Red Hot Chili Peppers – Mother’s Milk

Red Hot: Censure Mother's Milk

[Extrait]: Sorti le , Mother’s Milk est le quatrième album studio du groupe américain Red Hot Chili Peppers. La pochette de l’album comporte une photo en noir et blanc du groupe qui grâce à un montage se trouve entre les bras d’une femme nue. Une rose cache le mamelon gauche du modèle alors que le droit est masqué par l’image du chanteur Anthony Kiedis. Cela ne suffit pas à calmer bon nombre de distributeurs qui sous prétexte de nudité excessive refusent de mettre l’album en vente dans leurs enseignes. EMI décide donc de publier une version encore plus soft pour laquelle les membres du groupe ont été agrandis afin de masquer la totalité du buste. Après la sortie de l’album des posters promotionnels sont édités. En tirage limités ils reprennent le cover art de l’album mais cette fois le sein du modèle Alaine Dawn est totalement visible. Affirmant que lors de la séance photo elle n’aurait pas été informée quant au devenir des tirages, Alaine Dawn porte plainte et obtient 250 000 $ de dommages et intérêts.

Patrick BETAILLE, septembre 2018


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Morrison Hotel Gallery – Janis Joplin & Grace Slick

Janis & Grace the queen Bees of Rock
© Photo: Jim Marshall

 

Le lieu doit son nom à l’album des Doors sorti en 1970. Il est devenu une référence mondiale en terme de témoignages photographiques liés à la culture musicale des années 40 à nos jours. Que ce soit à New York, Los Angeles ou Hawaï la Morrison Hotel Gallery propose expos et tirages des plus beaux clichés des grandes stars shootées par pas moins de 125 photographes.

c’est Jim Marshall qui en 1967 a réalisé cette photo de Janis Joplin et Grace Slick (Jefferson Airplane) à San Francisco. ″Bien que n’ayant jamais été photographiées ensemble, Janis et Grace étaient de grandes amies. Tous ces ragots a propos de leur rivalité pour l’obtention du titre de Reine du Rock’n’Roll ne sont que des conneries. Elles se sont toujours très bien entendues″[Jim Marshall].

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Waykopp – Too loud? Too old!

WayKopp: Premier album

2013. Seul, Jon en a un peu marre de traîner ses pompes, sa guitare et son ampli un peu partout et même ailleurs. Comme souvent au hasard des rencontres, sympathie et goûts musicaux communs donnent naissance à Waykopp, un power trio avec à la basse un certain Lord M et à la batterie le dénommé Président GG. Motivé, le combo palois travaille d’arrache cordes et Wake UP, un EP de 5 titres, voit le jour en mai 2016. S’en suivra en 2017 une tournée canadienne de 8 dates à Montréal, Ottawa, Kingston, Oshawa, Toronto, Milton et Hamilton. Au pays des Niagara Falls, du sirop d’érable et de Sum 41, le groupe aura tout loisir de peaufiner en live un répertoire dans lequel les influences Blink, Greenday ou Offspring sont omniprésentes ou presque. 2018, année décisive pour Waykopp avec la sortie d’un premier album. Plus noir, moins ensoleillé que ″Wake Up″,  Too loud? Too old! l’album de 11 titres, est annonciateur d’une Pop énergique, d’un Punk  vitaminé, bref, d’une Pop Punk jouissive. A l’occasion de la sortie du disque prévue le 21 septembre une release-party aura lieu le samedi 22 septembre à La Ferronnerie à Jurançon 64110. Qu’on se le dise et d’ici là en avant première: ″ You don’t even know my name ″!

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Jean Claude Legros – Blues Attic

Jean Claude Legros Blues Attic
© Jean-Claude Legros

 

″J’avais 16 ans. Un copain de lycée m’avait revendu deux 45 tours: Democrat Man de J.L Hookeret Louise Blues de B.B Broonzy sur lesquels la majorité des titres était jouée sans autre accompagnement que la guitare du chanteur. La même année, les Kingsmen sortaient un ″ Louie Louie ″ autrement plus bruyant et là j’ai craqué sur les guitares électriques. Puis les Beatles et les Stones ont scellé l’affaire et le Rock l’a emporté haut la main… Puis vinrent mes années jazz. Miles Davis, Thelonious Monk, Count Basie, Coltrane … J’ai tout dévoré. Avec une attirance pour les notes bleues….C’est à la fin des années 80 que le Blues est revenu. D’abord par la musique elle-même, puis par son histoire. Et là j’ai compris d’où venait quoi et comment tout s’était passé. Depuis j’essaie de payer ma dette à cette musique en l’exprimant à ma manière avec des pinceaux ou avec une plume.″

C’est en ses termes que Jean Claude Legros raconte son parcours  et nous ouvre la porte de son grenier que la musique du diable occupe depuis 1995.  Les peintures, pastels et fusains sont entièrement consacrés à l’univers des musiques afro américaines et donc au Blues pour l’essentiel. Outre ses toiles éblouissantes, l’artiste offre ça et là des biographies documentées, de très pertinentes chroniques de disques et de beaux montages vidéo illustrant quelques incontournables quant à la compréhension d’un genre musical majeur. Bienvenue dans le Blues Attic!

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Laurent Bagnard – Mexican Street Art

Laurent Bagnard photographe
© Photo: Laurent Bagnard

 

Quelques années de cela, découverte de l’auteur au travers de Rebel Motorcycles Ltd, un beau livre de photos consacré entre autres aux choppers californiens et préfacé par Jake Cavaliere des Lords of Altamont. Laurent Bagnard c’est aussi l’aventure PowerGlide et le malheureusement trop bref épisode de Cast Iron tombé, faute de lecteurs, dans l’oubli après seulement trois numéros. L’exégète a également apporté sa contribution à Carlingue piloté à l’époque par Jean Paul Milhé connement et trop tôt disparu. Véritable Artiste, photographe à l’œil exercé, auteur à la plume juste, passionné de Rock, amoureux de bécanes, Laurent Bagnard revient avec un livre de 136 Pages, sorte de carnet de voyage dédié, une fois n’est pas coutume, au Street Art Mexicain.

 

Laurent Bagnard photographe

Pour tout savoir sur Laurent Bagnard et son récent Mexican Street Art c’est Ici: Laurent Bagnard: Photographie et Publications.

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Steven Tyler V/S Donald Trump – Living on the Edge!

© Photo: Justin McConney

 

En 2015, l’équipe juridique d’Aerosmith avait déjà averti le candidat républicain à la présidence pour son utilisation de ″Dream On″ pendant sa campagne électorale. Récemment, au cours d’un rassemblement au Charleston Civic Center dans l’État de Virginie, l’équipe de campagne de Donald Trump a trouvé opportun d’utiliser un autre single du groupe: Livin’ on the Edge . Steven Tyler est furax et il le fait savoir via ses avocats. Dans une lettre adressée au président des Etats Unis ceux ci déclarent: ″ En utilisant Livin’ on the Edge sans la permission de notre client, M. Trump viole spécifiquement l’article 43 de la loi Lanham Act, car il est susceptible de provoquer de la confusion … ou de tromper quant à l’affiliation, le lien ou l’association d’une telle personne avec une autre… Ce qui rend cette violation encore plus flagrante, c’est que l’utilisation de la musique de notre client par M. Trump a déjà été notifiée, non pas une, mais deux fois, pendant sa campagne présidentielle en 2015 ″. Nota: c’est Steven – The Demon Of Screaming – Tyler, et non le groupe Aerosmith qui intente une action en justice contre Trump. 

Patrick BETAILLE, septembre 2018

 
 
 

Koritni – Rolling

New album Koritni: Rolling

11 ans après Lady Luck, leur premier album et pour la cinquième fois en studio voici de retour ce que le rock australien a fait de mieux depuis ACDC: Koritni! Mixage par Kevin Shirley (Iron Maiden, Joe Bonamassa, Aerosmith), mastering signé Ryan Smith (AC/DC, Guns N’ Roses, Greta Van Fleet), Rolling est composé de 11 compositions de Heavy Rock qui confirment que le combo n’a vraiment pas l’intention de se faire oublier. Rythmiques plombées, solos incisifs du français Eddy Santacreu et comme toujours l’inimitable Lex Koritni dont le timbre de voix proche de celui d’un Diable de Tasmanie qui se serait fait piétiner les coucougnettes par un kangourou assure quelles que soit les ambiances, y compris bluesy. Un retour en force donc avec pour la circonstance quelques invités dont John Coghlan (Status Quo) et les ex Trust Vivi Brusco et Farid Medjane. Pat McManus est là également; l’ancien de Mama’s Boys vient prêter son violon sur un ″Run outta gas″ qui sent bon l’Irlande.

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Eagles: ″Greatest Hits″ – Un nouveau record!

Eagles: Their Greatest HitsEn son temps, le ″Greatest Hits 1971-1975″ des Eagles, avait été vendu à hauteur de 38 millions d’exemplaires faisant de lui l’album le plus vendu au monde. Et pourtant! Pourtant, s’agissant d’un Best Of des quatre premiers albums du groupe de Los Angeles, l’inéluctable Hotel California en était absent. C’est dire! Cette compilation sortie en 1976 avait longtemps occupé la première place des ventes avant de se voir doublée en 2009 par ″Thriller″ de Michael Jackson. Patatras! Selon le classement de la Recording Industry Association of America et grâce à la prise en compte des ventes en streaming, le ″King of Pop″ et son roman à suspense se fait aujourd’hui détrôner par la bande à Don Henley. Alors ″Bambi″, on fait moins le mariole là?! Hii Haa!

PB, août 2018

The Magpie Salute – High Water I

Chris Robinson Magpie SaluteVoilà quatre ans que les Black Crowes ont déposé le bilan après 25 ans de bons et loyaux services. En 2016 et dans le cadre de The Woodstock Sessions Project, Rich Robinson est sollicité pour se produire sur scène. L’ex leader des Crowes décide alors de créer un collectif incluant notamment quelques uns de ses compagnons de route. Avec pas moins de sept autres membres sur scène, Rich (Guitare et Chant), Marc Ford (Guitare) et Sven Pipien, renouent avec l’énergie bienfaitrice des beaux jours et, séduits l’enregistrement d’un album éponyme de reprises ( Crowes, Delaney & Bonnie, Pink Floyd, The Faces et Bob Marley) sorti en 2017, décident de poursuivre l’aventure. The Magpie Salute était né. Pour ce premier véritable effort studio, la formation se voit réduite au quintet incluant John Hogg au chant, et Joe Magistro aux drums. Bien évidemment, avec ses 12 titres, ce nouvel album perpétue la flamme originelle des Corbeaux Noirs. Des brûlots tels que ″Can You See″ ou ″Take It All″ et sa slide incisive sont là pour le prouver. Il convient néanmoins de ne pas s’arrêter sur cette première impression car d’autres titres convergent vers des horizons éclairés d’envolées épiques, d’accents ragtime, de pedal steel guitar, de blues et même d’une petite teinte funky. Bref par les temps qui courent High Water I passerait facilement pour un disque vintage à la con mais au milieu de la misère musicale ambiante c’est un constat plutôt rassurant. D’autant plus rassurant qu’il laisse présager un High Water II. J’attends… Avec impatience!

Patrick BETAILLE, août 2018

Wilko Johnson – Blow your mind!

Wilko Johnson

Il y a trois ans, le monde médical donnait entre 6 et 10 mois à vivre au guitariste de Dr Feelgood. Atteint d’une tumeur cancéreuse du pancréas et refusant toute chimiothérapie, Wilko Johnson se lance en 2014 dans une mini tournée d’adieu. La même année il sort Going Back Home, un album enregistré dans l’urgence qui offre de nouvelles versions de titres appartenant à son propre répertoire. 2018, revoici la légende du pub-rock britannique, en pleine forme, avec un nouvel album et, pour la première fois depuis 30 ans, 12 nouvelles compos. Blow your mind est à l’image du stakhanoviste de la Telecaster: incisif, nerveux et efficace. Wilko sait d’où il (re) vient. Il sait aussi ce qui peut arriver à tout moment et il fait le choix de célébrer la vie avec fougue et plaisir. Norman Watt-Roy (basse) et Dylan Howe (drums), qui l’accompagnent plusieurs années, sont présents sur le disque et assurent avec énergie. Plaisir garanti donc, même si l’on peut reprocher à l’album une production une peu trop scintillante et propre.

Patrick BETAILLE, juillet 2018