Publié en anglais en 2010, The Who by Numbers est désormais disponible en version française. De I Can’t Explain à Tommy, de Won’t Get Fooled Again à Endless Wire en 2006, Steve Grantley et Alan G. Parker décortiquent l’extraordinaire carrière des porte-drapeaux d’une époque, celle de la gé-gé-nération Mods. Ce livre n’est pas une biographie de plus sur The Who mais bien une étude musicale et sociale basée sur le Rock’n’Roll explosif asséné par Pete Townshend, Roger Daltrey, John Entwistle & Keith Moon. Commercialisable le 26 octobre à 24€ les 300 pages, L’histoire des Who à travers leur musique est disponible en précommande sur le site de Rytrut Editions.
Du Delta du Mississippi à Chicago, des ruelles de la Nouvelle-Orléans aux quartiers de New-York, l’univers de ce peintre français héberge chanteuses et musiciens, micros, guitares et cuivres dans des univers qui ont la chaleur d’une tasse de café qui fume, la rondeur d’une volute de cigare de La Havane et la moiteur d’un été en Louisiane. Jean-Paul Pagnon donne des couleurs à ce rêve américain, et met en images l’éternelle bande-son du Jazz et du Blues.
1969. Pour illustrer l’album qu’ils sont en train d’enregistrer et qui au départ devait s’appeler Everest, les Fab Four envisagent de se faire photographier au pied de l’Himalaya. Rien que ça! face au refus de leur label, McCartney propose de sortir dans la rue, devant les studios EMI, pour prendre quelques clichés. Rendez vous est pris avec un ami de John Lennon, un photographe écossais indépendant. Le 8 août 1969 vers 11h30, la circulation est arrêtée sur Abbey Road et MacMillan, perché sur un escabeau, prend des photos des quatre Beatles traversant la rue sur le passage piétons. Il fait chaud, Macca le gaucher ôte ses pompes, marche pieds nus avec une démarche en décalage avec celle des trois autres et tient une cigarette dans la main… droite. S’en suivront de délirantes spéculations sur la prétendue mort du bassiste et son remplacement par un sosie. Quelques jours avant la sortie de l’album le 26 septembre 1969, Lennonannonce son départ du groupe et la théorie conspirationniste enfle. D’après certains, l’immatriculation LMW 28IF de la Volkswagen blanche stationnée à proximité signifierait: ″Living McCartney Would be 28if″ sous-entendant que Paul McCartney aurait 28 ans s’il n’était pas mort. Plus réaliste et tout aussi anecdotique… Après grand nombre de vols de ses plaques, la Beetle est mise en vente et achetée en 1986 par un collectionneur américain pour être revendue en 1998 et exposée au ZeitHaus Museum, à proximité de l’usine Volkswagen de Wolfsburg… Sur la droite de la photo, au dessus de Lennon, la silhouette d’un passant, celle d’un touriste américain qui assiste à la scène. Ce n’est qu’à la publication d’Abbey Road que Paul Cole, le quidam en question, réalise qu’il est présent sur la pochette de l’album… Enfin, à partir de 2003 aux USA, certains éditeurs de posters décident de gommer la cigarette de l’image d’origine.
La photo qui réunit Brassens, Brel et Ferré est pratiquement aussi célèbre que le Baiser de l’hôtel de ville de Doisneau ou le portrait de Che Guevarra d’Alberto Korda.
L’idée de faire asseoir les trois grands poètes de la chanson française pour discuter autour d’une table revient à François-René Cristiani. Pour épater Philippe Koechlin, le rédacteur en chef d’un magazine musical, il lui propose d’interviewer simultanément Brassens, Brel et Ferré. L’idée est acceptée. C’est autour d’une table de salon dans un appartement du VIème arrondissement, et non dans les locaux de RTL comme on le croit généralement, que les trois chanteurs se retrouvent. Le photographe Jean-Pierre Leloir les immortalise. En février 1969, les mesures anti-tabac ne sont pas encore d’actualité et les canettes de bière sont à la parade. La photo fait la couverture du N° 25 de Rock & Folk dans lequel l’interview est à la Une.
A l’occasion du 50ème anniversaire du groupe, Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones ouvrent leurs archives. De la première prestation des New Yardbirds au concert de reformation de 2007, Led Zeppelin by Led Zeppelin retrace en images la carrière du dirigeable; en studio, à la scène comme à la ville, ce sont 400 pages de témoignages photographiques dont certains renvoient en fin d’ouvrage vers des commentaires ou anecdotes de la part des membres du groupe. L’ouvrage publié aux éditions Reel Art Press trouvera facilement sa place aux côtés de celui de Barney Hoskins : Gloire et décadence du plus grand groupe du monde.
Le 3 octobre à Edimbourg en Ecosse, une bouteille de whisky extrêmement rare a été adjugée à un prix record lors d’une vente aux enchères . Cette bouteille de 1926 produite par Macallan et dessinée par l’artiste italien Valerio Adami a été vendue 947.000 euros à un acheteur venu d’Extrême-Orient, battant ainsi le record détenu jusqu’alors par un Highland Malt identique qui s’était vendu 857.000 euros à Hong Kong. Bonhams, qui organisait les enchères, détient désormais la palme des trois bouteilles de whisky les plus précieuses jamais vendues aux enchères.
Christian Guémy, aka C215 est un artiste urbain, pochoiriste français qui vit à Vitry-sur-Seine au sein du Grand Paris. Haut de 25 mètres sur 6 étages et réalisé sur commande de la Mairie du XIIIème en avril 2013, le chat de C215 situé à l’angle de la rue Nationale et du boulevard Vincent Auriol, pose un regard lointain et majestueux sur l’arrondissement parisien. Cette oeuvre s’inscrit parmi l’une des plus grandes réalisées par l’artiste. ″Je voulais que ce chat devienne le chat du quartier; je voulais que les gens soient heureux de le voir depuis le métro, qu’ils l’aiment. J’espère que bientôt l’on dira: retrouvons nous au chat″. Pour en savoir plus sur Christian Guémy: C215.
Quelques chiffres: 712 millions de Compact Discs vendus en 2001 contre 89 millions en 2017, soit une perte de 30%. Entre 2011 et 2013, 1.3 milliards de titres ont été téléchargés; seulement 555 millions en 2017. A contrario, énorme croissance du nombre d’écoutes en streaming qui passe de 118 milliards en 2013 à 618 milliards en 2017. De 2012 à 2017, le nombre de téléchargements musicaux a chuté de 58% (Sources Rolling Stone). Par contre, le Vinyle,considéré au départ en tant qu’effet de mode, semble se porter de mieux en mieux en battant aujourd’hui de nouveaux records des ventes. Constat flagrant résumé par Jack White: ″ La prochaine décennie sera celle du vinyle et du streaming; du streaming en voiture et dans la cuisine, du vinyle dans le salon. Voilà comment sera écoutée la musique, et ça me va très bien comme ça ″. Peut on et doit on le croire? En tous cas c’est sur la base de ces fondements que l’ex White Stripes, fondateur du label Third Man Records, a ouvert sa propre presse à vinyles à Detroit en ajoutant: ″ Le vinyle est gravé dans la pierre. S’il a survécu pendant 120 ans je crois qu’il n’a pas fini de tourner sur les platines. Quelle belle perspective! ″
Le lieu doit son nom à l’album des Doors sorti en 1970. Il est devenu une référence mondiale en terme de témoignages photographiques liés à la culture musicale des années 40 à nos jours. Que ce soit à New York, Los Angeles ou Hawaï la Morrison Hotel Gallery propose expos et tirages des plus beaux clichés des grandes stars shootées par pas moins de 125 photographes.
c’est Jim Marshall qui en 1967 a réalisé cette photo de Janis Joplin et Grace Slick (Jefferson Airplane) à San Francisco. ″Bien que n’ayant jamais été photographiées ensemble, Janis et Grace étaient de grandes amies. Tous ces ragots a propos de leur rivalité pour l’obtention du titre de Reine du Rock’n’Roll ne sont que des conneries. Elles se sont toujours très bien entendues″[Jim Marshall].
″J’avais 16 ans. Un copain de lycée m’avait revendu deux 45 tours: Democrat Man de J.L Hookeret Louise Blues de B.B Broonzy sur lesquels la majorité des titres était jouée sans autre accompagnement que la guitare du chanteur. La même année, les Kingsmen sortaient un ″ Louie Louie ″ autrement plus bruyant et là j’ai craqué sur les guitares électriques. Puis les Beatles et les Stones ont scellé l’affaire et le Rock l’a emporté haut la main… Puis vinrent mes années jazz. Miles Davis, Thelonious Monk, Count Basie, Coltrane … J’ai tout dévoré. Avec une attirance pour les notes bleues….C’est à la fin des années 80 que le Blues est revenu. D’abord par la musique elle-même, puis par son histoire. Et là j’ai compris d’où venait quoi et comment tout s’était passé. Depuis j’essaie de payer ma dette à cette musique en l’exprimant à ma manière avec des pinceaux ou avec une plume.″
C’est en ses termes que Jean Claude Legros raconte son parcours et nous ouvre la porte de son grenier que la musique du diable occupe depuis 1995. Les peintures, pastels et fusains sont entièrement consacrés à l’univers des musiques afro américaines et donc au Blues pour l’essentiel. Outre ses toiles éblouissantes, l’artiste offre ça et là des biographies documentées, de très pertinentes chroniques de disques et de beaux montages vidéo illustrant quelques incontournables quant à la compréhension d’un genre musical majeur. Bienvenue dans le Blues Attic!