L’ immense Marcel Gotlib est parti!

Décés de Marcel Gotlib

RHÂÂ que c’est triste! Le père de Superdupont, Hamster Jovial, Pervers Pépère, Gai-Luron et Momo le Morbac est parti en refermant définitivement ses Rubriques-À-Brac et ses Dingodossiers. Sa coccinelle est inconsolable.

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Rolling Stones – Blue & Lonesome

Rolling Stones Blue & Lonesome

 

Flashback: Il y a plus de 50 ans Jagger et Richard, tous deux copains d’école passionnés de Blues, se croisent par hasard sur un quai de gare. Ils ont sous le bras quelques enregistrements dont un disque de Robert Johnson qu’ils écoutent ensemble un peu plus tard. Keith: ″ Qui c’est le second guitariste? ″ – Mick: ″ Ben il est tout seul! ″.  Retour au présent, avec en toile de fond cette époque au cours de laquelle Jagger, Richards et Charlie Watts étaient juste un groupe de reprises de blues. Pas de compositions originales parmi les douze titres qui composent Blue & Lonesome, vingt-troisième  album studio des pierres qui roulent. Juste des reprises de Little Walter, Howlin Wolf, Magic Sam, Eddie Taylor, Otis Rush et Willie Dixon. L’ensemble est cohérent,  joué juste, bien produit et l’on sent que les septuagénaires sont à l’aise dans cette ambiance du Chicago Blues des années 50 et 60. Back to the roots donc, et, pour lever le doute il suffit de réaliser que l’harmonica est présent sur la quasi totalité du disque. Jagger excelle dans ce domaine et dixit Keith ″ Il n’est jamais aussi sincère que  quand il souffle dans cet instrument ″. Même quand ils invitent Eric Clapton sur deux titres les musiciens jouent ensemble, comme un groupe qui a remisé ses égos pour privilégier instinct et sincérité. Et ça fonctionne! Même Mick n’en fait pas trop au chant pour une fois. Blue & Lonesome ne révolutionnera pas la Musique et ne changera pas le cours de l’histoire des Rolling Stones, mais il nous offre un joli coup de blues et ce serait dommage de ne pas en profiter. Seul bémol, le packaging lippu d’un bleu canard WC absolument hideux!  Ecouter → Everybody knows about my good thing.

Patrick BETAILLE, décembre 2016

 

 

Jazz – 100 photos pour la liberté de la presse

RSF-Magnum 100 photos Jazz

Reporters sans frontières est une organisation non gouvernementale internationale qui a vu le jour en France en 1985. ″Dans certains pays, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo. Parce que emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information ». C’est en ces termes que depuis 53 ans RSF œuvre au quotidien pour défendre la liberté d’informer et d’être informé. Afin de promouvoir et de soutenir son action, l’association édite et commercialise chaque année un album intitulé ″100 photos pour la liberté de la presse″. Le millésime 2016, fruit d’une collaboration entre RSF et l’agence de photographes MAGNUM, rend hommage aux célébrités du Jazz. La sélection unique de photos qui compose le portfolio met en scène Miles Davis, Ray Charles, Sarah Vaughan et tous ceux qui constituent l’essence même de cette musique. Magique!  → En savoir plus!

Patrick BETAILLE, décembre 2016

 

Jane’s Addiction – Ritual de Lo Habitual

Censure Jane's Addiction

[Extrait]: En 1990 sort le troisième album des Angelinos de Jane’s Addiction. Dès sa parution la nudité affichée sur la jaquette du disque pose problème au sein du parti conservateur US et les membres du groupe se retrouvent poursuivis par la justice au motif de diffusion d’images pornographiques. L’affaire est vite classée sans suite mais le mal est fait et de nombreux revendeurs refusent de mettre l’objet du soi-disant délit dans les bacs. Sollicité par son label Warner, Le chanteur du groupe, Perry Farrel, propose un version alternative du packaging pour remplacer le diorama qu’il avait lui même mis en œuvre pour la première édition. Désormais c’est le Premier Amendement de la Constitution Américaine qui tient lieu de cover art..

Mais Farrel ne s’arrête pas là. Au verso de la pochette de Ritual De Lo Habitual il y va de sa plume et se paye le luxe d’un joli pied de nez aux institutions:  ″ Hitler’s syphilis-ridden dreams almost came true. How could it happen? By taking control of the media. And entire country was led by a lunatic? We must protect our First Amendment, before sick dreams become law.Nobody made fun of Hitler??! ″ (Traduction: Les rêves d’Hitler, infestés de syphilis, ont failli se réaliser. Comment est ce possible? En prenant le contrôle des médias. Et le pays tout entier se retrouve dirigé par un fou? Nous devons protéger notre premier amendement avant que de répugnants rêves ne deviennent réalité. Personne ne se moquait d’Hitler??!

Patrick BETAILLE, décembre 2016


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Tattooed Lady – Citation

© Source Image: Pxfuel

 

[johnny Depp]: ″ My body is my journal and my tattoos are my story – Mon corps est mon journal et mes tatouages sont mon histoire ″.


Patrick BETAILLE, novembre 2016

Maly Siri – Good girls, Bad girls

© Maly Siri

 

Maly Siri exerce le métier de peintre et d’illustratrice. Elle est née en France en 1985 et vit actuellement au Canada. Même si les lignes harmonieuses des carrosseries d’antan l’inspirent, son univers de prédilection n’a rien à voir avec la mécanique. Maly s’épanouit dans un genre pictural en accord avec ses goûts et ses passions: les pin-up. Fascinée par des artistes comme Gil Elvgren ou encore Alberto Vargas, elle s’exprime au travers d’illustrations tantôt malicieuses, tantôt voluptueuses mais toujours dans cet esprit chic et sexy des représentations de femmes fatales, vamps audacieuses et beautés exotiques d’un temps révolu.

Patrick BETAILLE, novembre 2016

Black Pistol Fire – Don’t Wake the Riot

Black Pistol Fire: Don't Wake the Riot

 

Question influences, le combo canadien Black Pistol Fire se réclame entre autres de Led Zeppelin, Nirvana ou Muddy waters. Rien que ça! Peu de temps après avoir décidé de se lancer dans l’aventure de l’ Indie Blues Rock, Eric Owen (batterie) et Kevin McKeown (Guitare & chant) déménagent de Toronto à Austin dans le Texas. Très vite un premier album éponyme voit le jour, suivi en 2011 par ″Big Beat’ 59″ qui connait un succès immédiat. En 2014 arrive dans les bacs ″Chut or Howl″ qui confirme la valeur du duo qui supporte désormais la comparaison avec Les Black Keys, les White Stripes ou Band of Skulls et qui fait dire à la presse spécialisée que Black Pistol Fire est ″the next big thing″. La dernière production des canadiens vient confirmer cette analyse. ″Don’t wake the riot″ grouille de riffs, de matraquages rythmiques et de fuzz, le tout garantissant l’ ambiance  moite et poussiéreuse d’un Texas Blues porté par la voix chaude et puissante de McKeown. La recette fonctionne à merveille et le troisième titre de l’album résume à lui seul l’excellent potentiel de Black Pistol Fire:  Bad Blood!

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Élections Américaines – Yes they Can!

Donald Trump élu à la présidence américaine
Screenshot Youtube
 

• Écouter celui qui trouve Vladimir Poutine sympathique et qui a les faveurs de Kim Jong-Un? Yes they Can! • Donner du crédit à celui qui promet d’isoler le Mexique grâce à un mur? Yes they Can! • Se rallier à celui qui affirme que les émigrés sont des drogués et des violeurs? Yes they Can! • Apprécier celui qui prétend qu’une femme ne peut tenir tête à un homme que lorsqu’elle a ses règles? Yes they can! • Encenser celui qui avance qu’une partie de sa beauté consiste en sa richesse? Yes they Can! • Se fier à celui qui certifie que face à une attaque, vous devez riposter, être brutal et féroce? Yes they Can! • Plébisciter celui qui promet d’être le plus grand président de l’emploi que Dieu a crée? Yes they can! • Flatter celui qui révèle que le réchauffement climatique a été créé par et pour les chinois dans le but de rendre l’économie américaine non compétitive? Yes they can! • Voter pour celui qui présume que le monde serait meilleur avec Hussein et Kaddhafi? Yes they Can!


Comme quoi, un Eléphant ça Trump énormément!


Patrick BETAILLE, novembre 2016

 

Le lundi c’est permis – 501

Denim 501 Perfect

 


″ Today I put a pair of 501 jeans and felt perfect! – Aujourd’hui, j’ai enfilé une paire de 501 et je me suis trouvée parfaite! ″


Deep Purple – La Saga du Plagiat

Deep Purple, Child in time plagiarism

 

Certes dans une mesure moindre comparé à Led Zeppelin mais l’on est en droit de se poser quelques questions quant aux plagiats révélés par l’écoute attentive de certains morceaux de Deep Purple.

  • Lazy. Un des temps forts de l’album Machine Head (1972) semble venir tout droit de chez John Mayall & the Bluebreakers. Clapton adapte un titre déjà emprunté à Memphis Slim, Steppin’ Out.
  • Smoke on the water. Également sur la track list de Machine Head. Reconnaissable entre tous, le riff désormais légendaire avait en 1966 des accents de Bossa Nova sur un titre d’Astrud Gilberto: Maria Quiet.
  • Fireball. Tiré de l’album du même nom publié en 1971. Quasiment un copié/collé du cinquième titre de l’unique album des canadiens de Warpig: Rock Star
  • Black Night. Le titre sort en single en juin 1970 pour promouvoir l’album In Rock. Visiblement le riff a été emprunté à la version Ricky Nelson de Summertime .
  • Child in time. It’s a Beautiful Day est une formation qui gravite dans la sphère hippie du Grateful Dead et Jefferson Airplane. Deep Purple a l’occasion de les entendre et John Lord est totalement fasciné par le potentiel de l’un des morceaux de l’album éponyme sorti en 1969.  La bande à Ritchie Blackmore se livre alors à une refonte du titre au départ purement instrumental. Des textes forts dénonçant par métaphores l’absurdité et les ravages des guerres sont ajoutés et portés par la voix d’un Ian Gillan surpuissant au sommet de sa forme.  Dès sa publication, Child in time goûte au succès énorme que ne connaitra jamais la version  de Bombay Calling.