[Cynthia Lewis – Actrice]: ″ Nobody notices it when your zipper is up, but everyone notices when it’s down – Personne ne remarque quand votre fermeture éclair est fermée, mais tout le monde le remarque quand elle est ouverte. ″
[Extrait]: Ce sont les Bee Gees qui ont composé le titre qui a lancé la carrière très éphémère du duo anglais The Marbles. Les frères Gibb ont également apporté leur contribution à l’enregistrement. Barry jouait de la guitare et Maurice, du piano et de la basse sur le single sorti sur en août 1968… Le texte évoque un amour passé. Le protagoniste ne possède qu’une seule photo de celle qu’il aime. Il remue ciel et terre pour la retrouver car pour lui elle est la seule, l’unique, celle qui occupe une place dans son cœur… Only one Woman atteindra le Top 5 au Royaume-Uni et sera l’unique succès de ses interprètes qui mettront fin à leur collaboration en 1969 pour entamer des carrières en solo. Après un unique album, Trevor Gordon deviendra professeur de musique…
Pour Graham Bonnet c’est une autre histoire. Alors que Ronnie James Dio vient de quitter Rainbow, Ritchie Blackmore auditionne bon nombre de chanteurs potentiels. Sans succès. C’est Roger Glover qui propose celui avec qui il avait déjà bossé auparavant. Bonnet sera finalement accepté. De 1978 à 1979, passage éclair pour le nouveau chanteur de l’Arc-En-Ciel. Le temps d’un seul album: Down to Earth.
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
[Won’t Get Fooled Again – Album: Who’s Next – 1971]: Je rendrai hommage à la nouvelle constitution. Je me prosternerai devant la nouvelle révolution. Je me contenterai des changements annoncés. Comme hier, je jouerai de la guitare. Puis, je m’agenouillerai et prierai pour que nous ne nous fassions pas avoir une fois de plus.
Clarence Catallo a grandi à Détroit, à moins de huit kilomètres de l’usine Ford. À 15 ans, pris de passion pour les hot rods, il casse sa tirelire et achète 35$ une épave de Ford Coupe 1932. En travaillant dans l’épicerie de ses parents il économise et trouve à la casse un moteur V8 de Oldsmobile avec lequel il équipe la Ford. En 1959, il s’adresse aux Frères Alexander pour que soit construit le donk de ses rêves. Mais Clarence ne s’arrête pas là. Il part poursuivre ses études à Long Beach en Californie et confie le véhicule au Barris Kustom Shop à Los Angeles. À l’été 1960, la hauteur du toit est réduite, les vitres adaptées et la carrosserie retravaillée pour recevoir une nouvelle peinture. En 1961, le vieux moteur de l’Olds est modernisé grâce à un compresseur GMC, un jeu de trois gros carburateurs et de nombreuses pièces chromées. La nouvelle version appelée Silver Sapphire fait la couverture du numéro de Juillet 1961 de la revue Hot Rod Magazine.
1963. Les Beach Boys sortent leur quatrième album. Les titres du LP font référence au culte de la bagnole, à commencer bien sûr par Little Deuce Coupe qui offre son titre au 33 tours. ″ C’est juste un petit coupé 32 avec un moteur flathead mais il laisserait sur place une Thunderbird… Quand je mets le pied au plancher je dépasse les 220… Si elle avait des ailes, elle pourrait voler. T’as pas idée de ce que j’ai là…″
Capitol a besoin d’un joli bolide pour illustrer le nouvel opus de son groupe. La maison de disques fait appel à Hot Rod magazine qui possède de superbes photos. C’est ainsi que, grâce à ce cover art, le hot rod de Clarence Catallo devient une célébrité internationale sous le nom de Little Deuce Coupe.
[Robert De Niro]: ″ If it’s the right armchair, it doesn’t take too long to get comfortable in it – Si c’est le bon fauteuil, il ne faut pas longtemps pour s’y sentir à l’aise. ″
Les hasards de l’actualité donnent parfois aux événements une dimension quasi surnaturelle. Le 21 avril, le pape François partait au plus haut des cieux histoire de voir si j’y étais déjà. Quatre jours après, la nouvelle tombe sur les téléscripteurs de la chapelle Sixtine: Habemus papam! Sans la moindre fumée blanche, la nomination du nouveau pape Papa Emeritus V n’a bien sûr rien à voir avec la succession du Saint-Père argentin. Il ne s’agit que de la énième incarnation de Tobias Forge, le leader masqué de Ghost, groupe de metal suédois qui, depuis 2010, gère ses albums comme une saga théâtrale axée sur l’occulte et le mystique.
Dernier opus en date, Skeletá ne déroge pas à la règle. Mélant rock FM estampillé eighties (Peacefield, Cenotaph, Marks of the Evil One), hard rock classieux (Satanized, De Profundis Borealis, Missilia Amori) et prog rock (Lachryma, Excelsis) parfois imprégné de pop symphonique, les Nameless Ghouls (les gueules Anonymes – NDLR) accompagnent avec talent le prédicateur de service dans ses sermons grandiloquents. D’accord, l’ensemble n’est pas sans rappeler les riches heures de Toto ou Journey, mais qui oserait s’en plaindre? Une chose est sûre, musicalement la qualité est au rendez-vous. Pour preuve, Guiding Lights, ballade lente baignant dans une instrumentation luxuriante au service d’une voix à la fois céleste et ardente. Quant à Umbra, c’est probablement le plus de ce sixième album. Refrain magnifique, rhythmique hypnotique, dialogues claviers/guitares, voix profonde et puissante, tout y est. Un coup de génie, la recette imparable pour soulever les stades. En se penchant sur les textes, l’analyse vaudrait certainement son pesant d’hosties mais là je n’ai pas le temps; j’ai un rencart à Lourdes avec Bernadette.
Kitch Skeletá? Peut-être. En tous cas bougrement efficace, admirablement produit et doté d’un cover art sublime que l’on doit à un illustrateur polonais répondant au nom de Zbigniew M. Bielak. Ite missa est, allez en paix!
En reprenant progressivement le contrôle de l’Afghanistan à partir de mai 2021, les Talibans ont gravement remis en question le futur des libertés dans la société islamique, et notamment celles des femmes. Parmi elles, Shamsia Hassani. Première street artiste afghane, elle se bat depuis de longues années pour représenter la femme insoumise à travers des œuvres magnifiques peintes ou créées avec des outils numériques. Actuellement exilée à Los Angeles, l’ex enseignante à l’université de Kaboul met en scène les femmes oppressées dans un univers coloré. Comme en témoigne cette œuvre intitulée Death of Darkness, ses personnages ont les yeux clos pour exprimer la peur d’un monde sans avenir. Les fresques murales de l’artiste ornent les murs d’Afghanistan, des États-Unis, d’Italie, d’Allemagne, d’Inde, du Vietnam, de Suisse, du Danemark, de Norvège et d’autres pays. Pour en savoir plus: Shamsia Hassani
[Extrait]: See Jungle! See Jungle! Go Join Your Gang Yeah, City All Over! Go Ape Crazy! Interminable titre du premier LP de l’éphémère Bow Wow Wow paru en 1981. Managée par Malcolm McLaren, la formation britannique est plus connue pour ses scandales que pour sa musique qui peine à faire l’unanimité…
Passionné de peinture, le batteur David Barbarossa est béat d’admiration pour la toile d’Édouard Manet: Le Déjeuner sur l’Herbe. Il en parle à McLaren qui entrevoit immédiatement la possibilité de se livrer à une provocation via une interprétation parodique de l’œuvre. Il fait appel au photographe Andy Earl. La chanteuse Annabella Lwin pose nue, aux côtés de deux des autres musiciens habillés. La jaquette déclenche un énorme scandale au Royaume-Uni. La jeune fille n’a que 14 ans ! Dès la parution de l’album, sa mère indignée dépose plainte pour pornographie juvénile et demande l’intervention de Scotland Yard. L’enquête n’apporte aucun résultat probant mais l’image, déjà interdite aux USA, est remplacée par une photo de Annabella seule et habillée. Le cover art d’origine refera une apparition l’année suivante sur le EP intitulé The Last of the Mohicans…
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Photographe de renommée mondiale, Danny Clifford a passé sa carrière à photographier les artistes les plus emblématiques de la scène rock. Il a 20 ans quand, à la fin des années 70, il devient le photographe officiel de Bob Dylan. En shootant Queen, The Who, les Stones, Rory Gallagher, ZZ Top ou les Foo Fighters (pour n’en citer que quelques-uns), Danny a accumulé des souvenirs vivants, colorés et saisissants. Parmi les innombrables témoignages pris sur scène et backstage lors de concerts historiques, figure ce cliché du quatuor britannique en pleine bourre au cours des seventies: Status Quo.
Voici ce que Danny Clifford a dit à propos de cette photo prise en 1979 au NEC (National Exhibition Center) de Birmingham – UK: ″ Tous ceux qui ont pu découvrir Status Quo à cette époque se souviendront de ce moment incroyable au début du spectacle. Les lumières s’éteignent et un léger bourdonnement provient de la sono. L’obscurité règne; de la neige carbonique flotte sur la scène et se répand sur les premiers rangs. Backstage, le groupe est dans le noir. Soudain, le rideau tombe. Dans un rugissement, apparaissent Rick, Francis et Alan, ainsi que l’étonnant John Coghlan à la batterie. J’ai pris cette photo au début du spectacle pendant Caroline. Quel bonheur de pouvoir assister à ce moment incroyable! ″
De vous à moi : J’ai vu le Quo au Havre le 29 janvier 1977 (à l’époque ils ouvraient sur Junior’s wailing et Backwater). C’est l’un de mes meilleurs souvenirs, tous concerts confondus. La puissance et l’énergie qui émanent de cette photo traduisent à merveille ce que j’ai ressenti lors de cette soirée mémorable.