
[Vuillemin – Les Sales Blagues de L’Echo]: I read a terrifying article about the harmful effects of alcohol combined to tobacco… So I decided to quit – Drink, or smoke? – No, read!

Pour Anesthetic, son premier album solo paru en 2019, Mark Morton – connu pour mitrailler les riffs comme un GI sous amphètes – s’était livré à une approche plus conventionnelle du hard rock en se démarquant du heavy/trash metal de Lamb of God.
Avec le récent Without the Pain, le guitariste américain confirme le virage au frein à main et dévoile une autre facette de ses talents. Sur le beau cover art de ce deuxième opus on le voit de profil et on imagine son regard posé sur l’horizon de ces influences country rock et blues rock. Pour la circonstance Morton a fait appel à quelques potes triés sur le volet. Au fil des dix titres l’on découvre de fait les participations de membres de Clutch, Blacktop Mojo, Blackberry Smoke ou Tyler Bryant & The Shakedown. Entre autres.
Musicalement l’ensemble tient la route et s’avère très efficace grâce à un cruise control qui permet de rouler en toute décontraction entre rock marécageux (without The Pain), shuffle (Hell & Back), blues rock torride (Forever In The Light), ballade mélancolique (Come December), doom tonitruant (Noctural Sun) et americana (Kite String). Dernière station avant l’autoroute; faire le plein; direction le Sud, la Virginie. Dust, rageur et percutant, Brother à la fois classique et magistral et The Needle & The Spoon une réinterprétation sincère du classique de Lynyrd Skynyrd. L’album s’achève sur le rire d’un enfant avec Home, un titre au lyrisme mélancolique qui baigne dans une ambiance musicale envoutante.
Avec une tracklist haut de gamme Without the Pain est un album convaincant qui trouvera très facilement sa place aux côtés du Whomp Whack Thunder de Whiskey Myers.
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Patrick BETAILLE, novembre 2025
[Source: Romain Bély – Journal Sud Ouest]. Au cœur du Sud-Ouest montagneux, le photographe amateur béarnais, Éric Carrère sublime le massif pyrénéen avec des images magiques. Ce père de famille est commercial dans les assurances, ce qui l’invite à sillonner les routes du département des Pyrénées-Atlantiques, propices à quelques repérages. Le photographe s’est pris de passion pour l’image à la fin des années 1990; depuis L’appareil s’est perfectionné, les optiques se sont multipliées et l’œil s’est aiguisé. Cette photo de la lune sur le pic du Midi de Bigorre résume surtout la quête technique qui consiste à se trouver au bon endroit au bon moment, retient Éric Carrère.
Patrick BETAILLE, novembre 2025

Dixit Cody Cannon, chanteur et compositeur, le nom de son groupe aurait été inspiré par un certain Myers, un sans-abri et ivrogne notoire qui vivait au bord de la rivière du patelin. À l’époque, Cannon et ses potes l’avaient surnommé ″ Whiskey ″. C’est en utilisant ce sobriquet qu’en 2008 la formation sort son premier album: Road of Life.
Avec leur septième album, les six musiciens originaire de l’est du Texas qui composent Whiskey Myers, se révèlent au sommet de leur art pour perpétuer l’esprit du Southern Rock dans sa version la plus viscérale, loin des envolées de Lynyrd Skynyrd, Outlaws, Molly Hatchet et consort. ″ One, two, one, one, one, one! ″. Quand la country se joint au blues dans une exaltation propulsée par le rock, Whomp Whack Thunder incarne a lui seul le concept roots du rock sudiste. Rythmes percutants et guitares hargneuses sur Time Bomb et Tailspin alors que Midnight Woman s’ouvre sur un riff lent ambiance vaudou avant de se libérer sur un tempo classic rock. Ramblin’ Jones, titre à la fois séduisant et menaçant brille d’un groove tourbillonnant dont bénéficie également un Break These Chains plus bluesy. Born To Do, petit joyau de folk dans lequel narration, dobro et slide cohabitent à merveille. Vient enfin le moment de Monsters, une composition mélancolique dont les paroles qui explorent les thèmes de la peur, de la solitude et de l’espoir vous prennent aux tripes tant la musicalité et surtout l’interprétation sont émouvantes.
Portées par le chant habité de Cody, les mélodies sont imparables. Onze pépites taillées dans la masse pour conduire Whiskey Myers vers des horizons où sincérité, énergie, et sensibilité font la loi. Whomp Whack Thunder est non seulement un coup de tonnerre, c’est un grand album. Très grand!
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Patrick BETAILLE, octobre 2025
Le passage à l’heure d’hiver a toujours (et encore!) lieu le dernier week-end d’octobre. Ainsi, dans la la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025, à 3:00 les aiguilles reculeront d’une heure. Dormir une heure de plus tout en déprimant une heure de moins, en ces temps politiquement troublés c’est appréciable!
Patrick BETAILLE, octobre 2025
Dès qu’il a su tenir un crayon, le petit Thomas n’avait déjà qu’une idée en tête : dessiner et devenir artiste. Le garçon a grandi et son rêve est devenu réalité. Autodidacte, il a développé ses talents de graffeur sous le nom de Stom 500, pseudo dérivé de son prénom et des 500 milligrammes d’aspirine que doit prendre cet artiste migraineux pour maintenir le rythme imposé par ses projets. Il peint avec beaucoup d’imagination de larges fresques murales avec une prédilection pour les thèmes animaliers nourris par l’énergie euphorique des cartoons. Bombes, acryliques, le street artiste entretient un univers délirant avec des abeilles, des oiseaux, des poissons et d’autres quadrupèdes délirants parmi lesquels les chats occupent une place privilégiée. C’est ainsi qu’en 2017 ce Crazy Cat en mode Tex Avery a élu domicile sur un mur du quartier Port du Rhin à Strasbourg.
Pour en savoir plus et parcourir les œuvres de l’artiste dirigez-vous vers son site: Stom 500
Patrick BETAILLE, octobre 2025

Le bassiste-chanteur accompli surnommé ″ The Voice of Rock ″ n’avait rien produit depuis Resonate paru en 2016. Neuf ans que nous n’avions pas entendu de nouvel album solo de la part de Glenn Hughes. Impossible de lui en vouloir. Il avait un mot d’excuse justifiant d’une étroite et prenante collaboration avec Black Country Communion et The Dead Daisies. Chosen arrive donc à point nommé pour remettre les pendules à l’heure. L’ex-Deep Purple nous gratifie de dix titres vintage à souhait, dans la plus pure tradition d’un heavy rock porté par une voix toujours aussi impeccable et un jeu de basse souverain. Très classique dans sa conception mais hélas sans réelle surprise ou originalité, cette nouvelle production offre néanmoins une redoutable efficacité. On ne la fait pas à un briscard de 74 balais. Glenn Hughes le prouve en s’adjugeant la présence de pointures, celle notamment de Soren Andersen, le guitariste virtuose qui enchaine phrasés et riffs de haut niveau. Malheureusement, impossible d’échapper à Come and Go, la ballade ampoulée mélodramatique à souhait. Dommage!
Dommage aussi que pas un seul titre – à part peut-être en cherchant bien et après plusieurs écoutes – Voice in My Head ou Black Cat Moan – ne se détache vraiment d’un album somme toute bien léché, homogène et agréable à écouter.
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Patrick BETAILLE, octobre 2025