″ Slowhand ″ a toujours aimé les voitures puissantes et, plus particulièrement celles de la marque au cheval cabré. Une passion qui débute le jour où il voit la Ferrari de George Harrison une 365 GTC bleue: ″ Je n’en avais jamais vu une en vrai auparavant, et mon cœur a fondu. À ce moment-là, c’était comme voir la plus belle femme du monde ″ (Source – Eric Claption – L’Autobiographie – Page 189). Dans la foulée, et bien que n’étant pas titulaire du permis de conduire, il achète le bolide du ″ Quiet Beatle ″ et le fait repeindre en gris argent. D’ailleurs, Il ne se contentera pas que du bolide du guitariste. Plus tard en effet, Éric séduira Pattie Boyd, la femme de George, et l’épousera en 1979. Des Ferrari, il en aura beaucoup d’autres, dont une Maranello F1, une Enzo et plusieurs Berlinetta Boxer, modèle auquel il voue encore un véritable culte. Eric Clapton désirait posséder une voiture dont la silhouette devait épouser les lignes de cette BB Supercar 12 cylindres tant aimée. En 2010, il s’est adressé à la firme italienne qui, avec l’aide de Pininfarina, a répondu aux attentes de son célèbre client en customisant une 458 Italia à moteur V8 de 570 ch. Les travaux ont duré deux ans et aujourd’hui ″ God ″ est le seul au monde à posséder cette Ferrari SP12EC de 4,7 millions d’euros qui lui a été livrée en 2012.
Cette célèbre photographie a été prise par Le photojournaliste de la marine américaine Victor Jorgensen. Prise sur Times Square à New York le jour de la capitulation du Japon le 14 août 1945, elle montre un marin de l’US Navy penché sur une jeune infirmière qu’il est en train d’embrasser à pleine bouche. Kissing the War Goodbye a été publiée le le lendemain 15 août 1945 dans The New York Times. Comme pour le Baiser de l’Hôtel de Ville de Robert Doisneau, de nombreuses personnes se sont revendiquées être les protagonistes du cliché. Après enquêtes, ce sont finalement George Mendonza, un marin de l’US Navy et Greta Zimmer Friedman, une assistante dentaire, qui ont été officiellement identifiés dans les années 80.
Nota: Sous un angle différent et en plan plus large, une image similaire a été prise le même jour par Alfred Eisenstaedt. V-J Day ( Victory over Japan Day) in Times Square a été publiée une semaine plus tard par le magazine Life dans un dossier de 12 pages consacrées à aux célébrations de la victoire.
Il faut quand même une bonne dose de culot et d’humour pour intituler un album ″ Pour Toujours et à Jamais! ″. C’est pourtant ce qu’osent les membres de The Hives – groupe en son temps modestement autoproclamé ″ meilleur groupe live de la planète ″ – qui posent aujourd’hui couronnés et vêtus de manteaux d’hermine et dont le leader Pelle Almqvist clame à qui veut l’entendre: ″ Nous sommes au sommet de notre art ″.
Depuis le boom du garage rock au début des années 2000, les rockers venus du froid suédois ont survécu à quasiment tous leurs alter egos grâce à une formule simple : un look impeccable, du gros son et une énergie sans faille. Avec The Hives Forever, Forever The Hives enregistré dans les studios de Benny Andersson d’ABBA, ils sonnent plus enragés que jamais. Ce septième album est bâti sur une véritable poudrière et un inconscient en manque de Sonics ou de Fleshtones a allumé la mèche. Résultats, 12 titres qui vous pètent à la gueule pour vous prouver que le rock, le vrai, n’est pas mort et qu’en toute royale modestie ce sont The Hives qui l’ont sauvé.
[Noctuel. Auteur français 1923-2015]: “ Une stripteaseuse prouve que si les femmes n’ont jamais rien à se mettre, il leur faut toujours du temps pour l’enlever – A stripper proves that if women never have anything to wear, they always need time to take it off ”.
Après plusieurs décennies de batailles juridiques avec Fantasy Records, John Fogerty a finalement obtenu les droits d’édition de son catalogue. Mais il a aussi réalisé que jamais il ne possèderait les enregistrement originaux de Creedence Clearwater Revival. Qu’à cela ne tienne! Même si à 80 ans le chanteur-guitariste-compositeur n’a plus rien à prouver, il a fait le choix de relever le défi: réenregistrer une bonne partie des marqueurs de la musique américaine. Legacy, le bien nommé Creedence Clearwater Revival Years, regroupe 20 classiques du groupe revisités en famille. Une bonne parie de la tribu Fogerty s’est retrouvée en studio pour finaliser le projet pour le moins exigeant. Shane est à la guitare et à la basse, Tyler à la guitare, à la basse et aux claviers et Kelsy à la batterie. Malgré les ans, la voix de John n’a rien perdu et les gosses assurent à merveille pour honorer leur héritage avec une précision métronomique. Au point qu’à quelques détails minimes près l’on croirait entendre Up Around the Bend, Proud Mary, Travelin’ Band, Bad Moon Rising, Born on the Bayou, Fortunate Son et tous les autres interprétés à la grande époque par Doug Clifford, Stu Cook et Tom Fogerty qui aujourd’hui déclare: » Soit on est complètement différent, soit on fait de son mieux pour sonner exactement pareil. C’était un challenge passionnant, dit-il en ajoutant: ″ Pendant la majeure partie de ma vie, je n’ai pas été propriétaire des chansons que j’avais écrites.Les récupérer change tout « .
Aussi bons soient-ils, ces nouveaux enregistrements sont-ils meilleurs que ceux de feu Creedence Clearwater Revival ? Franchement non mais on s’en fout. Avec ces John’s Versions, Legacy permet de renouer avec les titres de l’un des plus remarquables groupes de l’histoire du rock et ses cinq albums classés dans le Top Ten entre 1968 et 1970.
iHeart est un artiste d’art urbain canadien qui, comme Banksy, utilise principalement la technique du pochoir. Il fait appel à ce procédé essentiellement pour s’exprimer sur les dérives sociales, notamment l’omniprésence des réseaux sociaux. Réalisée en 2014 dans le parc Stanley à Vancouver, Nobody Likes Me s’est rapidement répandue sur internet et est devenue la deuxième œuvre de street art la plus populaire au monde.
L’œuvre représente un enfant, seul, smartphone à la main. Il pleure car il n’a aucun abonné, aucun commentaire et aucun like sur son réseau social. À travers cette image, le street artiste souligne que bien que communiquant virtuellement entre eux, les individus sont en réalité déconnectés les uns des autres.
Pour parcourir les œuvres de l’artiste et les messages qu’elles transmettent, dirigez-vous vers son site en cliquant ici: iHeart.
Pau, en bas à gauche sur la carte de France. Pau, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques. Pau, son beth ceu, sa vue sur les Pyrénées, sa garbure, son roi Henry, quatrième du nom, et son François, notre… Premier Sinistre. Et puis à Pau il y a aussi un haut dignitaire du wok’N’wol. Bien qu’ayant déjà eu l’occasion d’exprimer tout le bien que je pense de Didier Céré et de sa musique, une question subsiste. Bordel! Comment fait-il? Presque cinquante ans que ce rocker pur et dur traine sa gouaille, ses tiags et ses guitares sur les routes de Navarre et d’ailleurs. Que ce soit avec les Rebels, Abilène, les Bootleggers ou en solo, contre vents et marées et musicalement très bien entouré, Didier a toujours diffusé la bonne parole en faisant preuve d’une énergie et d’une sincérité qui ne trompent pas. Pour preuve, sur sa route il a eu l’occasion de croiser les cordes avec des grands, y compris en ouvrant pour des pointures telles que Calvin Russel, Moon Martin, Toto, ZZ Top ou Johnny Halliday. Entre autres. Moi qui pensais qu’après une bonne dizaine de disques, ce Rock Rebel paru en 2021 signifiait peut-être la fin d’une histoire discographique, je me suis magistralement foutu l’accordeur dans l’œil. Tant mieux! Le vieux rocker n’a pas tout dit! Les 11 titres du tout nouveau Made in Rock’n’Roll ont été enregistrés et mixés à Pau et – s’cusez du peu – mastérisés à Austin Texas. Le Did reprend et adapte en français Breathless (Bad Bad Boy s’habille en Blouson noir), Brian Setzer (Radiation Ranch devient Le Rade des Zombies et Bruce Springsteen (pour Fire c’est Je Suis Toqué). Il rend aussi hommage à Johnny avec une version de Génération Perdue sorti en 1966. Quant au morceau qui offre son titre à l’album il s’agit ni plus ni moins que de Let the Good Times Roll de JD McPherson. En plus de Jeremy Mondou (guitare) et Mickael Mazaleyrat (Harmonica), l’incroyable noyau dur des Bootleggers est renforcé par un aéropage de talents incontestés: Fred Chapelier, Neal Black et le canadien Redd Volkaert aux guitares, Red Young et Larry Telford de Point Blank aux claviers (les sudistes apprécieront!) et l’immense frenchie Michel Mondou au saxophone. Made In Rock’n’Roll est un album au titre qui veut bien dire ce que ça veut dire. Si vous cherchez de l’IA, de l’autotune et du vocoder passez votre chemin et allez vous faire téter les yeux chez Orelsan. Rendez vous plutôt au Rade des Zombies (putain quel morceau!); sans Salma Hayek (comprenne qui pourra!), la tournée des 11 shots ne vous coûtera que 17 euros service compris. Pour passer commande: txdidier@wanadoo.fr
Sinon, la discographie complète sous forme de singles et d’albums est disponible en écoute ou à l’achat ici: Bandcamp/Bootleggers!
[Extrait]: On pourrait penser qu’une forme de censure est à l’origine du packaging opaque de Wish You Were Here. Au départ, la pochette de l’album représente une poignée de mains entre deux personnages dont Ronnie Rondell* qui est en train est en train de brûler pour les besoins de la cause…
Le concept relève d’un postulat. Une forme de pacte entre les membres du groupe et le défunt Syd Barrett – symbolisé par le personnage en feu – dont le souvenir est le fil conducteur de ce neuvième album de Pink Floyd. C’est à Storm Thorgerson, très proche du groupe, qu’a été confiée la réalisation de l’artwork. Bien au fait que les textes de Roger Waters tournent essentiellement autour des affres de l’absence, le designer propose alors de couvrir l’album d’un film plastique noir et d’y apposer un sticker sur lequel le motif d’une poignée de mains mécaniques vient renforcer la thématique…
L’idée proposée est loin de séduire la maison de disques, mais face au blanc-seing donné par les musiciens et le staff d’ Hipgnosis, Wish You Were Here voit le jour sous cette forme le 15 septembre 1975.
*Durant la séance photo de l’album du Floyd, Ronnie Rondell n’a perdu qu’un sourcil et sa moustache. Il a aussi travaillé sur plus de 200 films dont How The West Was Won, Lethal Weapon, Twister, Thelma & Louise, The Matrix Reloaded, etc. Le cascadeur vient de décéder à l’âge de 88 ans.
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
En 1966, le manager des Beatles, Brian Epstein, offre à chacun des Fab Four une Mini Cooper S. Fidèle à l’esprit de l’époque, le guitariste George Harrison fait repeindre son exemplaire. Images psychédéliques et autres motifs inspirés de la tradition hindoue couvrent désormais la carrosserie rouge vif (à l’époque, Harrison s’attire les foudres de son voisinage en décorant la façade de sa maison dans le même style). En 1967, cette Mini apparait dans le film des Beatles, Magical Mystery Tour et devient le symbole du Swinging London alors en pleine Beatlemania.
En 2009, à l’occasion du 50ème anniversaire de la MINI – désormais dans l’escarcelle BMW – et pour honorer la mémoire du musicien décédé en 2001, la marque présente une édition revisitée sous la forme d’un exemplaire unique remis à son épouse Olivia Harrison. La voiture a été vendue aux enchères au bénéfice de l’association caritative créée par George Harrison en 1973: The Material World Charitable Foundation.