Quelques années de cela, découverte de l’auteur au travers de Rebel Motorcycles Ltd, un beau livre de photos consacré entre autres aux choppers californiens et préfacé par Jake Cavaliere des Lords of Altamont. Laurent Bagnard c’est aussi l’aventure PowerGlide et le malheureusement trop bref épisode de Cast Iron tombé, faute de lecteurs, dans l’oubli après seulement trois numéros. L’exégète a également apporté sa contribution à Carlingue piloté à l’époque par Jean Paul Milhé connement et trop tôt disparu. Véritable Artiste, photographe à l’œil exercé, auteur à la plume juste, passionné de Rock, amoureux de bécanes, Laurent Bagnard revient avec un livre de 136 Pages, sorte de carnet de voyage dédié, une fois n’est pas coutume, au Street Art Mexicain.
Lapuss’ vous dévoile ce qu’il se passe dans la tête de l’animal le plus maléfique de la création : le chat. Faites attention à vous !
[Lapuss’]: ″ Merci à tous ces cons de chats qui ont croisé ma route depuis toujours, de m’avoir gratifié de leur dédain et de leur indifférence et à plusieurs occasions, de ce qui ressemblait à s’y méprendre à de l’amour ″.Putain de Chat
En 1968, juste avant qu’ Easy Rider ne s’empare des consciences en devenant l’un des symbole de la contre culture, le photographe américain Danny Lyon publie The Bikeriders. Édité pour la première fois en France en 2014, cet ouvrage nous invite à prendre la route avec le gang du Chicago Outlaws Motorcycle Club auquel l’auteur – qui roule en Triumph – appartient à l’époque. L’ouvrage est un fac-similé de l’édition originale, enrichi de nouvelles reproductions photographiques et consiste en un constat authentique et personnel à propos d’ hommes et de femmes vivant en marge de la société traditionnelle. Une cinquantaine d’images en bichromie regroupant portraits, clichés sur le vif et une quinzaine d’entretiens jalonnent les 100 pages d’un ouvrage indispensable à la compréhension de la culture Biker née il y cinquante ans.
Un train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.
Le 6 décembre 1969, un grand festival Rock a lieu sur le circuit automobile d’Altamont en Californie. Santana, Jefferson Airplane, Grateful Dead et les Rolling Stones sont à l’affiche. La soirée tourne au cauchemar quand des Hells Angels, bourrés, défoncés et brutaux, agressent plusieurs musiciens et commettent l’irréparable en poignardant à mort un spectateur. Tout ceci est depuis longtemps acté, notamment grâce au film Gimme Shelter. Ce que l’on connait moins par contre c’est l’histoire dans l’Histoire, souvent sordide, celle que nous raconte l’auteur, Joël SELVIN, en apportant un nouvel éclairage sur des faits et des comportements on ne peut plus douteux. Même si les protagonistes du récit donnent parfois envie de gerber tellement leur soif de pouvoir, leur vanité et leur mépris transpirent de leurs petites personnes, les 300 pages de ce livre riche, bien documenté et sérieux se dévorent d’une traite. Un vrai bonheur pour qui aime le Rock et son histoire, qu’elle soit glorieuse ou décadente.
Après la séquence homophobe diffusée dans Touche pas à mon poste et la polémique qui a suivi, certains chroniqueurs avaient invoqué le droit à la caricature pour défendre Cyril Hanouna. Valérie Bénaïm a même rappelé en plateau que des gens sont morts pour le droit à la caricature. Celle à la Une de Charlie Hebdo ne devrait donc pas trop les émouvoir. Cette semaine, Coco représente l’animateur en anus, la langue tirée et titre: Virez Hanouna, virez l’hémorroïde du PAF. Ce n’est pas la première fois que la dessinatrice tape sur l’animateur de C8. Déjà en décembre 2016 la Une de l’hebdo titrait :Hanouna, le virus qui rend con.
Chapitre 1: ″Naissance d’une contre culture″: Henri Lœvenbruck nous livre un rappel historique et une analyse des incidents d’ Hollister lors du rassemblement de motards le 4 juillet 1947. Événements californiens qui donnèrent naissance à l’un des phénomènes socio-culturels les plus emblématiques de l’après-guerre et qui marquent officiellement la naissance du mouvement biker et du fameux 1% (One percent).
Chapitre 2: ″L’ Assaut des Motards″: traduite par Henri Lœvenbruck, la nouvelle de Frank Rooney, « Cyclist’s raid », qui inspira directement le film culte ″The Wild One″.
Chapitre 3: Jean William Thoury, lui, décortique et analyse ce même film, réalisé en 1953 par Laszlo Benedek et adapté en France sous le titre ″L’ Équipée Sauvage″.
Chapitre 4: Coupures de presse et photos prises à Hollister viennent illustrer et compléter l’ouvrage.
120 pages qui offrent une étude objective des épisodes d’ Hollister et prennent une dimension historique quant à la compréhension de la culture biker. Un régal à 10 euros disponible ici: Serious Publishing!
Albums, l’anthologie de Nick de Ville n’est pas le seul ouvrage consacré aux jaquettes de 33 tours mais au même titre que ″Vinyles″ de Mike Evans il est, pour peu que l’on s’intéresse à l’art du disque, indispensable. En parcourant les 254 pages de ce pavé on retrouve bien sûr les incontournables Warhol, Hipgnosis, Cal Schenkel ou Roger Dean, mais aussi d’autres noms moins connus généralement mentionnés en tout petit au verso de l’emballage. Des premières pochettes de Jazz aux outrages Punk en passant par l’ Heroïc Fantasy du Hard Rock et le Psychédélisme criard, tout est illustré, bien sûr, mais aussi expliqué et commenté. Couleurs, collages, photos, lettrages retracent le parcours d’un genre sous influence dont les errances visuelles ont été honteusement mises à mal par l’arrivée du minimaliste compact disc. Plus d’infos ici >Neosphères!
En 1967 Jann S. Wenner, qui est en train de fonder le magazine musical Rolling Stone, rencontre Baron A. Wolman à qui il propose le poste de 1er photographe. Ce dernier accepte et durant trois années il photographie les têtes d’affiche de l’aristocratie du Rock. Les clichés mettent en scène les Stones, Hendrix, Joplin et bien d’autres qui, mêmes s’ils se prêtent à des séances studio, se retrouvent capturés dans leur quotidien, sur scène et bien sûr backstage où ils se laissent aller, notamment avec les filles qui ne manquent pas d’investir les lieux. Ces filles, souvent très jeunes, Baron Wolman leur rend hommage à l’époque dans un numéro spécial de Rolling Stone qui connait d’emblée un énorme succès. En 2012, le photographe organise un exposition des meilleurs clichés afin de promouvoir la sortie de ″Groupies and Other Electric Ladies″. Le livre, réédité fin 2016, raconte l’époque vue par ces nymphettes en quête de célébrités et de célébrité, plus souvent ingénues et déjantées que réellement perverses. On y croise Pamela Des Barres qui compte parmi ses conquêtes Jagger, Page, Hendrix et Morrison. Présente également, Cynthia Plaster Caster, devenue célèbre grâce à ses moulages de pénis de rockstars dont – encore lui – Jimmy Hendrix. Quant à Miss James, l’une des plus belle, elle a fréquenté Dylan, côtoyé les Beatles, eu un enfant avec un membre des Moody Blues et des aventures avec Page et Jagger. Encore eux! Avec plus de 150 photos, des interviews et des témoignages, ″Groupies″ est véritable un document social, culturel et historique sur l’une des décennies musicales les plus marquantes du vingtième siècle. Rock’n’Roll bordel!
Mike Evans connait la Musique. Passé par le Cavern Club, avec deux singles à son actif, il a côtoyé la scène de Liverpool et, en 1969, joué aux côtés de Led Zeppelin et de Bob Dylan. Par la suite il se tourne vers la radio et le journalisme pour Sounds, le Melody Maker et le Guardian. Depuis la fin des années 1980, il a écrit ou édité de nombreux ouvrages. Parmi ceux là certains, généralistes, ont consacrés au Blues, au Rock’n’roll ou aux affiches et billets de concerts. D’autres, plus ciblés, traitent d’Elvis, de Woosdtock, de Bowie, des Beatles, de Ray Charles ou de Fleetwood Mac. Avec ″Vinyles″ publié aux éditions Gründ, Evans propose de remonter le temps. De l’encombrant 78 tours à l’universel 45T, du confidentiel EP au légendaire LP, des Limited Editions aux Picture Discs, l’auteur a exhumé des bacs tout ce qui illustre l’histoire et l’évolution de la mythique et désormais vintage galette noire. On y apprend ainsi que l’un des premiers 45T fut édité par RCA Victor le 31 mars 1949; on y entend Eddy Arnold qui interprète Texarkana Baby . Ouvrage intéressant et instructif à ranger pas loin de Vinyles, l’art du disque.