Ten Years After – I’m Going Home

 

Originaire de Nottingham au Royaume-Uni, ce groupe de blues rock est issu de la rencontre en 1964 du guitariste Alvin Lee et du multi-instrumentiste Leo Lyons. Rejoints trois ans plus tard par le batteur Ric Lee (sans lien de parenté avec Alvin) et le claviériste Chick Churchill, le quatuor adopte le nom de Ten Years After.
En jouant des classiques de blues et de rock, la formation devient vite populaire, au point d’être considérée comme l’une des meilleures du blues boom de la fin de la décennie et d’obtenir en 1967 un contrat avec Deram, filiale de DECCA Records. S’en suit un premier album éponyme sans grand retentissement. Par contre, les prestations scéniques de TYA drainent de plus en plus de public. La maison de disques décide donc que le prochain LP serait un live. Enregistré sur la scène d’un petit club de jazz du sud-ouest de Londres, Undead paraît le 10 août 1968. Il ne reprend aucun des titres du premier opus studio mais offre des jams jazzy à rallonge mettant en valeur la vitesse et la technique incroyables d’ Alvin Lee, avec en point d’orgue une version de I’m Going Home, publiée en 45 tours fin novembre. Composées par le guitariste, les paroles sans intérêt [elles racontent l’histoire d’un gars très content de rentrer chez lui pour retrouver sa femme – NDLR] ne sont que le prétexte à un long et éblouissant solo. Lee rend hommage à quelques-uns de ceux qui depuis ses 13 ans nourrissent son inspiration et ponctue son set d’extraits de Blue Suede Shoes (Carl Perkins), Baby, Please Don’t Go (Big Joe Williams) et Whole Lotta Shakin’ Goin’ On (popularisée par Jerry Lee Lewis). Soutenu par une section rythmique brillante, il se livre, avec sa Gibson 335, à une démonstration de swing, de fluidité et de virtuosité étonnants qui malheureusement ne suffiront pas à garantir le succès du single auprès d’un public alors friand du heavy rock de Cream et Led Zeppelin.
Tout change l’année suivante, le 17 août 1969. Au cours de son passage au festival de Woodstock, Ten years After interprète une version de 10 minutes de I’m Going Home. C’est la seule chanson issue de la performance du groupe qui peut être vue dans le film de 1970 car l’équipe technique rencontre des difficultés pour pouvoir enregistrer la totalité du show. Loué pour l’énergie et la rapidité de son solo de guitare, celui que l’on surnomme désormais ″ Captain Speedfingers ″ est élevé au rang de guitar hero.
I’m Going Home – Woodstock Performance paraît en 45 tours en France en octobre 1970 et fera partie de la bande originale du film de Cédric Klapisch sorti en 1994 : Le Péril Jeune.


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Patrick BETAILLE, décembre 2023

Tri Yann – La Belle Enchantée

 

[Extrait]: Pour l’illustrer le 22ème album de Tri Yann sorti le 15 avril 2016 , le graphiste Tanguy Jossic choisit un dessin du peintre sculpteur français Georges Lacombe. Un couple allongé, enlacé et nu, illustre la pochette. Madame est de dos. Une croupe féminine au su et au vu de tous ? Inconcevable ! La représentation de seins, de fesses et de sexes est un motif de blocage sur les sites de streaming. C’est ainsi que se justifie la société française Believe, l’un des leaders mondiaux de la distribution digitale. Contraint de revoir sa copie, Tri Yann doit rhabiller La Belle Enchantée qui  » étreint Yann et l’enlace « , mais désormais en costume de bain des années 1900!  » Nous n’en voulons pas à Believe – confie l’un des chanteurs, Jean Chocun – elle ne fait que se plier aux normes en vigueur sur le Net, imposées par des firmes comme Apple. L’on peut quand même s’interroger sur l’américanisation de l’Europe et du monde. Quelle pudibonderie stupide ! « . La version physique de l’album reste commercialisée avec sa pochette d’origine sur le label du groupe : Marzelle.


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Patrick BETAILLE, novembre 2023

The Lovin’ Spoonful – Summer in the City

 

[Extrait]: Ce groupe qui initialement voulait jouer une sorte de jazz décontracté fut constitué en 1964 autour de John Sebastian, chanteur guitariste de la scène folk de Greenwich Village. Avec son mélange subtil de folk et de pop, The Lovin’ Spoonful va rapidement à la rencontre du succès.
Les sept premiers singles du quatuor se classent tous dans les dix premières places du Billboard Hot 100. Forts de cette notoriété et fidèles à leurs convictions les musiciens se permettent même décliner une offre de production de la part de Phil Spector et de refuser un contrat juteux avec Elektra pour rester fidèles à leur label Kama Soutra. En février 1966 Daydream se classe n°2 aux USA et au Royaume-Uni. Paul McCartney lui-même reconnaît avoir été influencé par cette chanson quand il écrivit Good Day Sunshine. The Lovin’ Spoonful joue désormais dans la cour des grands et le prouve avec un single devenu immortel : Summer in the City.
La chanson est née d’une collaboration entre John Sebastian et son frère Mark qui ne faisait pourtant pas partie du groupe. Mark avait 15 ans lorsqu’il a écrit ce poème que John a utilisé comme trame et mis en musique. Le texte met en opposition ce que représente vivre en ville le jour et la nuit…

Summer in the City a été enregistré en deux jours avec la première séance dédiée aux instruments et la deuxième consacrée au chant et aux effets sonores. On remarque en effet au milieu de la chanson des bruits de klaxons de voitures et de marteau-piqueur; bruits destinés à renforcer l’idée de stress généré par l’agitation urbaine… Le single sort le 4 juillet 1966, le jour de la célébration de l’Indépendance aux USA, et se classera en tête du Billboard pendant trois semaines…


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Patrick BETAILLE, novembre 2023

Creedence Clearwater Revival – Proud Mary

 

[Extrait]: Ce quatuor a probablement été durant les années 60 et au-delà, le groupe de rock le plus intéressant de l’histoire du rock. Originaires de Californie, John et Tom Fogerty, Doug Clifford et Stu Cook ont élaboré avec un mélange de blues, de country et de soul, un style musical très en marge du psychédélisme ambiant et des poètes introspectifs.
Pendant 8 années, sous les noms de Blue Velvets, puis des Golliwogs, les musiciens vont acquérir expérience et savoir-faire qui vont peaufiner un swamp rock [ou bayou rock – NDLR] énergique immédiatement reconnaissable grâce à la voix rocailleuse de John et aux trémolos de la guitare de son frère Tom. À partir de 1964, The Golliwogs enchaînent les singles sans succès et pour ne rien arranger John Fogerty et Doug Clifford sont appelés sous les drapeaux en 1966. Une fois dégagé de ses obligations militaires, John relance la formation sous le nom de Creedence Clearwater Revival. ″ Creedence ″ en hommage à un ami, ″ Clearwater ″ en référence à une marque de bière et ″ Revival ″ pour signifier un nouveau départ. CCR entre alors en studio pour enregistrer son premier LP éponyme duquel sont extraits trois simples : I Put a Spell on You de Screamin’ Jay Hawkins, Porterville (une compostion originale) et une version fleuve de Susie Q de Dale Hawkins qui sera le premier tube du groupe. L’année suivante, en janvier 69, sort le deuxième opus, Bayou Country, qui à part une reprise de Good Golly Miss Molly dekivousavé contient des compositions éblouissantes dont Born on the Bayou et surtout Proud Mary. Les deux titres sortent sur un seul single en même temps que l’album. Composée le jour où John Fogerty a obtenu ses papiers de démobilisation de l’armée américaine, la chanson était censée raconter l’histoire d’une femme qui travaille comme bonne chez des gens riches. C’est Stu Cook qui a suggéré l’idée d’évoquer un steamboat qui navigue sur le Mississippi. Séduit par le concept, John a modifié le texte qu’il avait en tête et a fait en sorte que les premiers accords évoquent les roues à aubes du bateau…
… Bod Dylan déclare que c’est sa chanson préféré de l’année et le public ne s’y trompe pas. Proud Mary devient un énorme tube des deux côtés de l’Atlantique. Peu après, Bad Moon Rising et Lodi connaîtront le même sort, mettant CCR sur les rails d’une postérité phénoménale. Reprise avec bonheur en 1971 par Ike et Tina Turner, Proud Mary deviendra hélas risible avec la version française de Claude François qui lui préfère le train: ″ … et je roule, roule, vers mon arc-en-ciel. Roule, roule, pour m’éloigner d’elle…


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Patrick BETAILLE, octobre 2023

The Struts – Pretty Vicious

 

Depuis sa formation en 2012, ce groupe britannique a su se tailler une solide réputation, nourrie de 2014 à 2020 par  trois albums aux influences sérieusement seventies et entretenue en 2017 et 2018 par de nombreux concerts. The Struts ont d’ailleurs eu l’occasion de faire les premières parties des Who, de Guns N’ Roses, de Mötley Crüe et des Foo Fighters dont le leader Dave Grohl a eu l’occasion de déclarer:  ″ The Struts sont le meilleur groupe qui a ouvert pour nous ″. Pas trop étonnant. Heavy rock parfois teinté de glam ou de pop. Gros son, riffs calibrés, concision, sens de la mélodie et spontanéité flamboyante donnent au quatuor l’occasion d’offrir à son auditoire quelques instants jubilatoires jusqu’alors chasse gardée de Slade et Aerosmith. The Struts ont du style et ils le prouvent avec ce Pretty Vicious énergique, efficace et accrocheur. À l’écoute des onze titres, les plaisirs varient sans jamais tomber dans la caricature et le mauvais goût. Tout pour le rock et rien que pour le plaisir. 

 

Tommy James & the Shondells – Crimson and Clover

 

[Extrait]: Musicien, auteur-compositeur américain et plus tard producteur, Tommy James mérite d’être pris très au sérieux. À 12 ans, il animait déjà le bal de fin d’année de son école du Michigan. À quinze, il avait sorti son premier 45 tours et à 16 enregistré pour le label Roulette son premier standard devenu disque d’or : Hanky Panky.
Deux ans plus tard, en mai 1968, nouveau coup d’éclat avec Mony Mony qui devient N°1 au Royaume-Uni. Grâce à un tel palmarès Tommy James & the Shondells obtiennent carte blanche de la part de la maison de disques ; une première dans l’histoire du rock ! C’est dans ce contexte que le groupe entre en studio pour enregistrer l’ébauche de ce qui allait leur offrir le plus gros succès de leur carrière : Crimson and Clover… 
Le single sort en novembre 1968 et début 1969, devient N°1 au Etats-Unis, au Canada, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et en Suisse. Beaux scores également en Autriche, au Brésil, en Europe, au Mexique, etc ; bref partout sauf… en Grande-Bretagne. Pas mal quand même pour une tranche de psychédélisme au sonorités complexes dont les paroles sont nées dans la tête de Tommy qui, un matin au saut du lit, a eu l’idée d’écrire quelque chose à partir de deux de ses mots préférés qu’il trouvait poétiques : ″ crimson ″ et ″ clover ″ [le pourpre et le trèfle – NDLR]…


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Patrick BETAILLE, novembre 2023

Status Quo – Pictures of Matchstick Men

 

[Extrait]: Fans du style musical des Shadows et des Spotnicks, Francis Rossi et Alan Lancaster, deux lycéens de la banlieue sud de Londres, décident en 1962 de former un groupe instrumental. Après un certain nombre de changements de noms et de membres – l’arrivée de John Coghlan en 1963 et celle de Rick Parfitt en 1967, le groupe devient The Status Quo en 1967.
Le 5 janvier 1968, le groupe obtient son premier succès avec un titre à la fois bubblegum et psychédélique : Pictures of Matchstick Men. La chanson évoque les obsessions d’un homme méprisé par son épouse…
Le chanteur-guitariste Francis Rossi a écrit les trois quarts de cette chanson sur les gogues de sa maison, là où il s’isolait pour échapper à sa femme et à sa belle-mère… Quant aux personnages, ils lui ont été inspirés par LS Lowry (1887-1976), un artiste devenu célèbre pour avoir peint des scènes de vie quotidienne de l’Angleterre industrielle du milieu du vingtième siècle et de ses quartiers ouvriers peuplés de silhouettes fantomatiques et grêles qui ressemblaient à des allumettes.
Le single atteint la septième place des charts britanniques et la douzième place du Billboard Hot 100 américain. En août 1968 Status Quo obtient son deuxième tube avec Ice in the Sun mais ce sera le dernier avant longtemps. À cause d’un contrat financièrement désastreux avec la maison de disques et de la montée en puissance du hard rock et du rock progressif, le groupe est sur le point d‘abandonner. À l’initiative de Alan Lancaster, bassiste fan de heavy rock et de blues, les musiciens se reprennent, rangent les chemises à jabots et misent tout sur les prestations scéniques dans les clubs. Le jeu de Rossi imprégné de gigues écossaises et irlandaises dont il nourrit ses solos, la régularité métronomique de Parfitt font des merveilles avec un boogie-rock, certes simple, mais surtout efficace et sincère. Malgré le mépris de la critique musicale qui juge les compositions banales et monotones, le groupe fonce et finit par trouver son public…


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Patrick BETAILLE, octobre 2023

 

Scott McKenzie – San Francisco

 

[Extrait]: De son vrai nom Philipp Blondheim, ce chanteur de folk-rock américain restera pour l’éternité associé à l’hymne hippie par excellence: San Francisco. Dans les années 60, Scott McKenzie fait partie avec John Philips – un ami de sa mère – d‘un groupe de folk new-yorkais, The Journeymen, avec lequel il enregistre trois albums.
Après la dissolution du groupe en 1964, les deux compères envisagent de se lancer dans un nouveau projet au sein duquel McKenzie revendique vouloir être le seul chanteur. Pas d’accord sur ce point, Phillips réunit alors Denny Doherty, Cass Elliot et Michelle Phillips pour former The Mama’s and The Papa’s en 1966. C’est pour promouvoir le Monterey Pop Festival dans l’organisation duquel il est impliqué que John Philips compose San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair). Son intention : amadouer les autorités locales, peu enthousiastes, voire inquiètes à l’idée de voir des milliers de freaks envahir leur ville. Pour interpréter cette louange au ″ Summer of Love ″, l’auteur envisage de faire appel à son ami Scott McKenzie. Celui-ci ne se fait pas prier et l’enregistre quelques jours seulement avant l’ouverture du festival au cours duquel il l’interprétera accompagné par les Mama’s & Papa’s…

Sorti en single le 13 mai 1967, San Francisco connaît un succès foudroyant et devient le péan du mouvement hippie et de ses milliers d’adeptes qui aspirent à prendre la route pour ″ The City by the Bay ″. La chanson se classe à la quatrième place du Billboard Hot 100 américain et en tête des charts de nombreux pays européens, dont le Royaume-Uni où elle restera numéro 1 pendant neuf semaines…


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Patrick BETAILLE, octobre 2023

Rolling Sones – Hackney Diamonds

 

Ni bon, ni mauvais le nouvel album des Stones mais il soulève beaucoup (trop?) de questions . Que fait Lady Gaga dans cette galette? Aurait-elle la prétention de concurrencer Merry Clayton ou Lisa Fischer? Loupé! Stevie Wonder, Elton John, Paul MaCartney, fallait-il les inviter? Pour les noms? Ils sont si discrets! Jagger en fait-il trop? Oui, mais ça on a l’habitude. Que ne ferait-on pas pour prouver qu’à 80 balais on est toujours rock? Quitte à user et abuser de l’autotune! 

Ni surprenant, ni enthousiasmant, Hackney Diamonds est-il un diamant? Non, juste un zircon qui malgré quelques éclats (merci qui? Merci Keith!) finira dans les bacs à soldes des supermarchés. Mais bon, que l’on se rassure, en 60 ans de carrière les Pierres qui Roulent ont commis pire, bien pire! Cet opus sera-t-il le prétexte à remplir les stades du monde entier avant que cette machine de guerre ne se produise que sous forme d’hologrammes? Probablement. En tout cas le FC Barcelone arbore déjà le ″ Tongue-and-Lip ″ sur ses maillots. Toujours ça de pris?

Mes esgourdes en mode veille depuis et à cause de Black and Blue (1976, une paille!) se sont rouvertes à l’écoute du dernier des 12 titres: Rolling Stone Blues. D’accord, il s’agit d’une reprise de Rollin’ Stone de Muddy Waters, le morceau à partir duquel Brian Jones a décidé du nom à adopter pour le groupe. Un hommage bienvenu qui prouve – au même titre que le précédent Blue & Lonesome paru en 2016 – que les ″ Glimmer Twins ″ n’ont jamais été aussi bons que quand ils retournent aux sources. De là à poser Hackney Diamonds sur l’étagère? Non! J’ai plus de place. Ou alors il faudrait que je vire Beggars Banquet ou Sticky Fingers ou Exile. Hors de question! Surtout pour avoir à supporter cette horreur de cover art!

Patrick BETAILLE, octobre 2023

Julien’s Auctions – Rock aux Enchères

Source Image: juliensauctions.com

 

La maison Julien’s Auctions organise une vente aux enchères exceptionnelle autour des légendes du rock : le bus à impériale de la tournée 1972 de Paul McCartney, la Chevrolet Corvette des Guns’ N’ Roses, une robe de Dolly Patton un manuscrit des Sex Pistols, un JukeBox et plusieurs guitares. Celles ayant appartenu à Franck Zappa, Eddie Van Halen, Kirk Hammett, Kurt Cobain et même ″ The Fool ″, la célèbre Gibson SG customisée qu’ Eric Clapton utilisait pendant la période Cream. Les enchères se dérouleront au Hard Rock Café de Nashville du 16 au 18 novembre. Une partie des recettes de la vente des guitares iront à l’association Kicking the Sitgma, qui lutte contre les problèmes de santé mentale. Source et Infos: Le Figaro Culture.