Philippe Pascot – Pilleurs d’Etat!

Philippe Pascot Pilleurs d'EtatUn pays qui détient le record du monde du nombre d’élus par habitant. Des parlementaires qui s’achètent un appartement avec l’indemnité représentative de frais de mandat. Des passerelles automatiques, sans qualification, vers le métier d’avocat ou d’enseignant. Des postes de préfet sans affectation territoriale. Les frais démesurés de nos ex-présidents. Etc… Salaires exorbitants, exonérations d’impôts, retraites douillettes, cumuls de fonctions, indemnités bidons, absentéisme, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre de lois faites sur mesure et que nos élus connaissent sur le bout des doigts puisque ce sont eux qui les font. Philippe Pascot dénonce, preuves à l’appui, le système des abus et des privilèges inouïs dont bénéficie la Mafia de nos représentants. Pilleurs d’Etat nous entraîne à la découverte de ce qui se cache sous le tapis de l’exemplarité affichée et de la moralité à géométrie variable de la Politique. Ancien adjoint de Manuel Valls à la mairie d’Evry, ancien conseiller régional, l’auteur milite désormais pour la transparence de l’exercice de la vie politique. Je vous le dis droit dans les yeux, ce qu’il raconte ici est édifiant et révoltant, mais aussi et surtout… indispensable! Avec quand même le risque de développer une Politicophobie Vulgaris Alavacomjtepouss foudroyante!

 

Charlie Hebdo – Terrorisme Intellectuel

Charlie Hebdo, Cyril Hanouna

 

Charlie Hebdo une fois de plus ne fait pas dans la dentelle en fourbissant ses armes contre le terrorisme, intellectuel cette fois. Le pire dictateur du PAF se retrouve en couverture de la dernière édition de l’Hebdo qui affiche Cyril Hanouna en train de sucer le cerveau de ses téléspectateurs. ″ Pire que Zika, il rend con ″ déclare le journal satirique dans son N°1229 en kiosque le 10 février.

 

 

Vinyls – Le Retour?

Vinyles, 33 tours, le retour

La vente de vinyles a augmenté de 52% au cours du premier semestre 2015. Annonce faite par le New Musical Express qui ajoute qu’il s’agit non seulement de la plus forte progression par rapport aux autres formats mais qu’en outre l’objet en tant que tel connaît un véritable engouement auprès des consommateurs et surtout des jeunes. Même si il est un peu tôt pour en tirer quelque conclusion que ce soit, ces chiffres peuvent être appréciés diversement. Signe avant coureur d’un enthousiasme retrouvé: celui de (re) découvrir le 33 tours, de l’avoir dans les mains, d’en écouter le contenu en ayant le loisir d’en détailler le contenant? Résultante d’un dégoût du public vis à vis de karaokés télévisuels et d’inepties musicales qui dépossèdent le genre de sa fonction première: émouvoir? Mutation aux allures de dernière chance? A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un leurre, d’une bulle engendrée par les errances mercantiles des Majors asphyxiées qui, en surfant sur la vague Vintage, tentent de palier aux  conséquences désastreuses de leurs propres choix! Et, tout bien considéré, les 52% de progression par rapport au vide organisé par l’industrie discographique restent anecdotiques. Pour le moment en tous cas! Au final tout n’est peut être pas perdu; à condition de croire un tant soit peu en la capacité de la musique à engendrer d’ indicibles joies et plaisirs. Rock’n’Roll bordel!

Patrick BETAILLE, janvier 2016

 

Vinyls – L’art du Disque

 

Paru en 2012 aux éditions de la Martinière, l’ouvrage propose une sélection très riche d’albums aux pochettes incontournables. Au fil des quelques 350 pages on retrouve entre autres et avec bonheur Pink Floyd, les Stones, Led Zeppelin ou Hendrix mais aussi quelques raretés qui à l’époque n’avaient pas forcément marqué les mémoires. Au delà d’une nostalgie qui aujourd’hui nourrit une fièvre mercantile sur fond de vintage, Vinyles rend hommage à l’objet Disque en tant que tel. Plus de 250 pochettes emblématiques sont ici reproduites au format originel au travers d’un parcours rythmé par des portraits et entretiens de grand designers de l’univers du disque. L’ouvrage s’attache  à raconter une histoire visuelle de l’art du disque au travers des styles et des auteurs tel que Mick Rock, Roger Dean ou le collectif Hypgnosis. Que ce soit au travers de photographies ou d’ illustrations on retrouve les sensations éprouvées lors des immersions fébriles dans les bacs des disquaires avec le plaisir de s’attarder sur les détails au riche pouvoir d’ évocation: ″ celui de voir ce qu’on allait entendre ″. Dites 33!

Bonnes Résolutions 2016 – Robert Bidochon

Christian Binet Les Bidochons


[D’après Les Bidochons de Christian Binet]: Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change?? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am!


Patrick BETAILLE, janvier 2016

 

Zapping Photo – 2015 en images.

© Photo: Joshua Paul/Associated Press

 

Le zapping est une institution et tous les ans, ça et là, nous y avons droit sous une forme ou sousune autre. Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2015. Un magnifique échantillon de 120 images, souvent terribles, qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement parfois même nous en rendre compte. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets:  The Atlantic: 2015, the year in photos.

 

Zoë Howe – Lee Brilleaux, Rock’n’Roll Gentleman

 

Zoë Howe est une boulimique. Son domaine c’est le Rock auquel elle voue une passion peu commune. Chroniqueuse, elle prête sa plume à BBC Music Magazine, Classic Rock et  au New Musical Express. Il lui arrive aussi de donner de la voix sur les ondes de BBC 6 Music, Absolute Radio et Planet Rock où, parait il, elle n’a pas son pareil pour animer interviews et séries spéciales. Considérée au Royaume Uni en tant que biographe de grand talent, Zoë ne rate pas une occasion de mettre en lumière les sujets qui lui tiennent à cœur. Parmi ceux là, des ouvrages dédiés aux filles de The Slits, à Stevie Nicks ou Jesus and Mary Chain, mais aussi des sujets consacrés au British Beat Explosion ou à la vie dans l’ombre d’une Rock Star (How’s your dad?). En 2012, l’auteur apparaît dans Looking Back at Me, l’autobiographie de Wilko Johnson avec qui elle partage la rédaction des mémoires du guitariste de Dr Feelgood. De Dr Feelgood il est également question dans le neuvième et dernier livre de Madame Howe mais cette fois c’est Lee Brilleaux qui est sous le feu des projecteurs. Plus qu’une biographie, The adventures of Dr Feelgood’s iconic frontman brosse bien sûr le portrait d’une exceptionnelle bête de la scène Pub Rock, mais il sait aussi s’attarder sur l’homme, sa sensibilité, sa modestie, sa classe et son humilité. Extraits de documents, interviews, anecdotes, photos souvent inédites et témoignages de proches nous plongent au cœur d’un monde où tout commence en musique à Canvey Island pour finir en douleur dans l’Essex, un jour d’avril 1994. En anglais, bien documenté, très agréable à lire, souvent drôle et parfois émouvant ce Rock’n’Roll Gentleman doit être prescrit d’urgence à tout fan du Doctor. Thanks Zoë, you Rock! Un grand merci également à Patrick Higgins et son Shot of Rhythm and Blues sans qui je serai certainement passé à côté de cette publication.

Patrick BETAILLE, décembre 2015

 

Lettres au Père Noël – Extrait!

© Sebastian Krüger

 

Cher Père Noël, j’ai laissé sous l’arbre des galettes pour toi et des carottes pour tes rennes. Comme j’ai été très sage, je voudrais que tu m’apportes une moto Egli-Vincent. À bientôt et merci. Eusèbe.

Cher Eusèbe! Si tu veux vraiment être lèche-cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Quant à la Vincent, va voir chez Godet si j’y suis, connard!

 

Femme et Guitare – Accord Tacite?

© Photo: Franco P. Tettamanti – Album Cover Art/ Melody Gardot Live in Europe

 

Tout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. Lucille pour B.B. King, Billie pour Joe Perry.

Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″ Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci ″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit : Demain je me mets à la guitare! C’est une redoutable maîtresse!

 

 

Levi’s 501 – The Original

 

Lorsqu’un objet de retrouve au rendez-vous de l’Histoire, élevé au rang du mythe, du symbole, il l’est en général de façon imprévisible et totalement à son insu. A  l’origine le 501 n’est qu’un vêtement rustique, confortable et robuste destiné au travail et ce sont ces qualités qui vont rapidement lui donner un statut privilégié qu’un siècle de paire de fesses n’a pas encore fini d’user. Le terme de Jean puise son origine dans la ville italienne de Gênes. Il désigne une catégorie de vêtements en toile ou coton teinté que portent les marins. C’est ce de type de tissu  que Jacob Davis s’inspire et il fait le choix d’un tissage mêlant coton blanc et coton teinté fabriqué dans la ville de Nîmes. D’où le nom Denim. 1873, en pleine ruée vers l’or, Davis, dont l’activité consiste à confectionner des salopettes, entend souvent les chercheurs se plaindre à propos de ruptures au niveau des poches. Pour les renforcer le tailleur pense alors à utiliser des rivets. l’efficacité et le succès de l’idée sont tels qu’il décide de déposer un brevet en demandant le soutien financier d’un homme d’affaires: Levi Strauss. Peu à peu, l’ habit de travail est adopté pour devenir le triomphe de simplicité qui allait habiller le quotidien de tout un chacun avec une poche pour la montre, des rivets de cuivre, des boutons à bretelles, une patte arrière pour ajuster la taille et un ton indigo unique. La couture d’un double arc sur la poche arrière devient la touche finale qui identifie définitivement la marque et son concept qui portera le nom de 501 à partir de 1890. Le mythe est né et il commence à s’adapter au besoins du XXème siècle. Suppression des rivets et des boutons à bretelles. Ajout d’une poche arrière et d’un patch de cuir comportant le logo 501. Dès lors le Levi’s s’installe définitivement dans les mœurs et devient l’icône, d’abord de l’Amérique moderne, puis du monde entier quand les GI’s débarquent en Europe en 1945. Avec les années 60 l’âge d’or se met en marche. Le 501 devient symbole de liberté et d’émancipation. Gary Cooper, John Wayne, James Dean, Marilyn ou encore Marlon Brando contribuent à façonner sa légende. Quant au monde musical, l’appropriation est immédiate. Elvis, Springsteen, Ramones, Debbie Harry, Doors, Rolling Stones et bien d’autres ont écrit les plus belles pages de l’histoire du Rock en Denim délavé, déchiré et rapiécé. C’est d’ailleurs sur des plages musicales bien senties que Levi Strauss & Co s’appuie pour illustrer les campagnes de pub qui font grimper les ventes; l’occasion d’ entendre les Ronettes, Marvin Gaye, Percy Sledge, Ben E.King, Steve Miller ou, comme en 1988, Muddy Waters et son ”Mannish Boy” qui aime porter le 501 bien frais: Pub!