Le lundi c’est permis – Smith & Wesson

© Photo: Troublemaker Studios – Eva Green, affiche Sin City 2

 


[Jean-Luc Godard – Cinéaste]: ″ Tout ce dont vous avez besoin pour un film, c’est d’un pistolet et d’une fille – All you need for a movie is a gun and a girl


Patrick BETAILLE, mars 2025

John Kacere – Jorge Santana

© John Kacere – Jorge Santana 1st Album – 1978

John C. Kacere (1920-1999) était un peintre américain qui, à ses début, œuvrait dans l’expressionisme abstrait. En 1963, il s’oriente vers un hyperréalisme axé sur la plastique féminine. Même si en 1969 il peint sa première toile photoréaliste représentant le corps entier d’une femme, presque toutes ses peintures se focalisent sur la partie inférieure de ses modèles vêtus de lingerie. En 1978, l’une de ses peintures a été utilisée comme illustration du premier album éponyme du musicien Jorge Santana, le frère cadet du célèbre Carlos Santana. Le travail de l’artiste fait désormais partie des collections publiques de plusieurs institutions, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Portland Museum of Art et le Speed ​​Art Museum de Louisville dans le Kentucky. Certains des tableaux de John Kacere sont visibles ici: WikiArt.

Patrick BETAILLE, mars 2025


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Le lundi c’est permis – Dessous

© Photo: Brooke Williams. Album Cover Art-The Twilight Singers

 


[Lilian Day – Romancière]: ″ A lady is the one who never shows her underwear unintentionally – Une vraie dame est celle qui ne montre jamais ses dessous de façon non délibérée


Patrick BETAILLE, mars 2025

Stephen King – Simetierre

© Photo: Kerry Hayes/Paramount Pictures

 

Le chat Church (diminutif de Winston Churchill), est campé par deux félins abandonnés, Tonic et Leo. Tous deux font partie de la distribution du dispensable remake de Simetierre, le film tiré du roman d’épouvante de Stephen King. Ces deux Maine Coon n’étaient pas des professionnels mais ils étaient toutefois capables de feuler à la demande, de regarder fixement et d’attendre. À l’instar de leurs partenaires humains, les félins devaient également passer par la case maquillage afin de donner l’illusion qu’ils revenaient d’entre les morts. Il a fallu deux mois pour les habituer à ce processus. L’actrice Amy Seimetz a dû prendre des antiallergiques durant le tournage en raison de son allergie aux chats, qu’elle décrit comme ″ de vrais enfoirés, qu’ils reviennent d’entre les morts ou pas ″ !  Le film d’horreur de Kevin Kölsch est sorti le 10 avril 2019. Leo – aka Church – est décédé 2 mois après.

Bruce Springsteen – Chevrolet Corvette C1

Springsteen et Chevrolet: Born in the USA!
© Photo: Frank Stefanko – Album Cover Art

 

Bruce Springsteen est un peu à Chevrolet ce qu’Elvis fut à Cadillac: un concessionnaire en puissance! Grace au succès de l’album Born to Run paru en 1975, The Boss s’offre quelques années plus tard une Chevrolet Corvette édition 1960 qu’il achète à un vendeur de glaces de son quartier pour la somme – à l’époque exorbitante – de 6.000 dollars. La voiture en question est devenue la pièce maitresse d’une collection enrichie par la suite d’une Corvette Stingray de deuxième génération. Dans les années 80, place à une Chevrolet Z28 Camaro. Même si les Muscle Cars occupent une place de choix dans son garage, Bruce doit céder plus tard aux sirènes de la praticité. En 1991 il épouse la choriste du groupe E Street Band, Patti Scialfa, et trompe Chevy avec un Range Rover L322. Depuis, le couple ne jure que par quelque chose d’au moins aussi américain que la Corvette: une Jeep Cherokee.

Mais c’est bien Chevrolet qui occupe une place particulière dans le cœur de Springsteen. Une photo en noir et blanc prise par son ami Frank Stefanko lors d’une journée d’hiver dans le New Jersey en témoigne. Le Boss est assis sur le capot de sa Corvette C1. Le cliché illustre Born to Run, l’autobiographie de l’artiste parue en 2016, ainsi que le cover art de Chapter and Verse, la compilation qui accompagne le livre.

J’ai une Chevy de 69 avec un V8 de 6 litres et un levier de vitesses Hurst ″ chantait-il en 1978 dans Racing in the Street sur l’album: Darkness on the Edge of Town.

Patrick BETAILLE, mars 2025

Status Quo – Ames Room

 

Status Quo, l’un des groupes de boogie rock britannique les plus significatifs des seventies, a définitivement marqué son époque grâce à un son reconnaissable entre tous et surtout à ses prestations scéniques des plus énergiques. Parmi la discographie du quatuor, On the Level paru en 1975 assure avec ses prédécesseurs Hello! et Quo une mise en valeur d’un groupe au sommet de ses pouvoirs créatifs, capturant l’essence de leurs performances live dans un environnement studio. Des chansons à l’énergie brute comme Down Down, Little Lady ou la reprise de Johnny B. Goode (Bye Bye Johnny) illustrent la capacité du Quo à créer des hymnes rock sur des rythmes entraînants accompagnés de riffs irrésistibles.

Au même titre que le contenu, le contenant est lui aussi captivant. Sur la pochette de ce huitième album, Francis Rossi, Richard Parfitt, Alan Lancaster et John Coghlan apparaissent dans un concept visuel créant une illusion d’optique qui capte immédiatement l’attention. C’est le designer Jack Wood qui a eu l’idée de ce cover art pour lequel les musiciens sont photographiés dans une Ames Room, du nom de son inventeur, l’ophtalmologue américain Adelbert Ames. Ce type de décor, inventé en 1946, génère une perception déformée de la taille et de la forme des objets ou des personnes qui s’y trouvent. La pièce est construite selon une forme trapézoïdale dans laquelle le mur du fond est beaucoup plus court d’un côté que de l’autre. Le sol et le plafond sont également inclinés pour épouser la forme de la pièce, créant ainsi l’illusion d’un espace rectangulaire. En plaçant les individus dans la pièce, ils peuvent sembler changer de taille de manière saisissante. La personne qui se trouve du côté le plus court de la pièce semble nettement plus grande que celle qui se trouve du côté le plus long, même si en réalité elles sont de taille similaire. 

Publié sur le label Vertigo, le disque a atteint la première place du UK Albums Chart, devenant ainsi le deuxième album (après Hello en 1973) de Status Quo à se classer au sommet des charts.

Patrick  BETAILLE, mars 2025


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Philip Morris – It’s a Long Way

© Screenshot from tanadouglas.com

 

[Source – Tana Douglas]: Né en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, Philip Morris a débuté sa carrière de photographe à Sydney dès l’âge de 15 ans. À la fin des années 1960, il devient photographe pour Go-Set, la première publication nationale australienne consacrée la musique populaire. Philip s’est rapidement retrouvé à shooter les musiciens qu’il admirait en tant que fan. Il a ainsi immortalisé la toute première prestation professionnelle d’AC/DC et a continué à photographier le groupe pendant plusieurs années. Morris a également photographié pratiquement toutes les superstars internationales de passage en Oz-tralia, notamment Led Zeppelin, Pink Floyd, Paul McCartney, les Rolling Stones, Frank Zappa, Yes, les Jackson 5 et bien d’autres.

Sur 220 pages, It’s A Long Way, le livre paru en 2015, rassemble le travail du photographe capturant l’âge d’or de la musique australienne sur la période 1969-1979. Malheureusement il va vous falloir vous équiper de bottes et de frontale pour explorer le marché de l’occase et, avec un peu de chance, trouver From ACCA-DACCA to Zappa. L’ouvrage est épuisé! 

 

© Photo: Malcolm Young – By courtesy of Philip Morris

Wild Drawing – Melting Point

Source Image : 20 Minutes/Streetartcities.com

 

Deux enfants quittent leurs écrans des yeux pour regarder au loin. Cette superbe fresque murale de l’artiste balinais WD (Wild Drawing) met en valeur son talent exceptionnel en matière d’anamorphose et de trompe-l’œil. Réputé pour intégrer de manière transparente des éléments architecturaux tels que fenêtres, gouttières et angles de murs dans ses œuvres, le street artiste transforme les façades des bâtiments en toiles narratives immersives. Pour cette œuvre peinte sur un immeuble de Aurec-sur-Loire (43110), l’effet tridimensionnel est remarquable.

Intitulée Melting Point la fresque murale a été réalisée lors de la 11e édition du Golden Street Art. En compétition avec 14 autres peintures, celle de Wild Drawing a obtenu pour 2024 le titre de la plus belle fresque murale réalisée en France.

Patrick BETAILLE, février 2025

Le lundi c’est permis – Parapluie

© Source Photo: moto-station.com

[Georges Brassens – Le Parapluie]: ″ Un petit coin de parapluie, contre un coin de paradis, elle avait quelque chose d’un ange. Un petit coin de paradis contre un coin de parapluie, je ne perdais pas au change, pardi ″.


 

Dennis Morris – Bob, Johnny & Marianne

© Photos: Dennis Morris – Bob Marley, Johnny Rotten, Marianne Faithfull

Beaucoup de clichés sur lesquels apparaissent des figures emblématiques de la musique populaire ont probablement marqué les esprits à jamais. Connu essentiellement pour ses photos de Bob Marley ou des Sex Pistols, ce photographe anglais a également shooté de grands noms de la scène rock. De Run DMC et Lee Scratch Perry à Oasis et The Stone Roses, en passant par les Rita Mitsouko, Dennis Morris a parfois mis de côté son Leica pour se consacrer au design. C’est ainsi qu’en 1979, il créé le logo du groupe Public Image Limited et l’emballage innovant de l’album Metal Box. Il devient ensuite directeur artistique d’Island Records et conçoit des pochettes d’album pour PIL, Linton Kwesi Johnson, Bob Marley et Marianne Faithfull. Pour cette dernière, il a dirigé la séance photo qui a donné naissance au sublime cover art du non moins sublime Broken English paru en février 1979. Dennis Morris- Marianne Faithfull sur: Snap Galleries.

Patrick BETAILLE, mars 2025