
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, octobre 2021

[Tracy Lords – actrice américaine]: ″ Je suis un véritable oiseau de nuit. J’aime dormir le jour et me balader toute la nuit. Malheureusement, cela n’arrive pas si souvent. C’était l’une de ces rares fois. Nous nous nous sommes arrêté sur Melrose Avenue, en face d’un théâtre. C’était un vendredi, soir de pleine lune. Il y avait du monde partout mais la plupart des gens étaient assez cool pour rester à l’écart. J’ai posé sur l’Indian presque toute la nuit. Après ça, on a pris un petit-déjeuner et nous sommes rentrés chez nous ″.
Patrick BETAILLE, octobre 2021