Mungo Jerry – In the Summertime

 

[Extrait]: Coiffure afro, rouflaquettes impressionnantes, dents du bonheur, c’est le look Ray Dorset, chanteur et guitariste d’un groupe connu sous le nom de The Good Earth. En 1968, Ray se consacre à la musique en dilettante et travaille chez TIMEX à Londres où il vit. C’est probablement à cause de perspectives professionnelles peu réjouissantes et pour des raisons de morosité climatique qu’il se met à composer. L’un des ses amis, Barry Murray, alors producteur chez Pye Records, lui offre la possibilité de signer avec la maison de disques. La formation change de nom pour adopter celui de Mungo Jerry…

Un premier single est enregistré. In the Summertime sort en mai 1970, juste après une apparition du groupe au Newcastle Hollywood Festival dans le Staffordshire, sur la même affiche (certes tout en bas) que Grateful Dead, Black Sabbath, Free et Traffic. Excusez du peu! Succès immédiat principalement dû au fait que la jeunesse reçoit les paroles en tant qu’hymne au soleil, à l’insouciance et à la liberté…
Retentissement étonnant pour ce titre qui, de l’Afrique du Sud à la Suisse, figure immédiatement en première place de tous les hit parades et deviendra – avec 30 millions d’exemplaires écoulés – le troisième single le plus vendu au monde, derrière White Christmas de Bing Crosby et Candle in the Wind de Sir Elton John. In the Summertime est à mille lieues des standards musicaux du début des seventies. Le temps d’un été, Mungo Jerry parvient pourtant à remettre à la mode le skiffle avec banjo, washboard, jug et piano ragtime…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, avril 2023

Charle III – Vive la France

 

Dieu et mon droit ″. Mot d’ordre de ralliement de la monarchie britannique et anglaise depuis l’époque d’Henri V. Cette sentence allégorique présente en français sur les armoiries du Royaume-Uni peut-elle impliquer une souveraineté directe du roi qui, à ce titre, n’est vassal d’aucun autre si ce n’est Dieu?
La réponse est dans la devise de l’ordre de la Jarretière, elle aussi écrite en français sur l’emblème royal: ″ Honi soit qui mal y Pense! ″.

 

Patrick BETAILLE, mai 2023

Manfred Mann – Ha! Ha! Said the Clown

 

[Extrait]: Il ne s’agit pas de ÇA, le personnage maléfique de Stephen King, pas plus que de l’une des multiples représentations du Joker. Le clown en question est un comédien de stand up qui se produit dans un cabaret. C’est là que se rend le protagoniste de l’histoire; le moral à zéro, il veut se changer les idées et se payer du bon temps. Sur place, son attention est attirée par une jolie fille qu’il tente de draguer. Elle lui sourit. Il pense parvenir à ses fins, jusqu’au moment où la belle lui avoue qu’elle est mariée à l’humoriste des lieux qui s’empresse de se moquer de lui: ″ Ha Ha ″ dit le clown! ″…
Au cours de sa tournée des popotes, Hazzard finit par entrer dans les bureaux de Gerry Bron – alors manager de Manfred Mann – qui, séduit, propose que le titre soit enregistré par son groupe. Très peu enthousiastes à l’égard d’une composition qu’ils trouvent inintéressante, les musiciens finissent par céder devant l’insistance de Lillian Bron, l’épouse du manager. Enregistré début février 1967 dans les studios londoniens de Philips, le single sort le 24 mars.

Rapidement Ha Ha said the Clown figure en bonne position dans les classements de la presse spécialisée: quatrième place dans le Melody Maker et le New Musical Express…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, mai 2023

 

Le lundi c’est permis – RockOla!

Source Image: Dita Von Teese/orient-express.com

 


[Michael Chabon – Auteur américain]: ″ I need to hear something that’s going to save my life: selecting songs from a jukebox – J’ai besoin d’entendre quelque chose qui va me sauver la vie: une sélection de chansons à partir d’un jukebox ″.


Patrick BETAILLE, mai 2023

The Equals – Baby Come Back

 

[Extrait]: Formé en Angleterre en 1965, The Equals était un groupe de pop anglaise composé de cinq musiciens dont Eddie Grant, auteur, compositeur et guitariste. Pour la première fois au Royaume-Uni, la formation intègre en son sein des blancs et des noirs jamaïcains, les jumeaux Dervin et Lincoln Gordon respectivement chanteur et batteur. Logiquement à l’époque, le répertoire du quintet s’appuie sur du ska teinté de rhythm & blues américain mais c’est avec un titre pop rock que la carrière de The Equals prend un tournant significatif avec Baby Come Back, une supplique pour le retour de l’être aimé…

Lors de sa première sortie en juin 1967, la chanson composée par Grant figure en face B de Hold Me Closer qui passe relativement inaperçu. Quelques mois plus tard, le label change de stratégie et réédite le 45 tours en mettant Baby Come Back en face A. Et ça fonctionne! En Allemagne tout d’abord, grâce à un disc jockey qui diffuse très largement ce qui deviendra un hit international, culminant en tête des ventes en Belgique puis au Royaume-Uni en juillet 1968…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, avril 2023

George Natsioulis – Lumière!

©Photo George Natsioulis
 

[Murat İldan – Romancier turc]: ″ If your headlight is broken, stop travelling in the darkness! Either you travel with the light or sit tight wherever you are! – Si votre phare est cassé, ne voyagez plus dans l’obscurité ! Soit vous voyagez avec la lumière, soit vous restez là, où que vous soyez ″.


 

Kramer Frankenstrat – Adjugée!

© Photo: Ross Halfin

 

Cette guitare Kramer était l’instrument principal utilisé par Eddie Van Halen pendant l’enregistrement de l’album 1984 – le dernier avec David Lee Roth au chant – comprenant notamment les titres Jump, Panama et Hot For Teacher. En 1990, la six cordes a été offerte à un technicien du groupe qui l’a ensuite donnée à son neveu, lequel l’a fourguée dans un magasin d’instruments de musique en Californie. Labellisée CO176, la gratte vient d’être vendue aux enchères chez Sotheby’s. Le défunt guitariste possédait tout un arsenal de ce modèle – dont certains déjà été vendus – mais celui dont il est question a été adjugé 3,9 millions de dollars à un anonyme le 14 avril. Je vous fais grâce des quelques fifrelins après la virgule car tout compte fait, le record de prix atteint par d’emblématiques guitares n’a pas été atteint ou dépassé. Pfff! La Frankenstrat n’arrive qu’en quatrième position.

Le tableau d’honneur revient à Kurt Cobain avec la Martin électro-acoustique du MTV Unplugged vendue 6 millions, suivie de la Fender Mustang de Smells like Teen Spirit partie à seulement 4,5 millions. En troisième position, la fameuse Fender ″ Black Strat ″ de David Gilmour cédée pour la modique somme de 3.975.000$. Quant à la Frankenstrat originale, la toute première, elle est au musée Smithsonian à Washington et elle y restera… Parait-il!

Patrick BETAILLE, avril 2023

Gitanes – Les Volutes du Rock

Live From Paris du groupe Go de Stomu Yamashta, témoigne d’un concert donné au Palais des sports de Paris en juin 1976. Sur l’illustration, une mouche, un paquet de Gitanes et un Corneille froissé de 100 francs. La symbolique a de quoi laisser perplexe. Certes, le billet de banque et le paquet de clopes peuvent évoquer Paris et la France. Mais la mouche? Une façon de faire comprendre aux habitants de l’Hexagone que, aux yeux des obsédés de l’hygiène que sont les japonais, la propreté laisse à désirer ?

Ce n’est pas la première fois que la marque de cibiches produites par la Seita se retrouve à l’honneur sur des pochettes de disques. Déjà en 1975, pour la galette flamenco-rock de Dancing on a Cold Wind de Carmen, couleurs, motif et lettrage sont trop évidents pour n’être qu’une coïncidence ; le design Gitanes est plagié sans filtre. Shades, le sixième album de J.J. Cale paru en 1980, se contente de remplacer le dessin de l’affichiste Max Ponty par la silhouette d’un guitariste hispanique. Dans tous les cas, aucune réclamation de la part de la régie française des tabacs quant à l’utilisation de son visuel, certes bien moins célèbre dans le monde que ceux de Marlboro ou Lucky Strike. Il n’en reste pas moins que, gros fumeur, Gainsbourg apparaissait toujours en public avec son paquet de brunes à la main et que le ″ Thin White Duke ″ de David Bowie fumait également des Gitanes. Tout comme Slash, le guitariste de Guns N’ Roses, qui est allé jusqu’à se faire tatouer la danseuse au tambourin dans le dos. T’as du feu steuplé?


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Eddie Cochran – Summertime Blues

 

[Extrait]: En 1956 et 1957, de Skinny Jim à Mean When I’m Mad en passant par Sittin’ In The Balcony, Edward Raymond Cochran n’obtient que d’obscurs succès, mis à part peut être lorsque, armé de sa guitare Gretsch rouge, il interprète Twenty Flight Rock dans le film The Girl Can’t help It (La Blonde et Moi). Tout change en 1958 avec un titre composé avec Jerry Capehart, auteur-compositeur et ami grâce à qui le chanteur obtient la possibilité d’enregistrer au Gold Star Recording Studios à Hollywood. Écrit en 45 minutes Summertime Blues est publié en single au mois de juin 1958. Plutôt que les joies et l’insouciance de l’été, la chanson évoque le mal être des adolescents face aux contraintes imposées par la société…
Le titre fait mouche auprès de la jeunesse qui se retrouve pleinement dans les paroles. Musicalement tout le classicisme du rock’n’roll accompagne le texte: riff simple et efficace, rythme syncopé, nervosité du chant, claps de mains, tout y est pour bâtir une image à partir de laquelle le mythe du rebelle ne cessera de croitre, atteignant son apothéose en 1960, après le décès d’Eddie Cochran dans un accident de voiture.
Summertime Blues est intronisé au Grammy Hall of Fame en 1999 et sera classé 73ème dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps du magazine Rolling Stone…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, avril 2023

Pau – Rock This Town: Seizième Édition

 

Cette année, le festival international du film musical qui se tient à Pau devrait rester dans les mémoires. Du 22 avril au 1er mai. Jazz, rock, reggae, classique, punk, metal, hip hop etc,. seront à l’honneur au travers de pas moins de 30 films musicaux, des concerts, des expositions et un salon du disque. Démarrage des hostilités le samedi 22 avril. À 18h00, rencontre-dédicace avec Michka Assayas autour de Very Good Trip, son dernier ouvrage consacré à l’aventure du Rock et écrit avec Maud Berthomier. À 20h, une première cinématographique française avec la projection au cinéma Le Méliès de  Creedence Clearwater RevivalTravelin Band Live at the Royal Albert Hall. De quoi mettre les poils de la guitare à la verticale. Et ce n’est qu’un début. Une toute petite partie de la programmation et des activités culturelles au cœur desquelles même les plus exigeants devraient y trouver leur compte, dans et autour des nouveaux aménagements du complexe culturel de la République à Pau. C’est Elsa Kuhn qui a signé le visuel de cette édition 2023. Les œuvres de l’artiste brodeuse et passionnée par les pochettes de disques feront l’objet d’une exposition permanente durant toute la période. L’occasion de partir à la découverte des cover art emblématiques magnifiquement réinterprétés. Pour tout savoir sur ce festival prometteur: Rock This Town!

Patrick BETAILLE, avril 2023