Vinyls – Le Rock en 1000 morceaux

 

En ces temps difficiles, voici peut être un moyen de se recentrer sur soi ou de s’occuper en tuant quelques heures: Le Puzzle! Mais pas n’importe lequel. Là il s’agit de casse-tête fragmenté aux formes bizarroïdes ayant pour thème le rock en général et les pochettes de disques en particulier. Parmi les nombreux thèmes vous pourrez choisir les albums les plus célèbres, le Classic Rock, les 60’s, les logos des groupes ou encore des thèmes spécifiques comme celui consacré à Deep Purple. En fonction des thèmes, plusieurs formats sont disponibles : 252 pièces, 500 pièces et 1000 pièces pour les plus motivés. Les éléments sont en carton de qualité supérieure imprimés par sublimation pour des couleurs plus vives. N’étant maqué avec aucun site marchand je vous laisse vous débrouiller pour trouver votre bonheur. Il vous suffit de taper ″Rock Albums Puzzle″ sur votre moteur de recherche préféré et le tour est loué. En gros, comptez en entre 27 et 35 euros, selon l’option choisie. Par contre si l’épopée du vinyle au travers du Cover Art vous interpelle, c’est ici que ça se passe: In Vinyle Veritas, le Livre!

Patrick BETAILLE, mars 2021

Le lundi c’est permis – Chance

 


[Groucho Marx – Acteur américain]: ″ The temptation of a beautiful woman can cause your loss… if you’re lucky! – La tentation d’une belle femme peut causer votre perte… si vous avez de la chance. 


Patrick BETAILLE, mars 2021

Xavier Marabout – Tintin au pays d’Edward Hopper

© Xavier Marabout

 

Né en 1967, Xavier Marabout dévoile très tôt il un vrai talent pour le dessin et la peinture. Il réalise sa première exposition d’aquarelles en 1984. Pourtant en 1990, après des études scientifiques, il devient ingénieur commercial pour un laboratoire médical, sans pour autant cesser de peindre et d’organiser des expositions privées. En 2006, changement de cap. Il s’inscrit à la Maison des Artistes. À partir de ce jour, il ne fera plus que peindre. Son travail consiste à dépouiller des univers artistiques éloignés pour les fusionner. Ainsi, en empruntant à la bande dessinée de son enfance et à la peinture des grands maîtres qui le fascinent, cet artiste breton a développé un style où le trait et la parodie sont omniprésents. Dans sa série Tex Avery – Picasso, il organise ainsi la rencontre du célèbre loup libidineux avec des femmes peintes par l’artiste espagnol.  Dans une autre parodie de 25 tableaux, Xavier Marabout utilise le regard voyeuriste et attentiste du peintre américain Edward Hopper pour imaginer une vie sentimentale et tumultueuse à un Tintin en compagnie de pin-up. C’est, inattendu, facétieux et très maitrisé. Un régal, malheureusement pas pour tout le monde. Moulinsart, la société qui gère les droits d’Hergé ne goûte guère les œuvres de Xavier Marabout et porte plainte pour contrefaçon et atteinte au droit moral. Jugement le 10 mai prochain.

En première instance, la chambre civile du tribunal judiciaire avait ainsi reconnu à l’artiste breton l’exception de parodie et l’intention humoristique. En appel en juin 2024, Xavier a été condamné pour contrefaçon par la cour de Rennes. Il lui est désormais interdit d’exploiter les personnages des aventures de Tintin et il doit verser une provision de 15.000 euros pour préjudice.

Zero Freitas – Musical Emporium

L’obsession de José Roberto ″Zero″ Alves Freitas remonte à la petite enfance. Il a tout juste cinq ans quand son père arrive à la maison avec une chaine hi-fi et quelques vinyles qui vont susciter un vif intérêt chez le bambin qui de plus, en grandissant, va se familiariser avec une collection d’environ 400 disques chez sa mère. À 10 ans il achète son premier disque: Canta para a Juventude du chanteur brésilien Roberto Carlos. La fièvre acheteuse n’allait plus le quitter. Quand il quitte le lycée, Zero possède déjà 3000 albums. Après ses études, il reprend l’entreprise de transport familiale qui exploite des lignes de bus de São Paulo mais sans pour autant abandonner sa quête. À 30 ans le compteur de sa collection affichait 30 000 pièces. Contrairement à d’autres collectionneurs qui se focalisent sur un genre, une époque ou un groupe, Freitas n’a aucune limite; 78, 33, 45 tours, quelque soit le style musical, il collectionne tout. Il passe des annonces, rachète les invendus, les faillites et les saisies de disquaires en liquidation. En 2013, il se porte acquéreur de la collection de Murray Gershenz (2 000 000 galettes), un ancien propriétaire du magasin de disques de Los Angeles et de celle de Paul Mawhinney de Record Rama (3 000 000 de copies), considérée à l’époque comme la plus grande du monde. Aujourd’hui, l’homme d’affaire brésilien a amassé quelques 6 millions d’exemplaires dont 100 000 sont conservés à domicile. Un trésor à la valeur incalculable qui déborde largement du syndrome de la collectionnite aigüe. Même s’il avoue 40 années de thérapie pour comprendre ce qu’il se passe dans sa tête, Zero Freitas reste animé par une noble intention: Préserver et entretenir le support d’une mémoire auditive mise à mal par la dématérialisation. À ce titre, il s’est récemment porté acquéreur d’un hangar de 25 000 mètres carrés destiné à héberger son capital sonore et il a embauché une douzaine de personnes travaillant à temps plein sur le nettoyage, le référencement et le classement des albums dans une banque de données numériques, son Musical Emporium.  

Patrick BETAILLE, mars 2021

L’éloquence et le Désaveu du Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

 

 

Annie Leibovitz – The Blues Brothers

© Photo: Annie Leibovitz

 

It’s 106 miles to Chicago, we’ve got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it’s dark and we’re wearing sunglasses. Hit it! (Y’a 170 kilomètres jusqu’à Chicago, le réservoir est plein, nous avons la moitié d’un paquet de clopes, il fait nuit et nous portons des lunettes noires. En route!).

Costumes noirs, cravates noires, bitos noirs et lunettes… noires. John Belushi et Dan Aykroyd, visages peints en bleu, sont photographiés par Annie Leibovitz et font la couverture du Rolling Stone Magazine du 22 novembre 1979. Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui considèrent The Blues Brothers comme l’un des meilleurs films musicaux de tous les temps. Sans trop me forcer et ne serait-ce que pour la bande son, je leur donne raison. We are on a mission from God! (Dieu nous a confié une mission!).

Patrick BETAILLE, mars 2021

Lucille Hendrix – The GAFA Experience

 


Mark Elliot Zuckerberg: ″ I’ve designed FACEBOOK! ″. Lawrence Edward Page: ″ I’ve designed GOOGLE! ″. Jeffrey Bezos: ″ I’ve designed AMAZON! ″

Lucille Hendrix: ″ Well done guys, but I gave birth to JIMI HENDRIX!


Patrick BETAILLE, mars 2021

Joanna Connor – 4801 South Indiana Avenue

 

4801 South Indiana Avenue était l’adresse d’un bar de Chicago – le Theresa’s Lounge –  lieu incontournable pour écouter du blues et qui en son temps a accueilli sur sa petite scène Muddy Waters, Little Walter, Otis Rush, Otis Spann, Jimmy Rogers et Howlin ‘Wolf. Mais 4801 South Indiana Avenue c’est aussi le titre du quatorzième album de Joanna Connor. Et quel album! Il y a longtemps que je n’avais pas pris une telle claque! Celle qui depuis longtemps a mis à genoux le milieu du Chicago blues grâce à son jeu de slide ravageur qu’elle a eu  l’occasion d’exporter dans le monde entier nous livre là un échantillon de son absolu talent. Cette musicienne énergique au style féroce et tranchant, à la voix énorme et pleine d’émotion prouve, si besoin en était, qu’elle fait partie du  gotha  des guitaristes et qu’elle est capable de mettre le feu à son ampli et de remuer les tripes des amateurs de blues et de blues rock les plus exigeants. Joe Bonamassa ne s’y est pas trompé. Lui qui à ses débuts avait fait la première partie de certains concerts de Joanna à choisi de l’inviter et de la produire sur son tout nouveau label indépendant: Keeping The Blues Alive. Parmi les 10 titres tout droit sortis d’un studio de Nashville, certains méritent incontestablement que l’on s’y attarde. Destination, qui ouvre les hostilités est une véritable bombe à retardement sur le point de vous péter à la gueule. Bad News, de Luther Allison, est un blues lent et incendiaire porté par une voix d’un autre monde où angoisse et douleur règnent en maitres. I Feel So Good, un boogie déchainé à filer des fourmis dans les jambes d’un cul-de-jatte.  Cut You Loose, surprenant par ses changements de rythme et hypnotique grâce à la puissance d’une voix au bord de la rupture. Plus classique, Part Time Love bénéficie de la présence de Joe Bonamassa et d’une ambiance soul illuminée par des cuivres omniprésents. C’est sûr, on se souviendra longtemps de ce 4801 South Indiana Avenue. Si vous ne devez acheter qu’un seul disque au cours de cette année pourrie, c’est celui-ci! 

 

Alice Cooper – Detroit Stories

 

Soyons clairs! La première chose à faire en abordant le vingt-septième album de Vincent Damon Furnier c’est de passer outre cette pochette qui n’a de cover art que le nom. Bref! À 73 ans et 52 ans après Pretties for You, son premier album, Alice Cooper revient avec ce Detroit Stories annonciateur d’un retour aux sources sincère et efficace. Aux oubliettes le métal clinquant et les errances granguignolesques! Il y a déjà longtemps que Mr Nice Guy n’a plus 18 ans mais il revient en force avec un rock sans fioritures, comme au bon vieux temps de Love it to Death et de Killer. Pour remonter aux origines, la sorcière androgyne a convoqué le gratin d’une génération qui a écrit les plus belle pages de l’histoire d’une ville industrielle aujourd’hui au bord de l’anéantissement: Detroit-Michigan-USA. Sur cet album on retrouve ainsi les survivants du Alice Cooper Group original – Neal Smith, Michael Bruce, Dennis Dunaway – mais aussi des invités tels que Wayne Kramer de MC5, Mark Farner de Grand Funk Railroad, Steve Hunter et Johnny Badanjek, les musiciens des Detroit Wheels, le groupe formé en son temps par Mitch Rider. Joe Bonamassa fait aussi une apparition sur Rock & Roll, une reprise du classique du The Velvet Underground en ouverture des hostilités! Tout ce beau monde est supervisé et produit par Bob Ezrin qui réalise un mariage parfait entre voix éraillées, rythmiques efficaces, cuivres funky et guitares incisives sur les 15 pépites auxquelles le patron des Hollywood Vampire ne nous avait pas habitué depuis longtemps. Si avec Detroit Stories Alice Cooper joue sa dernière carte c’est tant mieux car là, il (elle?) vient d’abattre un putain d’atout. Vous avez bien l’bonjour de ma sœur Anne!

Patrick BETAILLE, mars 2021

Mick McGinty – Pin Up & Rock’n’Roll!

 

Artiste du Midwest, Mick McGinty est né et a grandi dans le Nebraska. Il a commencé sa carrière en tant que portraitiste pastel, mais s’est rapidement orienté vers le design et l’illustration. Diplômé en 1979 du Art Center College of Design de Pasadena, il fréquente le milieu hollywoodien et travaille notamment sur des campagnes publicitaires pour MTV, Nike, Reebok, Budweiser, Disney et Universal. C’est à ce tire qu’en 1975 il compose l’affiche de Jaws (les Dents de la Mer) et qu’en 1988 il devient l’auteur de celle de Who Frame Roger Rabbit (Qui veut la Peau de Roger Rabbit). Dans l’intervalle, McGinty fréquente également le milieu musical et réalise quelques illustrations, dont certaines bien dans l’esprit de ce blog: Bécanes, Pin Up & Rock’n’ Roll. Parmi ces groupes figurent 38 Special (Wild-Eyed Southern Boys 1981), Doc Holliday (Doc Holliday Rides Again 1982) et Tora Tora, un groupe de glam rock de Memphis pour lequel en 1989 il dessine la pochette du premier album: Surprise Attack.

Patrick BETAILLE, mars 2021


Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!