Damien Saez – J’accuse!

Damien Saez J'accuse

[Extrait]: Il n’y a pas qu’outre Atlantique que les ligues puritaines font entendre leur voix quand il s’agit d’élever un rempart devant ce qui pourrait porter atteinte à la morale et aux mœurs. En France c’est le J’accuse de Saez qui en mars 2010 subit les foudres de l’ Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité. En effet, l’ ARPP décide que l’affiche qui reproduit la pochette de l’album doit être retirée de tous les lieux publics. La censure est justifiée de la manière suivante : ″ L’affiche présente un caractère dégradant pour l’image de la femme dans la mesure où elle apparaît nue, et qui plus est dans un chariot de supermarché, donc comme une marchandise… La publicité ne peut réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à une fonction d’objet ″…

Sauf à admettre que le but non avoué consiste à protéger l’image du caddie, il est quand même étrange de constater que ceux là même qui ruent dans les brancards à propos du visuel de Mondino oublient systématiquement de se manifester vis à vis des publicistes  qui, à la demande de clients évidemment biens sous tous rapports, usent et abusent des charmes féminins pour vendre tout et n’importe quoi. Le rock serait il victime d’un apriori défavorable?

Patrick BETAILLE, décembre 2014


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Maurizio Marcato – Pin Art

© Maurizio Marcato

 

Cet artiste italien développe très tôt des talents qu’il exprime au travers de la peinture. Il découvre ensuite que la photographie lui permet de donner plus aisément corps à sa propre interprétation du quotidien et de sa réalité. En 1979 Maurizio Marcato ouvre à Vérone un studio depuis lequel il réalise divers projets touchant à la photo industrielle, l’architecture, la publicité et bien sûr au portrait. Ces clients se trouvent aux USA, au Japon, en Europe et il collabore également pour de nombreux magazines de design. L’artiste expose également. L’une de ces expositions, ″Pin Art″, célèbre la beauté de la femme au travers de 25 clichés pour lesquels mise en scène et décors sont délibérément axés sur le modèle des Pin-Up des années 60. Comme quoi les italiens savent faire autre chose que des trucs rouges qui font du bruit!

 

© Maurizio Marcato

Patrick BETAILLE, décembre 2014

King Pug – Grocery

King Pug Grocery Dave WilkinsonUn bien beau cadeau de Noël que cette découverte au travers de laquelle je serai certainement passé sans les conseils avisés de Veetess Speereet. A n’en pas douter King Pug devrait vite se faire un nom dans le monde hélas trop confidentiel de l’Indie Rock. A l’origine du projet, un musicien anglais, auteur, compositeur et producteur: Dave Wilkinson. En 2013 histoire de mettre entre parenthèses son activité de musicien de studio, le guitariste/harmoniciste fait appel à un ami et partenaire de longue date, Caspar Saint-Charles, pour étayer l’expression d’un besoin de revenir aux fondamentaux du Blues Rock. Le duo met rapidement sur pied ”Borneo Mint Shave”, un premier EP de 7 titres enregistrés ”à la maison” et bourrés jusqu’à la gueule de guitares râpeuses et de rythmes syncopés. Satisfaits du résultat les deux compères reviennent cette année un nouvel album. Bien qu’un peu plus travaillé, Grocery et ses 12 titres reste dans la même veine que le précédent. C’est Roots à souhait, rafraîchissant, bien rythmé, et d’évidentes influences funky foutent des fourmis dans les pieds et donnent à l’ensemble un goût de revenez-y.  ″Noël en toc ou Rock en stock″, il faut se décider, mais quand on sait que King Pug est recommandé par Zegut en personne le choix n’est pas trop difficile. Pour s’en convaincre et savourer du Blues qui ne vous le donnera pas… le Blues… il suffit de se rendre à l’ épicerie: Grocery!

Patrick BETAILLE, décembre 2014

Zapping Photo – 2014 en images

© China Space Administration of Science

 

Le zapping est une institution et tous les ans nous y avons droit, ça et là, sous une forme ou sous une autre. Louable démarche que celle du magazine The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2014. Un magnifique échantillon de 140 images qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement sans même nous en rendre compte. ″La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici que ça se passe et c’est en 3 volets: The Atlantic: 2014, the year in photos.

 

Le Père Noël est un motard: Extraits

Santa Claus Biker
Album Cover Art: Brett Eldredge – Merry Christmas

 

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un BMW NineT. Merci. Bruno. Cher Bruno! L’ improbable étron acheté à un gendarme ne te suffit plus? Tu ne manques pas d’air! C’est dit, cette année tu auras un sifflet. Connard!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Guzzi California. Bisous. Patrick. Cher Patrick! Apprends d’abord à rouler et on avisera. Tu te contenteras d’un déambulateur pour t’éclater en maison de retraite. Prétentieux!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un Honda CBX 1000 cadre Martin. Tendrement. Olivier. Cher  Olivier! Tu n’es qu’un petit branchouillard vintage addict et ça m’énerve! Pour la peine tu auras un caban, ça t’apprendra à vivre. Frimeur!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Moto Guzzi Bellagio. S’il te plait. Philippe. Cher Philippe! Tu te contenteras d’une paire de tendeurs pour ta Ducat, ça t’évitera d’emmerder le monde avec le transport de tes bagages. Branleur!

Cher Père Noël, je ne veux rien mais j’ai laissé sous l’arbre des diots pour toi et des carottes pour tes rennes. A plus. Gérard. Cher Gérard! Si tu veux vraiment être lèche cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Non Mais!

Patrick BETAILLE, décembre 2014

 

John Lennon – Unfinished Music No. 1: Two Virgins

John Lennon & Yoko Ono Two Virgins

[Extrait]: À sa sortie en 1968 cet album du duo par John Lennon/Yoko Ono fait scandale avec une jaquette représentant le couple nu de face sur le recto et de fesses sur le verso. Le visuel, pas du tout du goût des distributeurs, se voit censuré et habillé de papier kraft qui  ne laisse apparaître que les visages des protagonistes… Pourtant, avant la sortie du disque, les autres Beatles et plusieurs proches de Lennon lui conseillent ne pas publier en l’état ce qui ressemble plus à une provocation vulgaire et sans intérêt qu’à autre chose. Le débat pourrait être clos s’il ne s’agissait que de nudité visuelle mais malheureusement question musique c’est aussi le dépouillement le plus total. Two Virgins ne contient que deux plages de quatorze minutes, constituées de bruitages, de bribes de conversations, de collages sonores et d’instants musicaux soit disant conceptuels. Pauvre John! Excès de dopes ou ascendant de l’allumée nippone en tout cas sur ce coup là tu t’es quand même bien foutu de notre gueule!

Patrick BETAILLE, décembre 2014


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Biffy Clyro – The Vertigo of Bliss

© Manara

 

Biffy Clyro est un trio de rock alternatif écossais formé en 1995. Si leurs mélodies sont assez douces, celles-ci se construisent autour d’un son typiquement rock, avec une section rythmique bien présente et un Simon Neil à la voix puissante. En 2004, après leur troisième album, le groupe élargit son public Pop Rock de manière significative et obtient de nombreuses distinctions comme en témoigne la sortie de ”Opposites” en 2013 qui atteint la tête du classement des ventes d’albums britanniques dès la première semaine et devient disque d’or après seulement dix jours. Le groupe se distingue également au travers du soin particulier qu’il apporte au choix des jaquettes de leurs différents opus. Pour The Vertigo of Bliss en 2003 ils ont Le Déclic et décident de faire appel à Milo Manara qui fournit le visuel de l’album et aussi celui des singles. Classe!

 

© Manara


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Alberto Vargas – Pin-Up en 33 tours

© Alberto Vargas

 

[Extrait]: Joaquin Alberto Vargas y Chávez devient célèbre dans les années 40 grâce à la publication dans Esquire Magazine de dessins de femmes peu, mais élégamment, vêtues et dotées de proportions idéales. Celles que l’on appelle déjà les ″Vargas Girls″ deviennent pendant la Seconde guerre mondiale une source d’inspiration dans le domaine du Nose Art. Dans les années 60 Playboy Magazine commence a publier le travail de l’artiste qui  connaît dès lors un succès sans précédent, l’amenant à devenir le maître incontesté de l’aquarelle et de l’aérographe appliqués aux Pin-Up. Vargas cesse de peindre à la mort de sa femme en 1974. Les seules œuvres qu’il réalise avant de mourir en 1982 sont des illustrations pour des disques de The Cars (Candy-O en 1979) et de Bernadette Peters (Now Playing en 1981).

 

© Alberto Vargas

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Guns’ N’ Roses – Appetite for Destruction!

Guns'N'Roses censure Appetite for Destruction

[Extrait]: A l’origine la jaquette du premier LP des F*** Guns and  F*** Roses représente une œuvre du peintre californien Robert Williams. Cet artiste Underground prospère dans le Zap Comix, mouvement au sein duquel il collabore notamment avec Robert Crumb. Non-conformiste et anti-establishment il développe un genre nouveau d’imagerie psychédélique urbaine imprégnée du culte de la technologie, de celui de l’anti Héro et de cinéma apocalyptique. C’est de ce mouvement qu’est extrait ce ″Appetite for Destruction″ qui illustre le disque marquant définitivement le monde du Hard Rock à la fin des années 80. La peinture  en question qui date de 1978 représente un robot violeur sur le point d’être châtié par un Metal Avenger. A sa sortie en 1987 l’album suscite la polémique. Devant la frilosité de certaines enseignes pour distribuer le disque aux USA Geffen décide de revoir sa copie et remplace la jaquette en question par une image caricaturale des membres du groupe. Sur fond noir on y voit sur une croix les crânes d’Izzy Stradlin ,Steven Adler,Axl Rose, Duff McKagan et Slash, le tout orné de bannières affichant nom du groupe et titre de l’album. Le concept mis en œuvre par  Billy White Jr  est tiré d’un tatouage qu’ Axl Rose arbore sur l’avant bras droit. Quant au disque lui même c’est un baril de poudre! Les thèmes abordés sont bien plus violents et malsains que la pochette incriminée. En sus des classiques ″Sex, Drugs et Rock’n’roll″ il est question tout au long des pistes de peurs, de violence, de destruction et de colères…

La suite on la connaît. Première place des ventes aux US, 18 fois disque de platine et meilleur score des ventes pour un premier album avec 18 millions d’exemplaires… So! Let’s go to Paradise City!

Patrick BETAILLE, novembre 2014


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King Crimson – In the court of the Crimson King

 

[Extrait:] Acte absolu et définitif du groupe anglais King Crimson, In the Court of the Crimson King (sous-titré An Observation by King Crimson) est publié en octobre 1969. C’est l’un des albums de rock progressif les plus audacieux et les plus influents jamais enregistrés par quiconque. Cette œuvre fait littéralement voler en éclats les courants musicaux du moment. À l’époque, Robert Fripp, Michael Giles, Greg Lake, Ian McDonald et Peter Sinfield mettent fin à une rivalité puérile entre certaines formations comme les Moody Blues et The Nice. Considéré comme le code fondateur de la musique progressive, ce premier album repousse les limites du rock en teintant de fusion un subtil mélange de jazz et de musique classique. Pete Townsend parle alors de  » chef d’œuvre de l’étrange « . Puissantes et concises, féroces et sombres mais aussi irrésistibles ou dérangeantes, les compositions sont à l’image du packaging. L’artwork résulte du travail d’un jeune informaticien anglais qui consacre une partie de ses loisirs à la peinture et réalise ce portrait tourmenté de l’homme schizoïde du vingtième siècle. Étonnante et remarquable, la pochette a eu une influence primordiale sur les ventes. Le public, intrigué et conquis par l’originalité puissante et attractive de l’image, achète le disque parfois même sans se préoccuper de savoir ce qu’il contient. Son auteur, Barry Godber n’aura malheureusement pas l’occasion de réitérer ce magistral coup de maître car il meurt à l’âge de 24 ans. Un an après le lancement de In the Court of the Crimson King.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, novembre 2014