Roger Dean – Yes!

Roger Dean: The Gun & Yes cd's covers

[Extrait]: Cet illustrateur de renommée internationale a, dès le début de sa carrière, crée un style dont les images évocatrices et visionnaires ont illustré avec bonheur le monde musical. Avec des techniques, des approches et des styles différents, lui et Storm Thorgerson ont fait passer la jaquette de disque du rang de simple emballage à celui d’œuvre d’Art à part entière. Les dessins de Roger Dean évoquent de façon stylisée des paysages et des mondes étranges inspirés par la littérature fantastique et par la Science Fiction. Des univers grandioses aux lumières étincelantes, peuplés de créatures mythiques, ont fait que cet artiste anglais  reste sans doute le plus connu dans l’illustration du Rock en général et du Rock Progressif en particulier. La première oeuvre discographique de Roger date de 1968; des montres hideux rampent et se meuvent sur la jaquette du premier album du power trio anglais The Gun (Race with the Devil) . En 1971 c’est l’album Fragile qui marque le début d’une longue collaboration avec Yes (Close to the Edge, Yessongs, Relayer, yesterdays, etc..). Choisie par Rolling Stone Magazine parmi les 50 meilleures pochettes du siècle, celle de Tales from Topographic Oceans (1973), illustre à merveille la musique et les textes cosmiques de l’album. Images et musique ne se sont jamais mieux rencontrées et complétées que sur l’association Yes – Roger Dean qui cette année encore contribue à l’image identitaire du groupe sur le dernier album: Heaven & Hearth.

Patrick BETAILLE, septembre 2014


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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MuPop – Le Musée des Musiques

Musée des Musiques PopulairesDe notre correspondant  permanent France-Breizh, Gaël Gourvezvank: « Un excellent musée à visiter pour les musiciens ou amateurs de musiques. Le MuPop de Montluçon. Le musée des musiques populaires couvre tous les styles:  (electro, guinguette, Rock, Punk, Métal, Disco, Swing, Rap, Fanfare, etc…..) et expose des instruments aussi bien  ancestraux que modernes. Dans une pièce, Jimmy Hendrix en concert sur écran géant avec murs de Marshall; comme si vous y étiez!  Dans une autre, le local de répétition d’un groupe punk des années 80, ou encore la chambre type d’un ado des années soixante. Le MuPop c’est aussi des expositions de costumes, d’affiches ou encore de pochettes de disques, de tourne-disques et de Juke Boxes… Envie d’écouter le son d’une cornemuse ou d’une Gibson de 1962? C’est possible! Un album de Pink Floyd ou de MC5? Egalement! »  Et si après avoir examiné de près les 3500 instruments de musique et participé au parcours interactif il vous reste un peu de temps vous pourrez le passer  au centre de documentation également présent sur le site. Pour en savoir plus: N’oubliez pas le guide!

Brimstone Coven, l’album

Brimstone CovenIl n’est pas dit que l’année 2014 s’achève sans un bon petit brûlot de Heavy Rock.  La jaquette de l’album éponyme de Brimstone Coven annonce une couleur que Richard Clayderman n’oserait entrevoir, même dans ses rêves les plus avinés. Crânes, grimoire, bougies, sorcières aux yeux vides… tout y est et pour sûr on imagine aisément les membres hirsutes de ce groupe de Virginie se balader avec le premier opus de Black Sabbath sous le bras. Dès la première écoute ça se confirme; les gus ne sont pas là pour enfiler des perles. Les riffs sont rugueux à souhait, la rythmique plombée et à n’en pas douter le chanteur « Big John William » à fignolé ses cordes vocales à la râpe à bois. Plus surprenant par contre,  c’est que ça et là viennent s’immiscer des ambiances plus bluesy, et parfois même des harmonies plus psychédéliques. De toute évidence Brimstone Coven a passé du temps à écouter les Maîtres du genre mais sans tomber dans le piège de l’imitation mercantile. Nous sommes bien au sein de ce que l’on pourrait appeler du Neo-Metal Retro (Sic!) et on ne s’ennuie jamais à l’écoute de ces 17 titres qui ne sont ni plus ni moins que la compilation remastérisée des deux premiers albums que ce combo prometteur a auto-produit entre 2012 et 2013.

Patrick BETAILLE, septembre 2014

 

Flash – In the Can

Flash In the Can

[Extrait]: 1970, évincé et remplacé par Steve Howe au sein de Yes, Peter Banks forme Flash dès 1971. Un premier album, In the Can, sort au printemps 1972. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous, et ce,  malgré un design accrocheur de John Hoernle. Ce premier essai est suivi à l’automne, d’un l’album éponyme tout aussi accrocheur au niveau packaging mais sans effet quant à la notoriété du groupe. Pourtant, le style musical de ces deux disques est fortement marqué de l’empreinte de Yes. Il faut peut être rechercher la cause de ces flops du côté d’une orientation musicale plus pop. Le groupe se sépare en 1973 peu après la sortie du troisième et dernier enregistrement studio Out of our hands. Un témoignage live est publié en 1997 dans la plus totale indifférence.

Flash Flash

Patrick BETAILLE, août 2014


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Jimi Hendrix – Experience illustrée

Hendrix Are you experienced Moebius

 

Milieu des années 70, l’âge d’or du rock. La bande dessinée entame alors sa révolution. Jusqu’alors plutôt destiné au jeune public cet art se tourne désormais vers le monde des adultes. Ainsi, l’on assiste en France à l’émergence de magazines tels que Métal Hurlant, l’ Echo des Savanes ou encore Fluide Glacial. Au sein de cette mouvance, les Editions Barclay qui entreprennent la réédition de la discographie de Jimmy Hendrix, ont alors une idée novatrice et intéressante: confier l’illustration des pochettes à des auteurs de bande dessinée.  Le premier double album qui réunit Are you Experienced et Axis: Bold as Love est confié à Moebius (alias Giraud, le dessinateur de Blueberry). Pour le second volume, Electric Ladyland, c’est Philippe Druillet et son univers incomparable qui met en scène le Guitar Hero. La pochette du volume 3 comprenant Band of Gypsys et The Cry of Love est dessinée par Solé. Un photographe publicitaire, Patrice Leroy, œuvre sur l’illustration du quatrième volet Hendrix in the West et War Heroes. Pour terminer, Patrick Lesueur, dessinateur à Pilote (Mâtin quel journal!) de son état, se charge du Greatest Hits de la série. Ces représentations sont magnifiques et elles prouvent que, même si l’un sollicite notre écoute pendant que l’autre est affaire de regard, Rock et BD entretiennent parfois une relation fusionnelle.

 

Hendrix Electric Ladyland Druillet

 

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Patrick BETAILLE, juillet 2014

 

Pink Floyd – Back Catalogue

© Phyllis Cohen/Tony May

 

[Extrait]: La pratique commerciale est courante: remettre sur le marché les œuvres déjà produites par un artiste. C’est ce que l’on appelle le ″ Back Catalogue ″. En 1997, EMI, la maison de disque de Pink Floyd passe commande d’ un poster destiné à promouvoir la réédition des disques du groupe. L’équipe sollicitée en ce sens, opte non sans humour, pour un concept consistant à peindre les six jaquettes originales de Storm Thorgerson sur le dos de filles nues. ″ Back ″… ″ Dos ″… Vous suivez? L’artiste Phyllis Cohen réalise ce body painting classieux qui sera mis en image par Tony May. J’offre une tringle à rideaux à quiconque me fournira le recto de ce cliché pris au bord d’une piscine privée de la banlieue sud de Londres. À bon entendeur!

 

Jaquettes Back Catalogue Pink Floyd

Patrick BETAILLE, Juillet 2014


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Toots and the Maytals – Live!

Toots and the Maytals Live

Ni scandale ni censure, ni controverse à propos de cet album. Juste une performance originale. En 1980 le groupe envisage de rentrer dans le Guinness Book of World Records. De fait, un concert au London’s Hammersmith Palais est enregistré, mixé, packagé et distribué en moins de 24 heures. Malheureusement le record ne sera pas homologué car une telle démarche nécessite une information officielle et préalable à l’événement. Personne au sein de la maison de disque n’avait fait le nécessaire en ce sens. C’est ballot! L’ idée de départ et sa mise en œuvre restent néanmoins louables. Quant à l’énergie légendaire de la bande à Frederick Nathaniel Hibbert – dit ″Toots″ – elle est bel et bien là, comme en témoigne ce disque évidemment historique.

Patrick BETAILLE, juin 2014


d’autres anecdotes à retrouver dans le livre:

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Morgan Neville – 20 Feet from Stardom

20 Feet from StardomLes Rolling Stones sont en train d’apporter la dernière touche à leur album ″Let It Bleed et réalisent qu’ils ont besoin, pour les chœurs, d’une voix qui déménage. Quelqu’un dans le studio pense à appeler Merry Clayton. Après un coup de fil houleux, la dame débarque dans le studio à 2 heures du matin, enceinte, en pyjama de soie et bigoudis sur la tête. Elle chante  Rape, murder, it’s just a shot away  sur Gimme Shelter. Mick Jagger en reste sur le cul. Cette histoire et de nombreuses autres tissent la trame de ce film sur le parcours des background singers de la musique américaine des années 60 à 80. Au travers d’entretiens et d’images d’archives Darlene Love, Táta Vega, Lisa Fischer (aujourd’hui choriste officielle des Stones), ou encore Judith Hill, toutes racontent, souvent avec beaucoup d’humour, ce métier de l’ombre. Sous les caractères bien trempés de ces chanteuses exceptionnelles, on découvre des femmes fragiles, pudiques, souvent meurtries de n’avoir pas été reconnues pour leur véritable talent. Toutes évoquent rêves et désillusions, joies et peines,  mais surtout un amour immense pour la Musique. 20 Feet from Stardom donne également la parole à Mick Jagger, Bruce Springsteen, Stevie Wonder, Bette Midler, Sting… Tous rendent un hommage visiblement sincère à ces indispensables ″background girls malheureusement appelées à disparaître d’un univers musical où le look supplante la voix et où les overdubs et autres bidouillages électroniques remplacent les chœurs à moindre frais. Ce documentaire reste une grande fresque musicale, certes;  mais il va plus loin encore en évoquant les soubresauts d’une société en pleine mutation et l’évolution de la condition féminine. Incontournable,Indispensable, Exceptionnel! Pour une fois ces termes, trop souvent galvaudés, prennent un sens.

PB, juin 2014

The Jimi Hendrix Experience – Electric Ladyland

The Jimi Hendrix Experience censure Electric Ladyland

[Extrait]: S’il ne faut retenir qu’un seul album du Jimi Hendrix Experience c’est celui ci. Electric Ladyland est non seulement le chef d’œuvre d’ Hendrix mais c’est aussi un des albums majeurs sortis ces quarante dernières années. Le gaucher de Seattle y érige son propre style musical afin d’être enfin reconnu pour ses talents de composition et non plus seulement pour ses prestations scéniques. Au départ ce n’est pas l’alchimie entre Blues, Psychédélisme, folk et rock qui fait parler d’elle mais bien autre chose: la pochette… En ignorant les exigences de l’Artiste, la maison de disque choisit de publier l’image d’un groupe de femmes nues. Sur le cliché d’un certain David King certaines de ces femmes tiennent des photos d’Hendrix, d’autres des disques de l’Experience. l’Amérique puritaine ne l’entend pas de cette oreille et interdit la publication en l’état du double LP qui au final sort avec une jaquette arborant le visage stylisé du guitariste. Heureusement et comme souvent, la vieille Europe – et surtout l’Angleterre où tout se passe au niveau du rock – accepte l’édition de la pochette originale. Le disque arrive ainsi dans les bacs le 25 octobre 1968. L’on sait aussi que plusieurs disquaires refusent de vendre ce qu’ils qualifient alors de  » pure pornographie « ! D’autres, sûrement aussi frileux, mais préférant privilégier les bénéfices potentiels que représente cette bombe musicale, vendent l’œuvre emballée dans du papier kraft…


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Patrick BETAILLE, juin 2014

 

The Beatles – Yesterday and Today

 

[Extrait]: C’est en Juin 1966 que Yesterday & today arrive dans les bacs outre Atlantique. Composé de singles, de faces B et de chansons d’albums précédents, l’album en tant que concept ne plait pas aux quatre garçons déjà dans le vent. A l’époque les Beatles n’ont contractuellement aucun pouvoir de décision mais,  bien que très occupés par l’ élaboration de Revolver, ils parviennent à convaincre le staff de Capitol Records pour ce qui concerne la mise en oeuvre de la pochette du disque. Pour l’occasion, le photographe Robert Whitaker met en scène les Fab Four déguisés en bouchers et posant au milieu de pièces de viande et de baigneurs démembrés. Une façon humoristique d’exprimer un désaccord profond vis à vis de l’assemblage disparate des 11 titres. Cette photo, à l’origine du qualificatif de Butcher Cover, génère un tel scandale que les dirigeants de Capitol doivent retirer le disque de la vente pour le réinjecter avec une nouvelle jaquette.  Peine perdue! Yesterday & Today deviendra la première production financièrement déficitaire de Capitol et sera le dernier disque produit par le marché américain sans le consentement direct du groupe. Reste que les heureux possesseurs d’une des 750 000 mille copies de la première version de l’album ont en main un joli capital; un de ces exemplaires s’est récemment vendu aux enchères 15 300 Dollars!


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