Danger – Pericolo – Hazard – Gefhar – Peligro !

 
BREAK THE GLASS IN CASE OF EMERGENCY!

Patrick BETAILLE, janvier 2023

John Fred – Judy in Disguise

 

[Extrait]: Avant de se lancer dans la musique en accompagnant Fats Domino, John Fred Gourrier était un joueur de baseball et de basketball très populaire au sein de la Southeastern Louisiana University. Il crée son groupe – John Fred & His Playboy Band – en 1956 et connaît son premier succès en 1959 avec une chanson intitulée Shirley. En 1967, Fred et un autre membre du groupe composent Judy in Disguise (With Glasses) qui se veut une parodie du Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles. Cette année là, le single connaît un franc succès, parvenant même à chasser une autre chanson des Fab Four (Hello, Goodbye) de la première place du classement du Billboard Hot 100. Comique, entrainante, ambiance rhythm & blues façon Stax, le titre aux paroles psychédéliques dresse le portrait de Judy, une fille quelque peu excentrique (une groupie?)…

Avec plus d’un million d’exemplaires vendus la chanson est récompensée par un disque d’or mais restera à jamais un one-hit wonder qui lassera vite le public. 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, janvier 2023

Heavy Metal – Yeah!

© Photo: Pierre Gable
 

[Manowar]: ″They can’t stop us! Let ’em try! For heavy metal we will die! Yeah – Ils ne peuvent pas nous en empêcher! Qu’ils essaient! Nous mourrons pour le heavy metal! Ouais!


 

Anton Corbijn – Miles Davis

Miles Davis, Montreal 1985 © Anton Corbijn

 

Né en 1955 à Strijen en Hollande Anton Corbijn est un photographe et réalisateur. Dans les années 70 il s’installe à Londres et travaille pour le new Musical Express. Ses clichés noir et blanc très contrastés le font connaître et de nombreuses stars passent devant son objectif. Parmi elles, les Stones, U2, Nirvana, The Slits, Nick Cave, Siouxsie Sioux, Arcade Fire, Tom Waits, REM, Metallica, Johnny Rotten, Depeche Mode mais aussi Isaac Hayes, the Bee Gees, David Bowie, Joe Cocker, Johnny Cash, Grace Jones et même Johnny Halliday.

Miles Davis également est devenu le sujet de l’une des photos les plus célèbres prises par Corbijn. À Montréal en 1985, Miles Davis se prêtait au jeu de l’interview face à Richard Cook (NDLR: Journaliste, chroniqueur et spécialiste du jazz). Voici l’histoire racontée par le photographe lui même et traduite par mes soins, rien que pour vous.

[Anton Corbijn] Bien qu’autorisé à assister à l’interview, je n’avais pas le droit d’utiliser mon appareil. Miles n’était pas particulièrement agréable avec Richard ce jour là. Chaque fois qu’il répondait à une question, il ajoutait: ″Comment tu t’appelles déjà?″.  J’ai quand même réussi à obtenir un rendez-vous pour un shooting avec le musicien le lendemain: cinq ou six minutes dans une chambre d’hôtel. Nous nous sommes placés près d’une fenêtre car j’utilise au maximum la lumière disponible. Miles était un bel homme au visage expressif et au regard très intense. À l’époque il était malade et souffrait beaucoup; il suivait un traitement qui affectait énormément ses pupilles. C’est ce qui est frappant sur cette photo. Ses pupilles sont vraiment énormes. Je ne me souviens pas pourquoi Miles a pris cette pose mais c’est celle qu’il souhaitait pour illustrer son album Tutu alors en préparation. Malheureusement, Warner Bros a exigé que la photo du cover art soit réalisée par un photographe reconnu et, évidemment, à l’époque je ne l’étais pas. C’est alors Irving Penn qui a eu le job. J’adore le cliché de Penn, mais vous pouvez facilement deviner d’où vient l’inspiration.

Il y a une histoire qui circule à propos de Miles dînant avec Ronald Reagan à la Maison Blanche. L’épouse du président lui demande: ″Qu’as-tu fait pour être invité ici?″  Et Miles de répondre: ″J’ai changé cinq fois le cours de la musique. Et vous? Qu’avez-vous fait à part baiser avec le président ?″ Je ne sais pas si l’anecdote est vraie mais en tous cas je la trouve savoureuse.

Patrick BETAILLE, janvier 2023

Laura Cox – Head Above Water

 

Laura Cox était en train de se noyer? C’est ce que laisserait entendre le titre de cet album: Head Above Water. Bon d’accord, en toile de fond des deux précédents opus (Hard Blues Shot en 2017 et Burning Bright en 2019) c’est du bon gros blues rock efficace et sincère qui domine. La musicienne française aurait pu continuer à pratiquer l’apnée dans un genre qui lui a apporté reconnaissance et succès, mais non! Pour ce troisième essai, Laura part explorer de bouveaux horizons et elle nous offre quelque chose d’un peu plus intime avec un Old Soul et un Seaside mid tempo. Before we get burned est en mode électro acoustique et c’est la balade country à la slide de Glassy Day, ponctuée de picking au banjo, vient clôturer l’album de 11 titres. C’est bien là que l’on est forcé d’apprécier l’auteure-compositrice et ses talents de guitariste. Pour le reste des compos c’est bien sûr l’énergie brute mais contrôlée qui domine quand la cavalerie déboule. Des riffs velus, des solos simple, efficaces et une rythmique appuyée. Emballé c’est pesé, mon pt’it mec t’es refait! Head Above Water n’est peut être pas l’album que l’on attendait mais il reste celui que l’on peut apprécier tant il fait preuve d’homogénéité, de sincérité et d’élégance portée par la voix souvent éloquente de la Coxy Lady.

Patrick BETAILLE, janvier 2023

 

The Shocking Blue – Venus

[Extrait]: Un soir de 1968, Mariska Veres, hongroise et fille de violoniste tzigane, se produit avec son groupe lors d’une fête en l’honneur de Golden Earing, une formation batave couronnée de succès à l’extérieur de ses frontières. Un certain Robbie Van Leeuwen qui assiste à la prestation tombe sous le charme et vire le chanteur du groupe qu’il manage à l’époque et au sein duquel il joue de la guitare: Shocking Blue. Très inspiré par les yeux soulignés de khôl, les longs cheveux noirs et la voix de la belle Mariska, le musicien détourne le riff d’intro de Pinball Wizard des Who et compose Venus, le premier titre de la nouvelle mouture de sa formation…

Le single sort en juillet 1969 et Shocking Blue va devenir aux Pays-Bas ce que plus tard Los Bravos seront en Espagne: les créateurs d’un tube inusable (NDLR: Black is Black) qui occupera la première place des ventes en Belgique, en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne, avant de décrocher la première place aux États-Unis en 1970. Malgré d’autres succès, le groupe est dissout en 1974. Venus connaitra une nouvelle jeunesse avec la reprise du trio Bananarama sur son troisième album True Confessions paru en 1986…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, janvier 2023

New York Dolls – New York Dolls

 

[Extrait]: Fringues de drag queens, platform boots, maquillage outrancier, poses lascives et avachies. C’est ainsi qu’apparaissent les New York Dolls sur la pochette de leur premier album éponyme. 1973, au cœur d’une période dominée par la musique progressive, Mercury Records signe le groupe et dévoile un disque brut de fonderie et quelque peu dévastateur. Le contenu musical produit par Tod Rundgren est aussi provocateur que l’illustration réalisée à partir d’une photo de Toshi Matsuo. Trop novateur pour l’époque, l’album se solde par un échec commercial et l’imagerie glam décadente véhiculée par les poupées new-yorkaises de David Johansen et Johnny Thunders ne fait pas l’unanimité. Sous couvert de son idéologie franquiste, l’Espagne refuse le cover art du ″Lipstick album″. Mercury Records propose alors un autre visuel composé d’un fond uni sur lequel le nom du groupe est écrit à l’aide d’un bâton de rouge à lèvres. Rétrospectivement New York Dolls sera considéré comme un élément particulièrement déterminant dans l’émergence de la mouvance punk rock.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, janvier 2023

The Box Tops – The Letter

 

[Extrait]: Quand ce groupe originaire de Memphis entre en studio il n’a pas encore de nom. C’est le producteur Dan Penn qui propose à la formation de s’appeler The Box Tops (NDLR: dessus de la boite) et qui lui fait écouter une composition de Wayne Thomson intitulée The Letter. Adoptée à l’unanimité la chanson est aussitôt enregistrée et devient le premier titre du groupe, porté par le chant d’Alex Chilton, un étudiant alors âgé de 16 ans qui chante d’une voix rauque et déchirée, comme Wilson Picket. Deux mois après sa sortie en août 1967, le single s’installe à la première place des charts américains. Ce succès immédiat se répercute partout dans le monde et rapporte aux Box Tops un disque d’or.

La chanson parle d’un gars qui reçoit une lettre de son ex-copine qui lui écrit qu’elle souhaite qu’il revienne… Un classique est né, présent dans tous les juke box en tant que parfaite synthèse entre l’urgence du rythm’ n’ blues et l’immédiateté de la pop. Un must qui connaitra de nouvelles heures de gloire une fois repris en 1970 par Joe Cocker et Peter Tosh….


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, janvier 2023

Elsa Kuhn – Dans la Cour du Roi Pourpre

 

J’ai déjà évoqué ici même comment, par le plus grand des hasards, j’ai découvert le travail bluffant d’Elsa Kuhn, une artiste qui  réinterprète en les brodant des pochettes de disques qui dès lors deviennent entre ses doigts des pièces uniques et exceptionnelles. Ici même également – mais bien avant – je m’étais brièvement penché sur la première production discographique absolue et définitive de King Crimson: In The Court of the Crimson King. L’occasion pour moi de mettre en lumière l’auteur d’un cover art irrésistible: Barry Godber. À l’époque, totalement fasciné par le concept, j’avais acheté ce 33 tours sans même avoir la moindre idée quant à son contenu musical.

L’occasion était trop belle. Contact pris avec Elsa, commande passée et livrée en temps voulu. Un petit tour chez Merlin Pinpin pour dégoter le cadre aux bonnes dimensions et acheter un aérosol de peinture gris pâle pour donner un peu plus de peps à l’ensemble désormais en bonne place. Me voilà heureux possesseur de ce que je considère comme une œuvre à part entière, tant par son originalité que par la qualité de son exécution.

Si, comme moi, vous attachez de l’importance à ces artistes qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font, n’hésitez pas. Il y a probablement quelque part chez vous ou en vous un souvenir ou une image qui ne demandent qu’à revivre de la plus belle des manières, pour votre plus grand plaisir. Rendez vous sur In Felt We Trust, le site officiel de l’artiste ou sur sa page Facebook.  

Patrick BETAILLE, janvier 2023