Tommie Smith – Mexico 1968

© Photo: Associated Press

Le poing levé vers le ciel est un signe de protestation exprimant une expression de révolte, de force ou de solidarité. Tout dépend de la cause que l’on défend et de la signification que l’on veut donner à son geste. Groupes ou individus, pour des motifs différents, ont utilisé cette attitude pour plaider une cause. Cette photo a été prise le 16 octobre 1968, lors des Jeux Olympiques de Mexico, pendant la remise des médailles du 200 mètres hommes.
On aperçoit Tommie Smith, vainqueur de l’épreuve, entouré de son compatriote John Carlos et de l’Australien Peter Norman. Les deux Américains tendent leur poing ganté de noir vers le ciel, tête baissé pendant que l’hymne The Star-Spangled Banner retentit.
En réponse à cette action, le président du CIO ordonne que Smith et Carlos soient suspendus de l’équipe américaine et bannis du village olympique. Les deux athlètes interdits de compétition à vie.


Ce geste est souvent associé au parti des Black Panther. Tommie Smith n’a jamais adhéré à ce mouvement. Il se réclame de l’Olympic Project for Human Rights, groupe qui proposait un boycott des Jeux par les athlètes afro-américains tant que leurs droits civils ne seraient pas respectés.


Eduardo Kobra – Las Etnias

© Eduardo Kobra – Las Etnias (Détail)

Vous êtes en train de flâner dans les rues de New York, São Paulo, Paris ou d’ailleurs, quand soudain, vous vous cassez le nez sur un mur couvert de couleurs psychédéliques et de visages réalistes. Bienvenue dans le monde fascinant d’Eduardo Kobra. Street artiste autodidacte brésilien, il est aujourd’hui l’un des muralistes les plus reconnus dans le monde, grâce à des œuvres plaidant les causes humanitaires, sociétales les et environnementales.
En 2016, à l’occasion des jeux olympiques de Rio, le street artiste a réalisé une fresque regroupant cinq visages provenant de cinq continents différents. 190 mètres de long sur un peu plus de 15 mètres de haut, Las Etnias a nécessité quarante jours de travail, 1000 litres de peinture et 3500 bombes aérosols. Monumental, ce chef d’œuvre d’engagement culturel de 3000 mètres carrés a offert à Kobra le record Guinness de la plus grande fresque murale réalisée par un seul artiste.


Il y a une intolérance croissante dans le monde. J’espère que cette fresque, dans l’esprit olympique des Jeux, aidera à rappeler que nous sommes tous différents mais qu’au fond nous sommes tous UN: l’espèce humaine ″.


Pour parcourir les œuvres de l’artiste et les messages qu’elles transmettent, dirigez-vous vers son site: Eduardo Kobra.