Philippe Moine – Têtes de l’Art

Caricatures de Philippe Mone
© Philippe Moine

 

Philippe Moine le dit lui même en introduction: ″ C’est dans le journal Pilote, dans les années 70, que je découvre les caricatures des Grandes Gueule de Ricord, Mulatier, Morchoisme puis de Jean Michel Renault…″ Aujourd’hui, cet autodidacte palois qui au fil du temps est passé du crayon à l’acrylique, nous livre ce qui se fait de mieux dans le domaine de la portraiture hyperréaliste et exagérée. Les Têtes de l’Art sont là! Deux magnifiques ouvrages en format 24 x 32. Plats et dos cartonnés, 72 pages pour le volume 1 consacré à la musique, la peinture et aux humanistes; 80 pages pour le volume 2 dédié au cinéma, au théâtre et à la littérature. De Miles Davis à Didier Wampas, de Tim Burton à Bruce Willis les rencontres sont éblouissantes et l’on a la chance de pouvoir croiser Keith Richard, Freddie Mercury, Gainbourg, Zappa, Quentin Tarentino, Maïwenn et bien d’autres, tous sublimés par la justesse du détail et la précision du trait. La déformation des visages et le particularisme des attitudes tirent parti d’un beau travail sur les lumières. Les couleurs sont parfaitement maîtrisées et la brillance du papier sans grain vient transcender l’illustration flanquée d’annotations de la main de  l’artiste. Pas de verbiage, juste l’essentiel, avec çà et là quelques clichés et anecdotes venant étayer, souvent avec humour, des relations parfois privilégiées entre croqueur et croqué. Un vrai régal! Philippe Moine est vraiment une Tête de l’Art. Indispensables à tout adepte du genre ou amateur de beaux livres, ces classieux Têtes de l’Art préfacés par Sebastian Krüger et édités à compte d’auteur sont disponibles au prix de 20€ par volume ou 35€ pour les deux (frais de port 7€ pour 1 ou 2 livres). À la demande, dédicace personnalisée de la part de l’auteur.

Patrick BETAILLE, mars 2019

Sacrilège – Clapton is God!

Eric Clapton GodProbablement l’une des photos les plus célèbres de l’histoire du Rock. Nous sommes en 1965. Alors au sein des Yardbirds, Eric Clapton était en concert au Crawdaddy Club de Richmond à la périphérie de Londres. Le graffiti, soit disant l’oeuvre d’un fan inconditionnel, apparaît pour la première fois sur le mur d’une station de métro et élève le guitariste au rang de divinité: Clapton is God! Dans une interview en 1971 pour Classic Rock Magazine, l’artiste déclare que d’après lui il ne s’agit ni plus ni moins que d’un coup de pub. Quand les Yardbirds ont joué au Crawdaddy il y avait dans l’équipe un gars qui avait pour mission de jouer le rôle de chauffeur de salle en faisant la claque pour motiver le public. J’ai toujours été persuadé que c’est lui qui était à l’origine de cette inscription. Qu’importe! La légende était née et avec elle la répétition à l’envie sur les murs de Londres et d’ailleurs de l’emblématique sloganL’un de ces graffitis a été immortalisé alors qu’un cabot qui passait par là a trouvé opportun de se soulager précisément à cet endroit, même pas conscient qu’il serait à jamais figé pour la postérité. En avril 1965 God allait quitter les Yardbirds pour remplacer Peter Green au sein de John Mayall and The Bluesbreakers, puis, plus tard, pour fonder Cream.

Patrick BETAILLE, mars 2019

Le lundi c’est permis – Homophonie

Homophone: Nom commun, masculin. En linguistique, se dit des termes qui se prononcent de la même manière mais qui ont un sens différent. 


Humour Jacques Brel


Ne me Kite pas ″! Cylindre Malossi, admission Polini, carburateur Dellorto ou échappement Dopler… La brêle du Grand Jacques n’en veut pas, elle veut rester dans son jus!


Patrick BETAILLE, mars 2019

Le lundi c’est permis – Chair de poule

Nice goose bumps

La chair de poule ou piloérection, réflexe pilo-moteur ou encore horripilation est une réaction de l’organisme. C’est un mécanisme réflexe entraînant la contraction des muscles érecteurs (muscles horripilateurs) reliant les poils à la peau, ce qui a pour effet de dresser les poils à la surface du corps et de créer ainsi une fine couche d’air isolante. L’épiderme prend alors l’aspect de la peau d’une volaille déplumée, notamment quand l’individu doit faire face à certaines situations comme le froid (Brrr!), la peur (Hiii!), et … la jouissance (Rhââ Lovely!).

Patrick BETAILLE, janvier 2019

 

Bonne Résolutions 2019 – Snoopy

Snoopy on the RoofSnoopy, personnage des Peanuts de Charles M. Schulz


Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it?!


Thoma Vuille – M. CHAT

Street Art Thoma Vuille: M.Chat
© Thoma Vuille

 

En 1997 à Orléans, lors d’un atelier de création artistique pour enfants, l’artiste franco-suisse Thoma Vuille adopte le félin imaginé par une petite fille et le décline d’abord sur les murs de la ville puis, très vite, lui fait découvrir toute la France. Après quelques soucis juridiques, le sympathique greffier investit peu à peu murs et toits pour finir par s’imposer en tant qu’étendard urbain de joie et d’optimisme. Depuis plus de 20 ans il est très fréquent de croiser Monsieur Chat dans les rues ou au détour de stations de Métro de la capitale. Il arrive aussi au gros matou jaune de se balader à Rennes, Nantes, Tours, l’Île de Ré ou La Rochelle, arborant fièrement son large sourire aux dents blanches. Espiègle témoin de la vie des quartiers, cette vedette du Street Art se promène en toute liberté dans des lieux souvent inaccessibles, allant même jusqu’à offrir sa mimique communicative et ses allures cartoonesques aux habitants de New York, Hong Kong, Séoul, ou Dakar. Pour une rencontre avec Thoma Vuille c’est ici: Monsieur Chat.

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Le Pire Noël est passé!

Erreur du Père Noël

 


Espèce de connard! J’avais commandé une Harley Davidson Electra Glide, pas un suppositoire à autobus!


 

Le lundi c’est permis – Noël, le grand soir!

Side Car Noël, GaaaaaZ!

Allez les frangins, vite! C’est bon pour le sapin! Reste plus qu’à le ramener à la maison, le poser, le décorer et à nous les cadeaux!.. GAAAAZ!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Black Bonnie, le blog – Putain 10 ans!

Black Bonnie, anniversaire du blogUne décennie que je musarde dans la virtualité avec la prétention de pouvoir conquérir de nouveaux territoires. Dix piges que, semaine après semaine, tous les mois et à longueur d’années je viens déverser des considérations diverses, variées, futiles et, qui sait, peut être pertinentes sur des sujets plombés par mes propres centres d’intérêt. Une décennie que, hagard, j’erre dans le monde cruel de la sémantique, du vocabulaire ou de la conjugaison pour éviter l’écueil de la facilité. 3650 jours qu’avec un optimisme farouche je me malmène le neurone pour convaincre du bien fondé de ma démarche et de la sincérité de mes allégations. Jamais je n’aurais pensé durer aussi longtemps. Jamais je ne me serais cru capable de m’astreindre à cette discipline et de livrer des chroniques qui pourraient me valoir d’être considéré comme un piètre anecdotier ou célébré tel le Phénix de la blogosphère. Ce ne fut pas tous les jours facile. Souvent, j’ai songé à baisser les bras, à capituler, à rendre mon clavier et puis non. Putain dix ans! Et tout ça pourquoi? 856 articles, autant d’images, une nomination au Top Ten des Golden Blog Awards qui n’a pas abouti. Par dessus tout une grande satisfaction au regard des 263.164 visites et une infinie reconnaissance envers mes 213 abonnés. Merci! Infiniment! Du coup, aujourd’hui (après tout c’est un anniversaire), je m’octroie le droit de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la Critique de la Raison Pure d’Emmanuel Kant. Alors, juste comme ça, histoire de rester éveillé et de pouvoir continuer à emmerder mon monde, il se pourrait bien que je persiste encore à pratiquer l’onanisme cérébral sur Black Bonnie le Blog!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Zapping Photo – 2018 en images

Crash McLaren Fernando Alonso
© Photo: Francois Lenoir/Reuters

 

26 août 2018, Grand Prix de Belgique: Crash de Fernando Alonso sur McLaren dès le premier virage.

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2018. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2018, the year in photos.

Patrick BETAILLE, décembre 2018