Manfred Mann – Ha! Ha! Said the Clown

 

[Extrait]: Il ne s’agit pas de ÇA, le personnage maléfique de Stephen King, pas plus que de l’une des multiples représentations du Joker. Le clown en question est un comédien de stand up qui se produit dans un cabaret. C’est là que se rend le protagoniste de l’histoire; le moral à zéro, il veut se changer les idées et se payer du bon temps. Sur place, son attention est attirée par une jolie fille qu’il tente de draguer. Elle lui sourit. Il pense parvenir à ses fins, jusqu’au moment où la belle lui avoue qu’elle est mariée à l’humoriste des lieux qui s’empresse de se moquer de lui: ″ Ha Ha ″ dit le clown! ″…
Au cours de sa tournée des popotes, Hazzard finit par entrer dans les bureaux de Gerry Bron – alors manager de Manfred Mann – qui, séduit, propose que le titre soit enregistré par son groupe. Très peu enthousiastes à l’égard d’une composition qu’ils trouvent inintéressante, les musiciens finissent par céder devant l’insistance de Lillian Bron, l’épouse du manager. Enregistré début février 1967 dans les studios londoniens de Philips, le single sort le 24 mars.

Rapidement Ha Ha said the Clown figure en bonne position dans les classements de la presse spécialisée: quatrième place dans le Melody Maker et le New Musical Express…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, mai 2023

 

Le lundi c’est permis – RockOla!

Source Image: Dita Von Teese/orient-express.com

 


[Michael Chabon – Auteur américain]: ″ I need to hear something that’s going to save my life: selecting songs from a jukebox – J’ai besoin d’entendre quelque chose qui va me sauver la vie: une sélection de chansons à partir d’un jukebox ″.


Patrick BETAILLE, mai 2023

The Equals – Baby Come Back

 

[Extrait]: Formé en Angleterre en 1965, The Equals était un groupe de pop anglaise composé de cinq musiciens dont Eddie Grant, auteur, compositeur et guitariste. Pour la première fois au Royaume-Uni, la formation intègre en son sein des blancs et des noirs jamaïcains, les jumeaux Dervin et Lincoln Gordon respectivement chanteur et batteur. Logiquement à l’époque, le répertoire du quintet s’appuie sur du ska teinté de rhythm & blues américain mais c’est avec un titre pop rock que la carrière de The Equals prend un tournant significatif avec Baby Come Back, une supplique pour le retour de l’être aimé…

Lors de sa première sortie en juin 1967, la chanson composée par Grant figure en face B de Hold Me Closer qui passe relativement inaperçu. Quelques mois plus tard, le label change de stratégie et réédite le 45 tours en mettant Baby Come Back en face A. Et ça fonctionne! En Allemagne tout d’abord, grâce à un disc jockey qui diffuse très largement ce qui deviendra un hit international, culminant en tête des ventes en Belgique puis au Royaume-Uni en juillet 1968…


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Patrick BETAILLE, avril 2023

Eddie Cochran – Summertime Blues

 

[Extrait]: En 1956 et 1957, de Skinny Jim à Mean When I’m Mad en passant par Sittin’ In The Balcony, Edward Raymond Cochran n’obtient que d’obscurs succès, mis à part peut être lorsque, armé de sa guitare Gretsch rouge, il interprète Twenty Flight Rock dans le film The Girl Can’t help It (La Blonde et Moi). Tout change en 1958 avec un titre composé avec Jerry Capehart, auteur-compositeur et ami grâce à qui le chanteur obtient la possibilité d’enregistrer au Gold Star Recording Studios à Hollywood. Écrit en 45 minutes Summertime Blues est publié en single au mois de juin 1958. Plutôt que les joies et l’insouciance de l’été, la chanson évoque le mal être des adolescents face aux contraintes imposées par la société…
Le titre fait mouche auprès de la jeunesse qui se retrouve pleinement dans les paroles. Musicalement tout le classicisme du rock’n’roll accompagne le texte: riff simple et efficace, rythme syncopé, nervosité du chant, claps de mains, tout y est pour bâtir une image à partir de laquelle le mythe du rebelle ne cessera de croitre, atteignant son apothéose en 1960, après le décès d’Eddie Cochran dans un accident de voiture.
Summertime Blues est intronisé au Grammy Hall of Fame en 1999 et sera classé 73ème dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps du magazine Rolling Stone…


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Patrick BETAILLE, avril 2023

Zager & Evans – In the Year 2525

 

[Extrait]: Des hymnes hippies comme Let the Sunshine In, aux chansons bubblegum du genre Sugar, Sugar en passant par les grands classiques des Beatles ou d’Elvis, la fin des sixties a connu sont lot de ritournelles marquantes. Marquantes et étranges aussi. C’est le cas de In the Year 2525 qui, pour la première fois, aborde musicalement le thème de la science fiction en évoquant les appréhensions de l’époque mais aussi l’émerveillement inquiet à l’égard de la technologie…

Le single sous-titré Exordium & Terminus évoque élégamment le début et la fin, celle de l’homme une fois que la technologie aura pris le dessus… Succès astronomique pour le duo folk-rock Zager & Evans. Il faut dire que l’époque se prête à merveille aux errances futuristes. Deux longs-métrages de sci-fi paraissent sur les écrans: La Planète des Singes et 2001, L’Odyssée de l’espace. Le 11 juillet, David Bowie raconte l’histoire du Major Tom lors de son Space Odity. Jugé naïvement fantasmagorique et descendu par de nombreux critiques, In the Year 2525 devient pourtant numéro 1 du Billboard Hot 1001 le 12 juillet 1969 et conserve cette place pendant six semaines. La chanson est ainsi en tête des charts anglais et américains lorsque Neil Armstrong pose le pied sur la Lune le 20 juillet. Bien qu’au bas de la liste alphabétique des artistes, Zager & Evans se retrouvent à côtoyer les étoiles avec leur hit écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires…


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Patrick BETAILLE, avril 2023

Them – Gloria

 

[Extrait]: Les Them, ce sont eux, un groupe rock de Belfast. En octobre 1964, le quintet enregistre son deuxième single, avec en Face A une reprise d’un standard de blues à mettre au crédit de Big Joe Williams: Baby Please Don’t Go , une tuerie! Sur la Face B, une composition du chanteur Van Morrison. Au départ peu diffusée en Angleterre, Gloria trouve en mars 1965 un écho très favorable aux Etats-Unis, parmi un public déjà friand de garage rock. Au point que sur la réédition d’avril 1966, Gloria est promue en face A. Particulièrement connue pour son rythme syncopé et son refrain énumérant une à une les lettres du prénom Gloria, celui de la nièce de Van alors âgée de 13 ans. Pour le texte, c’est une autre histoire, sans rapport aucun avec l’adolescente en question… Deux minutes et demie sans ambiguïté qui, sur scène, faisaient souvent l’objet d’une jam à rallonge avec force détails on ne peut plus explicites. Quiconque avait un doute quant au sens des paroles comprenait alors ce qu’il se passait quand une groupie allait à la rencontre d’une rock star…

Depuis plus de 60 ans, le nombre d’artistes ou de groupes ayant repris cet hymne à l’amour, en concert ou en studio, est tout bonnement incalculable…


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Patrick BETAILLE, mars 2023

Steppenwolf – Born to be Wild

 

[Extrait]: Vers le milieu des années 60, John Kay chante au sein de The Sparrow, un groupe de blues-rock canadien managé par Stanton J. Freeman. Proposition est faite aux musiciens de se produire aux Etats-Unis. En 1967, Kay, Nick St. Nicholas le bassiste et le batteur Jerry Edmonton quittent la formation et partent pour San Francisco où ils fondent Steppenwolf. L’aventure peut commencer. Très vite, en janvier 1968, sort le premier album éponyme qui contient déjà des titres qui deviendront la meilleure des signatures musicales du moment: Sookie Sookie, The Pusher et surtout Born to be Wild. Ce dernier a été écrit par le guitariste Dennis Edmonton (le frère de Jerry) sous le nom de Mars Bonfire…

À l’époque, Denis Hopper est en train de monter son film Easy Rider. Il souhaite que Crosby, Stills & Nash enregistrent la BO mais il y a un désaccord profond et c’est là la raison pour laquelle la musique du film devient un assemblage composé par différents artistes…

Belle opportunité pour Steppenwolf qui se retrouve un peu par hasard aux côtés de Jimi Hendrix, Electric Prunes, Roger McGuinn, The Byrds et Smith avec deux titres: The Pusher et le désormais incontournable Born to be Wild qui parait en juin 1968. C’est le troisième single du groupe mais c’est aussi celui qui obtient le plus grand succès – atteignant la deuxième place du Billboard Hot 100 américain – et se retrouve à la 129 ème place des 500 plus grandes chansons de tous les temps référencées par Rolling Stone Magazine. L’engouement du public pour ce titre prend d’énormes proportions après la sortie et le succès phénoménal en salle de Easy Rider. Devenu un véritable hymne à la gloire de la moto et le symbole de la contre-culture biker, Né Pour Être Libre se retrouve à l’honneur dans beaucoup de séries TV, de publicités, de films et fait l’objet d’un nombre impressionnant de reprises…

Le groupe de glam rock britannique Slade en a fait également une reprise avec laquelle il clôturait tous ses concerts. Pour preuve l’étonnamment fougueux Slade Alive! paru en 1972…


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Patrick BETAILLE, mars 2023

Norman Greenbaum – Spirit in the Sky

 

[Extrait]: Après quelques tentatives musicales peu convaincantes avec son groupe Dr. West’s Medicine Show & Jugband, Norman Greenbaum quitte son Massasuchetts natal et part s’installer à Los Angeles où il fait la rencontre d’ Erik Jacobsen, alors producteur à succès des Lovin’ Spoonful. En voyant à la télé un chanteur de country interpréter un gospel, et, inspiré par un riff très marqué par le Refried Boogie de Canned Heat, l’artiste de confession juive décide de composer une chanson à connotation religieuse: Spirit in the Sky. De la vie après la mort il est question. De Dieu également, mais, en terme d’accroche commerciale, Greenbaum préfère évoquer Jésus plutôt que Jehova…

À la grande surprise de Norman et de la maison de disques, le single publié en 1969 connaît un énorme succès international et se retrouve en tête des ventes dans de nombreux pays. Du haut des cieux, les royalties pleuvent mais Norman Greenbaum décide de se retirer. Il s’achète un ranch, se lance dans l’élevage de vaches laitières rapidement mis à mal par un divorce financièrement douloureux…

Quant à Spirit in the Sky, interprétée à l’identique en 1986 par Doctor and the Medics elle caracolera un temps en tête des charts britanniques. Le titre fera aussi partie de la BO de Apollo 13, le film réalisé par Ron Howard en 1995…


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Patrick BETAILLE, mars 2023

The Turtles – Happy Together

 

En 1963, deux adolescents de Westchester, Howard Kaylan et Mark Volman, forment un groupe de surf music baptisé The Crossfires. Ils parviennent à se faire un nom sur la scène étudiante de la région et signent chez White Whale Records, qui, pour chasser sur les terres de The Birds, leur fait changer de nom au profit de The Turtles. Leur premier single, une reprise de It Ain’t Me, Babe de Bob Dylan, obtient un succès foudroyant en se classant 8e au Billboard. Après plusieurs changements de personnel, les Tortues rencontrent leur plus gros succès en 1967 avec le single Happy Together, qui contre toute attente, détrône le Penny Lane des Beatles.

À l’origine, Gary Bonner et Alan Gordon, respectivement batteur et bassiste d’une formation de Boston (The Magicians), avaient proposé sans succès leur composition à plusieurs autres groupes. Tout change quand la démo atterrit chez White Whale Records. Gary Klein, le patron comprend immédiatement que la chanson sera parfaite pour la nouvelle image qu’il souhaite promouvoir pour The Turtles, et, grâce à son enthousiasme il réussit à convaincre le groupe de rentrer en studio. Malgré les apparences, Happy Together (NDLR – Heureux Ensemble) ne raconte pas l’histoire d’un couple d’amoureux. Dixit ses auteurs il s’agit en fait d’amour non partagé…

Le single sort en février 67 et se retrouve propulsé à la première place du Bilboard Hot 100 américain. Les ventes dépassent toutes les attentes les plus folles rêvées par la maison de disques qui presse le groupe pour qu’il grave d’autres pépites du même tonneau. Seulement voilà, les Turtles préfèrent rentrer dans leur carapace plutôt que de se soumettre aux exigences commerciales de leur label… 


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Patrick BETAILLE, janvier 2023

Le lundi c’est permis – Lola

© Photo: Raymond Cauchetier – Anouk Aimée. 1961 – Polka Galerie
 

[Joni Mitchell: All I Want]: ″ I wanna be strong, I wanna laugh along, I wanna belong to the living. Alive, alive, I wanna get up and jive, wanna wreck my stockings in some jukebox dive – Je veux être forte, je veux rire, je veux exister. Vivante, je veux me lever et danser, je veux déchirer mes bas en swinguant au son du jukebox ″.