Ram Jam – Black Betty

 

Au départ, Black Betty était une mélopée chantée par des esclaves afro-américain. C’est dans ce contexte que, souvent, le terme a été associé, soit à la bouteille d’alcool frelaté à laquelle les forçats faisait appel pour oublier leurs peines, soit au mousquet ou au fouet dont ils étaient souvent les victimes. Enregistrée une première fois par John et Alan Lomax en 1933, elle sera chantée a cappella par un pensionnaire d’un pénitencier du Texas répondant au nom de James ″Iron head″ Baker. En 1939, c’est au tour de Leadbelly de graver le titre commercialisé à l’époque par le label Musicraft. Au milieu des années 70, un groupe de rock de l’Ohio reprend le titre dans une version musclée qui rencontre un rapide succès auprès du public, devenant immédiatement un énorme hit international. Ram Jam – pas plus que son auditoire – ne connaissait probablement pas l’origine et le sens du texte de Black Betty. C’est la raison pour laquelle leur interprétation a été cataloguée en tant qu’évocation d’une relation sexuelle avec une femme noire… ″ Whoaw! Black Betty – Bam ba lam – tu peux me croire, elle me fait triper. Elle vient de Birmingham en Alabama et elle est toujours prête. Quand elle agite ce truc là, bon sang, elle m’embrase… Bam ba lam! ″ Il n’en fallait pas plus pour qu’un boycott de la part des organisations américaines de défense des droits afro-américains et de l’égalité raciale ne soit établi. En tous cas, il s’agit d’un cas unique. Celui d’un groupe de rock blanc qui s’approprie un chant traditionnel noir et parvient à en faire un tube planétaire redoutable et maintes fois repris. Bam ba lam!


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Patrick  BETAILLE, juillet 2022

The Gun – Race with the Devil

 

Seulement deux albums à l’actif de The Gun, groupe anglais formé en 1967 par les frères Gurvitz et dissout en 1970.  Le trio enregistre son premier disque éponyme, d’où sera extrait en 45 tours un Race With the Devil gavé de nitrométhane qui sera l’un des gros succès de l’automne 1968 au printemps 1969. ″C’est parti! Tu ferais mieux de courir, tu ferais mieux de fuir le feu du diable. De toutes façons il t’attrapera. Il te cherchera ici et là. Le diable te cherchera partout!″. Une fois n’est pas coutume, il n’est pas question d’un quelconque rendez vous au Crossroads avec à la clef un deal satanique, non. Ici le Malin est à vos trousses et le titre est bâti pour coller à la situation. Ça urge! La rythmique en témoigne et les cuivres omniprésents entretiennent l’angoisse. La peur est bien là aussi, les hurlements le démontrent, et le riff de guitare répété à l’envie vient prouver, si besoin en était, qu’il faut aller vite pour se soustraire à un aller simple vers l’Enfer. Sur sa six cordes Adrian Gurvitz est mélodieux, tranchant, rapide et son gimmick n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. En effet, Francis Rossi a télécastérisé le plan quand Status Quo interprétait Forty-Five hundred Times sur scène.

Au delà du single, le LP reste connu et apprécié pour sa pochette, la première réalisée par Roger Dean le créateur des fameuses pochettes de Yes, entre autres.


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Patrick BETAILLE, juillet 2022

The Knack – My Sharona

 

Il s’agit d’abord d’un tempo et d’un riff – reconnaissable entre tous – composé par un certain Berton Averre. My Sharona sort en juin 1979. Le single est extrait de l’album Get The Knack, un premier album fulgurant qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires en moins de deux mois, un record, et restera N°1 au Bilboard 200 pendant 5 semaines. Il s’agit également d’un texte composé par Doug Fieger (chanteur, guitariste et fondateur de The Knack) tombé follement amoureux d’une fille de 17 ans. ″ Dis moi ma belle, quand t’intéresseras tu à moi? Ce n’est qu’une question de temps Sharona! S’agit-il du destin ou est-ce que mon esprit me joue des tours? En tous cas, moi je n’abandonnerai jamais ″. Chaque fois qu’il pensait à Sharona Alperin, Doug avait en tête le riff de son guitariste avec qui il décide de travailler sur la structure et la mélodie de la chanson. Il s’agit donc d’une passion qui finalement débouchera sur une véritable histoire d’amour avec à la clef un hit mémorable. Mademoiselle ira même jusqu’à poser pour la pochette du single. Enfin et surtout, il s’agit d’un titre qui relève du génie. Y’a un truc (Get The Knack)! Simple, efficace, entêtant, ce I can’t get no du début des années 80 n’a pas son pareil pour vous titiller les esgourdes et vous filer des fourmis dans les guiboles. Et quand l’on s’attarde sur le chorus de Berton Averre, une fois acceptée la verticalité des poils de vos avant-bras, c’est le terme de fulgurant qui vous vient immédiatement à l’esprit. Dave Grohl himself a d’ailleurs déclaré que My Sharona était l’une de ses chansons préférées, toutes époques confondues. En son temps, Michael Youn s’est même fendu d’une reprise toute personnelle avec son Comme des Connards qu’il faut s’empresser de vite oublier. S’il vous plait! Merci.

Patrick BETAILLE, juin 2022

Los Bravos – Black is Black!

 

[Extrait]: Le noir brille parfois de tous ses feux et illumine le Rock. Des groupes: Blackfoot, Black Crowes, Black Rebel Motorcycle Club, Black Flag, Black Keys, Black Oak Arkansas, Black Sabbath, Black Label Society, Blackberry Smoke, Black Country Communion, et j’en passe. Des hits: de Back in Black (AC/DC) à Black Dog (Led Zep) en passant par Black Night (Deep Purple), Paint it Black des Stones ou Black Magic Woman de Santana, ce n’est pas ce qui manque. Alors, le noir, couleur ou pas? La réponse est là, sous nos yeux, dans nos oreilles surtout, et ce sont Los Bravos qui mettent fin au débat: Black is Black épicétou!  Que la lumière soit! En 1966, ce premier single est un véritable succès qui atteint la première place des charts au Canada, la seconde au Royaume-Uni, la quatrième aux États-Unis et se vend à un million d’exemplaires à travers le monde. Un première pour un groupe espagnol. Olé! Paroles simplistes: ″ Black is black, I want my baby back ″ (NDLR – le mec largué veut que sa nana revienne), ambiance Motown, rythme ensorceleur et ritournelle entêtante tapent irrésistiblement là où il faut. Ce succès, totalement passé inaperçu en France à sa sortie, y deviendra numéro un la même année, repris cette fois en français par un certain Johnny Halliday. ″ Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ″ (NDLR – le mec vient d’apprendre que Sylvie Vartan a demandé le divorce). Black is beautiful! Le premier qui me dit le contraire je le démembre avec un coupe-ongles!


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Patrick BETAILLE, mai 2022

Home Taping is Killing Music!

 

En inventant sa cassette audio au cours des années 60, Lou Ottens n’avait certainement pas prévu l’énorme engouement de la part du public et, par voie de conséquence, la levée de bouclier au sein de l’industrie musicale anglo-saxonne.  ″ L’enregistrement sur cassette à domicile tue la musique ″ est le slogan d’une campagne lancée dans les années 1980 par la British Phonographic Industry.  Avec la banalisation des magnétophones, la BPI craignait en effet que la copie des disques sur cassettes entraîne une baisse des ventes. Le logo – un pavillon de pirates composé du dessin d’une cassette audio sur deux os croisés et estampillé d’un ″ Et c’est Illégal ″- c’est vite retrouvé au cœur du débat et parfois apposé sur les pochettes internes des disques. Certains artistes n’ont pas raté l’occasion de réagir contre ce qu’ils considéraient comme une atteinte aux libertés et une entrave à la culture. En juillet 1980, Bow Wow Wow sort son single C30, C60, C90 Go, sur une cassette dont une face était vierge, permettant ainsi à l’acquéreur d’enregistrer sa propre musique. EMI mit fin à sa collaboration avec le groupe, estimant que ce single incitait à l’enregistrement à domicile. En 1981, les Dead Kennedys sortent In God We Trust sur cassette également. La face 2 est vierge et on peut y lire ce message: HOME TAPING IS KILLING RECORD INDUSTRY PROFITS – WE LEFT THIS SIDE BLANK SO YOU CAN HELP (L’enregistrement privé tue les profits de l’industrie musicale. Nous avons laissé cette face vierge afin que vous puissiez apporter votre soutien).

Patrick BETAILLE, avril 2022

Hipgnosis – Black Sabbath & Rainbow

 

[Extrait]: Particulièrement célèbre pour ses contributions visuelles apportées au rock progressif, le collectif artistique Hipgnosis fut également sollicité par des groupes de hard rock pour réaliser le cover art de certains de leurs albums. Si ces pochettes sont bien moins célèbres que celles de Pink Floyd ou de Yes, elles n’en restent pas moins intéressantes. En voici deux, artistiquement réussies et surtout, étroitement liées par une anecdote…

Paru en septembre 1978, Never Say Die! est le huitième disque studio de Black Sabbath. Deux pilotes de chasse posent devant leur avion. L’histoire raconte que c’est Ozzy Osbourne qui se cache sous l’un des masques, prêt à décoller pour une nouvelle aventure. Et pour cause! C’est le dernier album enregistré avec la formation originelle du groupe avec Ozzy au chant. ″ Avec Never Say Die!, nous n’avions aucune chance. Nous étions en train de nous noyer. Nous ne nous entendions plus et nous étions tous défoncés par la drogue et l’alcool. Et j’ai été viré! ″. Pendant 35 ans, Osbourne ne participera à aucun autre enregistrement avec Black Sabbath. 

Difficult to Cure est le cinquième album studio de Rainbow. Produit par Roger Glover, il parait en février 1981. Le cliché qui illustre la pochette a d’abord été pris en noir et blanc puis colorisé afin de créer une ambiance inquiétante. L’on imagine bien le patient dans un sale état, allongé sur la table d’opération, son sort entre les mains d’une équipe de chirurgiens. C’est George Galatzon, un ami de Aubrey Powell, qui pose en tant que responsable des opérations. Les autres rôles ont été confiés à Peter Christopherson, Storm Thorgerson et à des assistants de Hipgnosis.

L’anecdote? C’est la jaquette de Rainbow qui à l’origine était prévue prévue pour Never Say Die! Refusée par Vertigo – à l’époque le label du Sabbath Noir – la photo a donc refait son apparition 3 ans plus tard pour habiller le Difficult to Cure de la bande à Ritchie Blackmore. Un point commun? Deux albums dont on peut se passer avec une allégresse sans égale!


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Patrick BETAILLE, mars 2021

ZZ Top – Ford Hot Rod Eliminator

Source: Gunpowder & Gasoline – Youtube

 

Véritable passionné de hot rods, le guitariste de ZZ Top possède bon nombre de véhicules incroyables et c’est Eliminator qui a été son premier joujou. En 1976 Billy Gibbons achète une Ford modèle B V8 coupé de 1933 et la fait customiser en rouge vif estampillé ZZ Top. L’opération est confiée à Don Thelen, un préparateur californien. Doté d’un moteur Chevrolet V8 Turbo de 350 chevaux, le Hot Rod effectue sa première sortie officielle sur Sunset Boulevard à Los Angeles en 1982 et deviendra la star incontestée du renouveau de la Kustom Kulture et de l’album qui parait l’année suivante. Vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Eliminator – le disque – sera le plus gros succès historique du groupe. À l’époque, MTV rencontre un énorme succès auprès de la jeunesse avec des recettes tapageuses destinées promouvoir et influencer la musique populaire. Warner Bros Records l’a bien compris et décide d’investir en engageant Tim Newman pour promouvoir l’album à l’aide de vidéo-clips basés sur une recette simple: du rock, des bagnoles et des filles sexy. Celui de Gimme All Your Lovin’ sera le premier. Le bolide survitaminé déboule dans un endroit paumé. À son bord, un trio de pin-up qui, après avoir fait faire le plein, embarquent le jeune pompiste pour une virée prometteuse. La française Danièle Arnaud et les deux américaines Kymberly Herrin et Jeana Keough jouent le rôle des ″Eliminator girls″. Les trois actrices seront également les vedettes de deux autres clips: Legs et Sharp Dressed Man. Billy Gibbons est toujours propriétaire du Hot Rod et de sa réplique destinée à répondre aux nombreuses demandes de figuration. Eliminator, l’original, est exposé au Cleveland Rock and Roll Hall of Fame.

Patrick BETAILLE, mars 2022

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Cahier de Doléances

États généraux de Versailles le 5 mai 1789 – Tableau d’Auguste Couder 1839

Nous sommes accablés d’impôts de toutes sortes; nous vous avons donné jusqu’à présent une partie de notre pain, et il va bientôt nous manquer si cela continue. Si vous voyiez les pauvres chaumières que nous habitons, la pauvre nourriture que nous prenons, vous en seriez touché. Cela vous dirait, mieux que nos paroles, que nous n’en pouvons plus et qu’il faut nous diminuer nos impôts. Pourquoi donc est-ce que ce sont les riches qui paient le moins et les pauvres qui paient le plus? Est-ce que chacun ne doit pas payer selon son pouvoir? Nous vous demandons que cela soit ainsi, parce que cela est juste ″.

Dans le cadre des États Généraux de 1789, cet extrait du Cahier de Doléances des paysans de  Culmont (Haute Marne) a été rédigé le 14 avril à l’attention du roi Louis XVI. C’est un immense cri de douleur qui s’élève vers un pouvoir dont l’imagination pour rançonner le peuple est sans limites. Trois mois plus tard ça pétait! Qu’en est il deux siècles plus tard? De quoi demain sera t’il fait?

Patrick BETAILLE, janvier 2022

Sonic Youth – Goo and the Moors Murders

Après Evol et Sister, deux albums sortis en 86 et 87 sur SST Records, et Daydream Nation en 88 sur Blast Records, le succès et la popularité de Sonic Youth vont grandissant et ouvrent au groupe les portes du label Geffen qui en 1990 publie Goo.  L’occasion de s’attarder sur la petite histoire la pochette de ce septième album de la formation de rock alternatif. Raymond Pettibon en est l’auteur. Dessiné en noir et blanc, un couple occupe un espace qui s’apparente plus à une illustration de fanzine qu’à autre chose. À la sortie de l’album les spéculations vont bon train. Beaucoup sont persuadés que le cover art met en scène le tandem Thurston Moore/Kim Gordon, respectivement guitariste et bassiste de Sonic Youth, mariés à la ville comme à la scène. En réalité le dessin est tiré d’une photo prise par un paparazzi lors du procès d’un couple de serial killers dont les crimes ont secoué l’Angleterre des années 60. Il s’agit donc de Maureen Hindley et David Smith, tous deux témoins clés dans l’affaire des Moors Murders. Maureen était la sœur de Myra Hindley qui, avec son amant Ian Brady, comparaissaient pour avoir torturé, abusé sexuellement, mutilé et assassiné plusieurs enfants. Les tueurs n’auraient peut-être jamais été arrêtés sans le témoin principal David Smith, le beau-frère de Maureen. Invité pour un apéro chez les Hindley, David arrive alors que ses hôtes venaient de commettre l’un de leurs crimes. Après avoir aidé le couple à nettoyer les lieux et à se débarrasser du cadavre, très choqué et pris de remords, Smith a révélé les faits à la police. Finalement le couple diabolique a été condamné à la prison à perpétuité en 1966. Comme à son habitude, histoire de titiller les imaginations tout en entretenant le mythe des tueurs psychotiques en cavale, Raymond Pettibon s’est fendu d’une annotation à la hauteur des faits:  ″J’ai piqué le petit ami de ma sœur. C’était un véritable tourbillon de chaleur et d’éclairs. Au bout d’une semaine, nous avons zigouillé mes parents et taillé la route ″.


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Patrick BETAILLE, novembre 2021

Fabienne Shine – Electric lady

 

En 1979, après de nombreux concerts en France et après avoir été signé par le manager de Blue Öyster Cult et Black Sabbath, Shakin’ Street part en tournée aux États-Unis. Excusez du peu, le groupe y effectue des tournées avec Blue Öyster Cult, Cheap Trick, Pat Travers, Journey et AC/DC. Débuts prometteurs pour ce combo français qui bénéficie alors d’une visibilité à nulle autre pareille et qui aurait pu se faire une belle place sur la scène internationale s’il n’avait pas, peu après, explosé en vol. Shakin’ Street c’est aussi et surtout l’histoire d’une jeune chanteuse-comédienne-mannequin sexy des années 70, Fabienne Shine. Très jeune, elle est de toutes les fêtes parisiennes, fréquente les people du cinéma, de la littérature, des arts et surtout de la musique, celle dont elle rêve. C’est une bombe à qui personne ne résiste. À 17 ans, elle a une aventure avec Aznavour (44 ans à l’époque), s’amuse aussi avec Dali, Klaus Kinski et fréquente Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Jean-Pierre Léaud. Mais c’est dans l’univers du rock qu’elle fait un carnage. Au cours de ses pérégrinations elle a eu des amants chez Téléphone, les Stones, Pink Floyd, New York Dolls, Led Zeppelin et a connu de près Ike Turner, Bob Marley et Damon Edge (Chanteur au sein du groupe Chrome) qui l’épousera en 1980. Admise dans le gotha du rock, la muse électrique l’avoue: ″ J’ai réalisé plus tard que j’avais fait des rencontres spectaculaires. Alberto Moravia, qui avait 67 ans et moi 17 à l’époque, m’a beaucoup appris. Tout Comme Johnny Thunders et surtout Jimmy Page, qui m’a propulsée dans une sphère alors inconnue. Mais j’avais conscience de la fragilité de ma position, je n’ignorais pas que j’étais le parfum du jour ″. Ses aventures éclipseraient presque celles de groupies célèbres (Pamela Des Barres, Bebe Buell) en les faisant passer pour d’innocents chahuts de collégiennes. ″ I just don’t need any relations. I feel like a revolution. My heart is a rebellion. I feel like a fight, as a seduction . [Extrait de Solid as a Rock].