Confinement – Made in England!

 

Sur les affichages lumineux de Picadilly Circus: message d’Elisabeth II à propos du virus. ″Nous serons à nouveau avec nos amis; nous serons à nouveau auprès de nos familles; nous nous réunirons à nouveau. D’ici là, restez chez vous et écoutez Led Zeppelin″.

Patrick BETAILLE, décembre 2020

Le Lundi c’est permis – Bicyclette

 


[Jim Mac Mahon]: ″ If reincarnation exists, I’d like to come back in a ladies’ bicycle saddle – Si la réincarnation existe, j’aimerais revenir en selle de vélo pour dames ″.


 
Patrick BETAILLE, décembre 2020

Lettre au Père Noël – L’ instant X

Source Image: francia.org.ve

 

[Mylène Farmer : L’Instant X]:″ Mais qu’est-ce-qui nous englue la planète et embrume ma comète? C’est la loi des séries, les ennuis s’amoncellent. C’est le cycle infernal. Fatal. Un rien devient l’Everest. C’est l’hécatombe. Vernis qui craque. Asphyxie. Pied dans la tombe. C’est l’ équation qui fait tilt. Mais c’est l’instant X qu’on attend comme l’instant magique. C’est l’heure de prendre la pose. Mais pour l’heure, Papa Noël quand tu descendras du ciel, du fun et des ailes, pour penser à autre chose! ″

Mick Rock – Shot!

© Albums Covers – Mick Rock

 

Photographe anglais né en 1948, Michael David Rock est surtout connu et reconnu pour avoir braqué ses objectifs sur certaines figures emblématiques de la scène rock. Queen, T.Rex, Syd Barrett, Lou Reed, Iggy Pop, The Sex Pistols, The Ramones, Joan Jett, Talking Heads, Roxy Music, Thin Lizzy, Mötley Crüe, Johnny Winter, Rory Gallagher ou  Blondie figurent au catalogue de Mick Rock. Certains d’entre eux ont même fait appel à lui pour illustrer leurs disques. L’artiste est à l’origine de clichés mémorables de David Bowie – époque Ziggy Stardust – en sa qualité de photographe officiel de la star. Il a également dirigé les séances photo du film The Rocky Horror Picture Show. Au contact d’un monde connu pour ses excès, alcool et cocaïne se sont immiscés de façon incontrôlable dans la vie de Mick qui, pour échapper à la mort, a dû subir un quadruple pontage cardiaque. Conscient d’être très chanceux, celui que l’on surnomme ″ The Man Who Shot the Seventies ″ est désormais sobre, vit à New-York, pratique le yoga et travaille énormément en se consacrant à de nombreux ouvrages et expositions à travers le monde. En 2006 il reçut  le Music Legends Award pour sa contribution à la musique et en 2015 il animait sa propre série télévisuelle: On the Record with Mick Rock. En 2017 parait un documentaire retraçant la vie et la carrière du photographe: SHOT! The Psycho-Spiritual Mantra of Rock. Biographie, portfolios, etc. disponibles Ici!

 

© Albums Covers -Mick Rock

Patrick BETAILLE, décembre 2020

Laurent Bagnard – Rebel Motorcycles Ltd II

 

Certains connaissent peut être déjà le lascar. Soit parce qu’ils ont en main le premier volume de Rebel Motorcycles Ltd paru en 2009 et préfacé par jake Cavaliere des Lords of Altamont. Soit parce que, de près ou de loin, ils ont participé aux aventures PowerGlide, Cast Iron ou Carlingue. Soit enfin, parce qu’ils sont tombés sur son carnet de voyages en images: Mexican Street Art. Pour les autres, disons que Laurent Bagnard est à la fois un narrateur diligent, un photographe accompli, mais aussi et surtout un passionné de bécanes, mais pas n’importe lesquelles. Surtout pas. Ici les notions de vintage et autre steam punk sont définitivement reléguées au fin fond des oubliettes de la bobologie hispster. Pourtant, du Norton, du Harley Davidson, Triumph, MV Agusta et même du Brough Superior il y en a. Mais pas de celles que l’on aurait l’occasion de mater depuis la terrasse du Café de la Gare par beau temps. Et pour cause. Dans ce livre, c’est de mode de vie dont il s’agit. Laurent Bagnard met en lumière des préparations qui sont à l’image de leurs proprios. De ceux qui, comme lui, se foutent de la technologie et de la norme euro comme de leur première tétine. Rebel Motorcycles Ltd II c’est 144 pages et pas moins de 200 photos. 23 bécanes et leurs créateurs respectifs sont là pour témoigner de l’existence d’une contre-culture motorisée qui sent bon l’huile et d’un mode de vie à contre courant des modes et des tendances. Comme dit l’ami Vince sur son blog: ″ Il faut penser à mettre quelque chose d’intelligent au pied du sapin et 30 balles c’est pas la ruine . C’est par ici: Laurent Bagnard!

Patrick BETAILLE, novembre 2020

 

Romain Hugault – Angel Wings

© Romain Hugault

 

Très tôt attiré par tout ce qui touche à l’aviation au point d’obtenir son brevet de pilote à l’âge de 17 ans, Romain Hugault – fils d’un colonel de l’armée de l’air – est également un passionné du neuvième art pour lequel il affiche de réels talents. Après ses études à l’École Estienne, Il fait le choix de se consacrer professionnellement à la bande dessinée et de faire du pilotage son loisir prioritaire. Le Dernier Envol, Le Grand Duc, Au Delà des Nuages, l’essentiel de son œuvre consiste en bandes dessinées consacrées à l’aviation, notamment durant les deux Guerres mondiales. Également très inspiré par les pin-up de la grande époque, l’artiste est également l’auteur des trois tomes de Pin-Up Wings au sein desquels d’emblématiques objets volants  côtoient d’admirables modèles en bas nylon mais pas que. Un autre série rend hommage aux femmes pilotes qui ont activement participé à l’effort de guerre de 1944: Angel Wings. Sur des scénarios de Yann, Romain Hugault illustre des scènes aéronautiques saisissantes de réalisme au cours desquelles les héroïnes sont élégamment mises à l’honneur. C’est beau, c’est chaud, ça sent le kérosène, la poudre et les charmes d’Angela sont un régal pour les yeux.  ″Angel Wings n’est pas une série machiste″, déclare le dessinateur. ″Bien au contraire, le personnage principal est une femme forte qui évolue dans un milieu d’hommes, mais qui en même temps se montre fragile, avec ses sentiments et ses peines. Une bimbo à gros nichons aurait été machiste alors que là, au contraire, l’héroïne, même si elle possède des formes – grand bien lui fasse -, est une fille avec du caractère et elle le montre″. Très récemment, l’artiste vient de réaliser les illustrations d’un magnifique ouvrage de Bernard Chabbert consacré à Antoine de Saint-Exupéry: St Ex, un prince dans sa citadelle. Ça et le reste, tout est ici: Romain Hugault, site officiel. Allez-y, y’a même moyen de décapsuler une binouze!

Patrick BETAILLE, novembre 2020

Agence Looma – L’art des gestes barrières

©Ministry of Culture and Information Policy of Ukraine (Vues partielles)

 

Afin de limiter la propagation de la Covid-19, tout est bon pour parvenir à faire respecter les gestes barrières indispensables. Les reportages choc montent en puissance. De plus en plus il est fait appel à des sommités diverses et variées pour témoigner de la gravité de la situation et les campagnes de pub tentent de sensibiliser les populations quant au respect des comportements à adopter face au fléau. En Ukraine, c’est le Ministère de la Culture qui s’y colle. La noble institution est à l’origine d’une campagne d’affichage ayant pour cadre des œuvres picturales de renom. Pour ce, les graphistes de l’Agence Looma se sont livrés à une réinterprétation de certaines toiles de Maîtres afin de pouvoir y incorporer les messages de circonstance.

De gauche à droite et de bas en haut: Avec son Christ seul à table, La Cène de Léonard de Vinci promeut la distanciation sociale. Pour Gustave Courbet, le contact lors de La Création du Monde ne se fait pas sans gel hydro-alcoolique. Avec le Portrait du jeune Pietro Bembo, Raphaël vante les bienfaits du lavage des mains. Léonard de Vinci encore avec La Dame à l’hermine qui incite à faire des provisions afin de limiter les déplacements. Même au moment de la prière La Madone de Giovanni Battista porte des gants chirurgicaux. Pour Frederic Leighton, Orpheus et Eurydice doivent impérativement garder leurs distances. Pas de cash, paiements par carte! C’est le message de la Miss Worrell as Hebe de Benjamin West. Le Fils de l’homme de René Magritte n’échappe pas à la règle du port du masque: Il doit couvrir la bouche et le nez et une fois en place ne doit pas être manipulé.

Pour voir ces œuvres dans leur intégralité et voir le Bonaparte de David franchissant le Grand-Saint-Bernard au service du click & collect il faut aller à la source: Galerie Sakura

Patrick BETAILLE, novembre 2020

Le lundi c’est permis – Les Médocs du confinement

Quelle leçon tirer de ce moment d’exception chaotique ? Personne n’en tire plus aucune mais il reste les Médocs pour ça: Margaux, Pauillac, Saint-Julien ou Saint-Estèphe. Les amateurs comprendront un tel propos, les autres se saisiront peut être de l’occasion pour tester un remède délivré sans ordonnance par Nicolas.

Elvis Presley – Cadillac Fleetwood Series 60

© Photo: Karin Leperi

 

Elvis Presley a toujours été un inconditionnel de la prestigieuse marque Cadillac. Au cours de son existence il en a possédé une bonne centaine. Sa première Caddy il l’achète début 1955. Il s’agit d’une Fleetwood Series 60 de 1954, de couleur rose. Pour le King, le V8 est essentiellement destiné à le véhiculer – lui et son groupe des Blue Moon Boys – à destination des salles de concerts. En juin 55, suite à problème technique, la berline est complètement détruite dans un incendie. Le 5 juillet de la même année, Elvis achète une autre Fleetwood Series 60 bleue avec le toit noir. À l’époque il obtient un succès conséquent avec une version de Baby, Let’s Play House dont les paroles font référence à sa voiture préférée: ″You may have a pink Cadillac″. Ni une ni deux, la Fleetwood est repeinte en rose avec le toit blanc et offerte en cadeau d’anniversaire à sa mère. Maman Gladys n’ayant pas le permis, c’est le fiston qui continue à utiliser la Elvis Rose. Le 2 septembre il la prête à Scotty Moore qui percute un pick-up, occasionnant de considérables dégâts qui nécessiteront un passage en carrosserie au cours duquel toute la sellerie sera remplacée. Longtemps garée et visible à Graceland, cette Cadillac rose est désormais exposée au Elvis Presley Automobile Museum. En décembre 2006, les administrateurs de Graceland ont accepté de fournir tous les éléments pour que soit fabriquée un copie exacte destinée à promouvoir les campagnes ″Ruban Rose″ pour la collecte de dons destinés à la lutte contre le cancer du sein.

Patrick BETAILLE, novembre 2020