17 mars! Célébration de l’événement le plus rock’n’roll de la chrétienté: La St Patrick! L’évangélisateur de la verte Erin débarque avec Shane McGowan. Le ″ Lord of the drinks ″ n’a pas son pareil pour vanter les vertus de la Murphy’s et de la Guiness qui sont à l’honneur et servies à température ambiante. Sur fond de Dirty Old Town, un blend de chez Jameson annonce la venue de The Boomtown Rats, Stiff Little Fingers et des Them. La température monte. Thin Lizzy et son Whiskey in the Jar annoncent le Black Bushmills tout droit sorti de la plus vieille distillerie du monde. À table maintenant! Seeafood Chowder servi en entrée par The Corrs qui s’éclipsent quand Gary Moore déboule avec le plat de résistance: un Irish Stew à la Guinness accompagné d’un Côte de Beaune) St Patrick a séjourné en France). La fougue de The Answer, des Mama’s Boys et de The Strypes couvre à peine les ″ Miam ″, ″ Scroch ″ et autres ″ Slurp ″. Au dessert, les Dubliners enchantent le Apple crumble cake alors que vient enfin le temps du café et du digestif: Irish Coffee! Le deux-en-un est servi par Rory Gallagher. Une Tatoo’d lady vient mettre un terme à ce raout auquel ne participe pas la bande à Bono et pour un Kopek elle accepte de jouer le rôle de guide pour cet Irish Tour commémoratif!
[Frank Zappa]: ″ MostRock journalism is people who can’t write, interviewing people who can’t talk, for people who can’t read – La plupart des chroniqueurs Rock sont des gens qui ne savent pas écrire, interviewant des gens qui ne savent pas parler, pour des gens qui ne savent pas lire ″.
Sa contribution au monde du rock est tout simplement légendaire. Le parcours atypique de John Douglas débute alors qu’il est au lycée. À la fois artiste et batteur dans un groupe local, il commence à peindre les peaux de ses grosses caisses. D’autres musiciens remarquent son travail et font appel à lui. Les créations artistiques de John n’échappent pas à la communauté rock. Une trentaine d’années plus tard, il a peint, personnalisé et modifié batteries et guitares pour certains des plus grands groupes du monde, notamment Pantera, Slash, Lynyrd Skynyrd, Kid Rock, Van Halen, Bon Jovi, ZZ Top et Aerosmith, groupe avec lequel l’artiste a entretenu une relation particulière. Tout a commencé par une rencontre au début des années 90 qui le conduit à peindre la guitare Billie de Joe Perry. Peu après, il customise les fûts de Joey Kramer, puis devient son technicien personnel. En 2019, lorsque Joey se blesse il le remplace au pied levé pour assurer la tournée américaine du groupe. Au cours de sa carrière et de ses nombreux déplacements John Douglas a peint des œuvres saisissantes représentant des icones du rock comme Billy Gibbons, Eddie Van Halen, Stevie Nicks, Dave Grohl, Bono, les Rolling Stones et beaucoup d’autres visibles ici: John Douglas Fine Art.
Putain 50 ans! En 1976, Steve Jobs lance Apple, le Concorde effectue son premier vol commercial, le film Rocky est à l’affiche et Jimmy Carter remporte l’élection présidentielle américaine. Queen passe une journée aux courses, Led Zeppelin fait acte de présence, Thin Lizzy s’évade de prison et les Eagles squattent un hôtel en Californie.
Petit voyage sur un chemin de mémoire musicale pavé de certains de ces albums intemporels, sortis il y a un demi-siècle, et qui ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de la musique populaire sur laquelle ne régnait pas encore l’autotune.
Évidemment il en manque dans ce millésime. Beaucoup! Dr Feelgood: Stupidity – Stevie Wonder: Songs in the Key of Life – David Bowie: Station to Station – Ramones: Ramones – Bob Dylan: Desire – Genesis: A Trick of the Tail Rolling Stones: Black & Blue – Scorpions: Virgin Killer – AC/DC: Dirty Deeds Done Dirt Cheap – Aerosmith: Rocks – Black Sabbath: Technical Extasy – JJ Cale: Troubadour – Bob Marley, Judas Priest, Blondie, Kiss, Blue Öyster Cult, Kansas, Eagles, ZZ Top, Boston, Rainbow, etc… Le bon temps quoi!
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Vous tombez de votre chaise en apprenant que Gims a obtenu en France le statu de plus GROS vendeur de disques 2025 en écoulant 260 000 exemplaires de son dernier album? Les divas de l’auto-tune vous donnent des envies de suicide? La soupe radiophonique et télévisuelle vous en touche une sans faire bouger l’autre? Le vide abyssal du rap mainstream vous met le foie au bord des lèvres? Le remède existe. Si, si! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de talentueuses volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Bien sûr, le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″ La musique c’est comme la vie, ça se respire ″ (Francis Zegut). La discothèque idéale est chroniquée ici: Rock’n’Roll Bordel!
Difficile de s’y soustraire! À l’approche des fêtes et avec l’arrivée éminente du Père Noël, le mercantilisme hivernal ciblé gère sa masse critique en vomissant son trop plein de consommables divers et déjà avariés. Le monde du rock, hélas, ne déroge ni à la règle, ni à ce déluge de trucs compilés, réédités, incontournables, indispensables, méga-top et déjà dans les bacs, à côté des invendus d’une saison déjà trop pauvre. Les artistes les plus intègres, les interprètes les plus déjantés, les musiciens les plus destroy, les groupes les plus cloutés s’y sont essayés. Tous ou presque – Doors, Beatles, Elvis, Ramones, Pearl Jam, etc. – de près ou de loin et tôt ou tard, se sont commis avec plus ou moins de bonheur dans la célébration du White Christmas et ce sans forcément se déshonorer sur les lauriers de Petit Papa Noël ou Jingle Bells. Admettons ! Tout le monde peut trouver son bonheur dans ces hommages de circonstance mais il est temps de reprendre le pouvoir et de lutter contre les ringardises auto-tunées des uns, la soupe samplée des autres et le racket insidieux de l’industrie musicale. Pour la préservation de vos cages à miel et de la culture musicale, il ne vous reste plus qu’à vous rabattre sur les quelques valeurs sûres qui échappent aux saisons et n’obéissent ni au forcing des majors, ni à la bouillie assénée par les médias. Or donc, et pour la lettre au Père Noël, il n’est pas encore trop tard et c’est par ici: Rock’N’Roll Bordel!
Et pour la Musique qui s’écoute aussi avec les Yeux ou autour d’un Jukebox!
Deux livres indispensables consacrés à la petite histoire du Rock qui, en s’attardant sur des trésors inoubliables et des anecdotes authentiques souvent passées sous silence, révèlent les dessous d’un phénomène qui a marqué l’histoire d’une époque culturellement et musicalement bouillonnante!
• Le Volume 1: Éloquence et Désaveu du Cover Arttraite de façon illustrée et argumentée de la censure des pochettes de disques. Des années cinquante à nos jours, sont analysées ces images qui, encensées ou bannies, ont définitivement marqué une épopée musicale ballottée entre communication, création artistique et censure. Prix Spécial: 30€ au lieu de 33€ – Port Offert!
• Le Volume 2: Remember the Sixties, passe en revue les succès emblématiques des sixties portés par le génie, l’astuce, l’intelligence, la folie et le brio de leurs inoubliables interprètes. Cent chroniques sur les 45 tours qui, en squattant les jukebox et les électrophones, ont marqué l’histoire d’une époque tumultueuse qui débute avec celle du rock! Prix Spécial: 22€ au lieu de 25€ – Port Offert!
• Prix Spécial Noël pour l’achat des deux livres: 50€ au lieu de 58€ – Port Offert!
Il faut quand même une bonne dose de culot et d’humour pour intituler un album ″ Pour Toujours et à Jamais! ″. C’est pourtant ce qu’osent les membres de The Hives – groupe en son temps modestement autoproclamé ″ meilleur groupe live de la planète ″ – qui posent aujourd’hui couronnés et vêtus de manteaux d’hermine et dont le leader Pelle Almqvist clame à qui veut l’entendre: ″ Nous sommes au sommet de notre art ″.
Depuis le boom du garage rock au début des années 2000, les rockers venus du froid suédois ont survécu à quasiment tous leurs alter egos grâce à une formule simple : un look impeccable, du gros son et une énergie sans faille. Avec The Hives Forever, Forever The Hives enregistré dans les studios de Benny Andersson d’ABBA, ils sonnent plus enragés que jamais. Ce septième album est bâti sur une véritable poudrière et un inconscient en manque de Sonics ou de Fleshtones a allumé la mèche. Résultats, 12 titres qui vous pètent à la gueule pour vous prouver que le rock, le vrai, n’est pas mort et qu’en toute royale modestie ce sont The Hives qui l’ont sauvé.
Après plusieurs décennies de batailles juridiques avec Fantasy Records, John Fogerty a finalement obtenu les droits d’édition de son catalogue. Mais il a aussi réalisé que jamais il ne possèderait les enregistrement originaux de Creedence Clearwater Revival. Qu’à cela ne tienne! Même si à 80 ans le chanteur-guitariste-compositeur n’a plus rien à prouver, il a fait le choix de relever le défi: réenregistrer une bonne partie des marqueurs de la musique américaine. Legacy, le bien nommé Creedence Clearwater Revival Years, regroupe 20 classiques du groupe revisités en famille. Une bonne parie de la tribu Fogerty s’est retrouvée en studio pour finaliser le projet pour le moins exigeant. Shane est à la guitare et à la basse, Tyler à la guitare, à la basse et aux claviers et Kelsy à la batterie. Malgré les ans, la voix de John n’a rien perdu et les gosses assurent à merveille pour honorer leur héritage avec une précision métronomique. Au point qu’à quelques détails minimes près l’on croirait entendre Up Around the Bend, Proud Mary, Travelin’ Band, Bad Moon Rising, Born on the Bayou, Fortunate Son et tous les autres interprétés à la grande époque par Doug Clifford, Stu Cook et Tom Fogerty qui aujourd’hui déclare: » Soit on est complètement différent, soit on fait de son mieux pour sonner exactement pareil. C’était un challenge passionnant, dit-il en ajoutant: ″ Pendant la majeure partie de ma vie, je n’ai pas été propriétaire des chansons que j’avais écrites.Les récupérer change tout « .
Aussi bons soient-ils, ces nouveaux enregistrements sont-ils meilleurs que ceux de feu Creedence Clearwater Revival ? Franchement non mais on s’en fout. Avec ces John’s Versions, Legacy permet de renouer avec les titres de l’un des plus remarquables groupes de l’histoire du rock et ses cinq albums classés dans le Top Ten entre 1968 et 1970.
Pau, en bas à gauche sur la carte de France. Pau, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques. Pau, son beth ceu, sa vue sur les Pyrénées, sa garbure, son roi Henry, quatrième du nom, et son François, notre… Premier Sinistre. Et puis à Pau il y a aussi un haut dignitaire du wok’N’wol. Bien qu’ayant déjà eu l’occasion d’exprimer tout le bien que je pense de Didier Céré et de sa musique, une question subsiste. Bordel! Comment fait-il? Presque cinquante ans que ce rocker pur et dur traine sa gouaille, ses tiags et ses guitares sur les routes de Navarre et d’ailleurs. Que ce soit avec les Rebels, Abilène, les Bootleggers ou en solo, contre vents et marées et musicalement très bien entouré, Didier a toujours diffusé la bonne parole en faisant preuve d’une énergie et d’une sincérité qui ne trompent pas. Pour preuve, sur sa route il a eu l’occasion de croiser les cordes avec des grands, y compris en ouvrant pour des pointures telles que Calvin Russel, Moon Martin, Toto, ZZ Top ou Johnny Halliday. Entre autres. Moi qui pensais qu’après une bonne dizaine de disques, ce Rock Rebel paru en 2021 signifiait peut-être la fin d’une histoire discographique, je me suis magistralement foutu l’accordeur dans l’œil. Tant mieux! Le vieux rocker n’a pas tout dit! Les 11 titres du tout nouveau Made in Rock’n’Roll ont été enregistrés et mixés à Pau et – s’cusez du peu – mastérisés à Austin Texas. Le Did reprend et adapte en français Breathless (Bad Bad Boy s’habille en Blouson noir), Brian Setzer (Radiation Ranch devient Le Rade des Zombies et Bruce Springsteen (pour Fire c’est Je Suis Toqué). Il rend aussi hommage à Johnny avec une version de Génération Perdue sorti en 1966. Quant au morceau qui offre son titre à l’album il s’agit ni plus ni moins que de Let the Good Times Roll de JD McPherson. En plus de Jeremy Mondou (guitare) et Mickael Mazaleyrat (Harmonica), l’incroyable noyau dur des Bootleggers est renforcé par un aéropage de talents incontestés: Fred Chapelier, Neal Black et le canadien Redd Volkaert aux guitares, Red Young et Larry Telford de Point Blank aux claviers (les sudistes apprécieront!) et l’immense frenchie Michel Mondou au saxophone. Made In Rock’n’Roll est un album au titre qui veut bien dire ce que ça veut dire. Si vous cherchez de l’IA, de l’autotune et du vocoder passez votre chemin et allez vous faire téter les yeux chez Orelsan. Rendez vous plutôt au Rade des Zombies (putain quel morceau!); sans Salma Hayek (comprenne qui pourra!), la tournée des 11 shots ne vous coûtera que 17 euros service compris. Pour passer commande: txdidier@wanadoo.fr
Sinon, la discographie complète sous forme de singles et d’albums est disponible en écoute ou à l’achat ici: Bandcamp/Bootleggers!