Eddie Davenport – Hollister Gypsy Tour

Eddie Davenport, Hollister California
© San Francisco Chronicle’s/Barney Petersen

 

Cette célèbre photo prise le 4 juillet  1947 et publiée dans le San Francisco Chronicle était censée illustrer les événements de Hollister. Le cliché montre le biker Eddie Davenport, étendu sur son Harley Davidson, les jambes en avant, visiblement dans un état d’ivresse profond, avec une bouteille de bière dans chaque main et de nombreuses autres dispersées sur le sol. Sur le cliché on peut voir un personnage en arrière plan. Cet homme c’est Gus Deserpa, un habitant de la ville. Il livra au journal sa propre version des faits. ″ Ma femme et moi avons vu deux hommes qui amassaient des bouteilles. Ensuite, ils ont placé une moto au milieu. Quelques minutes plus tard, ils ont interpellé un homme ivre qui sortait du bar, lui ont demandé de s’asseoir sur la moto et ont commencé à faire des photos ″. Eddie ne s’imaginait pas que le photographe était en train de se servir de lui pour illustrer un article à charge, et que cette photo prise le lendemain de la fête et reprise le 21 juillet par Life, ferait non seulement le tour du monde, mais deviendrait aussi le symbole même de la sauvagerie motarde. Source: L’ Assaut des Motards!

Patrick BETAILLE, mai 2017

 

 

Jack Daniel’s – Whiskey Woman!

Jack Daniel's quote

 


Whiskey woman, don’t you know that you are drivin’ me insane?Whiskey woman, ne sais-tu pas que tu me rends dingue?


 

 

Henri Lœvenbruck & Jean William Thoury – L’Assaut des Motards

Gilles Loevenbruck: Les événements d'HollisterChapitre 1: ″Naissance d’une contre culture″: Henri Lœvenbruck nous livre un rappel historique et une analyse des incidents d’ Hollister lors du rassemblement de motards le 4 juillet 1947. Événements californiens qui donnèrent naissance à l’un des phénomènes socio-culturels les plus emblématiques de l’après-guerre et qui marquent officiellement la naissance du mouvement biker et du fameux 1% (One percent).

Chapitre 2: ″L’ Assaut des Motards″: traduite par Henri Lœvenbruck, la nouvelle de Frank Rooney, « Cyclist’s raid », qui inspira directement le film culte ″The Wild One″.

Chapitre 3: Jean William Thoury, lui, décortique et analyse ce même film, réalisé en 1953 par Laszlo Benedek et adapté en France sous le titre ″L’ Équipée Sauvage″.

Chapitre 4: Coupures de presse et photos prises à Hollister viennent illustrer et compléter l’ouvrage.

120 pages qui offrent une étude objective des épisodes d’ Hollister et prennent une dimension historique quant à la compréhension de la culture biker. Un régal à 10 euros disponible ici: Serious Publishing!

Abstentionnisme – Premier Parti de France?

l'absentionniste vu par Salch
© Salch

 

Au delà de la vision caricaturale de Salch force est de constater la montée en puissance de l’abstentionnisme qui tend à devenir le premier parti de France. C’est avant tout parce que l’offre électorale manque de lisibilité. Les partis traditionnels n’ arrivent plus à convaincre un électorat écœuré par les errances du pouvoir, le mépris des leaders, les luttes intestines des partis et le déni de l’expression des électeurs. Une législation bien huilée qui ne comptabilise pas le bulletin blanc ou l’abstention refuse par là même de donner un réel pouvoir au citoyen qui souhaite s’exprimer, ne serait ce qu’au travers d’un vote de contestation démocratique.

Nick de Ville – Albums

Albums, création graphique & musique

Albums, l’anthologie de Nick de Ville n’est pas le seul ouvrage consacré aux jaquettes de 33 tours mais au même titre que ″Vinyles″ de Mike Evans il est, pour peu que l’on s’intéresse à l’art du disque, indispensable. En parcourant les 254 pages de ce pavé on retrouve bien sûr les incontournables Warhol, Hipgnosis, Cal Schenkel ou Roger Dean, mais aussi d’autres noms moins connus généralement mentionnés en tout petit au verso de l’emballage. Des premières pochettes de Jazz aux outrages Punk en passant par l’ Heroïc Fantasy du Hard Rock et le  Psychédélisme criard, tout est illustré, bien sûr, mais aussi expliqué et commenté. Couleurs, collages, photos, lettrages retracent le parcours d’un genre sous influence dont les errances visuelles ont été honteusement mises à mal  par l’arrivée du minimaliste compact disc. Plus d’infos ici > Neosphères!

Patrick BETAILLE, mai 2017

David Uhl – PinUp Harley Davidson

David Uhl Harley Davidson Pin-Up
© David Uhl

 

David Uhl est un artiste américain célèbre pour ses peintures à l’huile consacrées aux Harley Davidson auprès desquelles il s’applique à représenter des Pin-Up en mode vintage. Né en 1961, cet américain commence à peindre pour la firme de Milwaukee en 1998, devenant ainsi le premier peintre officiellement agrée par la marque. Même s’il lui arrive de représenter Steven Tyler sur une moto ou paré d’une coiffe de chef indien, l’essentiel du travail de David Uhl reste axé  sur un domaine bien ciblé. Aviation, voitures, motos, rassemblements divers et courses High Octane font ainsi partie des sujets de prédilection du peintre qui a déjà à son actif plus de 500 toiles sur lesquelles les Pin-Up occupent bien sûr une place privilégiée. La suite en images!

Patrick BETAILLE, avril 2017

Donald Trump – Permis de tuer en Alaska!

Ours polaires en Alaska
© Screenshot micromag.ca

 

Existe t’il des mots assez forts pour exprimer l’horreur ressentie face à des résolutions aussi aberrantes? Existe t’il des termes adaptés à l’incompréhension suscitée par l’irresponsabilité méprisante d’un pouvoir? Existe t’il un remède à la haine et au dégoût éprouvés à l’égard  d’un égocentrique pervers et décérébré? Depuis le 10 avril 2017, les loups, les ours et leurs progénitures pourront être à nouveau abattus en Alaska, y compris dans leurs tanières. Cette nouvelle loi, que l’on doit à l’ inénarrable Donald Trump, est entrée en vigueur, faisant machine arrière sur tout un ensemble de mesures mis en place aux États-Unis par l’ancien président Barack Obama. Alors oui! Il existe un moyen de s’insurger contre ces exactions qui aujourd’hui et de façon ignominieuse nuisent aux valeurs humaines les plus élémentaires:  Signons contre la cruauté et pour la sauvegarde de notre planète. 

 

Roger Waters torpille Donald Trump

Roger Waters: Is This the Life We Really Want?

 

Roger Waters ne décolère pas contre Donald Trump, il se dit même ″ prêt à rejouer The Wall ″ en intégralité devant la frontière mexicano-américaine, pour dénoncer le projet de mur voulu par le nouveau pensionnaire de la Maison Blanche. Déjà en octobre dernier à au cours du ″ Desert Trip ″ Le co-fondateur de Pink-Floyd avait manifesté son dégoût vis à vis du président des USA. Durant la prestation de Pigs de l’album Animals, il s’est en effet payé le luxe projeter des images de Donald Trump associées à la mention ″ pendejo ″ (imbécile!)  et de décorer l’arrière scène d’un immense ″TRUMP IS A PIG″. Le bassiste n’a visiblement pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. La tournée mondiale intitulée Us + Them qui débutera en mai 2017 et passera par la France en 2018 sera ″ une démonstration de résistance, pas seulement contre Trump, mais vis à vis de tous les despotes, dictateurs et bons à rien sur cette terre ″ (interview Rolling Stone magazine, extrait); à bon entendeur… Il sera donc question de dénoncer le dictat de l’argent, les ravages guerriers, les désastres écologiques et de porter un message humaniste sur fond de révolte; thèmes chers au compositeur et qui seront au cœur  de  Is this the life we really want? (Est ce vraiment la vie que nous voulons?) le nouvel album à paraitre en mai. Roger Waters a toujours quelque chose à dire et c’est autrement plus intéressant que la plastique de Kim Kardashian ou  les frasques de Justin Bieber. Du moins il me semble!

 

Baron Wolman – Groupies and Other Electric Ladies

Groupies and other Electric Ladies

En 1967 Jann S. Wenner,  qui est en train de fonder le magazine musical Rolling Stone,  rencontre Baron A. Wolman à qui il propose le poste de 1er photographe. Ce dernier accepte et durant trois années il photographie les têtes d’affiche de l’aristocratie du Rock. Les clichés mettent en scène les Stones, Hendrix, Joplin et bien d’autres qui, mêmes s’ils se prêtent à des séances studio, se retrouvent capturés dans leur quotidien, sur scène et bien sûr backstage où ils se laissent aller, notamment avec les filles qui ne manquent pas d’investir les lieux.  Ces filles, souvent très jeunes, Baron Wolman leur rend hommage à l’époque dans un numéro spécial de Rolling Stone qui connait d’emblée un énorme succès. En 2012, le photographe organise un exposition des meilleurs clichés afin de promouvoir la sortie de ″Groupies and Other Electric Ladies″. Le livre, réédité fin 2016, raconte l’époque vue par ces nymphettes en quête de célébrités et de célébrité, plus souvent ingénues et déjantées que réellement perverses. On y croise Pamela Des Barres qui compte parmi ses conquêtes Jagger, Page, Hendrix et Morrison. Présente également, Cynthia Plaster Caster, devenue célèbre grâce à ses moulages de pénis de rockstars dont – encore lui – Jimmy Hendrix. Quant à Miss James, l’une des plus belle, elle a fréquenté Dylan, côtoyé les Beatles,  eu un enfant avec un membre des Moody Blues et des aventures avec Page et Jagger. Encore eux! Avec plus de 150 photos, des interviews et des témoignages, ″Groupies″ est véritable un document social, culturel et historique sur l’une des décennies musicales les plus marquantes du vingtième siècle. Rock’n’Roll bordel!

Patrick BETAILLE, mars 2017

Zapping Photo – 2016 en images.

Open d’Australie 2016: Plongeon de Gael Monfils lors du quatrième set contre Andrey Kuznestovof.

© Photo: Cameron Spencer

 

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2016. Un magnifique zapping qui incite à se focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et de vidéos inconsistantes consommés quotidiennement. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2016, the year in photos!.