Ohio Express – Yummy Yummy Yummy

 

Généralement classée en tant que formation pop américaine, Ohio Express est en fait un groupe sans en être un. Le nom a été choisi par Jerry Kasenetz et Jeffrey Katz, des producteurs associés qui travaillaient en studio pour leur compte. Sous le pseudo de SuperK, ils sont à l’origine de quelques singles et albums enregistrés avec divers musiciens professionnels.

À la fin de l’été 1968, auto-tamponneuses et autres manèges à sensations tournent au rythme des tubes du moment. Parmi ceux là, Yummy Yummy Yummy, c’est le carton du moment pour ce titre paru quelques mois auparavant…

Politiquement et culturellement la période est quelque peu turbulente et la musique engagée domine souvent les ondes. D’un autre côté, une partie de la jeunesse ne s’intéresse pas forcément aux protest songs et recherche une musique sur laquelle ils peuvent danser sans pour autant se perdre dans le décodage de messages intellectuels. Impossible donc d’échapper à ce hit composé et chanté par Joey Levine alors accompagné par les requins du studio SuperK…

Musique entrainante, paroles simplistes – limite lénifiantes – les fans de pop bubblegum  sont ravis et comblés par ce modèle du genre! Sorti en mai 68 sur Buddah Records, le single connaît immédiatement un gros succès et se classe dans le Top 10 de nombreux pays: N°1 au Canada, N°4 aux États-Unis et N°5 au Royaume-Uni…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Frijid Pink – House of the Rising Sun

 

House of Rising Sun. Immortalisée en 1964 par Eric Burdon et ses Animals, cette réinterprétation d’un air traditionnel de folk-blues américain est devenue un énorme succès international. N°1 au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Canada, elle a été reprise un nombre impressionnant de fois. La chanson raconte l’histoire d’une vie qui a mal tourné du côté de La Nouvelle-Orléans. Selon les versions et la façon dont les paroles sont perçues, la maison en question est tantôt un lupanar, tantôt une maison de jeux et parfois même une prison…

Detroit 1969. Un groupe local évolue depuis deux ans sur la scène locale qu’il partage avec The Stooges, Amboy Dukes de Ted Nugent et MC5. les Frijid Pink jouissent même là bas d’un joli brin de popularité. Lors d’un concert au mythique Grande Ballroom ils se payent même le luxe d’avoir en première partie des petits nouveaux venus de la Perfide Albion: Led Zeppelin! Cette année là, la formation menée par le guitariste Gary Ray Thompson et le chanteur Tom Beaudry entre en studio pour enregistrer son premier album éponyme. Au moment du bouclage, la production réalise qu’il reste du temps sur le créneau alloué aux musiciens. Quasi improvisée, House of the Rising Sun est alors enregistrée pour combler le manque et choisie pour le single à paraître en décembre. Gros son, ambiance garage, voix puissantes, distorsion, fuzz, wah-wah, le titre fait mouche et est certifié disque d’or en mai 1970 avec plus d’un million d’exemplaires vendus, offrant à Frijid Pink son plus large et unique succès. Quant à l’album, replacé dans le contexte, c’est un petit joyau de hard rock psychédélique qui malheureusement cessera de briller par la suite. Dommage!


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Doisneau – Le Baiser de l’Hôtel de Ville

© Robert Doisneau

 

En avril 1950, dans le Paris de l’après-guerre, Robert Doisneau est en quête de sujets pour répondre à une commande de la part de Life Magazine. Dans un café, le photographe repère un jeune couple en train de s’embrasser. Il les aborde et leur propose la somme de 500 francs pour rejouer la scène à l’extérieur. Le 12 juin, le cliché mettant en scène Françoise Delbart et Jacques Carteaud – alors tous deux élèves du Cours Simon – figure sur une double page du magazine américain : ″ In paris, young lovers kiss wherever they want to and nobody seems to care ″ (À Paris, les jeunes amoureux s’embrassent où bon leur semble et personne ne semble s’en soucier). Aux côtés de cinq autres photos, celle de l’Hôtel de ville passe alors quasiment inaperçue. Fin de l’histoire?

À partir de 1986, soit 36 ans après sa sortie dans Life magazine, Le Baiser de l’Hôtel de Ville devient la photo iconique du Paris romantique. Déclinée en posters, imprimée à des millions d’exemplaires, elle reste la plus célèbre de Robert Doisneau et figure dans le top 10 des images les plus connues au monde. C’est tout?

En 1992, Denise et Jean-Louis Lavergne, un couple d’imprimeurs, affirment qu’ils sont les protagonistes du Baiser et réclament 500 000 francs au photographe pour atteinte au droit à l’image et à la vie privée. À l’annonce du procès, Françoise Delbart réapparait avec en main le cliché original que Doisneau lui avait offert après la séance photo. En 1993, tout ce beau monde se retrouve devant le tribunal. Les Lavergne ne parviennent pas à démontrer qu’ils étaient les amants de l’Hôtel de ville et sont déboutés. Françoise également. Le tribunal estime que son visage n’est pas formellement identifiable et, à ce titre, considère qu’elle n’est qu’une figurante. Elle réclamait 100 000 francs ainsi qu’un pourcentage sur les bénéfices commerciaux et finalement elle en obtiendra 50 000 après avoir renoncé à ses droits passés et à venir. Jacques Carteaud, lui a toujours refusé d’être associé à une démarche qu’il considère comme ″ une vulgaire histoire de fric ″. Mais encore?

En 2015, lors d’une vente aux enchère, Françoise a obtenu 155 000€ de son exemplaire original du Baiser de l’Hôtel de Ville. Aujourd’hui elle a 92 ans et vit à Evreux. 

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Led Zeppelin by Led Zeppelin – Le Livre

 

Un anniversaire, un de plus, celui de Led Zeppelin. L’occasion de voir réapparaitre dans les rayons Led Zeppelin by Led Zeppelin. Publié en version reliée et dans la langue de Shakespeare en octobre 2018, l’ouvrage qui se veut le premier et le seul livre illustré officiel du groupe revient en version française brochée pour célébrer les 50 ans de la création de la formation britannique. Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et feu John Bonham ouvrent leurs archives. Ils reviennent sur la genèse des chansons, leur travail en répétition et en studio, les instruments utilisés, les triomphes mais aussi les désastres de cette extraordinaire aventure. Annotations, interviews, commentaires des musiciens, énormément de photos (trop?) – certaines inédites – mais aussi: extraits de carnets, planches contacts, reproductions d’affiches, tickets de concert, pochettes d’albums, etc. Pour l’avoir eu dans les mains, je confirme: c’est du lourd, presque 3 kg! Tout y est, organisé chronologiquement sur 400 pages pour un plongeon au cœur même du mythe Led Zeppelin. Le pavé en question trouvera facilement sa place aux côtés de celui de Barney Hoskins: Gloire et décadence du plus grand groupe du monde (Édition RivagesRouge). Source, infos et détails: Led Zeppelin by Led Zeppelin, Editions : Glénat

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Rare Bird – Sympathy

 

Rare Bird voit le jour en octobre 1969 lorsque l’organiste Graham Field, le claviériste Dave Kaffinetti, le batteur Mark Ashton et le chanteur Steve Gould imaginent un rock progressif à deux claviers et sans guitares. Le premier album éponyme de ce combo britannique sort à la fin de l’année et c’est début 1970 qu’est extrait et publié le single intitulé Sympathy. Une fois n’est pas coutume les paroles sur fond de badinage romantique laissent la place à un texte engagé…

Passablement boudé dans son pays d’origine, le titre fait un carton presque partout ailleurs… C’est l’époque des boums, des premiers vrais flirts, des premières galoches avec la langue et des mains aventureuses… Même si 2’45 c’est un peu court pour pécho, ce slow chaud-patate c’est le carton assuré et il trône systématiquement en haut de la pile des immanquables à poser sur le chargeur du crin-crin…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

The Easybeats – Friday on my Mind

 

Deux anglais, deux hollandais et un écossais, tous musiciens, se retrouvent à Sidney au milieu des années 60 et forment The Easybeats. Inventif, talentueux et imprégné de rythm and blues, le groupe surfe sur la vague Mod et jouit rapidement sur sa terre d’accueil d’une solide réputation qui, en 1966, lui ouvre la voie d’une distribution discographique internationale. C’est avec leur deuxième single, Friday on my Mind, que les australiens d’adoption vont connaître la gloire, ou presque. Enregistrée à Londres avec le producteur Shel Talmy – alors connu pour avoir bossé avec les Who et les Kinks – la chanson est véritable hymne à la fin de semaine, thème cher à la jeunesse de l’époque qui aspire plus à prendre du bon temps qu’à travailler…

Musique et paroles sont de Harry Vanda (lead guitariste) et George Young (guitariste rythmique), duo* grâce auquel le titre qui parait le 17 novembre 1966 connaît un succès mondial fulgurant qui restera N°1 en Australie pendant 8 semaines. Malheureusement, les Easybeats n’ont pas été en mesure de capitaliser ce succès. Drogues et conflits internes auront raison des musiciens. Malgré une proposition de contrat de la part de Brian Epstein (rien que ça!), le groupe décide d’arrêter et de retourner au pays. Là bas, après une dernière tournée, Harry Vanda et George Young deviennent producteurs à plein temps…

*Après la dissolution des Easybeats en 1969, Vanda & Young composeront quelques hits tels que My old Man’s a Groovy old Man pour The Valentines, un groupe de pop bubble-gum ayant pour chanteur un certain… Bon Scott. Engagés par Albert Productions en tant que dénicheurs de talents, George et Harry vont commencer à se pencher sur le cas d’une petite formation locale qu’ils trouvent prometteuse et à laquelle ils vont apporter soutien et expérience. Produisant leurs cinq premiers albums, le duo contribuera indéniablement à lancer ce groupe au sein duquel officient Angus et Malcolm, les frères cadets de… George Young. AC/DC partait à la conquête du monde. Mais ça c’est une autre histoire.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Philippe Margotin: AC/DC de 1973 à 2023

 

Si à 50 ans tu n’as pas ton livre sur AC/DC c’est, soit que tu vis dans une grotte, soit que le rock tu t’en tapes comme de ta première tétine, soit enfin que tu connais le sujet sur le bout de tout ce que tu veux. Un putain d’anniversaire pour une putain de formation qui, depuis désormais un demi-siècle, occupe le top du décrassage de cages à miel dans l’histoire du rock. Dernier hommage en date, celui rendu par Philippe Margotin: AC/DC – Le Groupe, les Albums, la Musique. Romancier, chroniqueur, directeur de collections, l’auteur a écrit bon nombre de biographies dont celles de Johnny, Amy Winehouse, U2, Bashung, Radiohead, Polnareff, Police, Who, Rolling Stones et Muse. Il a également commis avec Jean-Michel Guesdon une série d’ouvrages intitulée La Totale (Editions EPA) dans laquelle des œuvres musicales sont décryptées et analysées. Les productions des Beatles, Bob Dylan, Pink Floyd, Led Zeppelin, Jimi Hendrix etc, y sont ainsi passées à la moulinette afin de comprendre comment leurs auteurs ont définitivement marqué l’histoire de la musique.

″Ce livre célèbre un demi-siècle de AC/DC. Il revient sur un formidable parcours qui a commencé en 1973 avec les premiers pas dans les clubs de Sydney avec le chanteur Dave Evans, la création du style AC/DC avec Bon Scott au chant, Angus et Malcolm Young aux guitares, Mark Evans puis Cliff Williams à la basse et Phil Rudd à la batterie, enfin, la consécration planétaire avec Brian Johnson et avec Back In Black, l’un des albums les plus vendus de toute l’histoire de l’industrie du disque″ [Source: Éditions Glénat]. Ouais bon, une bio de plus me direz vous. Ce à quoi je réponds to de go et sans sourciller: et pourquoi pas! Peut-être n’avez vous pas dans votre bibliothèque le AC/DC Tours de France 1976-2014 (Ed Point Barre 2014) de Philippe Lageat & Baptiste Brelet, un monument de 712 pages retraçant le parcours du groupe dans l’hexagone. Peut-être êtes vous passé à côté de l’indispensable AC/DC High Voltage Rock n Roll (Ed Chêne 2011) que Phil Sutcliffe a consacré à la bande à Angus. Alors c’est le moment! Vous les avez? Eh bien remettez en une couche avec ce dernier ouvrage! Cela prouvera que vous êtes un inconditionnel et qu’à ce titre, repartir en enfer avec la bande aux frères Young ne vous fait même pas peur. En outre, néanmoins, cependant et de toutes façons, une bio n’est jamais définitive, à fortiori quand les grands énervés du rock tournent encore. Pis, Nowel n’est pas si loin non? Pour en savoir plus: Éditions Glénat.

Patrick BETAILLE, novembre 2022

COP30 – Respire!

D’après illustrations de Michel Granger

 

″ Approche-toi petit, écoute-moi gamin. Je vais te raconter l’histoire de l’être humain. Au début y avait rien, au début c’était bien. La nature avançait, y avait pas de chemin, puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers. Des coups de pieds dans la gueule pour se faire respecter, des routes à sens unique il s’est mis à tracer… Tous les éléments se sont vus maîtrisés. En deux temps trois mouvements l’histoire était pliée. C’est pas demain la veille qu’on fera marche arrière, on a même commencé à polluer les déserts. D’ici quelques années tes petits-enfants te demanderont comment t’as pu laisser faire ça. T’auras beau te défendre, leur expliquer tout bas c’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux anciens mais y aura plus personne pour te laver les mains. Tu leur raconteras l’époque où tu pouvais manger des fruits allongé dans les prés. Y’ avait des animaux partout dans la forêt et au début du printemps, les oiseaux revenaient. Le pire dans cette histoire c’est qu’on est des esclaves, quelque part assassins, ici bien incapables de regarder les arbres sans se sentir coupables. À moitié défroqués, cent pour cent misérables. Alors voilà petit, l’histoire de l’être humain. C’est pas joli joli, et j’connais pas la fin. T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin. Il faut que tu respires. C’est demain que tout empire, tu vas pas mourir de rire et c’est pas rien de le dire. Il faut que tu respires ″.


Paroles de Mickey 3D: Respire – 2003.


Patrick BETAILLE, novembre 2022

Wallace Collection – Daydream

 

Il est de ces formations que l’on ne connaît que grâce à un tube. C’est le cas de ce groupe de pop rock belge dont certains membres – Raymond Vincent et Jacques Namotte – sont issus de l’Orchestre National de Belgique. One-hit wonder par excellence, Daydream a été élaboré autour de thèmes classiques composés par Tchaïkovski, notamment celui du Lac des Cygnes. Installé à Londres, le groupe tire son nom du ″Wallace Collection″, un musée situé près des studios Abbey Road dans lesquels est enregistré un premier LP: Laughing Cavalier. En dernière position sur l’album, Daydream parait en tant que single promotionnel en 1969. La chanson bucolique à souhait évoque le souvenir d’une relation amoureuse passée…

La mélancolie du texte est accentuée par une ligne de basse obsédante et des ″ La la la ″ répétés ad libitum durant les deux dernières minutes du morceau qui en fait quatre [NDLR – on pourrait en rire si musicalement ce n’était pas aussi bien foutu!]. N°1 en Belgique, le titre est devenu un énorme hit dans 21 autres pays et, fort de sa soudaine notoriété, le groupe effectue des tournées en Europe, aux Etats-Unis, au Mexique et en Amérique du Sud. Les singles suivants (Love et Serenade), connaitront un certain engouement, sans pour autant atteindre le niveau de celui de Daydream, repris en français par Claude François. 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

 

Joe Lynn Turner – Belly of the Beast

 

35 années se sont écoulées entre Rescue You paru en 1985 et cette nouvelle production tout droit récemment sortie des ténèbres. Pour autant, Joe Lynn Turner n’est pas resté inactif durant ce laps de temps. Non seulement le chanteur a aujourd’hui à son actif une dizaine d’albums solos – dont le dernier en date Second Hand Life publié en 2007 – mais il affiche également un palmarès étonnant quant au nombre de participations à différents projets. Deep Purple, Rainbow, Yngwie Malmsteen, Glen Huges et consort en font partie. Retour en studio en tant que patron cette fois, pour l’auteur interprète à la voix immédiatement reconnaissable qui a fait de la rock star américaine une valeur sûre grandement plébiscitée au sein de la communauté hard rock. Demandez donc à Ritchie Blackmore! Belly of the Beast est un témoignage assez inattendu sur ce qui visiblement en 2022 tient à cœur au chanteur. Il ouvre le ventre de la bête et en extirpe les maux de l’époque actuelle. ″Nous sommes dans une véritable guerre spirituelle en ce moment. C’est le Bien contre le Mal. Nous avons tous un Ange sur une épaule et un Diable sur l’autre. Nous sommes dans le ventre de la bête, piégés dans le système, et il n’y a aucun moyen d’en sortir″ déclare t-il à propos de cet album à la tracklist évocatrice: Le ventre de la bête – Soleil noir – Âme Tourmentée – Le côté obscur de l’âme – Larmes de sang – N’ayez pas peur de l’obscurité – Monde déchu ou encore Requiem. Joe Lynn Turner passe du côté obscur et dévoile une facette de sa personnalité assez inattendue lorsqu’il s’en prend aux dérives de la société et invective l’establishment. La voix juste et puissante relève d’une très belle performance qui colle parfaitement à l’ensemble des titres. Guitares frénétiques, riffs stratosphériques, basse et batterie imparables, solos aériens et nappages de claviers remarquables. On est immédiatement saisi par un gros son, un groove et une grandiloquence qui ne sont pas sans rappeler les très riches heures d’un arc-en-ciel tenu à bout de bras par un certain Ronnie James Dio. Non seulement Belly of the Beast est une belle surprise mais c’est aussi la preuve qu’à 71 ans Joe Lynn Turner en a encore sous les cordes vocales et qu’il est capable de tenir le rôle d’un captain’ hard rock inspiré. 

Patrick BETAILLE, novembre 2022