Le lundi c’est permis – 25 Centimètres

Publicité SPA Italie

En 2011, la star du X Rocco Siffredi prête son image à la SPA italienne au profit d’une campagne contre l’abandon des animaux en été. Le slogan? ″ HO SEDOTTO E ABBANDONATO MA NON IL MIO CANE ″ (J’ai séduit, j’ai abandonné, mais jamais mon chien). À peine placardée sur les murs des villes transalpines, l’affiche fait l’objet de parodies drôles plus en rapport avec le fond de commerce d’un acteur: ″ Monsieur 25 centimètres ″. Le slogan devient beaucoup plus percutant: ″ SI LO ABBANDONI TI INCULO! ″ (Si tu l’abandonnes, je t’encule!).
Capito? Le message dissuasif est raide et la menace parvient à s’immiscer au plus profond des réseaux sociaux en jouissant d’une popularité qui finit par inonder la toile.

Patrick BETAILLE, janvier 2020

Brigitte Macron – Just a Woman!

© AleXandro Palombo

 

L’artiste italien AleXsandro Palombo met son art au service d’une campagne de sensibilisation sur les violences faites aux femmes. Maquillage choc pour entre autres Brigitte Macron, Angela Merkel, Hillary Clinton ou Michelle Obama qui depuis peu s’affichent sur les murs de Milan, méconnaissables sous le slogan: JUST BECAUSE I’M A WOMAN (juste parce que je suis une femme). Les photomontages auxquels se sont prêtées les premières dames sont accompagnés de légendes: ″ Je suis victime de violences conjugales ″, ″ Je suis moins bien payée ″, ″j’ai été sexuellement mutilée ″, ″ je n’ai pas le droit de m’habiller comme je veux ″, je ne peux choisir mon futur mari ″ ou encore ″ J’ai été violée ″. Bravissimo! Source et photos: LaDepeche!

Patrick BETAILLE, janvier 2020

Zapping Photo – 2019 en images

Bangkok, 8 Juin, 2019: Un participant nage dans une piscine remplie de bouteilles en plastique au cours d’une campagne de sensibilisation pour marquer la Journée mondiale des océans.

© Photo: Romeo Gacad / AFP

 

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2019. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). Attention les yeux! C’est ici et c’est en 3 volets:

2019 in Photos: Part 12019 in Photos: Part 22019 in Photos: Part 3

Patrick BETAILLE, janvier 2020

Bonnes Résolutions 2020 – Reiser

Le Gros Dégueulasse, personnage de Jean-Marc Reiser dit: ReiserPersonnage Jean-Marc Reiser

Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it?!

Patrick BETAILLE, janvier 2020

Bill Owens – Altamont 1969

Livre Altamont 1969, Bill Owens
© Photo Bill Owens

Le 6 décembre 1969, les Rolling Stones montent sur scène pour clôturer le festival rock gratuit d’Altamont dans le nord de la Californie. Largement improvisé, le rassemblement qui devait être une réponse à Woodstock de la part de l’ouest des USA,  s’est révélé catastrophique du début à la fin car sous-dimensionné pour pouvoir répondre correctement à l’affluence des 300 000 spectateurs. Tout au long de la journée et pour de banales questions de logistique la tension monte, notamment à cause de la présence des Hell Angels chargés d’assurer la sécurité, mais aussi du fait de la consommation d’alcool et de drogues. Ce qui devait arriver arriva. Alors que les Stones jouent Under My Thumb un jeune tente de monter sur scène. Refoulé par le service d’ordre il refait une tentative, cette fois armé d’un pistolet. Le Hells Angel Alan Passaro poignarde Meredtith Hunter sur lequel vont s’acharner plusieurs membres du gang. Avec la mort de ce black de 18 ans l’incident marquera la fin d’une époque, celle du Peace & Love, et, cinquante ans après, reste gravé dans les mémoires comme l’événement le plus tragique de toute l’histoire du Rock. Hunter ne figure pas sur les photos de Bill Owens qui couvrait l’événement mais le photographe a pris de très nombreux clichés au cours du festival. Sur l’un d’eux un des Hells Angels s’en prend à un spectateur à grand coups de queue de billard durant la prestation de Jefferson Airplane. Ces témoignages fascinants sur la frénésie, le chaos, les tensions et la violence de cette journée noire sont regroupés dans un recueil d’une centaine de pages intitulé: Bill Owens: Altamont 1969. Un témoignage visuel fort qui trouve sa place aux côté de Altamont 69 – les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d’un rêve, le livre de  Joel Selvin.

Guy Peellaert – Rock Dreams

Livre Rock Dreams. G. Peelaert

Connu pour avoir réalisé les jaquettes de It’s only Rock’n’roll des Stones,  Diamond Dogs de Bowie, Horse of a Different Color de Wily DeVille ou Pour nos Vies Martiennes d’Etienne Daho, Guy Peellaert a aussi conçu des affiches de films et pas des moindres: Short Cuts de David Altman, Taxi Driver de Martin Scorcese ou encore Les Ailes du Désir de Wim Wenders. Au milieu des années 70 les dessins de Guy Peellaert et la plume de Nick Cohn s’unissaient pour donner naissance à ce qui allait devenir un livre culte dans l’histoire du rock: Rock Dreams. Pas moins de 125 tableaux, principalement constitués de portraits des personnalités marquantes de l’histoire de la musique rock. Techniquement parlant l’œuvre relève d’un délicat mélange de photomontages et de peintures hyperréalistes réalisées à l’aérographe. Comme dans un album de famille, toutes les icônes américaines sont saisies dans leur intimité ou mises en situation dans des scénettes issues de l’imaginaire collectif ou des fantasmes de l’artiste. Bill Haley, Rolling Stones, Tina Turner, Elvis Presley, Sinatra, Bob Dylan et tant d’autres géants qui ont écrit les plus belles pages du rock sont là. Aujourd’hui encore considéré comme une oeuvre majeure, Rock Dreams est une invite pour un voyage dans le temps dans une magnifique machine à rêver qui part à la rencontre des mythes de l’Amérique et de la Pop Culture.

Guy Peellaert: Stones, Bowie, Willy DeVille


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, octobre 2019

Peter Rowen – Le Boy de U2

Boy U2. Photo Hugo McGuiness

[Extrait]: En février 1980, managés par Paul McGuiness les membres de U2 entrent en studio. Pendant sept mois et  sous la houlette de Steve Lilywhite, ils mettent au point les 11 titres de leur premier LP, Boy. Sur la pochette de l’album, la photo en noir et blanc du visage d’un jeune enfant aux yeux emplis d’un mélange de tristesse et de crainte. L’enfant s’appelle Peter Rowen, frère cadet de Derek Rowen, un ami de longue date de The Edge et de Bono qui déclarait à l’époque: ″J’ai l’image de la pochette en tête depuis deux ans. Elle exprime beaucoup de choses pour moi. Écouter l’album en tenant la pochette, c’est merveilleux!″… Publié sur Island Records, le disque sort en octobre 1980 au Royaume-Uni et en Irlande. Cinq mois supplémentaires seront nécessaire pour que Boy arrive sur le marché U.S. En effets, les Etats Unis et le Canada craignent que la photo soit perçue en tant qu’incitation à la pédophilie (ça ne s’invente pas!). La photo prise par Hugo McGuiness se voit donc censurée et remplacée par un patchwork – soit disant artistique – de clichés des quatre musiciens irlandais. Trois plus tard l’enfant a grandi. Yeux cernés, lèvre tuméfiée et expression colérique illustrent War, le troisième album de la bande à Bono incluant le fameux Sunday Bloody Sunday. Après avoir abandonné l’école à 15 ans et fait de la figuration dans le film d’Alan Parker The Commitments, Peter Rowen deviendra… photographe.

Patrick BETAILLE, septembre 2019


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Andy Summers – Monochrome Strat

Andy Summers Stratocaster Leica M

 

Bien qu’étant surtout connu en tant que musicien, Andy Summers est aussi écrivain et photographe. Quand l’énorme notoriété de Police lui en laissait le temps et chaque fois qu’il le pouvait, le guitariste jouait de son appareil photo. A ce titre, il a sorti en 2007 I’ll Be Watching You, un recueil photographique consacré aux années passées aux côtés de Sting et Stewart Copeland. Connaisseur et technicien avisé, le virtuose Andy travaille essentiellement en noir et blanc avec la Rolls du matériel photographique: Le Leica M.
Si le fabriquant allemand témoigne d’un savoir-faire incontestable, Fender et son Custom Shop construisent, eux, des guitares Signature, rendant ainsi hommage à certains grands talents. Le 17 septembre, Fender a lancé le modèle Andy Summers Monochrome Strat. En édition limitée à 50 exemplaires, la Stratocaster conçue par Dennis Galuszka fait appel à un collage de photos prises par Andy et est construite selon ses spécifications. Manche et touche en érable, corps 2 pièces en aune et  micros bobinés à la main. La signature du guitariste est apposée sur la tête de manche mais aussi sur la plaque de jonction manche/caisse. S’agissant d’un réel partenariat entre Fender et Leica, on retrouve aussi sur cette Fender Andy Summers Monochrome Strat le point rouge symbole de Leica sur la 15ème case. Présents également, des boutons de contrôle cylindriques de couleur argent similaires à ceux de l’appareil Photo. Il faut débourser 12 500$ pour ce morceau d’histoire instantané à 6 cordes et sensiblement la même chose pour le Leica M Signature qui lui aussi a droit à son édition spéciale. Vous avez demandé la  Police? Ne quittez pas!