Andy Zax – Woodstock, Back to the Garden

Woodstock 50th anniversary

C’est pour bientôt! Un témoignage à la gloire – cinquantenaire oblige – de Woodstock. Back to the Garden,  38 CD regroupant la quasi totalité des concerts donnés pendant le festival pour revivre l’épopée des 3 jours de musique de l’emblématique festival. À l’exception de trois chansons, l’intégralité des prestations est enfin proposée, dont forcément un grand nombre d’inédits. Depuis le triple LP original de 1970 et en passant par un coffret sorti en 2009, ce rendez-vous historique ne proposait jusqu’alors qu’une vision partielle de l’événement. Publié le 2 août 2019, le coffret Woodstock 50 n’y va pas par quatre chemins. Un document sonore unique! 432 chansons pour un total de près de 36 heures d’enregistrements, 270 inédits incluant les concerts complets de The Who, Joe Cocker, Sly et Family Stone, Crosby, Stills, Nash & Young, ainsi que les prestations de The Grateful Dead, Creedence Clearwater Revival ou Janis Joplin qui ne figuraient ni dans le film, ni dans l’album original de Woodstock. C’est l’américain Andy Zax, auteur, producteur et historien de la musique qui est à l’origine du projet qu’il qualifie de ″documentaire audio ultime sur les années soixante″. Il faudra compter dans les 800 euros pour cette édition limitée à 1969 exemplaires mais des versions condensées à 10 Cd et 5 Lp seront également disponiblesToutes les infos sont disponibles sur: Rolling Stone Magazine.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Death NYC – Death is Free

© Death NYC

 

Véritable révélation dans le monde du Street Art, Death NYC exerce son talent sur les murs de la Big Apple. Sous ce pseudo se cache une artiste qui, à l’instar d’un Bansky, a choisi de rester anonyme afin de pouvoir travailler sans contraintes. Bien qu’il prête à confusion, le terme DEATH est en fait un acronyme qui signifie ″ Don’t Easily Abandon The Hope ″ (N’abandonne pas l’espoir facilement). A ses débuts, Death peignait sur les murs et les sols de magasins de Soho et Chelsea. Aujourd’hui son travail, essentiellement basé sur le détournement des images et symboles de la culture populaire, s’affiche un peu partout dans New York. Au détour des rues on peut ainsi croiser Kate Moss, Mao, Obama ou une Marylin Monroe au rouge à lèvres dégoulinant affublée d’un nœud rouge dans les cheveux et brandissant un spray de Jack Daniel’s. Imprégnées de Pop Art, souvent humoristiques ou empreintes de dérision, les œuvres de Death NYC sont parfois sombres mais elles restent esthétiquement épurées et percutantes. ″Pourquoi je pratique le Street Art? Parce ce que dehors tout semble plus beau!″, c’est ce que déclare la Street Artiste sur son site.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Le lundi c’est permis – Nombril

 


[Quino – Dessinateurs de Bd]: Le corps aussi a sa géographie. S’il est certain que c’est le Nord qui commande, le Sud aussi existe! S’il n’y avait pas ce que les filles ont au Sud du nombril, par où naîtrait, l’humanité? ″.


Patrick BETAILLE, juillet 2019

René Magritte – De Jeff Beck à Pink Floyd

Magritte Records Covers

 

[Extrait]: Les grands peintres ont souvent été source d’inspiration chez les concepteurs et créateurs de pochettes de disques et René Magritte reste probablement l’artiste qui a été le plus emprunté. Il faut dire que les toiles de l’artiste belge se prêtent admirablement à l’expression d’une approche esthétique au sein de laquelle domine un surréalisme source de questionnements et d’errances intellectuelles. Le cas le plus flagrant reste l’album du Jeff Beck Group qui pour son deuxième album Beck-Ola paru en 1969, s’approprie carrément La Chambre D’écoute peinte par Magritte en 1958. Le Beau monde, un autre tableau réalisé en 1962, est lui repris sur le Finnegans Wake de Tangerine Dream. Quant à Golconde, une toile datant de 1953, elle est reprise et adaptée pour la jaquette du premier opus éponyme de Dreams, un groupe de Jazz Rock éphémère incluant Michael Brecker et Billy Cobham.

En 1977 c’est au tour de Styx de pasticher le surréaliste en utilisant Le Blanc-Seing de 1965 pour l’album, le septième, qui lui ouvre les portes du succès: The Grand Illusion. Les emprunts au peintre belge sont parfois plus subtils mais tout aussi intéressants. C’est le cas de la pochette de Late For The Sky de Jackson Browne inspirée de L’empire Des Lumières daté de 1954. Enfin, il y a ce personnage typique de la peinture magritienne objet notamment du Fils de l’homme un autoportrait de 1964 et, la même année, de L’homme au Chapeau Melon. Mis en cène par Storm Thorgerson pour le compte du collectif Hypgnosis, l’homme en costume noir et chapeau melon est présent en 1978 sur l’album de Rush, Hemisphères et sur le Wish You Were Here de Pink Floyd dans la version coffret collector remastérisé de 2011. Sur ce dernier la mention ″Ceci n’est pas une boite″ fait évidemment référence à une huile de 1929 intitulée Ceci n’est pas une Pipe.

 

Patrick BETAILLE, juillet 2019


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Carole Épinette – Rock Fictions

Photos Rock Carole Epinette

Carole Épinette est une photographe reconnue et appréciée notamment sur les pages du Monde, de Libération ou encore de Rolling Stone et Rock & Folk. Pour Rock fictions publié en 2018 au Cherche-Midi elle nous offre en noir et blanc de magnifiques clichés d’artistes shootés sur le vif. Au travers d’une quarantaine d’images puissantes, AC/DC, Sex Pistols, Bashung, Arthur H, Metallica, Motörhead, James Brown et bien d’autres trônent en bonne place dans cet ouvrage de 150 pages. Alors, 40 photos pour 150 pages, le compte n’y est pas me direz vous! Eh bien c’est là que réside toute l’originalité du concept et, quelque part, l’aspect littéraire du projet. Des écrivains, des poètes et des journalistes ont choisi une photographie qui les touchait et ont donné libre cours à leur imagination. Parmi les 21 auteurs, Amélie Nothomb, Gilles Marchand, Bernard Minier, Thomas VDB et Jérôme Attal se sont prêtés au jeu. Nouvelles sombres, récits lumineux, divagations imaginaires, et parfois même déclaration d’amour à un groupe. C’est notamment le cas pour Jean Luc Bizien qui déclare à propos de Motörhead: ″L’univers se divise en deux catégories, ceux qui ont vu Motörhead en Live… et ceux qui n’ont pas cette chance… Aller à un concert de Motörhead, ce n’était pas assister à un concert de Rock. C’était vivre une expérience Métaphysique″. Rock Fictions parvient à réunir magie des mots et puissance de la photo avec pour fil conducteur l’amour du Rock!

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Jim Beam – la Part des Anges

Jim Beam, Kentucky Bourbon en feu

 

Coup de foudre chez Jim Beam! Dans la soirée du mardi 2 juillet, un gigantesque incendie a détruit un entrepôt du Kentucky. Le hangar contenait 45.000 fûts de 200 litres de bourbon. 9 millions de litres se sont ainsi consumés en dégageant des émanations qui, à n’en pas douter, ont dû générer un beau délire chez les habitants du plus-haut-des-cieux.  Sur terre, que les amateurs du breuvage se rassurent, la perte reste faible si l’on considère les quelques 3 millions de tonneaux stockés dans les différents dépôts de la firme et il ne devrait pas avoir de conséquences sur les exportations. Personnellement je préfère le Jack Daniels. Et Beam!

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Le lundi c’est permis – Taureaumachie

© Animal Heroes

 

[Francis Cabrel, La Corrida, extrait]: ″ Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire, j’entends qu’on s’amuse et qu’on chante au bout du couloir. Quelqu’un a touché le verrou et j’ai plongé vers le grand jour. Dans les premiers moments j’ai cru qu’il fallait seulement se défendre mais cette place est sans issue, je commence à comprendre. Ils ont refermé derrière moi, ils ont eu peur que je recule mais je vais bien finir par l’avoir cette danseuse ridicule… Je ne vais pas trembler devant ce pantin… Ils ont frappé fort dans mon cou pour que je m’incline. Ils sortent d’où ces acrobates?.. Sentir le sable sous ma tête c’est fou comme ça peut faire du bien. J’ai prié pour que tout s’arrête, Andalousie je me souviens. Je les entends rire comme je râle, je les vois danser comme je succombe. Je pensais pas qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe… Est ce que ce monde est sérieux? 

 

Eric Clapton – Life in 12 bars

Lili Zanuck Clapton Life in 12 Bars

Toujours soucieux d’avoir le contrôle sur son image et perfectionniste en âme, Eric Clapton a demandé à la réalisatrice Lili Fini Zanuck de lui consacrer un Rockumentaire. Sorti en salle en janvier 2019, Life in twelve Bars est désormais disponible en Dvd. Le film privilégie les archives fournies par le guitariste qui commente photos et documents sonores. Durant la première moitié du documentaire l’on découvre les blessures d’un enfant qui, rejeté et abandonné par sa mère, se réfugie dans la musique qu’il entend à la radio. Très tôt donc le Blues devient un refuge obsessionnel qui conduira le jeune prodige au sein des Yardbirds, de John Mayall & The Blues Breakers et de Cream! C’est aussi l’époque d’une autre passion dévorante; celle que nourrit le guitariste pour l’épouse de son ami George Harrison, Patti Boyd. Cet amour à sens unique conduit celui que l’on appelle désormais God à une descente aux enfers qui devient le fil conducteur de la deuxième partie. Amour contrarié, fragilité, dépression, alcool, Mandrax, héroïne, cocaïne, LSD. ″Je ne savais plus où j’étais… à l’époque je ne me suis pas suicidé car un mort ne boit pas!″, se souvient Slowhand qui trouvera néanmoins l’inspiration pour créer son chef d’œuvre au sein de Derek and the Dominos: Layla. Quelques années plus tard, la naissance de son fils Conor va le remettre sur pied. Malheureusement l’enfant meurt tragiquement en 1991 à l’âge de 4 ans et devient le sujet de l’un de ses plus beaux hymnes: Tears in Heaven. Les épisodes sont connus, bien sûr, mais la réalisatrice parvient à leur donner une nouvelle dimension grâce à des extraits, interviews et séquences vidéo jusqu’alors méconnues au cours lesquelles on croise notamment les Beatles, Dylan assistant à un concert de John Mayall à la télévision, ou encore une Aretha Franklin en studio. ″Aretha a d’abord ri, mais quand Clapton a commencé à jouer elle a arrêté de rire″ [Le boss d’Atlantic Records]. Il est aussi question de la fameuse tirade raciste lors d’un concert que le documentaire n’élude pas. ″J’étais bourré. Je me suis dégoûté moi-même ». C’était impardonnable. La moitié de mes amis étaient noirs et ma musique l’était aussi… Mais seule la bouteille comptait!″. Le portrait d’un homme tourmenté plutôt que celui d’un guitariste flamboyant est certes un choix risqué et il parait légitime de se demander pourquoi la musique, bien que présente et de belle manière, n’occupe pas plus de place tout au long des 2h15 de visionnage. En faisant le choix de la sincérité et de l’intime, Eric Clapton offre à Lili Zanuck l’occasion de réaliser un boulot remarquable, émouvant et passionnant. Une réussite et un vrai régal!

Patrick BETAILLE, juin 2019

Buck Uzzel – Woodstock

Buck Uzzel: Nick & Bobbi Ercoline
© Photo: Buck Uzzel

 

Du 15 au 17 août 1969, avait lieu le Festival de Woodstock, événement musical par excellence devenu la représentation emblématique de la culture hippie alors à son apogée. Organisé à Bethel dans l’État de New York et sur les 800 hectares des terres du fermier Max Yasgur, ce rassemblement a accueilli un demi million de spectateurs venus assister aux prestations de quelques 32 groupes ou artistes folk, rock, soul et blues. 50 ans donc qu’a eu lieu l’un des plus grands moments qui ont changé l’histoire de la musique populaire. De toutes les photos prises durant cette célébration du ″Peace and Love″ il en est une qui d’emblée s’est installée définitivement aux tréfonds de la mémoire collective pour la bonne et simple raison que c’est celle qui a été choisie pour illustrer la jaquette du triple album Woodstock: Music from the Original Soundtrack and More et l’affiche du film Woodstock de Michael Wadleigh. Buck Uzzel, l’un des photographes officiels présents sur les lieux, a immortalisé un jeune couple debout et enlacé sous une couverture improbable, au beau milieu d’une marée humaine couchée à même le sol boueux. Nick Ercoline et Bobbi Kelly ont à peine 20 ans à l’époque, se fréquentent depuis quelques mois seulement et décident de passer outre les recommandations de l’organisation en se rendant sur les lieux. Il leur faudra six heures pour parcourir 90 km en voiture et feront les derniers huit kilomètres à pied pour se retrouver si loin de la scène qu’ils n’ont rien vu du concert. ″Le vrai spectacle était sous nos yeux, tantôt un groupe improvisait un barbecue, parfois un couple faisait l’amour, d’autres chantaient, ou dansaient. Woodstock, c’était des moments volés d’intimité partagée. Le tout sans aucune violence, malgré des conditions frôlant le désastre″. 50 ans après Nick et Bobbi sont toujours ensemble. Mariés en 1971, Monsieur et Madame Ercoline ont eu deux enfants, deux fils, et coulent des jours heureux à 70 km de Bethel Woods, l’endroit où pendant ces trois jours de 1969 Musique, Amour et Paix unissaient toute un génération.

Patrick BETAILLE, juin 2019

Jack Daniel’s – Dilemme?

Citation

 


Women or Jack Daniel’s? It’s hard to say which will kill a man the quickest! – Les femmes ou le Jack Daniel’s? Difficile de dire lequel des deux anéantira l’homme le plus rapidement.


Patrick BETAILLE, juin 2019