MC5 – Kick Out The Jams

MC5 Kick out the Jams

[Extrait]:Kick out the Jams motherfuckers or get off the stage″ (Envoie la sauce enfoiré ou barre toi de la scène!) C’est par ces mots que Rob Tyner (chant), accompagné des guitaristes Fred Sonic Smith et Wayne Kramer, avait pour habitude de harceler les groupes qui partageaient la scène avec lui. Régulièrement, la formation du Michigan se faisait arrêter pour violences, obscénités ou grossièretés; parfois même, les musiciens n’avaient même pas le temps de monter sur scène que le police était déjà à la manœuvre. Le premier album du MC5 sort en février 1969 sur le label Elektra. C’est un live enregistré les 30 et 31 octobre 1968 au Grand Ballroom de Detroit lors de la fête d’Halloween. Protopunk par excellence, ce disque comporte entre autres titres ravageurs Ramblin RoseRama Lama Fa Fa Fa et Starship Figure aussi Kick out the jams qui donne son titre à l’album et qui devient l’objet de nombreuses polémiques, notamment avec la maison de disque qui d’emblée impose une version édulcorée sur laquelle Motherfuckers ″ est remplacé par Brothers’n’Sisters ″. Le terme fuck″, lui, reste présent sur l’intérieur de la pochette qui sera rapidement censurée. Pour ne rien arranger, le célèbre journaliste musical Lester Bangs, écrit dans Rolling Stone que le disque est ridicule, ennuyeux et prétentieux . Dès lors, certains disquaires refusent de vendre l’album allant même jusqu’à menacer le label de stopper les ventes de tous ses artistes. Craignant pour la discographie des Doors, eux aussi au catalogue, Elektra prend la décision de se séparer du groupe. Brûlot live sans concession, Kick out the jams, marquera définitivement l’histoire de la musique rock. Les 8 titres rendent compte sans fioriture de la provocation, de la puissance et de la sauvagerie des prestations scéniques du Motor City 5, par ailleurs magnifiquement représentées sur la jaquette réalisée à partir de clichés du photographe Joel Brodsky. And right now… right now… right now, it’s time to… kick out the jams, motherfuckers ″!

Patrick BETAILLE, janvier 2019


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Rock Anthology – 1969

1969 la révolution musicale!

Cinquantenaire oblige, retour sur une année politiquement bouleversante, socialement agitée, culturellement créative et musicalement prolixe: 1969! Le Concorde décolle, De Gaulle démissionne, le Vietnam est en feu, Denis Hopper débarque au Festival de Cannes avec Easy Rider, la lune se fait piétiner, le sang coule en Irlande du Nord et Jack Kerouac disparaît. Mais pendant ce temps là…

… Le 12 janvier, parution du 1er album de Led Zeppelin. Page, Plant, Jones & Bonham brandissent les tables de la loi du Hard Rock. Le 30 janvier les Beatles donnent leur dernier concert sur le toit des locaux d’Apple à Londres.

Le 1er mars Jim Morrison est arrêté pour outrage public lors d’un concert à Miami. En avril, Bob Dylan avec Nashville Skyline et Neil Young avec Everybody Knows, réinventent la Country Music. À la même époque Joe Cocker convoque Page, Winwood et Stainton pour son With a little help from my friends.

Joli mois de mai avec le premier opéra rock des Who. Pete Townsend met en scène Tommy, un ado perturbé, sourd et aveugle qui devient champion de flipper. Crosby, Stills & Nash, eux, établissent les fondements d’un rock californien sur fond d’harmonies vocales et de guitares lyriques.

Le 1er juin The Jeff Beck Group publie Beck-Ola. Jeff improvise, Rod Stewart chante Elvis, Nicky Hopkins pianote et Ron Wood tient la basse. Le 3 juillet Brian Jones est retrouvé mort dans sa piscine et le 21, sur les ruines de Cream,  Eric Clapton forme Blind Faith avec Steve Winwood, Ginger Baker et Ric Grech. Juillet c’est aussi la Soft Parade pour les Doors, l’album le plus atypique du groupe. Punk avant l’heure, Iggy Pop déballe ses outrances le 5 août à la tête des Stooges. 500.000 spectateurs, 3 morts (1 overdose, 1 accident de tracteur, 1 péritonite), 4 fausses couches, 2 naissances; c’est le bilan du festival de Woodstock qui a lieu du 15 au 18 août dans l’état de New York. Santana est sur scène avec un Soul Sacrifice mémorable qui figure sur l’album éponyme qui parait le 30 août.

Septembre: le 11, Janis Joplin en rupture d’avec Big Brother & the Holding Cie, revient avec son Kozmic Blues Band; frisson garanti! Le 22, un lundi, deuxième album de Robbie Robertson et ses potes canadiens: The Band. Le 26, John, Paul, George et Ringo traversent Abbey Road et livrent leur chant du cygne.

C’est en octobre que le Roi Pourpre est intronisé; le 10, Robert Fripp, Greg Lake & Ian McDonald sont In the Court Of the Crimson King. Le même jour Frank Zappa, sans les Mothers of Invention, sort Hot Rats, un album instrumental dans lequel rock et jazz sont en fusion. Le 22, Led Zeppelin revient avec un deuxième album; son whole Lotta Love orgiaque entre dans la légende. Le double Ummagumma de Pink Floyd  sort le 

Novembre! Creedence Clearwater Revival est au sommet de la créativité. A peine 3 mois après Green River et 10 mois après Bayou Country, John et Tom Fogerty servent un Willy and the Poor Boys éblouissant. Premier album et gros succès pour The Allman Brothers Band et son blues rock solidement imprégné des ambiances du sud. Grateful Dead sous LSD arrive dans les bacs le 10 novembre avec le psychédélique Live Dead. The Rolling Stones en sont déjà à leur huitième album avec le monumental Let it Bleed qui sort le 28 novembre; Live with meGimme ShelterMidnight Rambler et Let it bleedmagiques! Que ça saigne! C’est bien ce qui va se passer le 6 décembre 1969 à Altamont. Au cours d’un concert qui rassemble plus de 300 000 personnes un adolescent noir de 18 ans, Meredith Hunter, est poignardé par un Hells Angels.

En 1969 j’ai 16 ans! j’ignore allègrement les Bee Gees et je découvre Jethro Tull qui fait un Stand Up au son d’une Bourée enchanteresseJe n’oublie pas non plus ma totale incompréhension à l’écoute de Trout mask replica du Captain Beefhart ni mon intérêt pour le Good morning little school girl  de Ten years After dont le I’m going home me laissera sur le cul un an plus tard lors de la projection de Woodstock, le film. Quant au disque du MC5, il n’a été sauvé de la vindicte paternelle destructrice qu’une fois prouvé qu’il m’avait été prêté par un mien ami. Kick out the jams motherfuckers brothers’n’sisters!

Patrick BETAILLE, janvier 2019

Le lundi c’est permis – Chair de poule

Nice goose bumps

La chair de poule ou piloérection, réflexe pilo-moteur ou encore horripilation est une réaction de l’organisme. C’est un mécanisme réflexe entraînant la contraction des muscles érecteurs (muscles horripilateurs) reliant les poils à la peau, ce qui a pour effet de dresser les poils à la surface du corps et de créer ainsi une fine couche d’air isolante. L’épiderme prend alors l’aspect de la peau d’une volaille déplumée, notamment quand l’individu doit faire face à certaines situations comme le froid (Brrr!), la peur (Hiii!), et … la jouissance (Rhââ Lovely!).

Patrick BETAILLE, janvier 2019

 

Bonne Résolutions 2019 – Snoopy

Snoopy on the RoofSnoopy, personnage des Peanuts de Charles M. Schulz


Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it?!


Thoma Vuille – M. CHAT

Street Art Thoma Vuille: M.Chat
© Thoma Vuille

 

En 1997 à Orléans, lors d’un atelier de création artistique pour enfants, l’artiste franco-suisse Thoma Vuille adopte le félin imaginé par une petite fille et le décline d’abord sur les murs de la ville puis, très vite, lui fait découvrir toute la France. Après quelques soucis juridiques, le sympathique greffier investit peu à peu murs et toits pour finir par s’imposer en tant qu’étendard urbain de joie et d’optimisme. Depuis plus de 20 ans il est très fréquent de croiser Monsieur Chat dans les rues ou au détour de stations de Métro de la capitale. Il arrive aussi au gros matou jaune de se balader à Rennes, Nantes, Tours, l’Île de Ré ou La Rochelle, arborant fièrement son large sourire aux dents blanches. Espiègle témoin de la vie des quartiers, cette vedette du Street Art se promène en toute liberté dans des lieux souvent inaccessibles, allant même jusqu’à offrir sa mimique communicative et ses allures cartoonesques aux habitants de New York, Hong Kong, Séoul, ou Dakar. Pour une rencontre avec Thoma Vuille c’est ici: Monsieur Chat.

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Le Pire Noël est passé!

Erreur du Père Noël

 


Espèce de connard! J’avais commandé une Harley Davidson Electra Glide, pas un suppositoire à autobus!


 

Le lundi c’est permis – Noël, le grand soir!

Side Car Noël, GaaaaaZ!

Allez les frangins, vite! C’est bon pour le sapin! Reste plus qu’à le ramener à la maison, le poser, le décorer et à nous les cadeaux!.. GAAAAZ!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Peter Corriston – Rolling Stones: Some Girls

Peter Corriston Some Girls

[Extrait]: Lors de sa parution en 1978 le Some Girls des Stones, premier album intégralement enregistré avec Ron Wood, connait quelques déconvenues. Le packaging de ce seizième opus studio pose problème. Conçue par Peter Corriston la jaquette se présente sous forme de Die Cut qui, comme le Physical Graffiti de Led Zeppelin, consiste en découpages laissant apparaître des images différentes en fonction de l’orientation des sous-pochettes sur lesquelles figurent notamment les Rolling Stones grimés en femmes et des publicités pour la lingerie de Valmor Products Co. Ainsi, au gré des jeux d’inserts, apparaissent les visages des membres du groupe au côté de ceux de célébrités parmi lesquelles Brigitte bardot, Claudia CardinaleFarrah Fawcett, Lucille Ball, Raquel Welch et Marilyn Monroe. Certaines, dont Liza Minnelli (au nom de sa mère Judy Garland), ne manquent pas d’intenter une action en justice pour utilisation de leur image sans autorisation et obtiennent gain de cause. Très vite l’album est réédité. Toutes les représentations féminines, plaignantes ou non, sont remplacées par des patchs colorés et sur les feuillets internes on peut lire: ″Pardon our appearance″ et ″Cover under re-construction (″Désolés pour notre look″ et ″Pochette en cours de refonte″). Quant à la publicité Valmor, elle est conservée moyennant compensation financière non négligeable attribuée par le tribunal.

Patrick BETAILLE, décembre 2018


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Black Bonnie, le blog – Putain 10 ans!

Black Bonnie, anniversaire du blogUne décennie que je musarde dans la virtualité avec la prétention de pouvoir conquérir de nouveaux territoires. Dix piges que, semaine après semaine, tous les mois et à longueur d’années je viens déverser des considérations diverses, variées, futiles et, qui sait, peut être pertinentes sur des sujets plombés par mes propres centres d’intérêt. Une décennie que, hagard, j’erre dans le monde cruel de la sémantique, du vocabulaire ou de la conjugaison pour éviter l’écueil de la facilité. 3650 jours qu’avec un optimisme farouche je me malmène le neurone pour convaincre du bien fondé de ma démarche et de la sincérité de mes allégations. Jamais je n’aurais pensé durer aussi longtemps. Jamais je ne me serais cru capable de m’astreindre à cette discipline et de livrer des chroniques qui pourraient me valoir d’être considéré comme un piètre anecdotier ou célébré tel le Phénix de la blogosphère. Ce ne fut pas tous les jours facile. Souvent, j’ai songé à baisser les bras, à capituler, à rendre mon clavier et puis non. Putain dix ans! Et tout ça pourquoi? 856 articles, autant d’images, une nomination au Top Ten des Golden Blog Awards qui n’a pas abouti. Par dessus tout une grande satisfaction au regard des 263.164 visites et une infinie reconnaissance envers mes 213 abonnés. Merci! Infiniment! Du coup, aujourd’hui (après tout c’est un anniversaire), je m’octroie le droit de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la Critique de la Raison Pure d’Emmanuel Kant. Alors, juste comme ça, histoire de rester éveillé et de pouvoir continuer à emmerder mon monde, il se pourrait bien que je persiste encore à pratiquer l’onanisme cérébral sur Black Bonnie le Blog!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Zapping Photo – 2018 en images

Crash McLaren Fernando Alonso
© Photo: Francois Lenoir/Reuters

 

26 août 2018, Grand Prix de Belgique: Crash de Fernando Alonso sur McLaren dès le premier virage.

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2018. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2018, the year in photos.

Patrick BETAILLE, décembre 2018