Judith de Leeuw, néerlandaise connue sous le nom de JDL street art, crée des fresques murales de grande envergure dans le monde. Ayant grandi dans l’aide sociale à l’enfance, cette artiste a connu de nombreux moments difficiles et aujourd’hui, elle exprime son empathie et sa compréhension envers les plus démunis qui sont les personnages principaux de ses fresques. Afin d’attirer l’attention sur les problèmes sociaux, elle voyage et travaille dans plus de 41 pays, dont l’Asie, les États-Unis et une grande partie de l’Europe, y compris la France. À Roubaix, elle a tout récemment composé une représentation de la Statue de la Liberté, visage enfoui dans ses mains. Une figure universelle, détournée et puissante pour protester contre la nouvelle politique de l’immigration récemment imposée par l’ administration Trump. Lire l’article: La honte de la Statue de la Liberté.
[Extrait]: Du 16 au 18 juin 1967, accompagné de son groupe les Bar-Keys, Otis Redding participe au Monterey Pop Festival de San Francisco. Durant cette période, il loge dans un hangar à bateaux au Waldo Pier de Sausalito, de l’autre côté de la baie californienne. Très inspiré par le va-et-vient des navires, c’est là, qu’il écrit le premier couplet de (Sittin’ on) the Dock of the Bay… En novembre 1967, il rejoint le producteur et guitariste Steve Cropper dans les studios Stax à Memphis dans le Tennessee. Steve déclara dans une interview : ″ Otis était le genre de gars qui avait 100 idées à la minute. Chaque fois qu’il venait enregistrer, il proposait toujours 10 ou 15 intros différentes, des idées de titres ou quoi que ce soit d’autre. Il avait joué au Fillmore à San Francisco et il dormait sur les quais. Il avait ce début de texte sur un bateau qui accoste mais c’était à-peu-près tout. Je me suis servi de ça et j’ai terminé les paroles. Si vous écoutez les chansons que j’ai écrites avec Otis, la plupart des textes parlent de lui ″… Musique et paroles, Cropper et Redding collaborent étroitement. L’enregistrement a lieu le 22 novembre 1967. En toute fin de session, ″ Mr Pitiful ″ a oublié les paroles et doit improviser. Ainsi, la chanson s’achève sur le sifflement le plus célèbre de l’histoire de la musique. Après le bouclage des overdubs, le chanteur repart en tournée et, le 10 décembre 1967, l’avion qui le transporte s’écrase dans le Wisconsin. Otis Redding ainsi que six membres des Bar-Keys sont tués sur le coup. The Dock of the Bay est publiée en single en janvier 1968. Alors que le monde pleure la disparition d’un immense artiste, le titre devient directement le premier n°1 posthume de l’histoire des charts américains. ″ Ce mec là c’est Edith Piaf avec des couilles ″ disait un journaliste de la presse musicale française de l’époque!
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Tracks, sorti en 1998, regroupait déjà des pépites que les inconditionnels du Boss avaient recherché pendant des années et qui pour certains figuraient sur de rares bootlegs faisant l’objet de quêtes fébriles. Sept ans après, Bruce Springsteen remet le couvert avec Tracks II en commercialisant, sous forme de coffret, des inédits couvrant essentiellement les années 90, période au cours de laquelle le E Street Band avait été délaissé au profit d’une entame de carrière solo. Un véritable trésor: des albums ambitieux regroupant 83 titres qui pour certains avaient été mixés mais jamais publiés. De démos austères aux orchestrations grandiloquentes en passant par de l’americana gorgée d’émotions ou du gospel inspiré, chaque disque possède sa propre identité et braque les projos sur le talent du plus grand conteur de l’histoire du rock qui affiche 75 printemps et plus de 50 ans de carrière.
Tracks II est disponible en édition limitée de neuf vinyls ou sept Cd pour la modique somme de 285 à 350€ selon les versions, photos et livrets compris. Pour les fans qui souhaitent un point d’entrée plus abordable, une version complémentaire, Lost and Found: Selections from The Lost Albums, rassemble 20 titres de l’intégrale sur deux LP ou un CD.
Photographe de l’agence américaine United Press International, Arthur Sasse doit sa notoriété grâce à la photographie qu’il a réalisée en 1951. Le cliché d’Albert Einstein a été pris le 14 mars 1951, lors la célébration des 72 ans du prix Nobel de physique. En quittant la soirée organisée en son honneur au Club de Princeton dans le New Jersey, le physicien se retrouve bloqué par une foule de journalistes. Présent sur les lieux, Sasse immortalise un Einstein (alors souvent dépeint comme très sérieux, voire austère et ennuyeux) énervé et facétieux tirant la langue à ceux qui retardent son départ. Publiée dans le réseau de l’International News Service, la photo du théoricien helvético-américain d’origine allemande est devenue l’une des plus populaires jamais diffusée. L’un des tirages signé de la main d’Einstein, a atteint le prix record de 74 000 $ lors d’une vente aux enchères en 2009.
[Milan Loranger]: “ Sous tes vêtements, il y a ton soutif. Sous ton soutif, il n’y a que mon imagination. Et quelle imagination! – Under your clothes is your bra. Under your bra, there’s only my imagination. And what an imagination! “
[Extrait]: Silver Convention est un groupe de funk/soul/disco originaire d’Allemagne de l’Ouest. L’ensemble vocal féminin lancé à Munich en 1974 connaît rapidement un énorme succès international avec ses trois premières productions studio. Dès lors et pour répondre aux exigences des prestations scéniques devenues indispensables à la conquête du public, la formation se professionnalise, se renforce et doit se résoudre à plusieurs changements de line-up. Le premier album intitulé Save Me sort en 1975. Le designer et photographe Ken Ley est à l’origine de l’artwork sur lequel un buste de femme nue laisse deviner l’existence d’une paire de menottes. La nudité à connotation sadomasochiste pose problème à certains pays qui font le choix de n’afficher que la paire de pinces sur fond noir, en conservant toutefois l’image offerte sous forme de poster géant. À contrario, Polydor France fait appel au cliché d’origine pour illustrer le LP. Au recto, les mains menottées dissimulent l’entrejambe du modèle. Au verso, c’est la poitrine incriminée qui est à l’honneur. L’image segmentée illustre également le single Save Me et son remix Save Me Again, sur le 45 tours au format 7 pouces: la preuve en image!
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Carolyn Wonderland a ceci d’exceptionnel qui consiste à prouver que le blues n’est ni simpliste, ni unidimensionnel. Son treizième album – le deuxième sur le label Aligator – couvre presque tous les genres, de la country au gospel, du rock au boogie-woogie en passant par le blues. Chanteuse, compositrice, guitariste et multi-instrumentiste, cette artiste a fréquenté quasiment tout le gotta de la musique américaine, John Mayall, Townes Van Zandt et Buddy Guy compris. Il n’est donc pas étonnant de percevoir avec délectation des influences diverses à l’écoute des 12 titres joliment rythmés par des claviers et des parties guitares qui classent la dame parmi les meilleurs musiciens de country blues. Et puis il y a cette voix puissante qui ne lâche rien en offrant une étendue extraordinaire aux compositions. Sooner or Later et son jeu de lap steel guitar. I Ain’t Going Back à la sauce blues funky. Rock en mode shuffle éblouissant pour Truth Is (mon préféré) et Tattoos As His Talisman. Teinte soul aux intonations jopliniennes période Pearl pour un Let’s Play a Game poignant. Whistlin’ Past The Graveyard Again à la lisière du blues et de la country. Piano virevoltant sublime sur Blues for Gene et un It Should Take aux accents louisianais. Direction les Caraïbes avec Deepest Ocean Blue. Flowers in Bloom débute tout en douceur et va crescendo pour laisser libre cours à une performance vocale énorme.
Truth Is c’est ça: un pot-pourri de haute volée qui reflète la classe, le talent et le feeling incontestables d’une musicienne d’exception.
Combo est un artiste de street art né en France, d’un père libanais chrétien et d’une mère musulmane marocaine. Publicitaire repenti – pour Peugeot, MacDo ou Canal+, il décide un jour de changer de cap. Depuis, il parcourt le monde avec ses rouleaux de papiers imprimés et ses bombes de peinture. Quand il ne bombe pas des slogans, son travail consiste principalement à concevoir et réaliser des affiches qu’il placarde sur les murs. Ici, Coexist est écrit avec le C en forme de croissant, le X en forme d’étoile de David et le T en forme de crois chrétienne. Avec ce message, l’artiste prône la paix entre les différentes croyances et religions.
À paris en 2015, Combo s’est fait agresser pour avoir refusé d’enlever l’une de ses œuvres pacifistes; une épaule démise, des contusions et quatre jour d’ITT. ″ Mon petit frère, qui fait de la boxe, m’a appris : j’ai eu les bons gestes quand j’étais à terre ″.