Russians, la chanson de Sting, est tirée de son premier album solo, The Dream of the Blue Turtles, sorti en 1985. Dans le contexte de la Guerre Froide, l’ex-policeman dénonçait les dangers de la doctrine de la destruction réciproque basée sur la terreur, entre les Etats-Unis et l’URSS, et leurs alliés respectifs, l’OTAN et le Pacte de Varsovie.
″… L’hystérie va croissante. Prêt à répondre à toutes les menaces monsieur kroutchev dit : Nous allons tous vous ensevelir. Monsieur Reagan répond : Nous vous protégerons! Foutaises. Il n’y a pas de vainqueur dans une guerre, c’est un mensonge auquel nous ne croyons plus. Le monopole du bon sens n’existe pas, quelle que soit l’idéologie, nous partageons la même biologie. Mais comment puis-je protéger mon petit garçon contre les jouets mortels d’Oppenheimer ? J’espère que les russes aussi aiment leurs enfants…″ [Traduction libre: Black Bonnie]
l’invasion de l’Ukraine par la Russie, aux menaces de Vladimir Poutine d’utiliser l’arme nucléaire et aux répercutions mondiales engendrées par le conflit, les paroles de Russians sont plus que jamais d’actualité. En soutien au peuple ukrainien, le 5 mars 2022, le chanteur a publié une vidéo sur Instagram.
[Extrait]: Particulièrement célèbre pour ses contributions visuelles apportées au rock progressif, le collectif artistique Hipgnosis fut également sollicité par des groupes de hard rock pour réaliser le cover art de certains de leurs albums. Si ces pochettes sont bien moins célèbres que celles de Pink Floyd ou de Yes, elles n’en restent pas moins intéressantes. En voici deux, artistiquement réussies et surtout, étroitement liées par une anecdote…
Paru en septembre 1978, Never Say Die! est le huitième disque studio de Black Sabbath. Deux pilotes de chasse posent devant leur avion. L’histoire raconte que c’est Ozzy Osbourne qui se cache sous l’un des masques, prêt à décoller pour une nouvelle aventure. Et pour cause! C’est le dernier album enregistré avec la formation originelle du groupe avec Ozzy au chant. ″ Avec Never Say Die!, nous n’avions aucune chance. Nous étions en train de nous noyer. Nous ne nous entendions plus et nous étions tous défoncés par la drogue et l’alcool. Et j’ai été viré! ″. Pendant 35 ans, Osbourne ne participera à aucun autre enregistrement avec Black Sabbath.
Difficult to Cure est le cinquième album studio de Rainbow. Produit par Roger Glover, il parait en février 1981. Le cliché qui illustre la pochette a d’abord été pris en noir et blanc puis colorisé afin de créer une ambiance inquiétante. L’on imagine bien le patient dans un sale état, allongé sur la table d’opération, son sort entre les mains d’une équipe de chirurgiens. C’est George Galatzon, un ami de Aubrey Powell, qui pose en tant que responsable des opérations. Les autres rôles ont été confiés à Peter Christopherson, Storm Thorgerson et à des assistants de Hipgnosis.
L’anecdote? C’est la jaquette de Rainbow qui à l’origine était prévue prévue pour Never Say Die! Refusée par Vertigo – à l’époque le label du Sabbath Noir – la photo a donc refait son apparition 3 ans plus tard pour habiller le Difficult to Cure de la bande à Ritchie Blackmore. Un point commun? Deux albums dont on peut se passer avec une allégresse sans égale!
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Véritable passionné de hot rods, le guitariste de ZZ Top possède bon nombre de véhicules incroyables et c’est Eliminator qui a été son premier joujou. En 1976 Billy Gibbons achète une Ford modèle B V8 coupé de 1933 et la fait customiser en rouge vif estampillé ZZ Top. L’opération est confiée à Don Thelen, un préparateur californien. Doté d’un moteur Chevrolet V8 Turbo de 350 chevaux, le Hot Rod effectue sa première sortie officielle sur Sunset Boulevard à Los Angeles en 1982 et deviendra la star incontestée du renouveau de la Kustom Kulture et de l’album qui parait l’année suivante. Vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Eliminator – le disque – sera le plus gros succès historique du groupe. À l’époque, MTV rencontre un énorme succès auprès de la jeunesse avec des recettes tapageuses destinées promouvoir et influencer la musique populaire. Warner Bros Records l’a bien compris et décide d’investir en engageant Tim Newman pour promouvoir l’album à l’aide de vidéo-clips basés sur une recette simple: du rock, des bagnoles et des filles sexy. Celui de Gimme All Your Lovin’ sera le premier. Le bolide survitaminé déboule dans un endroit paumé. À son bord, un trio de pin-up qui, après avoir fait faire le plein, embarquent le jeune pompiste pour une virée prometteuse. La française Danièle Arnaud et les deux américaines Kymberly Herrin et Jeana Keough jouent le rôle des ″Eliminator girls″. Les trois actrices seront également les vedettes de deux autres clips: Legs et Sharp Dressed Man. Billy Gibbons est toujours propriétaire du Hot Rod et de sa réplique destinée à répondre aux nombreuses demandes de figuration. Eliminator, l’original, est exposé au Cleveland Rock and Roll Hall of Fame.
Il est indéniable que le rock moderne doit énormément aux seventies. Des influences telles que Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin et d’autres se font parfois encore – et heureusement – sentir chez de nombreux groupes contemporains. Smoke on the Water fait toujours partie des morceaux sur lesquels la plupart des guitaristes débutants se font saigner les doigts, Alice Cooper libère encore les foules en faisant retentir la sonnerie de Shool’s Out et le Made in Japan de Deep Purple reste au panthéon des meilleurs albums live de tous les temps.
Petit voyage sur un chemin de mémoire pavé de certains de ces albums intemporels, sortis il y a un demi-siècle, et qui ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de la musique populaire.
1972: Janvier – Blue Öyster Cult: Blue Öyster Cult • Mars – Jethro Tull: Thick As a brick. Deep Purple: Machine head • Avril – Wishbone Ash: Argus • Mai – The Rolling Stones: Exile on main St. • Juin – David Bowie: Ziggy Stardust. The Roxy Music: Roxy Music. Alice Cooper: School’s Out • Septembre – Yes: Close to the Edge. Black Sabbath: Vol.4. • Novembre – Lou Reed: Transformer. • Décembre – Deep Purple: Made in Japan.
Alors oui, je sais. Il en manque. Beaucoup, et des bons en plus: Neil Young, Dr. John, Tim Buckley, Pink Floyd, Genesis, Randy Newman, Status Quo, Scorpions ou Slade; mais tous sont dans la Playlist.
En 2001, l’intention première de Mike Campbell était d’écumer les clubs avec une bande de potes, histoire de s’en payer une tranche en marge des séances studio et des tournées avec son boss et ami Tom Petty. En 2017, la disparition soudaine de Tom change la donne et ce qui n’était qu’un side project se concrétise en 2020 sous la forme d’un premier essai de The Dirty Knobs: Wreckless Abandon. Autre temps, autre mœurs, Mike Campbell revient en 2022 avec la même équipe pour un album enregistré live en studio bourré d’esthétisme. External Combustion c’est du rock, du shuffle, de la folk, du boogie et de la country, sincères et sans artifices, y compris quand quelques invités de marque (Margo Price et l’ancien Mott The Hopple Ian Hunter) viennent apporter leur contribution ou quand il s’agit de rendre hommage à Brigitte Bardot. Cet album est bien plus qu’une célébration du classic rock ou qu’un clin d’œil aux Heartbreakers. Il s’agit tout simplement d’un magnifique kaléidoscope admirablement joué et bougrement efficace. Quelle classe!
1.Wicked Mind – 2.Brigitte Bardot – 3.Cheap Talk – 4. External Combustion – 5.Dirty Job (feat. Ian Hunter) – 6. State Of Mind (feat. Margo Price) – 7.Lightning Boogie – 8.Rat City – 9.In This Lifetime – 10.It Is Written – 11. Electric Gypsy.
Né au Mexique en 1906, Ben-Hur Baz (1906-2003) était un artiste spécialiste du glamour et des pin-up. Il s’est fait connaître en travaillant avec plusieurs magazines de mode et surtout, avec le mensuel Esquire pour lequel il a illustré les pages centrales, participé au calendrier annuel et à la fameuse Gallery of Glamour. Élégantes et populaires, ses illustrations publicitaires pour l’industrie de la cigarette – notamment les marques Lucky Strike, Pall Mall et Kool – ont largement contribué à sa notoriété dans les années 50.
On croirait un gros plan sur le rayon bric-à-brac de l’une de ces boutiques de stations balnéaires. Le truc grâce auquel des parents tongués et rougeauds obtiennent une tranche de paix sociale provisoire de la part de leurs chiares surexcités. Il s’agit en fait d’une peinture réalisée en juin 2021 sur la façade d’une maison en bordure de la plage de Primel, à Plougasnoude dans le Finistère. Baptisé Kit de Secours, cet impressionnant trompe-l’œil, précis jusque dans les moindres détails (visez un peu les reflets de l’emballage et la petite nétiquette usée sur le paquet de jouets) est l’œuvre du l’artiste néerlandais Leon Keer. Bluffante, cette fresque en 3D s’est vue décerner le premier prix attribué en France par le Golden Street-Art 2021. Pour tout savoir sur le peintre et ses travaux: Leon Keer.
Winston Churchill: ″ There is nothing negative about change, if it is in the right direction – Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction. ″
Si l’on remonte dans la carrière de cette chanteuse exceptionnelle et pour peu que l’on ait eu la chance de tomber sur son Live in Paradiso, l’on sait déjà qu’en 2004 Beth Hart faisait déjà vibrer la petite salle de concerts d’Amsterdam au son d’une version incendiaire du Whole Lotta Love de qui vous savez. Il y a donc longtemps que l’ombre du dirigeable plane au dessus de la tête de l’américaine qui, d’albums solos en collaborations scéniques somptueuses avec Jeff Beck, Slash et bien sûr Joe Bonamassa, n’en finit pas de prendre des risques pour afficher avec un énorme talent son amour pour la pop classieuse, le rock high energy et le blues viscéral. Mais là, pour s’attaquer à un tel répertoire, faut quand même en avoir dans le futal! Surtout quand l’on a plus rien à prouver et que sonne l’heure d’un hommage prétexte à une explosion de fureur trop longtemps bridée par une pandémie frustrante. N’est pas Robert Plant qui veut [N’est-ce pas Josh Kiszka? – NDLR] et encore moins Led Zeppelin au complet [N’est-ce Greta Van Fleet? – NDLR]. Car c’est bien de reprises dont il s’agit. Beth Hart n’est pas une débutante et elle a bien compris que pour respecter l’héritage il fallait absolument laisser s’exprimer sa personnalité et se faire accompagner de musiciens capables de ne pas passer pour un vulgaire tribute band. Pour l’occasion ce sont Tim Pierce (Bruce Springsteen, Tina Turner) à la guitare, Chris Chaney (Rob Zombie, Slash) à la basse, Jamie Muhoberac (Bob Dylan, Rolling Stones) aux claviers, et Matt Laug ( Alice Cooper) à la batterie. Tout ce beau monde supervisé et orchestré par Rob Cavallo, en son temps producteur de Green Day et Linkin Park. Résultat, un disque de neuf reprises majestueusement exécutées et mises en valeur par cette voix à la fois rocailleuse et soul, source d’un véritable tourbillon émotionnel qui va vous faire saigner les oreilles. Whole Lotta Love, Kashmir, The Crunge, Black Dog, Good Times Bad Times, Stairway To Heaven bien sûr, sans passer sous silence les medleys Dancing Days/When The Levee Breaks et No Quarter/Babe I’m Gonna Leave You Now, tout fonctionne à merveille. Un régal!
Vous savez quoi? J’aimerais bien savoir ce qu’en pensent Robert, Jimmy et John Paul, eux qui en 2012, lors des Kennedy Honnors, s’étaient levés pour ovationner Beth à la fin de son interprétation de I’d Rather Go blind (avec Jeff Beck) en hommage à Buddy Guy. La preuve!
Depuis 1965, bon nombre d’artistes et de groupes ont animé l’un des hauts lieux de la nuit et du rock: Le Bus Palladium. Le projet d’implantation d’un hôtel de luxe au 6 Rue Pierre Fontaine à Pigalle avait déjà été évoqué en 2018 mais aujourd’hui c’est la Covid qui prend le Bus. Une situation financière délicate aggravée par la crise sanitaire ont eu raison de cet endroit mythique parisien qui fermera officiellement ses portes à la mi-mars 2022. » L’immeuble va être rasé mais il n’est pas impossible que le club soit reconstitué ailleurs et à l’identique… mais il faudra compter 2 ans de travaux minimum » [Cyril Bodin, directeur artistique].