
En 1970 t’avais un 49.9 bien préparé qui pouvait atteindre les 110 km/h. Aujourd’hui tu peux avoir une bécane de 1000 cm3 et plus de 100 chevaux avec laquelle tu ne pourras dépasser les 80 km/h. Va comprendre!

De gauche à droite: Bob Marley, Freddie Mercury, James Brown, Johnny Cash, Sid Vicious, Janis Joplin, Elvis Presley, John Lennon, Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Jerry Garcia et Frank Zappa.
De par leur notoriété, certaines œuvres de la culture occidentale font régulièrement l’objet de reprises constantes dans la culture contemporaine, notamment au travers de copies, parodies, mises en scène et autres détournements. C’est le cas de La Cène peinte par Léonard de Vinci en 1495-1497. Dans cette interprétation pour le moins inattendue on retrouve le gotha de célébrités aujourd’hui disparues après avoir écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du Rock. Personnage principal, c’est bien sûr le King Elvis qui préside ici The Last Rock Supper. L’on peut noter aussi que le rôle de Judas est tenu par Johnny Cash et que l’apôtre Pierre se retrouve dans la peau de Sid Vicious. Marie Madeleine, elle, devient hilare sous les traits d’une Janis Joplin probablement bourrée. En bout de table siège Simon, le comique de circonstance qui se retrouve sublimé en Frank Zappa à poil sur une cuvette de WC. A noter également les murs tapissés d’affiches de concerts de Muddy Waters, Jefferson Airplane et Grateful Dead. ″ Mais alors nom de Dieu de bordel de merde!! Y’a donc rien de sacré pour vous!?! ″ (Hamster Jovial).
Patrick BETAILLE, août 2019
Bernard Canetti, fondateur de Comme J’aime. On est tellement sûr que vous êtes bêtes à bouffer du foin! On est tellement sûr que vous êtes prêts à gober n’importe quoi! On est tellement sûr que vous allez nous donner du fric! On est tellement sûr que ça va marcher pour vous NOUS qu’on est même prêts à vous offrir une balance connectée WIVASY pour jauger le poids de votre crédulité!
Patrick BETAILLE, août 2019
″En 1922, c’est une femme, Trixie Smith, qui utilise pour la première fois le vocabulaire du rock dans sa chanson: My man Rocks me with one steady Roll″.(NdT: Mon mec me culbute vigoureusement). La Musique, Sophie Rosemont, journaliste aux InRocks et à Rolling Stone, elle connait! Depuis de nombreuses années elle grenouille dans le monde du Rock et elle a eu la chance de pouvoir rencontrer, côtoyer et interviewer bon nombre de représentants d’un genre qui le plus souvent se définit au masculin. En effet, quand on parle de légendes, généralement c’est de mecs dont il s’agit. Quand ça et là sont évoquées des Yoko Ono ou des Courtney Love, c’est en tant que ″femme de″ et ″copine de″. Quand sont retracés les parcours de Janis Joplin ou Amy Winehouse c’est au travers de la vision étriquée de leur penchant pour la bouteille. Ces figures mythiques ne sont que très rarement considérées pour ce qu’elles représentent en tant que valeur artistique, apport culturel ou influence. Girls Rock avec ses 350 pages s’attarde sur quelques 140 musiciennes qui au travers de leurs œuvres et de leurs talents ont largement contribué à l’édification du temple dédié à la musique populaire. Certes toutes n’y sont pas mais Rosetta Tharpe, P.J Harvey, Aretha Franklin, Patti Smith, Kate Bush, Cat Power, Poly Styrène, Nico et toutes les autres sont ici invitées. Histoire, style, engagement, rumeurs et discographie sont abordés au travers de bios, d’anecdotes et de témoignages qui soulignent l’importance de la Girl Power. Même sur fond de machisme et de discrimination, plus qu’un livre connement féministe, Girls Rock doit être considéré comme un document partial mais indispensable qui met au placard les groupies peroxydées pour rendre justice à ces oubliées du collectif musical. ″Les femmes ont des couilles. Elles sont juste un peu plus haut placées, voilà tout!″[Joan Jett].
Patrick BETAILLE, juillet 2019
La photo date de juillet 1980. C’est Manuel Litran, photographe pour Paris-Match, qui, à sa manière, témoigne contre l’une des conséquences des exactions à mettre au crédit de la connerie humaine. Le mignon petit chiot pelucheux a grandi, grossi, il prend de la place, il n’amuse ni n’attendrit plus personne et demande à ceux qui ont désormais ″ autre chose à faire ″ de lui accorder un peu d’attention. Vient le temps des vacances. Que faire de cet encombrant qui n’a plus de ″ compagnon ″ que le nom? Rocky va de fait rejoindre ses 139 congénères qui gisent sur l’asphalte. Ils ont été abandonnés par leurs propriétaires et la SPA ne peut répondre à l’ampleur du désastre que par l’euthanasie. Voilà pour la triste histoire de ce cliché douloureusement révélateur. Depuis cette époque, la SPA ne procède plus à ces éliminations massives. ″ Nous n’euthanasions pas par facilité ou pour des raisons de quotas… Nous faisons euthanasier par des vétérinaires uniquement pour raisons de santé, de souffrance extrême ou de dangerosité…″ Mais aujourd’hui encore et chaque année 100.000 animaux de compagnie sont lâchement abandonnés. Parmi eux 60.000 le sont en été, période durant laquelle monsieur, madame et leur progéniture éprouvent un irrépressible besoin de liberté en nu-pieds à scratch. Reste que le désastre en question est globalement passé sous silence par des médias qui préfèrent nous abreuver jusqu’à plus soif d’allégations étriquées et de reportages lénifiants à propos de la canicule du moment.
Patrick BETAILLE, juillet 2019

Le Tennessee Whiskey et sa bouteille carrée estampillée de l’emblématique étiquette noire semble définitivement associé à l’histoire du rock et de ses excès. Les Stones, Led Zep, Motörhead, Van Halen, Guns N’ Roses, entre autres, ont été parmi les plus efficaces promoteurs bénévoles du Jack Daniel’s, synonyme pour eux d’authenticité et de désinhibition; la preuve en images: When the Old No.7 rocks! Le monde de l’Art trouve parfois lui aussi son inspiration dans le bourbon de Lynchburg. Certains artistes affichent clairement leur appétence dans leurs compositions picturales, allant même jusqu’à associer les charmes de la dive bouteille à ceux, évidents, de pulpeuses créatures. C’est le cas de Jeremy Worst
Patrick BETAILLE, juillet 2019
Véritable révélation dans le monde du Street Art, Death NYC exerce son talent sur les murs de la Big Apple. Sous ce pseudo se cache une artiste qui, à l’instar d’un Bansky, a choisi de rester anonyme afin de pouvoir travailler sans contraintes. Bien qu’il prête à confusion, le terme DEATH est en fait un acronyme qui signifie ″ Don’t Easily Abandon The Hope ″ (N’abandonne pas l’espoir facilement). A ses débuts, Death peignait sur les murs et les sols de magasins de Soho et Chelsea. Aujourd’hui son travail, essentiellement basé sur le détournement des images et symboles de la culture populaire, s’affiche un peu partout dans New York. Au détour des rues on peut ainsi croiser Kate Moss, Mao, Obama ou une Marylin Monroe au rouge à lèvres dégoulinant affublée d’un nœud rouge dans les cheveux et brandissant un spray de Jack Daniel’s. Imprégnées de Pop Art, souvent humoristiques ou empreintes de dérision, les œuvres de Death NYC sont parfois sombres mais elles restent esthétiquement épurées et percutantes. ″Pourquoi je pratique le Street Art? Parce ce que dehors tout semble plus beau!″, c’est ce que déclare la Street Artiste sur son site.
Patrick BETAILLE, juillet 2019
Carole Épinette est une photographe reconnue et appréciée notamment sur les pages du Monde, de Libération ou encore de Rolling Stone et Rock & Folk. Pour Rock fictions publié en 2018 au Cherche-Midi elle nous offre en noir et blanc de magnifiques clichés d’artistes shootés sur le vif. Au travers d’une quarantaine d’images puissantes, AC/DC, Sex Pistols, Bashung, Arthur H, Metallica, Motörhead, James Brown et bien d’autres trônent en bonne place dans cet ouvrage de 150 pages. Alors, 40 photos pour 150 pages, le compte n’y est pas me direz vous! Eh bien c’est là que réside toute l’originalité du concept et, quelque part, l’aspect littéraire du projet. Des écrivains, des poètes et des journalistes ont choisi une photographie qui les touchait et ont donné libre cours à leur imagination. Parmi les 21 auteurs, Amélie Nothomb, Gilles Marchand, Bernard Minier, Thomas VDB et Jérôme Attal se sont prêtés au jeu. Nouvelles sombres, récits lumineux, divagations imaginaires, et parfois même déclaration d’amour à un groupe. C’est notamment le cas pour Jean Luc Bizien qui déclare à propos de Motörhead: ″L’univers se divise en deux catégories, ceux qui ont vu Motörhead en Live… et ceux qui n’ont pas cette chance… Aller à un concert de Motörhead, ce n’était pas assister à un concert de Rock. C’était vivre une expérience Métaphysique″. Rock Fictions parvient à réunir magie des mots et puissance de la photo avec pour fil conducteur l’amour du Rock!
Patrick BETAILLE, juillet 2019