Photoplay Magazine – Einstein & Chaplin

© Wikimedia Commons

Photo d’Albert Einstein et Charlie Chaplin à Los Angeles lors de l’avant-première du film Les Lumières de la ville. Pris en avril 1931, le cliché a été publié en page 36 de Photoplay Magazine.


Une histoire raconte qu’alors qu’ils voyageaient ensemble, ils furent reconnus et applaudis chaleureusement. Ils saluèrent le public et, paraît-il, auraient échangé les mots suivants: Albert Einstein : ″ Ce que j’admire le plus dans votre art, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend ″. Et Charly Chaplin de répondre: ″ C’est vrai mais votre gloire est plus grande encore. Le monde entier vous admire alors que personne ne vous comprend ″.

Patrick BETAILLE, août 2025

Simon & Garfunkel – The Sounds of Silence

 

[Extrait]: Paul Simon et Art Garfunkel grandissent ensemble à New York, dans un quartier du Queens où ils fréquentent la même école. En dehors des cours, tous deux se retrouvent dans le garage des parents de Art pour s’exercer sur des airs du moment et bricoler des harmonies à quatre voix sur un magnétophone…
Arrivent les années 60 et la vague folk qui déferle sur le milieu étudiant de Greenwich Village. Inspiré par l’engouement du public pour Bob Dylan et Joan Baez, Paul Simon obtient un rendez-vous avec Columbia Records qui donne le feu vert pour enregistrer Wednesday Morning 3 A.M, album sur lequel figure The Sounds of Silence, une chanson que Simon a composée peu après l’assassinat de John F. Kennedy et qui évoque le manque de communication entre les hommes…
Sorti le 19 octobre 1964, le LP passe inaperçu et cet échec entraîne la séparation du duo. Le producteur Tom Wilson, apprend que la chanson est diffusée avec succès sur plusieurs radios. Alors que le folk rock devient de plus en plus populaire, il décide de tenter un coup pour coller à la tendance du moment. À l’insu de Art et Paul, il conserve le chant et fait enregistrer un accompagnement électrique. Cette nouvelle mouture sort en single en septembre 1965 et amorce une lente mais inexorable progression des deux artistes vers les sommets. Sounds of Silence atteint la première place du Billboard et devient pour Simon & Garfunkel le moteur d’une célébrité internationale, confirmée en 1967 par la BO du film The Graduate (Le Lauréat) sur laquelle le morceau apparaît à deux reprises.

Vivement recommandée, la magnifique version de Sound of Silence interprétée à capela par: Nouela


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, juillet 2025

Le lundi c’est permis – Rousse

 


[Lucie Ball – Actrice américaine]: ″ Once in his life, every man is entitled to fall in love with a gorgeous redhead – Une fois dans sa vie, tout homme a le droit de tomber amoureux d’une magnifique rousse ″.


Patrick BETAILLE, juillet 2025

Alice Cooper – The Revenge of Alice Cooper

 

″ L’album du retour que tout le monde redoutait ″. Le message est clair. D’autant plus clair qu’à y regarder de plus près on peut lire aussi: ″ Le groupe des origines? 14 nouveaux titres? Pas de pitié? ″. Alice revient, sans son lapin mais en compagnie de ceux avec qui elle a écrit les plus belles pages du shock rock des seventies. Michael Bruce (Guitare), Denis Dunaway (Basse), Neal Smith (Batterie)  sont là pour revivre la grande époque de Love It to Death, Killer, School’s Out et Billion Dollar Babies. Un seul manque à l’appel: Glen Buxton, le guitariste disparu en 1997 à qui un hommage est rendu avec See you on the Other Side, titre dans lequel Alice chante : ″ à bientôt, je sais qu’un jour nous jouerons à nouveau ensemble ″.

Essayer de faire revivre le passé peut s’avérer délicat, voire risqué s’agissant d’une réunion d’anciens combattants. Même si les protagonistes affichent plus de 70 au compteur de leurs existences, The Revenge of Alice Cooper est une réussite. Certes, le rock horrifique de monsieur Furnier s’est considérablement assagi mais la magie opère toujours et l’alchimie est palpable. Pas d’esbroufe, la formation au complet accepte le temps qui passe et en fait un atout. Avec ses 14 titres l’album navigue sans temps morts entre rock, théâtralité, grandiloquence et même psychédélisme. Témoignage simple et  efficace de la part de ceux qui n’ont pas besoin de se réinventer pour prouver qu’il sont encore vivants.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

 Steve McCurry – Afghan Girl

© Steve McCurry

 

Afghan Girl est une photo prise en 1984 par le photojournaliste américain Steve McCurry et parue en couverture du National Geographic en juin 1985. Le portrait a été décrit comme ″ La Joconde du Tiers Monde ″ et avait rendu Sharbat Gula mondialement célèbre.

Devenue orpheline à la suite de l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, la jeune fille s’enfuit au Pakistan en 1984.  Après son arrestation en octobre 2016 par les autorités pakistanaises et 15 jours d’emprisonnement pour fraude et usurpation d’identité, un représentant du consulat afghan confirme son retour en Afghanistan où elle est accueillie le 9 novembre par le président afghan Ashraf Ghani en personne. Déprimée et atteinte d’une hépatite C, elle demande de l’aide pour quitter le pays. À l’initiative d’organisations à but non lucratif et avec l’appui de son gouvernement, ″ L’afghane aux yeux verts ″ est depuis exilée en Italie, où elle a été évacuée en tant que réfugiée après l’offensive des talibans de 2021 en Afghanistan.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

Drew Struzan – Sabbath Bloody Sabbath

 

[Extrait]: Le cinquième album studio du groupe de heavy metal britannique Black Sabbath est publié en 1973. C’est Drew Struzan, peintre et illustrateur américain, qui a été retenu pour illustrer le recto et le verso de la pochette de Sabbath Bloody Sabbath. Réputé pour avoir conçu de nombreuses affiches de films d’horreur, l’artiste met en scène les derniers instants d’un homme allongé sur son lit de mort. Au recto, des couleurs rouges et chaudes évoquent tourments et souffrances. Accompagné de diablotins, Satan est en train de s’approprier le défunt. 666, le nombre de la bête, est bien en évidence au dessus de la couche. À contrario, le verso à dominante bleue baigne dans une ambiance apaisée. Le mourant, veillé par deux lions majestueux, est entouré de ses proches venus l’accompagner lors du départ pour son voyage vers l’au-delà. Pour le marché espagnol, WWA Records se verra obligé de faire figurer au recto l’image du verso. À l’international, la typographie des ″S″ adoptée pour le cover art fera couler beaucoup d’encre. Trop de similitudes avec le ″S″ de la Waffen SS. Ach so !


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, Juillet 2025

Rush – Permanent Waves

 

[Extrait]: Si musicalement Permanent Waves – la septième production studio de Rush – figure parmi les meilleures de la discographie des canadiens, l’album est aussi graphiquement remarquable et remarqué.
Sur le visuel, en bas à gauche, la première page d’un quotidien titre :  » Dewey Defeats Truman « . En 1948, lors de l’élection présidentielle américaine, le journal annonce à tort la victoire du républicain
Thomas E. Dewey face au président sortant, le démocrate Harry Truman. En réalité c’est Truman qui l’emporte. 30 ans après ces élections, lors de la parution de l’album, Le Chicago Daily Tribune fait le forcing pour que cette énorme boulette ne refasse pas surface. Sur certaines versions, le gros titre embarrassant sera effacé ou masqué… 
La femme au premier plan est le top model canadien Paula Turbull et contrairement à la rumeur, l’individu qui lève le bras n’est pas l’un des membres de Rush mais Hugh Syme, le directeur artistique de l’album.

© United Press / Records of the U.S. Information Agency National Archives: Harry Truman, hilare, brandissant le Chicago Tribune qui annonce sa défaite.

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, juillet 2025

Le lundi c’est permis – Jupe

 


[Alain Souchon]: ″ Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent. Pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles ″.


Patrick BETAILLE, juillet 2025

Frank Margerin – BoufChiDor

© Frank Margerin – 2D Galleries

 


Frank Margerin: extrait des aventures de Lucien tiré de Lulu se Maque paru en 1987 aux Éditions Les Humanoïdes Associés.


Lucien et ses potes partent faire des courses et achètent de la litière pour chat, de la marque Patosec. L’un d’eux s’inquiète de savoir s’il faut la prendre de la litière parfumée. Lucien répond que le chat Boufchidor la parfumera lui-même. Sur ces entrefaites, une dame à proximité du groupe intervient: ″ Boufchidor, c’est joli comme nom, c’est égyptien ? ″.  Lucien de répondre: ″ Non, c’est son programme quotidien! ″.

Patrick BETAILLE, juillet 2025

Barclay James Harvest – Octoberon

 

Groupe britannique de pop rock, Barclay James Harvest a très souvent utilisé l’emblème du papillon. Sous une forme ou une autre, le lépidoptère s’est retrouvé à l’honneur sur différentes pochettes de disques (BJH & And Other Short Stories, Once Again, Baby James Harvest,Time Honoured Ghosts, Gone to Earth, XII, et Turn of the Tide) et même intégré de belle manière dans le light show laser des concerts. La plus belle pochette des albums de BJH reste celle d’Octoberon paru en 1976. S’appuyant sur ce symbole illustrant des mélodies ambitieuses, le groupe a cette fois utilisé un tableau datant de 1901 et peint par l’artiste britannique Frederick Marriott (1860-1941). On y voit Oberon, le roi des elfes, sous la forme d’un papillon aux ailes déployées. Le personnage avec ses incrustations de nacre et ses dorures a été apposé en relief sur un paysage verdoyant.

Quant l’intitulé du disque, Octoberon, il résulte de la contraction de octo (le disque étant le huitième du groupe) et Oberon, l’un des personnages d’une comédie de William Shakespeare écrite en 1595, Le Songe d’une nuit d’été.

Patrick BETAILLE, juillet 2025


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