Tyler Bryant & the Shakedown – The Wayside

Tyler Bryant & the Shakedown EP The Wayside

 

Texan d’origine Tyler Bryant forme son premier groupe à l’âge de 15 ans. Très vite remarqué, le guitariste est sollicité par Eric Clapton pour une participation au festival Crossroads 2007 de Chicago. Dans la foulée d’autres artistes tels que B.B. King ou Johnny Winter l’invitent à partager la scène. Avec son groupe, The Shakedown, Tyler fait les premières parties de Jeff Beck, Lynnyrd Skynnyrd, Joe Bonamassa et Aerosmith (Graham Whitford, le fils du guitariste d’Aerosmith fait partie du combo). Après un premier album remarqué en 2013 intitulé  ″Wild Child″, Tyler Bryant and the Shakedown sort   ″Wayside″ un EP produit par Vance Powell (Jack White, Seasick Steve). Six morceaux, ça peut paraître court, mais ce mini album c’est du lourd!  De la balade blues ″The devil’s keep″ au gros titre hard ″Stitch it up″ en passant par le classique ″Mojo Working″, le champ du blues rock qui tâche est couvert et bien couvert. Par les temps qui courent ce serait une grosse lacune que de passer à côté de ce petit brulot qui n’est pas sans rappeler la grande époque des Black Crowes ou des White Stripes! 

Tracklist: 1 Criminal Imagination 03:28 – 2 Loaded Dice & Buried Money 03:41 – 3 Mojo Workin’ 03:14 – 4 Stitch It Up 03:23 – 5 The Devil’s Keep 04:27 – 6 The Wayside 03:45.

Patrick BETAILLE, août 2016

Violence Terroriste et Violence Politique, le Mur!

© Gerald Scarfe – The Scream

 

Nice, 14 juillet 2016! Le moment est venu de faire preuve de réalisme, de modestie, de pudeur et de dignité. Il est temps d’admettre l’impuissance, de reconnaître erreurs et faiblesses. Il convient d’arrêter de se vautrer dans la suffisance ou le mépris et d’oublier pour un temps les prétentions électoralistes. Élus  de tous bords,  aujourd’hui plus que jamais vous avez un devoir d’unité constructive. Alimenter le débat à grand renfort de, Yzorédu, Javédikeuh, Yavéka ou cépamoicélui ne fait qu’ ajouter du dégoût à la menace, de l’abjection à l’horreur, et de l’obscénité à la peur. La violence que nous exécrons elle est votre. Le terrorisme que vous vilipendez il est dans vos rangs. Ça suffit ! Aidez-nous merde ! C’est pour ça que vous êtes aux responsabilités, pas pour nous jeter contre le mur !

Robert LaDuke – Le Rêve Américain

Robert LaDuke Mercury 2012
© Robert La Duke

 

Né en 1961 aux États-Unis à Holyoke, petite ville du Massachusetts, Robert W. LaDuke semble avoir fait un voyage dans le temps pour se retrouver coincé quelque part entre les années 30 et 40. Les peintures narratives de l’artiste consistent en un amalgame de souvenirs et de nostalgie tout droit sortis ou influencés par la vie quotidienne. Souvenirs de balades en famille dans la Cadillac qui tracte un ″Airstream″. Nostalgie des longues heures d’enfance passées à jouer avec des modèles réduits populaires à l’époque ou à parcourir les pages publicitaires de Life Magazine. Avions, trains, voitures, navires sont essentiellement à l’honneur dans des acryliques aux couleurs vives desquelles se dégage un mouvement générateur de rêves. Chaque œuvre semble raconter une histoire, un peu comme une bande dessinée réaliste qui se contente de définir le cadre d’interprétations multiples et délicieuses: The streamlined work of Robert LaDuke

 

Salch décrypte l’Euro de foot 2016

Fluide Glacial et Salch décryprent l'Euro de foot 2016
© Salch

 

Salch vient de sortir le premier album de sa série de dessins consacrés aux Looks de Merde. Bobo, animateur télé, cadre sup, ministre, vendeur, hipster etc, tout le monde y passe dans ce LookBook composé de fiches signalétiques trash, hilarantes et volontairement acerbes. Eric Salch c’est aussi la star montante de Fluide Glacial et il s’affiche en couverture du dernier numéro du mensuel qui titre: ″Cet été suivez l’euro 2016 des baiseurs de putes″. D’aucuns trouveront certainement obscène et honteuse la caricature du monde footballistique… Et Sepp Blatter qui est soupçonné par la FIFA d’être impliqué dans un détournement de 80 millions d’euros c’est pas obscène ça? Et cette même FIFA qui doit rendre des comptes sur un paiement douteux de 1.8 millions au bénéfice de Platini, c’est pas honteux ça? Et Ribery? Et Benzema? Et Valbuena? Sont pas obscènes et vulgaires dans leurs propos et leurs agissements?

 

Paul Simonon – Wot! No Bike?

Paul Simonon, Wot! No Bike?
© Paul Simonon

 

Né en 1955 à Brixton, banlieue sud de Londres, Paul Simonon a toujours été passionné par l’Art. Il s’intéresse à la peinture bien avant de rencontrer Mick Jones. Quand il se met à la basse il manie le pinceau depuis longtemps déjà. Bon nombre de toiles ont été réalisées quand il compose Guns of Brixton et l’immense succès de l’album sur lequel figure le titre n’altère en rien son enthousiasme pour l’histoire de l’Art. Lors des tournées du groupe, le musicien ne rate pas une occasion de fréquenter musées et galeries. Malgré tout, c’est en tant que bassiste de The Clash que Paul Simonon construit sa notoriété. La photo qui illustre ″London Calling″ et sur laquelle on le voit fracasser sa basse lors d’un concert à New York, devient l’un des clichés les plus célèbres de l’histoire du Rock. Ce n’est malheureusement pas le cas des œuvres pourtant empreintes de réalisme social. Aussi, à la dissolution du groupe en 1985, celui qui aime se décrire en tant que ″ Peintre qui de temps en temps tâte un peu de musique ″ retourne à sa première passion. En 2014, l’artiste aborde un thème qui lui est cher et qui en son temps avait alimenté le mouvement Punk Rock: crise économique et fracture sociale. Sur fond de subculture Biker/Rocker dont il est adepte, l’artiste qui roule en Triumph réalise plusieurs toiles qui dépeignent ses propres effets personnels. Aux côtés de bouquins et autre paquets de clopes figurent en bonne place: casques, bottes, gants et blousons, dont ce ″Black Leather Jacket″, une des pièces maitresse de la série Wot! No Bike?

Patrick BETAILLE, mai 2016

Fête des voisins – Osez!

Selon un sondage, 84% des Français avouent avoir déjà connu des soucis avec leurs voisins. Principales sources de conflit: les nuisances sonores (40%), les problèmes de clôture (14%), les contentieux liés aux animaux (12%) et ceux relatifs au stationnement (10%). Plutôt que de prétendre mettre fin aux discordes à grand renfort de sangria tiède, de taboulé gluant et de brochettes calcinées, osez ! Faites vous le voisin… ou la voisine! Essayez du moins… C’est tout aussi hasardeux mais qui sait? Peut être aurez vous l’occasion d’intégrer les 24% non évoqués par l’enquête.

Patrick BETAILLE, mai 2016

Janis Joplin – Little Girl Blue

 

Dans son dernier film,  ″Janis″, Amy Berg retrace la chute inexorable de Janis Joplin, rockstar des 60’s partie rejoindre il y a 45 ans le tristement célèbre Club 27. Le documentaire décortique la saga d’une femme entière, incapable de surmonter ses démons, et toujours en quête de l’amour des autres. Laura et Michael, frère et sœur de Janis, parlent d’elle. Témoignent également les membres de Big Brother (y compris Sam Andrew, décédé le 12 février 2015), Bob Weir du Grateful Dead ainsi que Country Joe McDonald. Quant au fil conducteur il est assuré par Chan Marshall, alias Cat Power, qui lit la correspondance échangée par Janis avec sa famille. Il est question aussi de David Niehaus. Tombé amoureux de la star, David lui proposait dans un télégramme de la rejoindre. Le pli est restée à la réception de l’hôtel; peut être que si Janis l’avait  lu ce soir là…. Et puis bien sûr des images rares, des extraits de concerts viennent étayer le récit d’un parcours hors du commun. Au-delà du personnage de rock-star, de sa voix extraordinaire et de la légende, ″Little girl blue″ nous dépeint une femme sensible, vulnérable et puissante. C’est l’histoire d’une vie courte, mouvementée et passionnante qui changea la musique pour toujours. Déjà en rayon pour la version anglaise le Dvd sous titré en français sera disponible fin juin 2016.

 

Phono Museum – La grande aventure du son

Phono Museum Paris

A Paris au 53 Boulevard de Rochechouart dans le 9ème, avec environ 250 machines d’époque et en état de fonctionnement, le Musée du Son Enregistré évoque les différentes étapes de l’évolution technique, des premiers appareils à cylindres et à disques sous les formes les plus représentatives jusqu’aux dernières technologies. Une cinquantaine d’affiches d’époque et des photos illustrent et agrémentent le musée. Ce lieu, hélas méconnu risque de tomber aux oubliettes, plombé par une dette de 52 000 euros. Pour en savoir plus sur l’endroit et éventuellement répondre à la souscription lancée par Jalal Aro, le fondateur, une seule adresse: Phono Museum!

Cal Schenkel – Zappa’rt

Cal Schenkel, Zappa covers

[Extrait]: La carrière de Calvin Schenkel a essentiellement consisté à réaliser des pochettes d’albums pour Frank Zappa, avec ou sans les Mothers of Invention. Très tôt influencé par la bande dessinée ″Krazy Cat″ et par le magazine Mad, c’est en illustrant l’univers musical complexe du guitariste que Cal Schenkel a développé son propre style. Un savant mélange d’art naïf, de collages, de folklore et d’absurde a permis à l’artiste de, non seulement marquer de son empreinte l’Underground américain, mais surtout de réaliser d’inoubliables pochettes de disques. ″200 Motels″, ″We’re only in it for the money″, ″The best band you never heard in your life″, ″Cheap thrills″, ″Ruben & the jets″, ″Just another band from L.A″, autant d’œuvres qui témoignent du fait qu’au cours des années 60/70, création musicale et expression graphique étaient étroitement unies sous la bannière d’une intention artistique et culturelle unique…

Cal Schenkel, pochettes de disques de Frank Zappa

Patrick BETAILLE, mai 2016


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Theo Reijnders – House of Blues

Theo Reijnders, House of Blues
© Theo Reijnders – House of Blues

House of Blues: Au premier plan, assis et de gauche à droite: Big Mama Thornton, Big Joe Williams, Robert Johnson, Son House, Alberta Hunter, John Lee Hooker et John Jackson. Au second plan, debouts: Little Walter, Lighting Hopkins, Ma Rainy, Bessie Smith, Etta James, Sonny Boy Williamson et Willie Dixon.

À l’âge de 18 ans Theo Reijnders commence à travailler principalement en pratiquant la technique du pastel. Au fil du temps il affine son art tout en explorant d’autres disciplines. Aujourd’hui, cet artiste hollandais travaille beaucoup l’acrylique et l’aquarelle avec lesquelles il exprime l’une de ses passions, le portrait. Son autre passion, pour la musique cette fois, le conduit à réaliser des peintures au sein desquelles des légendes du Blues et du Jazz occupent une place de choix. John Lee Hooker, Rory Gallagher, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, Seasick Steve, johnny Winter, Gary Moore… et tant d’autres, se retrouvent figés pour l’éternité dans une atmosphère lourde d’émotion et de réalisme.

Patrick BETAILLE, avril 2016