Robert Specker – Sydmar Lodge Care Home

© Robert Speker

 

C’est un fait, depuis longtemps les maisons de retraite britanniques ont acquis une réputation d’endroits particulièrement sinistres et la pandémie n’a pas arrangé les choses. À cause de la Covid-19, comme beaucoup d’autres, le Sydmar Lodge Care Home à Edgware en Angleterre a été fermé aux visiteurs en mars 2020. Alors que les retraités tournaient en rond, isolées par l’impossibilité d’être visitées par leurs proches, le responsable des activités de l’hospice a alors eu l’idée d’impliquer les pensionnaires dans des parodies de pochettes de disques emblématiques. ″Il pourrait s’écouler des mois avant que la situation ne change pour eux″, expliquait Robert Speker, le photographe à l’origine du challenge. ″Par conséquent la nécessité de les garder heureux, divertis et pleins d’esprit n’a jamais été aussi cruciale.″ Parmi les albums empruntés figurent entre autres ceux d’Adele, de Queen, de Michael Jackson, de Springsteen ou des Clash. Les résidents se sont volontiers prêtés au jeu et ont été ravis du résultat. Les clichés des résidents de Sydmar Lodge ont été publiés sur les réseaux sociaux, côte à côte avec les artworks originaux. Grâce au succès rencontré, Robert Specker en a profité pour lancer une campagne de fonds destinée à des causes caritatives liées aux seniors. La musique adoucit les mœurs! Aujourd’hui plus que jamais et pour la preuve par l’image c’est ici: Care Home Album Project.

© Robert Speker

Patrick BETAILLE, août 2021


d’autres anecdotes à retrouver dans le livre:

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Muddy Waters – Bottleneck

© Photo Bill Steber
 
 

[Muddy waters]: ″ I stone got crazy when I saw somebody run down them strings with a bottleneck. My eyes lit up like a Christmas tree and I said that I had to learn –  Je suis devenu dingue quand j’ai vu quelqu’un faire glisser un bottleneck sur les cordes. Mes yeux se sont illuminés comme un sapin de Noël. Je me suis dit qu’il fallait que j’apprenne ″


 

Komsomol – Le Parti d’en rire?

Komsomol est le nom courant de l’organisation de la jeunesse du Parti communiste de l’Union soviétique, fondée en 1918 et disparue en 1991, après la dislocation de l’URSS. Sa structure était calquée sur celle du Parti dont elle constituait la principale source de recrutement. Parmi les adhérents célèbres à cette Union des jeunesses léninistes communistes, figurait Garry Kasparov, présent au comité central en 1987. Sur le cliché pris lors du premier congrès du Komsomol en octobre 1918, gaieté et joie de vivre illuminent les visages de ces jeunes visiblement très portés sur une déconnade source d’espérance et d’optimisme.

Patrick BETAILLE, juillet 2021

Theresa Needham – The Blues Godmother

 

Née McLaurin dans le Mississippi, Theresa a épousé Robert Needham et a déménagé à Chicago dans les années 40. En décembre 1949, elle a ouvert un club dans le sous-sol d’un immeuble au 4801 South Indiana Avenue, dans le sud de Chicago. Baptisé Theresa’s Lounge (parfois aussi appelé T’s Basement) l’endroit modeste avait pour vocation de proposer des concerts de blues au public, majoritairement noir, du quartier. Le talent des bluesmen et la qualité des jams sessions auxquelles participaient volontiers les musiciens, attiraient de plus en plus de monde. Rapidement, le bouche à oreille permit au Thersa’s Lounge d’acquérir une renommée mondiale. Outre Junior Wells et Buddy Guy qui faisaient pour ainsi dire partie des murs, d’autres pointures n’hésitaient pas à y faire une apparition au cours de leurs tournées. Ce fut le cas par exemple de Muddy Waters, Jimmy Rogers, Otis Spann, Little Walter, Otis Rush, ou encore Howlin’ Wolf. Dans les années 70, Earl Hooker et Junior Wells y ont même enregistré des sessions qui seront publiées dans les années 2000. En 1983, lorsque le propriétaire a refusé de renouveler le bail de Theresa Needham, le club a déménagé puis, a définitivement fermé ses portes trois ans après. La marraine du Chicago Blues est décédée en 1992, à l’âge de 80 ans. Elle a été intronisée à titre posthume au Blues Hall of Fame en 2001. Source et infos (en anglais): Theresa’s Lounge.

Photos: Marc Pokempner. De gauche à droite: Jam entre Sammy Lawhorn et John Primer. Theresa Needham, la taulière en fin de soirée. Junior Wells derrière le bar (il est armé!).

Patrick BETAILLE, juillet 2021

 

Robert Doisneau – École

Photo Robert Doisneau
 

 

When I was 5 years old, my mother always told me that happiness was the key to life. I went to school they asked me what I wanted to be when I grew up. I wrote down « Happy ». They told me I didn’t understand the assignment and I told them they didn’t understand life ″.[John Lennon].

À l’âge de cinq ans ma mère m’a toujours dit que le bonheur était la clé de la vie. À l’école on m’a demandé ce que, plus grand, je voulais être. J’ai écrit: Heureux! Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question. J’ai répondu qu’ils n’avaient rien compris à la vie .

Patrick BETAILLE, juillet 2021

Censure Rock – Back in USSR

 

[Extrait]: Cette liste – qui visait à interdire la diffusion de certains artistes dans les clubs, les discothèques et la radio – a été distribuée aux responsables politique de l’Union Soviétique en janvier 1985, deux mois avant que Mikhaïl Gorbatchev ne soit à la tête du pays. Elle a été établie en 1985 par le Komsomol, l’Union des jeunesses léninistes communistes: ″Liste non-exhaustive des groupes et artistes musicaux étrangers dont les répertoires contiennent des compositions idéologiquement nuisibles″. 38 groupes ou interprètes y sont référencés. En pleine guerre froide et compte tenu du contexte politique et culturel de l’époque, l’on peut à la rigueur faire l’effort d’éventuellement admettre de façon hypothétique la mention d’obscurantisme religieux attribuée à Black Sabbath ou Iron Maiden. De là à croire que Ten CC ou Julio Iglesias (si, si!) sont des suppôts du néofascisme ou que les Village People prônent la violence et Canned Heat l’homosexualité, y’a tout de même un monde! Entre ça et les ricains qui prévenaient des dangers de propos explicites contenus dans des disques totalement instrumentaux (Frank Zappa), je me demande où se situe le pire. En tous cas, les censeurs ne doutent de rien et sont capables de tout, même de nous faire rire. Ou pas! Pour le document original c’est Ici

Patrick BETAILLE, juillet 2021


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Le lundi c’est permis – Stockings

 


[Emilie Autumn – Chanteuse américaine]: ″ Your stockings prove your virtues. Be certain they are clean and free of tears – Vos bas sont le reflets de vos qualités. Assurez vous qu’ils soient bien en place et sans accrocs « .


Patrick BETAILLE, juillet 2021

Le lundi c’est permis – La petite Reine

Source Photo: Screenshot Wallhere.com

 


I don’t know if it’s illegal to be this sexy and ride a bike at the same time. But whatever, I live on the edge Je ne sais pas s’il est interdit d’être aussi sexy tout en faisant du vélo. Mais qu’importe, je prends le risque ″.


 

Patrick BETAILLE, juillet 2021

Nick Tosches – Hellfire

 

Le premier ouvrage de Nick Tosches( 1949-2019) est une biographie de Jerry Lee Lewis publiée en 1982. Dès sa parution, Hellfire  assure à l’écrivain une place au premier rang des écrivains majeurs de la scène musicale. ″ Je veux que les choses soient bien claires. Hellfire de Nick Tosches est le plus beau livre jamais écrit sur un interprète de rock’n’roll – il est sans égal. Mais il est loin de n’être que cela. Tôt ou tard, Hellfire sera reconnu comme un classique américain ″. C’est par ces mots que s’ouvre la préface de Greil Marcus, éminent critique rock et spécialiste de la pop culture américaine.

Nick Tosches remonte aux sources infernales du succès : les disques Sun, la famille pentecôtiste de Jerry, sa quête effrénée d’une musique explosive et retrace ensuite la chute de celui qui était sur le point de ravir sa couronne à Elvis the Pelvis: Le Killer. Les détails sont légion, le récit nerveux, concis et passionnant. Le style narratif percutant et travaillé, l’écriture absolument maitrisée. de quoi offrir à ce bouquin la richesse et la puissance  nécessaire à la compréhension d’une descente aux enfers de la gloire. Pas une seule seconde d’ennui à la lecture des quelques 200 pages de Hellfire et comme le dit si bien l’ami Vince grâce à qui j’ai découvert ce brûlot: ″ La tarte dans la gueule est immédiate, solide et implacable, personne n’y résiste, c’est efficace et rodé comme du papier à musique…″ (Lire la chronique sur Veetess!). À lire, Hellfire est à Jerry Lee ce que le concert Live at the Star Club de Lewis est à écouter: le témoignage rock & roll le plus pur, le plus dur jamais offert; un putain de bâton de dynamite. Attention, mèche courte!

Patrick BETAILLE, juin 2021

Le Lundi c’est permis – Secrets Desseins

© Photo Kieran Doherty / Reuters

[Jean-François Jonvelle – Photographe]: L’érotisme tient dans ce sein qu’on ne saurait voir – Eroticism lies in that breast that cannot be seen


Patrick BETAILLE, juin 2021