
[Tawny Lara, auteure]: ″ Tattoos are a permanent commitment of Passion – Les tatouages sont un engagement permanent de la passion ″.
Patrick BETAILLE, juin 2017
Le dernier disque sorti du vivant de Chuck Berry date de 1979! A sa sortie, ″ Rock it ″ ne suscite que peu d’intérêt et, dépité, le chanteur guitariste décide alors de laisser tomber les compos pour se consacrer à la scène. Il se remet toutefois à l’écriture dans les années 2000 et enregistre chaque fois que l’envie et l’enchainement des tournées lui en laisse le loisir. La sortie de ″Chuck″, le nouvel opus, était prévue le jour du 90ème anniversaire de l’artiste. La grande faucheuse en a décidé autrement et c’est 3 mois après la mort de ″Crazy Legs″ que l’on peut découvrir ces dix nouveaux titres qui se révèlent être source d’indéniable plaisir. La voix est claire, assurée et énergique et le jeu de guitare, reconnaissable entre tous, toujours aussi incisif et assuré. Les riffs sont immédiatement reconnaissables; ils sont ceux avec lesquels le Maître a défini les règles du Rock’n’Roll dans les années 50 et 60. Malgré un ″Jamaica moon″ aux accents du même tonneau et ″Enchiladas″, une reprise de Tony Joe White, Chuck fait la part belle au Blues et Berry glorifie ce Rock qui résonne encore des échos de ″Roll Over Beethoven″ ou ″Maybellene″. Qui va s’en plaindre? Certainement pas la Lady B. Goode ou les Big Boys!
Patrick BETAILLE, , juin 2017
Définition: (Prononciation: li-man-d’): Poisson pleuronecte marin, plat, dissymétrique, dont seul le côté droit, qui porte les yeux, est pigmenté. La limande passe ses journées lascivement vautrée sur les fonds marins.
Variante 1: Femme maigre et sans poitrine. Expression: ″Plate comme une limande″ (en anglais ″flat as a pancake″). En argot désigne aussi une prostijoie, également appelée ″morue″.
Variante 2: Homme obséquieux et sans courage qui s’humilie moralement en se mettant à plat ventre devant quelqu’un. Obséquieux célèbre: J. Attali… Mais il en est beaucoup d’autres.
Variante 3: Sur un 2 roues, tête dans le guidon, le pilote fait corps avec sa machine en offrant le moins de résistance possible à l’air dans le but d’augmenter sa vitesse de pointe. ″ Si je tenais l’ enfoiré qui m’a chouravé mes fringues…″ (Roland ″Rollie″ Free aux Bonneville Salt Flats en 1948).

″ Welcome to the Hotel California, such a lovely place…″ Bien que les Eagles n’aient jamais entrepris quelque démarche que se soit pour protéger le nom lié à leur tube planétaire, et à l’album du même nom, les voilà qu’ils se réveillent tout chafouins. Au moment du check out, le groupe attaque en justice les propriétaires de l’Hotel California, situé à Todos Santos au Mexique, en les accusant de violer leurs droits d’auteurs. Les Eagles se plaignent que les propriétaires actuels des lieux diffusent des titres du groupe pour faire croire aux clients que l’endroit a un rapport avec la chanson et vendent des goodies sur lesquels figurent la mention ″Legendary Hotel California″. Ils réclament donc une injonction pour empêcher l’Hotel California d’utiliser le nom ou d’en tirer profit. Le titre quant à lui a, de toute évidence, été inspiré par ″ We used to know ″ de Jethro Tull que Don Henley, en tant que fan inconditionnel, suivait de près à l’époque. Restent 6 minutes et 30 secondes de l’une des plus grandes chansons de tous les temps et plus de 2 minutes au cours desquelles Joe Walsh et Don Felder offrent une prestation à mettre au Panthéon des solos de guitare.
Patrick BETAILLE, juin 2017
Beaucoup s’y sont essayé, peu y sont parvenu. Mais les Detroit Cobras ou les Bell Rays font partie de ces groupes qui ont réussi a mettre en œuvre un subtil mélange de Garage Rock, de Soul et de Rhythm & Blues. The Seratones eux, semblent passer à la vitesse supérieure avec un répertoire qui tape sévère tout en respectant de la plus belle manière l’essence même des genres précités. Sur ce premier album, Get Gone, ces débutants de la première heure jouent avec la maitrise et l’assurance de vieux briscards qui ont parfaitement intégré les codes musicaux qu’ils affectionnent. A.J Haynes, guitariste et chanteuse, s’exprime avec l’émotion d’une diva de la Soul et l’énergie d’une Rock’nRoll queen. Connor Davis, le guitariste, a fait sienne la technique du riff de rock basique et ravageur aux teintes bluesy. Quant à la section rythmique, la basse d’ Adam Davis et le batteur Jesse Gabriel sont à l’unisson pour insuffler à l’ensemble un swing musclé terriblement subtil et efficace. Enregistré live en studio l’ensemble baigne dans une ambiance de club du samedi soir qui fait la part belle à la fusion de Rock et de Soul. Grâce à une production de qualité rien n’est sacrifié quant aux détails de la musique et au talent des exécutants. Les 11 titres de Get Gone, sont incontestablement une bien belle surprise, qui plus est prometteuse. Très prometteuse. La preuve: Sun!
Patrick BETAILLE, juin 2017
Après la séquence homophobe diffusée dans Touche pas à mon poste et la polémique qui a suivi, certains chroniqueurs avaient invoqué le droit à la caricature pour défendre Cyril Hanouna. Valérie Bénaïm a même rappelé en plateau que des gens sont morts pour le droit à la caricature. Celle à la Une de Charlie Hebdo ne devrait donc pas trop les émouvoir. Cette semaine, Coco représente l’animateur en anus, la langue tirée et titre: Virez Hanouna, virez l’hémorroïde du PAF. Ce n’est pas la première fois que la dessinatrice tape sur l’animateur de C8. Déjà en décembre 2016 la Une de l’hebdo titrait : Hanouna, le virus qui rend con.
Lee Brilleaux: Rock’ n’ Roll Gentleman. His musical journey with Dr. FEELGOOD 1974-1994. Tout est dans le titre! Ce bookset couvre 20 années de prescriptions émises par Lee Brilleaux, mort prématurément en 1994. Il comprend donc les premiers enregistrements de l’ époque Wilko Johnson, la production du line up Gypie Mayo et bien sûr toute la période 80-90 qui vit passer Gordon Russel (guitare), Kevin Morris (Batterie), Phil Mitchell (Basse) et le talentueux Steve Walwyn (Guitare). Une anthologie de 93 titres sur 4 Cd, incluant deux inédits: ″Let’s Have A Party″ issu des sessions de Private Practice et ″Poison Yvy″ exhumé des séances de Primo en 91. L’ensemble est livré avec un livret de 48 pages qui intègre des photos et des notes Zoe Howe, auteure de la biographie qui porte le même nom que ce magnifique coffret. ″Lee Brilleaux: Rock’ n’ Roll Gentleman″ sort le 7 Juillet mais les fans de Dr Feelgood peuvent déjà prendre rendez vous pour une pré-consultation ici.
Patrick BETAILLE, mai 2017
[Extrait]: Love at First Sting est le neuvième album des teutoniques Scorpions. Sorti en 1984 il se vend à plus six millions d’exemplaires devenant ainsi le plus grand succès commercial de la bande à Klaus Meine. Grâce notamment l’incontournable ballade ″Still Loving You″ (qui n’est pas pour rien dans la croissance du taux de natalité dans certaines contrées) la notoriété du groupe explose littéralement sur la scène mondiale. Élaborée par l’agence de design Kochlowski sur la base d’un cliché de Helmut Newton, la pochette originale représente un couple enlacé. Elle, légèrement dévêtue, sexy en diable, s’abandonne dans les bras d’un bad boy bon chic bon genre qui est entrain de lui tatouer un scorpion sur la cuisse. A l’époque, et afin de palier à d’éventuels problèmes connus par le passé, la maison de disques prend la précaution de présenter le cover art aux revendeurs avant de publier le disque. Aucun retour négatif n’étant recensé, Love at First Sting est édité en l’état. Malheureusement, après la sortie de l’album Wal-Mart se plaint, qualifiant la jaquette de tendancieuse, subversive et machiste. Rien que çà! Pour le coup Polygram se voit obligé de proposer une version alternative qui consiste ni plus ni moins à utiliser la photo du groupe, la même que celle déjà présente au dos de la version première de l’album.
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, mai 2017

Cette célèbre photo prise le 4 juillet 1947 et publiée dans le San Francisco Chronicle était censée illustrer les événements de Hollister. Le cliché montre le biker Eddie Davenport, étendu sur son Harley Davidson, les jambes en avant, visiblement dans un état d’ivresse profond, avec une bouteille de bière dans chaque main et de nombreuses autres dispersées sur le sol. Sur le cliché on peut voir un personnage en arrière plan. Cet homme c’est Gus Deserpa, un habitant de la ville. Il livra au journal sa propre version des faits. ″ Ma femme et moi avons vu deux hommes qui amassaient des bouteilles. Ensuite, ils ont placé une moto au milieu. Quelques minutes plus tard, ils ont interpellé un homme ivre qui sortait du bar, lui ont demandé de s’asseoir sur la moto et ont commencé à faire des photos ″. Eddie ne s’imaginait pas que le photographe était en train de se servir de lui pour illustrer un article à charge, et que cette photo prise le lendemain de la fête et reprise le 21 juillet par Life, ferait non seulement le tour du monde, mais deviendrait aussi le symbole même de la sauvagerie motarde. Source: L’ Assaut des Motards!
Patrick BETAILLE, mai 2017