Drew Struzan – Sabbath Bloody Sabbath

 

[Extrait]: Le cinquième album studio du groupe de heavy metal britannique Black Sabbath est publié en 1973. C’est Drew Struzan, peintre et illustrateur américain, qui a été retenu pour illustrer le recto et le verso de la pochette de Sabbath Bloody Sabbath. Réputé pour avoir conçu de nombreuses affiches de films d’horreur, l’artiste met en scène les derniers instants d’un homme allongé sur son lit de mort. Au recto, des couleurs rouges et chaudes évoquent tourments et souffrances. Accompagné de diablotins, Satan est en train de s’approprier le défunt. 666, le nombre de la bête, est bien en évidence au dessus de la couche. À contrario, le verso à dominante bleue baigne dans une ambiance apaisée. Le mourant, veillé par deux lions majestueux, est entouré de ses proches venus l’accompagner lors du départ pour son voyage vers l’au-delà. Pour le marché espagnol, WWA Records se verra obligé de faire figurer au recto l’image du verso. À l’international, la typographie des ″S″ adoptée pour le cover art fera couler beaucoup d’encre. Trop de similitudes avec le ″S″ de la Waffen SS. Ach so !


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, Juillet 2025

Rush – Permanent Waves

 

[Extrait]: Si musicalement Permanent Waves – la septième production studio de Rush – figure parmi les meilleures de la discographie des canadiens, l’album est aussi graphiquement remarquable et remarqué.
Sur le visuel, en bas à gauche, la première page d’un quotidien titre :  » Dewey Defeats Truman « . En 1948, lors de l’élection présidentielle américaine, le journal annonce à tort la victoire du républicain
Thomas E. Dewey face au président sortant, le démocrate Harry Truman. En réalité c’est Truman qui l’emporte. 30 ans après ces élections, lors de la parution de l’album, Le Chicago Daily Tribune fait le forcing pour que cette énorme boulette ne refasse pas surface. Sur certaines versions, le gros titre embarrassant sera effacé ou masqué… 
La femme au premier plan est le top model canadien Paula Turbull et contrairement à la rumeur, l’individu qui lève le bras n’est pas l’un des membres de Rush mais Hugh Syme, le directeur artistique de l’album.

© United Press / Records of the U.S. Information Agency National Archives: Harry Truman, hilare, brandissant le Chicago Tribune qui annonce sa défaite.

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, juillet 2025

Le lundi c’est permis – Jupe

 


[Alain Souchon]: ″ Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent. Pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles ″.


Patrick BETAILLE, juillet 2025

Frank Margerin – BoufChiDor

© Frank Margerin – 2D Galleries

 


Frank Margerin: extrait des aventures de Lucien tiré de Lulu se Maque paru en 1987 aux Éditions Les Humanoïdes Associés.


Lucien et ses potes partent faire des courses et achètent de la litière pour chat, de la marque Patosec. L’un d’eux s’inquiète de savoir s’il faut la prendre de la litière parfumée. Lucien répond que le chat Boufchidor la parfumera lui-même. Sur ces entrefaites, une dame à proximité du groupe intervient: ″ Boufchidor, c’est joli comme nom, c’est égyptien ? ″.  Lucien de répondre: ″ Non, c’est son programme quotidien! ″.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

Barclay James Harvest – Octoberon

 

Groupe britannique de pop rock, Barclay James Harvest a très souvent utilisé l’emblème du papillon. Sous une forme ou une autre, le lépidoptère s’est retrouvé à l’honneur sur différentes pochettes de disques (BJH & And Other Short Stories, Once Again, Baby James Harvest,Time Honoured Ghosts, Gone to Earth, XII, et Turn of the Tide) et même intégré de belle manière dans le light show laser des concerts. La plus belle pochette des albums de BJH reste celle d’Octoberon paru en 1976. S’appuyant sur ce symbole illustrant des mélodies ambitieuses, le groupe a cette fois utilisé un tableau datant de 1901 et peint par l’artiste britannique Frederick Marriott (1860-1941). On y voit Oberon, le roi des elfes, sous la forme d’un papillon aux ailes déployées. Le personnage avec ses incrustations de nacre et ses dorures a été apposé en relief sur un paysage verdoyant.

Quant l’intitulé du disque, Octoberon, il résulte de la contraction de octo (le disque étant le huitième du groupe) et Oberon, l’un des personnages d’une comédie de William Shakespeare écrite en 1595, Le Songe d’une nuit d’été.

Patrick BETAILLE, juillet 2025


d’autres chroniques à retrouver dans le livre:

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Judith de Leeuw – Collapse of Justicia

© Judith de Leeuw – L’effondrement de la Justice

 

Judith de Leeuw, néerlandaise connue sous le nom de JDL street art, crée des fresques murales de grande envergure dans le monde. Ayant grandi dans l’aide sociale à l’enfance, cette artiste a connu de nombreux moments difficiles et aujourd’hui, elle exprime son empathie et sa compréhension envers les plus démunis qui sont les personnages principaux de ses fresques. Afin d’attirer l’attention sur les problèmes sociaux, elle voyage et travaille dans plus de 41 pays, dont l’Asie, les États-Unis et une grande partie de l’Europe, y compris la France. À Roubaix, elle a tout récemment composé une représentation de la Statue de la Liberté, visage enfoui dans ses mains. Une figure universelle, détournée et puissante pour protester contre la nouvelle politique de l’immigration récemment imposée par l’ administration Trump. Lire l’article: La honte de la Statue de la Liberté.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

Le lundi c’est permis – Jarretelles

 


[Jean Yanne]: ″ Je suis pour le porte-jarretelles ! Je trouve ça plus excitant qu’un caleçon à pois, sous une soutane ″.


Patrick BETAILLE, juillet 2025

Otis Redding – The Dock of the Bay

 

[Extrait]: Du 16 au 18 juin 1967, accompagné de son groupe les Bar-Keys, Otis Redding participe au Monterey Pop Festival de San Francisco. Durant cette période, il loge dans un hangar à bateaux au Waldo Pier de Sausalito, de l’autre côté de la baie californienne. Très inspiré par le va-et-vient des navires, c’est là, qu’il écrit le premier couplet de (Sittin’ on) the Dock of the Bay
En novembre 1967, il rejoint le producteur et guitariste Steve Cropper dans les studios Stax à Memphis dans le Tennessee. Steve déclara dans une interview : ″ Otis était le genre de gars qui avait 100 idées à la minute. Chaque fois qu’il venait enregistrer, il proposait toujours 10 ou 15 intros différentes, des idées de titres ou quoi que ce soit d’autre. Il avait joué au Fillmore à San Francisco et il dormait sur les quais. Il avait ce début de texte sur un bateau qui accoste mais c’était à-peu-près tout. Je me suis servi de ça et j’ai terminé les paroles. Si vous écoutez les chansons que j’ai écrites avec Otis, la plupart des textes parlent de lui ″…
Musique et paroles, Cropper et Redding collaborent étroitement. L’enregistrement a lieu le 22 novembre 1967. En toute fin de session, ″ Mr Pitiful ″ a oublié les paroles et doit improviser. Ainsi, la chanson s’achève sur le sifflement le plus célèbre de l’histoire de la musique. Après le bouclage des overdubs, le chanteur repart en tournée et, le 10 décembre 1967, l’avion qui le transporte s’écrase dans le Wisconsin. Otis Redding ainsi que six membres des Bar-Keys sont tués sur le coup. The Dock of the Bay est publiée en single en janvier 1968. Alors que le monde pleure la disparition d’un immense artiste, le titre devient directement le premier n°1 posthume de l’histoire des charts américains.
Ce mec là c’est Edith Piaf avec des couilles ″ disait un journaliste de la presse musicale française de l’époque!


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, juin 2025

Bruce Springsteen – Tracks II: The Lost Album

 

Tracks, sorti en 1998, regroupait déjà des pépites que les inconditionnels du Boss avaient recherché pendant des années et qui pour certains figuraient sur de rares bootlegs faisant l’objet de quêtes fébriles. Sept ans après, Bruce Springsteen remet le couvert avec Tracks II en commercialisant, sous forme de coffret, des inédits couvrant essentiellement les années 90, période au cours de laquelle le E Street Band avait été délaissé au profit d’une entame de carrière solo. Un véritable trésor: des albums ambitieux regroupant 83 titres qui pour certains avaient été mixés mais jamais publiés. De démos austères aux orchestrations grandiloquentes en passant par de l’americana gorgée d’émotions ou du gospel inspiré, chaque disque possède sa propre identité et braque les projos sur le talent du plus grand conteur de l’histoire du rock qui affiche 75 printemps et plus de 50 ans de carrière.

Tracks II est disponible en édition limitée de neuf vinyls ou sept Cd pour la modique somme de 285 à 350€ selon les versions, photos et livrets compris. Pour les fans qui souhaitent un point d’entrée plus abordable, une version complémentaire, Lost and Found: Selections from The Lost Albums, rassemble 20 titres de l’intégrale sur deux LP ou un CD.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

 

 Arthur Sasse – Albert Einstein 

© Photo: Arthur Sasse/AFP

 

Photographe de l’agence américaine United Press International, Arthur Sasse doit sa notoriété grâce à la photographie qu’il a réalisée en 1951. Le cliché d’Albert Einstein a été pris le 14 mars 1951, lors la célébration des 72 ans du prix Nobel de physique. En quittant la soirée organisée en son honneur au Club de Princeton dans le New Jersey, le physicien se retrouve bloqué par une foule de journalistes. Présent sur les lieux, Sasse immortalise un Einstein (alors souvent dépeint comme très sérieux, voire austère et ennuyeux) énervé et facétieux tirant la langue à ceux qui retardent son départ. Publiée dans le réseau de l’International News Service, la photo du théoricien helvético-américain d’origine allemande est devenue l’une des plus populaires jamais diffusée. L’un des tirages signé de la main d’Einstein, a atteint le prix record de 74 000 $ lors d’une vente aux enchères en 2009.

Patrick BETAILLE, juillet 2025