Chuck Berry – Johnny B. Goode

Wagram Music – 2017

 

[Extrait]: Charles Edouard Anderson Berry grandit à Saint louis, Mississippi. Sa jeunesse, il la passe pour partie en maison de correction pour vol à main armée, comme ouvrier dans l’industrie automobile et à suivre des cours du soir pour devenir coiffeur. Il est passionné de blues et de jazz et trouve le temps de se consacrer à l’apprentissage de la guitare…

Lors d’un passage à Chicago en 1955, il fait la rencontre de Muddy Waters qui lui obtient une audition chez Chess Records. Il y enregistre sous le nom de Chuck Berry un premier succès – Maybellene – qui lui attire la reconnaissance du public noir et les faveurs des auditeurs blancs. Le jeu du guitariste est déjà très affûté et il n’a pas son pareil pour mettre en chanson des histoires de filles, de bagnoles et de fêtes, thèmes prisés par la jeunesse qui, en 1958, se passionne pour Sweet Little Sixteen, Carol ou Rock’n’Roll Music. Cette année là, paraît également Johnny B. Goode une autobiographie qui raconte l’histoire d’un garçon de milieu modeste qui devient célèbre grâce à ses talents de guitariste…

Pour que le single soit diffusé en radio le  » coloured boy  » devient  » country boy « . Ainsi, s‘agissant de réussir dans la vie, les fans blancs peuvent mieux s’identifier à un péquenot qu’à un black. Dans le mille ! Classée par Rolling Stone septième des 500 plus grandes chansons de tous les temps et en première place des 100morceaux de guitare. Johnny B. Goode restera à jamais l’une des chansons les plus reconnaissables de l’histoire du Rock…


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Patrick BETAILLE, septembre 2024

Doors – Light my Fire

 

[Extrait]: Quand Jim Morrison fait appel à Robby Krieger pour l’une des compositions d’un premier LP des Doors, les consignes sont pour le moins vagues. Il souhaite juste un truc universel et pérenne que les gens peuvent s’approprier facilement. Le guitariste de Jim apprécie particulièrement le Play with Fire des Rolling Stones. Il a en tête une évocation des quatre éléments. Il décide donc d’aborder le thème du feu sur une mélodie et des paroles de son cru qui évoquent le fait de laisser les inhibitions se faire dévorer par les flammes de la passion. ″ Tu sais que ce serait faux, que je serais un menteur si j’affirmais que l’on ne peut aller plus haut. Allez, viens, inspire-moi, essayons d’embraser la nuit. Il ne faut plus hésiter et se contenter de médiocrité. Essayer maintenant, ça n’est que risquer de perdre et de voir notre amour se transformer en bûcher funéraire ″.

L’ambiance folk d’origine prend une toute autre dimension lorsque Jim Morrison écrit le deuxième couplet consacré au bûcher funéraire et que Ray Manzarek propose une touche de classicisme à l’orgue. L’album The Doors sort en janvier 1967. long de plus de 7 minutes, Light my Fire sort en avril en version courte. Au constat que les solos d’orgue et de guitare ont été amputés pour que le morceau entre dans les 3 minutes, les auditeurs crient au scandale mais le single reste n°1 pendant trois semaines et se vend à plus d’un million d’exemplaires. L’Amérique ébahie découvre l’attrait quasi chamanique du ″ Lizard King ″…


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Patrick BETAILLE, juillet 2024

In Vinyle Veritas – Remember the Sixties

 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le patron de Columbia Records, convoque ses ingénieurs. D’après lui, le moment est venu de créer un nouveau format en remplacement du disque 78 tours. C’est ainsi qu’en 1948, le vinyle qui tourne à 33 tours par minute fait son apparition. Mais la concurrence est rude! RCA Records – une autre maison de disques américaine – consciente des enjeux, se lance à son tour dans l’innovation et, en 1949, commercialise le  45 tours. Avec un format réduit à 17,5 cm et un seul enregistrement par face, la firme compte bien relancer le marché du juke-box déjà présent dans les bars et séduire rapidement la jeunesse. Aisément transportable, d’un coup moins élevé, le single deviendra un formidable tremplin pour les artistes et accompagnera le développement de la musique populaire qui connaitra son apothéose au cours des seventies. C’est ainsi qu’en 1955 le Rock Around the Clock de Bill Haley and the Comets se vendra à 3 millions d’exemplaires et qu’en 1974 deux cents millions de 45 tours seront vendus. Malheureusement, la fin de la production du petit format est actée en 1993, entrainant de fait la fin irrémédiable des machines sonores publiques alors moribondes.

Mais qu’en est-il de la petite histoire, celle qui se cache derrière ces succès emblématiques qui ont jalonné la route du Rock? En 240 pages, le livre Remember the Sixties passe en revue une sélection de cent 45 tours parmi les plus marquants. Le sujet est traité par le petit bout de la lorgnette. Avec de savoureuses anecdotes s’ouvre le rideau de la scène anglo-saxonne où se joue une fantastique épopée au cours de laquelle le bouillonnement des sixties fut propice au phénomène musical le plus important de ces soixante-dix dernières années. Même en France, une véritable révolution – tant par les thèmes abordés (amour, sexe, drogue, politique, guerre, etc.) dans les chansons, que par l’exploration de nouveaux sons, rythmes et harmonies – portée par le génie, l’astuce, l’intelligence, la folie et le brio de leurs inoubliables interprètes : les jukebox heroes.


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Patrick BETAILLE, août 2024

Bobby Fuller – I Fought the Law

 

L’histoire débute tragiquement le 3 février 1959 par un crash dans un champ de l’Iowa. L’avion transportait des musiciens qui devaient se produire en concert dans le Minnesota, puis dans le Dakota du Nord. Quatre personnes sont tuées sur le coup. Parmi eux, Richie Valens et Buddy Holly, alors guitariste du groupe The Crickets.
Sonny Curtis, un ami de Buddy, guitariste texan comme lui, décide de rejoindre le groupe pour remplacer son copain. C’est avec cette nouvelle formation qu’il enregistre une chanson écrite peu avant et qui figure sur le premier LP post Holly : In Style With the Crickets. I Fought the Law paraît en single en décembre 1960. Le texte raconte l’histoire d’un délinquant rattrapé par la justice. En prison, sa copine lui manque, dans tous les sens du terme.
J’ai enfreint la loi et la loi a gagné. Ma chérie me manque et les moments passés avec elle aussi. Je l’ai abandonnée et je me sens tellement mal. Ma vie est foutue. C’est la meilleure nana que j’ai jamais eue. J’ai enfreint la loi et la loi a gagné. Je n’avais pas d’argent, j’en avais besoin, alors j’ai commis des braquages avec un flingue fait maison. J’ai enfreint la loi et la loi a gagné. J’ai abandonné ma chérie et je me sens si mal. Ma vie est foutue, j’ai enfreint la loi et la loi a gagné ″.
Il y a fort à parier que si Buddy Holly avait été encore de ce monde, la chanson aurait eu un retentissement immédiat. Il faudra attendre cinq ans pour que le titre sorte de l’ombre. Après avoir végété avec quelques hits mineurs, Bobby Fuller – un autre texan – décide d’enregistrer I Fought the Law qui sort en 45 tours en octobre 1965 sous le nom de Bobby Fuller 4 [normal, ils sont quatre – NDLR]. Six mois après que le titre ait fait son apparition au Billboard Top 10, Fuller est retrouvé mort dans la voiture de sa mère stationnée dans un terrain vague de Los Angeles. La police déclare qu’il s’agit d’un suicide par asphyxie, mais d’autres pensent qu’il a été assassiné.
Plus tard encore, nouveau rebondissement. De passage à Los Angeles, les Clash entendent la chanson sur un jukebox et décident de l’enregistrer. Leur version est plus sombre : ″ J’ai abandonné ma chérie ″ est remplacé par ″ j’ai tué ma chérie ″. CBS publie en Juillet 1979 ce qui deviendra l’hymne punk du moment.
En 1987 c’est Jello Biafra et ses Dead Kennedys qui s’y collent. Sur la compilation Give Me Convenience or Give Me Death, bien loin de la version originale, les paroles deviennent un hymne à l’anarchie évoquant l’alcool, le sexe, la corruption, la mort et le fric, le tout ponctué par un refrain de circonstance : ″ J’ai enfreint la loi et j’ai gagné  ″.


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Patrick BETAILLE, mars 2024

Desmond Dekker – Israelites

 

[Extrait]: Originaire de Kingston en Jamaïque, Desmond Adolphus Dacres fréquente dès son plus jeune âge l’église locale dans laquelle il chante régulièrement. Plus tard, au cours de son activité professionnelle, son talent attire l’attention de ses collègues qui l’encouragent à se lancer dans une carrière musicale.
Après quelques déboires, l’auteur-compositeur et interprète obtient en 1961 son premier contrat d’enregistrement avec Liberty Records. Celui qui dorénavant se fera appeler Desmond Dekker devra tout de même attendre deux ans avant de pouvoir sortir un premier disque…
Finalement, en 1963 Liberty publie Honour Your Mother and Father (la chanson que Desmond avait chantée lors de son audition deux ans auparavant) et qui devient un succès jamaïcain. La carrière de Dekker est lancée, faisant de lui l’une des plus grandes stars de l’île. Quatre frères sont alors recrutés en tant que choristes permanents pour jouer, sous le nom de Desmond Dekker and the Aces, un mélange de ska, de rocksteady et de reggae. La nouvelle formation enregistre bon nombre de titres mettant en valeur la culture jamaïcaine mise à mal par les difficultés économiques et les problèmes sociaux sur deux accords de guitare et des mots qui claquent…
Il est probable qu’au delà des mers le public ait été incapable de saisir le sens profond du texte chanté en créole jamaïcain mais musicalement le charme opère. Beauté de la voix, rythme enjoué et harmonies chorales suscitent un plaisir immédiat. Le single devient l’un des premiers succès internationaux rastafari. Il atteint les sommets des charts au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis. Dès lors, la Jamaïque devient le premier exportateur de bananes, de bauxite et de… Reggae.

 

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Patrick BETAILLE, février 2024

Bo Diddley – Who Do You Love?

 

[Extrait]: Parcours pour le moins atypique que celui de Ellas McDaniel. Enfant abandonné par sa mère de 15 ans incapable de subvenir à ses besoin, il est confié à sa tante qui, en 1935, s’installe dans un ghetto au sud de Chicago. Dès l’âge de sept ans, le gamin apprend le violon et commence à jouer et à chanter le gospel dans l’église de son quartier…
Il quitte l’école de bonne heure pour s’initier à la menuiserie et la lutherie. Parallèlement il se met à la boxe qu’il abandonnera rapidement pour se consacrer à la musique. Avec The Hipsters, son premier groupe, il joue dans les rues et dans les bars tout en vivotant de petits boulots pour assurer son quotidien. À temps perdu, il enregistre des maquettes et démarche les maisons de disques. Séduits par le son original et par le rythme afro-cubain de ses compostions, les frères Chess le signent et lui font enregistrer Bo Diddley/I’m a Man (avec Willie Dixon à la contrebasse), un premier disque qui sera le prétexte pour Ellas Mc Daniel de devenir Bo Diddley
Influencé par John Lee Hooker et inspiré par le I’m Your Hoochie Coochie Man de Muddy Waters, Bo enregistre Who do you Love ? Une espèce de shuffle hypnotique au cours duquel le protagoniste harcèle de questions sa femme qu’il soupçonne d‘adultère. Le single sort en 1956 sans atteindre les charts. Le public commencera à s’intéresser à la chanson et à toutes celles incluses dans la compilation sortie en 1958 : Bo Diddley. Des titres tels que Who Do You Love bien sûr, mais aussi Before You Accuse Me, Pretty Thing, I’m a Man ou Road Runner auront une énorme influence sur les jeunes britanniques qui découvrent le blues et les premiers disques de rock’n’roll. Plus encore après la tournée de Diddley au Royaume-Uni en 1963, avec en première partie un jeune groupe débutant et motivé: les Rolling Stones…

 

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Patrick BETAILLE, janvier 2024

Canned Heat – On the Road Again

 

[Extrait]: C’est l’histoire d’une rencontre. Celle en 1964 de Bob Hite, un employé de magasin de disques de Los Angeles, et de l’un de ses meilleurs clients, un collectionneur répondant au nom de Alan Wilson. Ensemble, ils décident de former un jug band pour partager leur passion commune pour le blues en se produisant dans la rue. Ils sont rejoints par le guitariste Henry Vestine, récemment viré des Mothers of Invention de Frank Zappa, puis par le batteur Frank Cook un virtuose ayant œuvré aux côtés de Chet Baker. Canned Heat était né. Pour le nom, Alan Wilson s’inspire du Canned Heat Blues de Tommy Johnson…

En juin 1967, le bassiste Larry Taylor arrive, le groupe se fait un nom lors du Monterey Pop Festival, et en juillet, Liberty Records sort un premier album éponyme contenant, entre autres, des reprises de standards de blues de Willie Dixon, Robert Johnson et Muddy Waters. Fin 1967, Fito De La Parra vient remplacer Frank Cook à la batterie. Boogie with Canned Heat, le deuxième LP, sort le 21 janvier 1968. Contrairement à son prédécesseur il contient principalement des compositions du groupe dont On the Road Again. La première version de l’album, dure 5 minutes. Pour être diffusée sur les radios, une version de 3 minutes amputée des solos d’harmonica et de guitare paraît en single aux États-Unis en avril 1968…

Voix de fausset, bourdonnement magique de l’harmonica et présence obsédante du luth indien provoquent une sensation de étrange de bien être à l’écoute des paroles évoquant le besoin et l’envie de voyager pour fuir les réalités de la vie quotidienne.

On the Road Again et une prestation au festival de Woodstock en août 69 consacrent mondialement Canned Heat et son blues mâtiné de boogie. La chanson se classe à la seizième place du Billboard américain et devient l’un des tubes de l’été 68 en Europe.


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Patrick BETAILLE, janvier 2024

Bill Haley – Rock Around the Clock

[Extrait]: Pas mal de controverses quant à savoir quelle a été la première chanson rock’n’roll jamais enregistrée. En 1991, après de nombreux et longs débats, le Rock and Roll Hall of Fame tranche en faveur de Rocket 88. Ce morceau a été enregistré le 5 mars 1951 par Jackie Brenston et Ike Turner au cours d’une session dans le studio du producteur Sam Phillips.
Ce dernier vend la chanson à Chess Records, qui l’édite en single en avril, sous le nom de Jackie Brenston & his Delta Cats. Publié le 5 mars 1951, Rocket 88 entre dans le classement rhythm & blues du Billboard à la fin du mois d’avril, atteint la première place en juin pour y rester cinq semaines consécutives. Saisissant l’opportunité, Bill Haley enregistre sa propre version en juillet avec son groupe The Saddlemen… 1953 sera un tournant pour le chanteur de Detroit qui abandonne la country and western pour se consacrer à un genre nouveau: le rockabilly. Changement de nom également pour les musiciens qui l’accompagnent ; dorénavant il s’agit de Bill Haley and His Comets

Le 12 avril 1954, Bill et ses sept comètes entrent en studio et enregistrent Rock Around the Clock. Publié en mai en face B de Thirteen Women, le single passe tout d’abord inaperçu. Mais Jimmy De Knight, conseiller technique pour Blackboard Jungle [Graine de violence – NDLR], choisit ce titre comme chanson principale. Le film sort en mars 1955 et rencontre un succès considérable. Réédité en Face A dans la foulée, Rock Around the Clock entre dans le Billboard Hot 100 en mai, pour s’y installer numéro 1 des ventes aux États-Unis pendant 8 semaines…

En 2018 aux USA, elle sera sélectionnée par la Bibliothèque du Congrès pour être conservée dans le National Recording Registry, car elle est ″ elle est culturellement, historiquement et artistiquement significative ″.


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 Patrick BETAILLE, décembre 2023

Deep Purple – Hush

 

[Extrait]: Parmi les titres de Shades of Deep Purple, le premier album du groupe de hard rock britannique, figurent trois reprises dont Hush, une composition de Joe South (Cf Billy Joe Royal – Hush). Publié en même temps que LP en juillet 1968, le single connaît un succès foudroyant aux Etats-Unis, grâce notamment à l’ambiance musicale à la fois pop et heavy élaborée à l’orgue par John Lord. Ce dernier qui était alors fasciné par le style et du son de Vanilla Fudge déclarait :  » J’ai commencé à faire ces trucs déjantés à l’orgue avec The Artwood et St. Valentine’s Day Massacre, mes groupes précédents. J’ai joué cette partition comme avec des congas. Le rythme de Hush ressemble plutôt à une samba. »
La chanson est l’une des préférées des fans, mais Ian Gillan venu remplacer Rod Evans en 1969 ne voulait l’interpréter durant les concerts avec le Mark II de Deep Purple. Il a fallu attendre l’arrivée du guitariste Steve Morse en 1994 pour qu’elle soit intégrée dans les setlists…


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Patrick BETAILLE, décembre 2023

Aretha Franklin – Think

 

[Extrait]: S’il est une artiste qui mérite bien le surnom de ″ Queen of Soul ″, c’est bien Aretha Franklin. Originaire de Detroit, cette chanteuse à la technique et à la tessiture de voix surprenantes fera à jamais partie des figures emblématiques de la musique populaire à consonance soul, rythme and blues et gospel qu’elle pratiqua depuis l’âge de 12 ans.
A 19 ans, elle épouse l’auteur-compositeur-producteur-manager Ted White qui prend en charge sa carrière en 1961 et lui obtient un contrat avec Columbia, label sur lequel paraît un premier album de jazz et quelques singles grâce auxquels Aretha commence à se faire un nom…

En novembre 1966, son contrat pour Columbia expire. Aretha signe alors avec Atlantic Records et, en janvier 1967, elle se retrouve dans les studios Fame de Muscle Shoals en Alabama pour enregistrer l’album I Never Loved a Man the Way I Love You. Le 10 avril 1967, Atlantic commercialise un deuxième extrait de l’album, une reprise d’une chanson d’Otis Redding : Respect. Ce second 45-tours se hisse à la première place des charts R&B pendant 8 semaines. C’est le début d’une célébrité qui se solde par une vingtaine de disques d’or et classe 8 albums en tête des charts. En 1968, la Reine sort les albums Lady Soul et Aretha Now, portés par les tubes Chain of Fools, I Say a Little Prayer et surtout Think qui paraît en single le 2 mai 1968. Les paroles de cette chanson d’amour féministe trouve un écho immédiat…

Respect et Think deviennent rapidement la signature de l’interprète. Avec ces symboles de la lutte pour l’égalité et la liberté, cris de ralliement du mouvement pour les droits civiques et hymnes féministe, le phénomène Aretha Franklin est lancé…


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Patrick BETAILLE, décembre 2023