Charlie Hebdo une fois de plus ne fait pas dans la dentelle en fourbissant ses armes contre le terrorisme, intellectuel cette fois. Le pire dictateur du PAF se retrouve en couverture de la dernière édition de l’Hebdo qui affiche Cyril Hanouna en train de sucer le cerveau de ses téléspectateurs. ″ Pire que Zika, il rend con ″ déclare le journal satirique dans son N°1229 en kiosque le 10 février.
[Extrait]: Ce neuvième album de Jethro Tull, a été conçu au départ comme une comédie musicale pour, au final, être publié en 1976 sous forme de concept album. Adepte d’un genre déjà pratiqué avec notamment Thick as a Brick, ou Ministrel in the Gallery, Ian Anderson raconte ici l’histoire d’une Rock Star vieillissante en panne de succès. Afin d’en renforcer l’idée, il fait appel au dessinateur britannique Dave Gibbons, célèbre pour avoir remporté un succès commercial avec sa série Watchmen (Les Gardiens), qui résume le scénario sous forme de BD incluse à l’intérieur de la pochette du LP. Sur la jaquette elle même, le héro a indubitablement les traits d’un Ian Anderson faisant un bras d’honneur. A l’époque les critiques affirment que le disque est autobiographique et sont persuadés que le geste leur est destiné à cause d’un contentieux lié à la descente en flammes, en 1973, de ″Passion Play″ auquel le chanteur-flûtiste tenait tant. Malgré un vif démenti de la part de l’intéressé Too Old to Rock’n’Roll allait subir les foudres vengeresses et injustifiées du milieu musical.
Patrick BETAILLE, février 2016
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
La vente de vinyles a augmenté de 52% au cours du premier semestre 2015. Annonce faite par le New Musical Express qui ajoute qu’il s’agit non seulement de la plus forte progression par rapport aux autres formats mais qu’en outre l’objet en tant que tel connaît un véritable engouement auprès des consommateurs et surtout des jeunes. Même si il est un peu tôt pour en tirer quelque conclusion que ce soit, ces chiffres peuvent être appréciés diversement. Signe avant coureur d’un enthousiasme retrouvé: celui de (re) découvrir le 33 tours, de l’avoir dans les mains, d’en écouter le contenu en ayant le loisir d’en détailler le contenant? Résultante d’un dégoût du public vis à vis de karaokés télévisuels et d’inepties musicales qui dépossèdent le genre de sa fonction première: émouvoir? Mutation aux allures de dernière chance? A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un leurre, d’une bulle engendrée par les errances mercantiles des Majors asphyxiées qui, en surfant sur la vague Vintage, tentent de palier aux conséquences désastreuses de leurs propres choix! Et, tout bien considéré, les 52% de progression par rapport au vide organisé par l’industrie discographique restent anecdotiques. Pour le moment en tous cas! Au final tout n’est peut être pas perdu; à condition de croire un tant soit peu en la capacité de la musique à engendrer d’ indicibles joies et plaisirs. Rock’n’Roll bordel!
Paru en 2012 aux éditions de la Martinière, l’ouvrage propose une sélection très riche d’albums aux pochettes incontournables. Au fil des quelques 350 pages on retrouve entre autres et avec bonheur Pink Floyd, les Stones, Led Zeppelin ou Hendrix mais aussi quelques raretés qui à l’époque n’avaient pas forcément marqué les mémoires. Au delà d’une nostalgie qui aujourd’hui nourrit une fièvre mercantile sur fond de vintage, Vinyles rend hommage à l’objet Disque en tant que tel. Plus de 250 pochettes emblématiques sont ici reproduites au format originel au travers d’un parcours rythmé par des portraits et entretiens de grand designers de l’univers du disque. L’ouvrage s’attache à raconter une histoire visuelle de l’art du disque au travers des styles et des auteurs tel que Mick Rock, Roger Dean ou le collectif Hypgnosis. Que ce soit au travers de photographies ou d’ illustrations on retrouve les sensations éprouvées lors des immersions fébriles dans les bacs des disquaires avec le plaisir de s’attarder sur le sens des détails au riche pouvoir d’ évocation: ″ celui de voir ce qu’on allait entendre ″. Dites 33!
[D’après Les Bidochons de Christian Binet]: Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change?? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am!
Le zapping est une institution et tous les ans, ça et là, nous y avons droit sous une forme ou sousune autre. Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2015. Un magnifique échantillon de 120 images, souvent terribles, qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement parfois même nous en rendre compte. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets: The Atlantic: 2015, the year in photos.
Adele vous malmène les tympans? La reformation de téléphone vous en touche une sans faire bouger l’autre? La production télévisuelle vous donne des envies de suicide? j’ai quelque chose pour vous! Question nouveautés l ’année écoulée ne se distingue pas particulièrement dans le domaine du Blues ou du Blues Rock. Mais faute de mieux le cru 2015 (Clic sur les images!) doit pouvoir vous apporter quelques menues satisfactions en terme de musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds. Le choix est bien évidemment partial, partiel, subjectif et assumé. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″La musique c’est comme la vie, ça se respire ″ (Francis Zegut).
Zoë Howe est une boulimique. Son domaine c’est le Rock auquel elle voue une passion peu commune. Chroniqueuse, elle prête sa plume à BBC Music Magazine, Classic Rock et au New Musical Express. Il lui arrive aussi de donner de la voix sur les ondes de BBC 6 Music, Absolute Radio et Planet Rock où, parait il, elle n’a pas son pareil pour animer interviews et séries spéciales. Considérée au Royaume Uni en tant que biographe de grand talent, Zoë ne rate pas une occasion de mettre en lumière les sujets qui lui tiennent à cœur. Parmi ceux là, des ouvrages dédiés aux filles de The Slits, à Stevie Nicks ou Jesus and Mary Chain, mais aussi des sujets consacrés au British Beat Explosion ou à la vie dans l’ombre d’une Rock Star (How’s your dad?). En 2012, l’auteur apparaît dans Looking Back at Me, l’autobiographie de Wilko Johnson avec qui elle partage la rédaction des mémoires du guitariste de Dr Feelgood. De Dr Feelgood il est également question dans le neuvième et dernier livre de Madame Howe mais cette fois c’est Lee Brilleaux qui est sous le feu des projecteurs. Plus qu’une biographie, The adventures of Dr Feelgood’s iconic frontman brosse bien sûr le portrait d’une exceptionnelle bête de la scène Pub Rock, mais il sait aussi s’attarder sur l’homme, sa sensibilité, sa modestie, sa classe et son humilité. Extraits de documents, interviews, anecdotes, photos souvent inédites et témoignages de proches nous plongent au cœur d’un monde où tout commence en musique à Canvey Island pour finir en douleur dans l’Essex, un jour d’avril 1994. En anglais, bien documenté, très agréable à lire, souvent drôle et parfois émouvant ce Rock’n’Roll Gentleman doit être prescrit d’urgence à tout fan du Doctor. Thanks Zoë, you Rock! Un grand merci également à Patrick Higgins et son Shot of Rhythm and Blues sans qui je serai certainement passé à côté de cette publication.
Cher Père Noël, j’ai laissé sous l’arbre des galettes pour toi et des carottes pour tes rennes. Comme j’ai été très sage, je voudrais que tu m’apportes une moto Egli-Vincent. À bientôt et merci. Eusèbe.
Cher Eusèbe! Si tu veux vraiment être lèche-cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Quant à la Vincent, va voir chez Godet si j’y suis, connard!
Tout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. Lucille pour B.B. King, Billie pour Joe Perry.
Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″ Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci ″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit : Demain je me mets à la guitare! C’est une redoutable maîtresse!