The Rolling Stones – Beggars Banquet

Rolling Stones Beggars Banquet censure

[Extrait]: Londres 17 mars 1968. Les Rolling Stones entrent en studio pour enregistrer leur septième album. Si les précédentes tentatives contiennent de nombreuses reprises et pas mal d’ errances psychédéliques,  Beggars Banquet lui, marque un retour aux sources quant à l’inspiration musicale du groupe. Jamais le blues n’a été aussi présent sur cet opus qui reste aussi le dernier à bénéficier de la présence de Brian Jones parti peu de temps après valider son inscription au Club 27… La publication de l’album se voit retardée pour cause de désaccord relatif au packaging. En effet, les Stones entrent en conflit avec leur label Decca à cause de la photo qu’ils ont sélectionnée pour la pochette. Le cliché réalisé à Los Angeles représente des chiottes on ne peut plus crades, aussi crades que les murs du local couverts de graffitis. Malgré le forcing de Jagger & Richard, Decca résiste et finit par imposer sa volonté. La jaquette de Beggars Banquet prendra finalement l’aspect d’un banal carton d’invitation blanc avec la mention ″ R.S.V.P. ″ (″ Réponse S’il Vous Plait ″) en plus du nom du groupe et du titre de l’album… Qu’importe! Avec Let it Bleed, Sticky Fingers et Exile on main St, Beggars Banquet reste à jamais parmi les plus inspirés et les plus aboutis de la discographie des Pierres qui Roulent. Et de toutes façons, lors de la réédition du LP en CD, la photo des cagoinces refera son apparition.

Patrick BETAILLE, mars 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Dr. Feelgood – All Through The City

Wilco Johnson, All through the City 1974-1977

 

C’est un fait! Wilko Johnson a gravé en compagnie de Lee Brilleaux, John B. Sparks et The Big Figure les plus belles pages du pub rock anglais. All Through The City passe en revue les remèdes prescrits par Dr. Feelgood entre 1974 et 1977. Trois Cd et 1 Dvd compilent les quatre premiers albums de la formation (Down by the jetty, Malpractice, Sneakin’ suspicion et Stupidity), des démos, des inédits dont 3 Live et quelques vingt-deux apparitions télés en 1975.  Véritable témoignage sur une musique ouvrière qui se foutait des modes, du mainstream et de ses conventions. Au total 93 titres portés par une énergie rare symbolisée par la superbe photo en noir et blanc qui illustre l’objet. Pour une fois on ne se fout pas de la gueule du client! Le coffret intègre un livret de 50 pages et surtout, les enregistrements sont remastérisés sans nuire à la fougue, à l’honnêteté et à la vitalité du groupe de Canvey Island. C’est  rare! Bref, un fois conquis, l’amateur pourra ranger ce petit bijou à côté ou pas loin de l’émouvant documentaire de Julien Temple: Oil City Confidential. D’ici là et en attendant, une piqûre de rappel ne peut pas faire de mal, pas vrai Roxette ?!

 

The Young Gods – Gasoline man

Cafe Racer riding

On ne peut pas dire que le rock texan fasse partie du fond de commerce de The Young Gods. Loin de là! Pourtant en 1992 le combo Suisse fait une entorse à ses habitudes en lorgnant du côté du marché US. Sky TV, quatrième album des helvètes, fait toujours appel aux expérimentations électro, aux ambiances noisy, aux bidouillages fuzzy mais pas que. Pour la première fois les textes sont en anglais et un titre se détache du lot de par sa conception et son ambiance. Riffs et structure bluesy font appel aux standards du rock américain et ressemblent à s’y méprendre à du bon vieux ZZ Top première époque. Une fois n’est pas coutume, les Jeunes Dieux amenés par Franz Treichler jouent comme un groupe de bar avec une signature sonore qui vibre et ronfle comme un bon gros twin qui déboule sur l’asphalte. Hommage à la route et célébration de la moto, c’est  Gasoline Man  et ça s’écoute Ici!

Je suis le gasoline man. J’avance, et même si je ne sais où je vais, je veux arriver à temps. Je vais rouler encore et encore pour trouver où tu te caches ″.

Patrick BETAILLE, février 2017

Lynyrd Skynyrd – Street Survivors

Lynyrd Skynyrd Street Survivors Cd Cover

[Extrait]: Le 17 Octobre 1977, Lynyrd Skynyrd, fer de lance du Southern Rock, sort son sixième album, Street Survivors. Trois jours plus tard, au cours d’une tournée, un avion privé transportant les musiciens entre la Caroline du Sud et la Louisiane, s’écrase. Ronnie Van Zant (chanteur, compositeur et fondateur de la formation) , Steve Gaines (Guitariste), et sa sœur Cassie, choriste du groupe, décèdent dans l’accident. A l’époque la jaquette de l’album représente les membres du groupe debout dans une rue et cernés par les flammes… À la demande de Teresa Gaines, la veuve de Steve Gaines, MCA Records modifie le concept d’origine en remplaçant le feu par fond noir. Suite au crash, Street Survivors devient l’un des plus grands succès commercial de Lynyrd Skynyrd qui malgré tout se sépare peu après… Trente ans plus tard et pour l’édition Deluxe du CD la version première est remise sur le marché. Ain’t no good life!

Patrick BETAILLE, février 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Gimme Danger – Les Stooges par Jim Jarmusch

Gimme Danger l'histoire de The Stooges

 

Un sacré bout de temps que la musique fait partie intégrante de la filmographie de  Jim Jarmusch. En 1986 déjà dans Down by  LawTom Waits apportait sa contribution à la bande son et jouait le rôle de Zack. Mystery Train en 1989 mettait en scène Screamin’ Jay Hawkins. En 1996 le cinéaste faisait appel à Neil Young pour le soundtrack de son western métaphysique Dead Man dans lequel Iggy Pop  tenait un rôle. Iggy Pop est aussi là en 2003 dans Coffee and Cigarettes, un film à sketches dans lequel il partage l’affiche avec entre autres Tom Waits, Meg et Jack White. En salle dès aujourd’hui, Gimme Danger est un rockumentaire consacré à l’histoire des Stooges, le groupe qui a indéniablement influencé le mouvement Punk en sonnant le glas de Sixties. ″Une lettre d’amour au groupe qui restera sans doute l’un des plus importants de l’histoire du rock, Gimme Danger est délirant, foutraque, émouvant, drôle, simple sophistiqué et brut″ [Jim Jarmusch]. Le film, désormais en salle pour les privilégiés, sera disponible en Dvd en juin 2017. D’ci là et en attendant…> Le Trailer!

Patrick BETAILLE, février 2017

John Doe – Crossroads, la Route du Blues

Crossroads, film John Doe sur Robert Johnson

 

Pour peu que l’on s’intéresse au Blues, vient toujours un moment où se manifeste l’envie d’en savoir plus sur l’une de ses plus belles des légendes. Avec seulement 29 titres enregistrés Robert Johnson est devenu un mythe, la référence suprême, le gardien du panthéon de la musique, celui qui a fait naître chez Jimmy Hendrix, Eric Clapton, Keith Richard, Led Zeppelin et tant d’autres, la passion viscérale pour le Delta Blues qui allait de près ou de loin les influencer musicalement. En 1986, à partir d’un scenario de John Fusco, le réalisateur Walter Hill traite le sujet sous forme de fiction musicale gentillette qui se termine par un duel guitaristique éblouissant entre Ralph Macchio et Steve Vai dans le rôle du serviteur du diable. Il est donc question de ce fameux pacte avec le Malin. Pacte au cours duquel Robert Johnson aurait vendu son âme en échange d’un immense talent.  Avec Crossroads, la route du Blues, John Doe élève le débat au rang d’un subtil mariage des genres qui oscille entre fiction, documentaire et road-movie.
Fan de Blues, je rêvais depuis mon adolescence de faire la Route 61. Il m’aura fallu 30 ans pour y parvenir avec quelques dollars, un bon copain et une idée : conter les légendes de Robert Johnson. J’ai écrit et vécu cette aventure passionnément. Une année de préparation, 1 mois de tournage, 6 mois de montage et 8 ans de galères pour faire connaitre ce film. Aucun producteur, pas de distribution, pas d’aide financière, juste un entêtement maladif: y croire ″.
Le résultat est bluffant. La démarche est sincère, les protagonistes étonnants, le ton lugubre et l’ambiance générale très roots. Au final on y croit, on s’y croit! Au point d’avoir envie de participer, en compagnie de Calvin Russel, à la quête du 30ème morceau, celui  qui délivrera Robert Johnson de sa malédiction. Monsieur John Doe*, qui que vous soyez, merci pour cette belle initiative, pour ce moment intense et pour la mise en images de cette passion dévorante. Enfin et surtout, merci pour le partage sans contrepartie avec la mise à disposition d’infos remarquables et de l’intégralité de l’œuvre au format Dvd ou Divx en Vost.  C’est ici: La Route du Blues .

* Dans les années 50, John Doe est le pseudonyme utilisé par les réalisateurs américains  qui ne souhaitaient pas ″signer″ leurs œuvres en raison de désaccords avec les règles fixées par l’industrie du cinéma et de la télévision. Une façon de faire de la résistance.

Zapping Photo – 2016 en images.

Open d’Australie 2016: Plongeon de Gael Monfils lors du quatrième set contre Andrey Kuznestovof.

© Photo: Cameron Spencer

 

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2016. Un magnifique zapping qui incite à se focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et de vidéos inconsistantes consommés quotidiennement. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2016, the year in photos!.

Señor Mayor – Amazon et Máquina

© Señor Mayor – Amazon y Maquina

Señor Mayor a étudié les Arts Appliqués au sein de la School of Art and Design de Merida. En 1995, diplôme de designer d’intérieur en main, il commence à travailler pour des cabinets d’ingénieurs et d’architectes. Lassé des exigences et des caprices de la clientèle, il décide de tout laisser tomber, s’achète une moto et s’installe en tant qu’illustrateur et publicitaire freelance. Il vit aujourd’hui à Badajoz en Espagne et c’est de chez lui, libre de toute contrainte, qu’il met en œuvre des créations graphiques destinées à illustrer poèmes, affiches et autres travaux personnels. Parmi ceux là une série créative intitulée ″ Amazon y Maquina ″. L’artiste y célèbre, à sa façon, le charme d’une époque révolue en mettant en scène motos et actrices mythiques. Ornella Muti au guidon d’une Benelli 750, Monica Vitti posant à côté d’une MV Augusta Monza, Virna Lisi et sa Moto Guzzi GP 500… Des unions improbables et uniques qui constituent une iconographie toute empreinte de sensualité mécanique authentique et palpable. Plus d’infos Señor Mayor: Creationes Gráficas.

 

© Señor Mayor – Amazon y Maquina

Patrick BETAILLE, janvier 2017

Steppenwolf – Easy Rider

Steppenwolf, Born to be wild

En 1958, John Kay fuit l’Allemagne de l’Est pour s’installer au Canada où en 1965 il intègre un groupe de blues local: The Sparrows. Le succès n’est pas au rendez vous. En 1967 la formation est dissoute pour réapparaitre sur la scène de Los Angeles sous le nom de Steppenwolf . Le nouveau un line up propose désormais un répertoire plus rock et entre en studio en 1968 pour élaborer leur premier album. Cette fois ci le public est au rendez vous et réserve un bel accueil au troisième single de l’album:  Born to be wild. Le titre écrit à l’origine par l’ex Sparrows Mars Bonfire (de son vrai nom Dennis Edmonton) se vend à plus d’un million d’exemplaires dès lors qu’il figure sur la bande son de Easy Rider, film emblématique de la contre culture de l’époque. Désormais Born to Be Wild est associée à jamais l’univers des bikers, Steppenwolf est au sommet et Mars Bonfire entre dans la légende du Rock.

Patrick BETAILLE, janvier 2017

Bonnes Résolutions 2017 – Achille Talon

Bonnes résolutions Achille Talon

Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am!

D’après Achille Talon, personnage de Greg