Roxy Music – For your Pleasure!

Roxy Music: 1972: Roxy Music - 1973: For your pleasure - 1974: Country Life - 1975: Siren

[Extrait]: Au début des années 70 un courant avant-gardiste propulse sur le devant de la scène une musique privilégiant recherche de textures sonores et Pop élégante. Roxy Music s’impose en tant que l’un des fers de lance de cette tendance Art Rock. Brian Ferry et Brian Eno sont à l’époque les moteurs du groupe. Ils mettent en avant leur fascination pour la mode, le glamour, le cinéma et l’Art; musicalement bien sûr mais aussi au travers des pochettes d’albums pour lesquels ils font appel à des modèles qui en font la popularité. Sur l’album éponyme sorti en 1972, Kari-Ann Muller pose dans la plus pure tradition des calendar girls. 1973, ambiance nocturne pour Amanda Lear qui s’affiche en cuir moulant sur For your Pleasure. L’année suivante aux Etats-Unis Country Life sera emballé dans un film opaque car Constanze Karoli & Eveline Grunwald s’exhibent dans de la lingerie transparente. Et enfin Siren en 1975 met en scène celle qui sera l’espace d’un temps la compagne de Brian Ferry avant de le quitter pour Mick Jagger. Jerry Hall, c’est bien d’elle dont il s’agit.

Patrick BETAILLE, janvier 2013


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Julie London – Calendar Girl

Julie London: Calendar Girl 1956

 

[Extrait]: Au cours des années 50 Julie London (1926 – 2000) jouit d’une popularité considérable. En tant qu’actrice, cette californienne physiquement très intelligente, a tourné la bagatelle de 22 films dont certains aux côtés Gregory Peck et Rock Hudson. Musicalement elle connaît un succès fulgurant avec Cry me a River qu’elle interprète dans le film The Girl Can’t Help It (La blonde et moi) sorti en 1956. Cette année là également parait Calendar Girl, le deuxième opus d’une discographie riche de 34 albums. La mode est aux Pin-Up. Qu’à cela ne tienne ! La belle se retrouve mise en scène dans 12 tableaux calendaires qui détrôneraient à coup sûr les chalets enneigés et les chevaux neurasthéniques grâce auxquels les Petits Travailleurs Tranquilles nous délestent  annuellement de quelques euros. 12 poses…12 mois… Calendrier… Le concept du contenant s’applique aussi au contenu. 12 chansons, une pour chaque mois de l’année. Même pas peur ! Chaque titre intègre le mois qui lui revient de droit: 1. June in January, 2. February Brings the Rain… 12. Warm in December. Y figure même un Thirteenth Month bien négocié puisque illustré par une photo dont la suggestivité contribuera grandement à l’image de sex symbol de la dame. © photos d’illustrations de Gene Lester.

Julie London: Calendar Girl Thirteenth Month

À l’époque délicieusement dans l’air du temps, Jazzy à souhait, Calendar Girl bénéficie d’une orchestration soignée et savamment adaptée  à la voix chaude et suave qui aujourd’hui encore résonne dans certains lounges où des businessmen stressés rêvent d’un futur sans Powerpoint statisticiens. Pour conclure il convient d’ajouter que Julie London a été mariée à un certain Bobby Troop, célèbre pour avoir composé l’un des plus grands standards du Rock’n’Roll:  Route 66!!!


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, janvier 2013

L.A Guns – Golden Bullets

L.A Guns Albums Cover Art

 

Un peu d’Histoire. Dans les années 80 Tracii Guns (guitares) forme L.A Guns, un groupe de Hair Metal avec lequel il occupe la scène du Sunset Strip d’Hollywood. En 1983 Michael Jagosz, le chanteur, part en taule voir le temps qu’il y fait. Il est remplacé par Axl Rose qui quitte rapidement la formation pour monter Hollywood Rose  avec son pote Izzy Stradlin. En 1985 Axl Rose et Tracii Guns s’ acoquinent pour lancer la première mouture de Guns N’ Roses. Bon! Ca c’est fait! A moins d’être un inconditionnel du genre, disons que musicalement L.A Guns est indispensable… pour appréhender ce qui ne l’est pas. Et sinon? Ben… Il faut jeter un coup d’œil sur les titres des albums du combo (Cocked & Loaded, Sex, Booze N’ Tattos , etc…) ou s’attarder sur les intitulés de morceaux (No mercy, Sex Action, Bitch is back, etc.) pour piger le comment du pourquoi du sujet dont à propos duquel il s’agit. Allez, sautez directement à la case fuckin’ Guns & fuckin’ Roses vous gagnerez du temps. Cela dit, et pour ceux qui auraient la comprenette anesthésiée, un examen rapide de certaines  jaquettes des albums de L.A Guns devrait à coup sûr les mettre sur une piste; celle des Pin-Up. De ce côté là au moins on est servi!

Patrick BETAILLE, décembre 2012


d’autres anecdotes dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


38 Special – Special Forces

 

[Extrait]: Initialement, 38 Special est l’un des nombreux groupes de Southern Rock dans la veine des Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd. Donnie Van Zant le leader n’est ni plus ni moins que, le frère de Ronnie Van Zant, patron de Lynyrd Skynyrd. Formé en 1975 c’est après quelques errances Country et dans les années 80 que le groupe de Jacksonville parvient au sommet de sa popularité en alignant sur scène deux guitares et deux batteurs et en assurant des shows ravageurs au cours desquels preuve est faite que les membres n’ont pas pour habitude de mettre de l’eau dans le Bourbon qu’ils consomment sans modération…

Trois albums honnêtes marquent cette époque. Rockin’ into the night en 1980, Wild eyed Southern Boys l’année suivante, et, en 1982 Special Forces. Musicalement intéressantes les compositions bénéficient en outre d’un packaging accrocheur sur lequel  le peintre Larry Gerber met en scène les valeurs emblématiques – Je vous laisse deviner lesquelles – de rigueur à l’époque dans le milieu du Rock Confédéré. Plus tard hélas la bande à Van Zant s’enlise dans un rock FM convenu et sans grande personnalité qui aboutit à un oubli légitime  malgré un come back poussif en 1997.

Patrick BETAILLE, juillet 2012


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Scorpions – In Trance & Virgin Killer

[Extrait]: Sorti en 1975, In Trance, le troisième album des teutons s’inscrit comme déterminant quant au Hard Rock mélodique qui assurera au groupe un succès grandissant. La bande à Klaus Meine se fait donc remarquer et pas qu’au travers des compositions. La pochette de l’album, oeuvre du photographe Michael Von Gimbut  exhibe une femme au téton apparent,  tenant une guitare (la Stratocaster de Ulrich Roth) sous elle. Ce sera  la première de la série de pochettes du groupe à avoir été censurée. Quand je pense qu’à l’époque j’avais acheté le disque rien que pour la pochette, sans connaitre le goupe, ni même écouter. C’est grave docteur?
L’année suivante sortira Virgin Killer: La pochette originale fait à nouveau scandale. Une jeune fille pré-pubère pose entièrement nue et le sexe est caché par un impact sur une vitre. Excepté en France, la pochette est censurée et remplacée par une photo du groupe. La polémique dure, enfle et culmine en décembre 2008. Le IWF (Internet Watch Foundation)  juge la photo de l’album non seulement indécente mais potentiellement illégale de par son aspect pédopornographique. Plusieurs FAI britanniques interdisent alors l’accès à la consultation de la page de Wikipédia.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


The Pretty Things – Silk Torpedo.

© Richard Manning – Hipgnosis

 

[Extrait]: Sorti en Octobre 1974 Silk Torpedo (littéralement: Torpille de Soie) est intéressant à plus d’un titre. The Pretty Things en sont au septième opus qui avec Parachute restera un des meilleurs crus seventies et la première entrée du groupe au Bilboard. Silk Torpedo est aussi le premier album sorti en Angleterre sous le label Swan Song Records fraîchement crée par Led Zeppelin, excusez du peu ! Enfin, la jaquette est l’œuvre d’ Hipgnosis, un collectif de graphistes britanniques formé en 1968. Ici c’est clair, les concepteurs ont bien assimilé l’approche Alberto Vargas ou  Art Frahm pour coucher sur le papier ce véritable plaisir des yeux. A l’époque du vinyl, 33 tours qui plus est, c’était un plaisir indescriptible de déployer le contenant et de s’y perdre en se laissant porter par les mélodies du contenu. Je pense que vous serez d’accord avec moi, aujourd’hui le format Cd se prête peu à ce genre d’errance. 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, janvier 2011

Soldat Louis – Première Bordée.

© Olivier Chaulieu

 

Nous sommes en 1988, c’est-à-dire musicalement en pleine période de marasme créatif généré par les Majors du disque (ceux la même qui prétendent allègrement aujourd’hui que le téléchargement nuit aux artistes et à leur créativité.) dont le but premier consiste à imposer le Top 50 en tant que référence absolue. Dès sa parution Du Rhum Des Femmes propulse Soldat Louis, groupe breton parrainé par Renaud,  sur le devant de la scène médiatique. Le single se vend à 750 000 exemplaires, et l’album Première Bordée devient double disque d’or. Les chansons de comptoir sont à la mode et malheureusement le combo se retrouve assimilé à cette catégorie au même rang que  » Allez viens boire un p’tit coup à la maison  » de qui vous savez. Finalement, ce qui au départ devait être une chanson humoristique va nuire au reste de la production et à la carrière de Soldat Louis qui propose pourtant un répertoire digne de ce nom. Décors fantastiques, ambiances délicates, textes poétiques et nostalgiques sont aussi l’apanage de ce combo français qui à l’occasion sait aussi faire preuve d’engagement politique. Malheureusement Plus aucun des albums qui suivront n’obtiendra de succès mérité et nos bretons disparaîtront dans les bas fond de la soupe médiatique grand public. Soldat Louis changera de formation à plusieurs reprises et produira malgré plusieurs albums originaux (Sales Gosses en 2006!).  Aujourd’hui encore  ils écument les salles et les routes de France.

Patrick BETAILLE, décembre 2009


d’autres anecdotes à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


The Fratellis – Costello Music

The Fratellis Costello Music
© Sam Hadley

 

Très belle surprise en 2007 que cet album du goupe écossais The Fratellis.  » Fratellis  » est leur vrai nom, ils sont frères, jouent vite, bien et fort. Avec ce premier album c’est la scène indie rock qui vient prouver une fois de plus que les jeunots sont capables de relever le défi… Tout n’est donc pas perdu, et à en croire le succès de Chelsea Dagger ils sont sur la bonne voie, étant entendu que la quasi totalité des titres de Costello Music est du même tonneau. À écouter absolument, à acquérir éventuellement et à ranger pas loin des Franz Ferdinand probablement. Pour la petite histoire, j’ai découvert ce groupe tout à fait par hasard, attiré par cette magnifique jaquette qui a toute sa place ici, au même titre que celles des singles. Toutes sont l’œuvre d’un certain Sam Hadley.

© Mark James – Sam Hadley
 

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


ZO2 – Tuesdays and Thursdays

 

[Extrait]: … Voilà un groupe de heavy rock américain qui envoie du bois et dont les influences très seventies vous raviront pour peu que vous ne soyez pas trop limité côté cages à miel. Cerise sur le gâteau, les jaquettes de leurs disques (trois à ce jour) sont magnifiques; jugez plutôt, elles sont l’œuvre d’un certain Gil Elvgren!

 

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, novembre 2009