Le Méliès Pau – Rock this Town!

Gimme Danger & Jim Jones

Le 8 avril 2017, en partenariat avec les associations ACP et AMPLI, le cinéma Le Méliès à Pau, propose un événement musical high energy!

20h15:  Projection de Gimme Danger, le film de Jim Jarmusch qui retrace l’épopée de The Stooges, l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps!

22h30: Concert de Jim Jones & the Righteous Mind. Après la fin de Jim Jones Revue, Jim revient en trio et livre un rock plus sombre mais toujours aussi vigoureux. Au répertoire, l’album ″Super Natural″ à paraitre le 12 mai 2017.

Tarif Unique film + concert: 15 euros. Billets en prévente au Méliès (6 Rue Bargoin 64000 Pau) ou via internet sur le site des ACP. Restauration food truck sur place assurée.

Baron Wolman – Groupies and Other Electric Ladies

Groupies and other Electric Ladies

En 1967 Jann S. Wenner,  qui est en train de fonder le magazine musical Rolling Stone,  rencontre Baron A. Wolman à qui il propose le poste de 1er photographe. Ce dernier accepte et durant trois années il photographie les têtes d’affiche de l’aristocratie du Rock. Les clichés mettent en scène les Stones, Hendrix, Joplin et bien d’autres qui, mêmes s’ils se prêtent à des séances studio, se retrouvent capturés dans leur quotidien, sur scène et bien sûr backstage où ils se laissent aller, notamment avec les filles qui ne manquent pas d’investir les lieux.  Ces filles, souvent très jeunes, Baron Wolman leur rend hommage à l’époque dans un numéro spécial de Rolling Stone qui connait d’emblée un énorme succès. En 2012, le photographe organise un exposition des meilleurs clichés afin de promouvoir la sortie de ″Groupies and Other Electric Ladies″. Le livre, réédité fin 2016, raconte l’époque vue par ces nymphettes en quête de célébrités et de célébrité, plus souvent ingénues et déjantées que réellement perverses. On y croise Pamela Des Barres qui compte parmi ses conquêtes Jagger, Page, Hendrix et Morrison. Présente également, Cynthia Plaster Caster, devenue célèbre grâce à ses moulages de pénis de rockstars dont – encore lui – Jimmy Hendrix. Quant à Miss James, l’une des plus belle, elle a fréquenté Dylan, côtoyé les Beatles,  eu un enfant avec un membre des Moody Blues et des aventures avec Page et Jagger. Encore eux! Avec plus de 150 photos, des interviews et des témoignages, ″Groupies″ est véritable un document social, culturel et historique sur l’une des décennies musicales les plus marquantes du vingtième siècle. Rock’n’Roll bordel!

Patrick BETAILLE, mars 2017

The Rolling Stones – Beggars Banquet

Rolling Stones Beggars Banquet censure

[Extrait]: Londres 17 mars 1968. Les Rolling Stones entrent en studio pour enregistrer leur septième album. Si les précédentes tentatives contiennent de nombreuses reprises et pas mal d’ errances psychédéliques,  Beggars Banquet lui, marque un retour aux sources quant à l’inspiration musicale du groupe. Jamais le blues n’a été aussi présent sur cet opus qui reste aussi le dernier à bénéficier de la présence de Brian Jones parti peu de temps après valider son inscription au Club 27… La publication de l’album se voit retardée pour cause de désaccord relatif au packaging. En effet, les Stones entrent en conflit avec leur label Decca à cause de la photo qu’ils ont sélectionnée pour la pochette. Le cliché réalisé à Los Angeles représente des chiottes on ne peut plus crades, aussi crades que les murs du local couverts de graffitis. Malgré le forcing de Jagger & Richard, Decca résiste et finit par imposer sa volonté. La jaquette de Beggars Banquet prendra finalement l’aspect d’un banal carton d’invitation blanc avec la mention ″ R.S.V.P. ″ (″ Réponse S’il Vous Plait ″) en plus du nom du groupe et du titre de l’album… Qu’importe! Avec Let it Bleed, Sticky Fingers et Exile on main St, Beggars Banquet reste à jamais parmi les plus inspirés et les plus aboutis de la discographie des Pierres qui Roulent. Et de toutes façons, lors de la réédition du LP en CD, la photo des cagoinces refera son apparition.

Patrick BETAILLE, mars 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Lynyrd Skynyrd – Street Survivors

Lynyrd Skynyrd Street Survivors Cd Cover

[Extrait]: Le 17 Octobre 1977, Lynyrd Skynyrd, fer de lance du Southern Rock, sort son sixième album, Street Survivors. Trois jours plus tard, au cours d’une tournée, un avion privé transportant les musiciens entre la Caroline du Sud et la Louisiane, s’écrase. Ronnie Van Zant (chanteur, compositeur et fondateur de la formation) , Steve Gaines (Guitariste), et sa sœur Cassie, choriste du groupe, décèdent dans l’accident. A l’époque la jaquette de l’album représente les membres du groupe debout dans une rue et cernés par les flammes… À la demande de Teresa Gaines, la veuve de Steve Gaines, MCA Records modifie le concept d’origine en remplaçant le feu par fond noir. Suite au crash, Street Survivors devient l’un des plus grands succès commercial de Lynyrd Skynyrd qui malgré tout se sépare peu après… Trente ans plus tard et pour l’édition Deluxe du CD la version première est remise sur le marché. Ain’t no good life!

Patrick BETAILLE, février 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Gimme Danger – Les Stooges par Jim Jarmusch

Gimme Danger l'histoire de The Stooges

 

Un sacré bout de temps que la musique fait partie intégrante de la filmographie de  Jim Jarmusch. En 1986 déjà dans Down by  Law, Tom Waits apportait sa contribution à la bande son et jouait le rôle de Zack. Mystery Train en 1989 mettait en scène Screamin’ Jay Hawkins. En 1996 le cinéaste faisait appel à Neil Young pour le soundtrack de son western métaphysique Dead Man dans lequel Iggy Pop  tenait un rôle. Iggy Pop est aussi là en 2003 dans Coffee and Cigarettes, un film à sketches dans lequel il partage l’affiche avec entre autres Tom Waits, Meg et Jack White. En salle dès aujourd’hui, ″Gimme Danger″ est un rockumentaire consacré à l’histoire des Stooges, le groupe qui a indéniablement influencé le mouvement Punk en sonnant le glas de Sixties. ″Une lettre d’amour au groupe qui restera sans doute l’un des plus importants de l’histoire du rock, Gimme Danger est délirant, foutraque, émouvant, drôle, simple sophistiqué et brut″ [Jim Jarmusch]. Le film, désormais en salle pour les privilégiés, sera disponible en Dvd en juin 2017. D’ci là et en attendant…> Le Trailer!

Patrick BETAILLE, février 2017

Actualité musicale – Cuvée 2016

Un clic sur chaque image donne accès à la chronique de l’album correspondant!

Tyler Bryant & the Shakedown EP The Wayside   Blues Pills Cd Lady in gold   Buddy Guy, Born to play guitar

Maitre Gims vous donne des envies de suicide? Fréro Delavega vous en touche une sans faire bouger l’autre? Bien que l’année écoulée soit particulièrement pauvre dans le domaine de la musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds, le remède existe! Le choix est bien évidemment partial, subjectif, et assumé. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ”La musique c’est comme la vie, ça se respire” (Francis Zegut).

Black Pistol Fire: Don't Wake the Riot   kaleo A/B   Rolling Stones Blue & Lonesome

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Jane’s Addiction – Ritual de Lo Habitual

Censure Jane's Addiction

[Extrait]: En 1990 sort le troisième album des Angelinos de Jane’s Addiction. Dès sa parution la nudité affichée sur la jaquette du disque pose problème au sein du parti conservateur US et les membres du groupe se retrouvent poursuivis par la justice au motif de diffusion d’images pornographiques. L’affaire est vite classée sans suite mais le mal est fait et de nombreux revendeurs refusent de mettre l’objet du soi-disant délit dans les bacs. Sollicité par son label Warner, Le chanteur du groupe, Perry Farrel, propose un version alternative du packaging pour remplacer le diorama qu’il avait lui même mis en œuvre pour la première édition. Désormais c’est le Premier Amendement de la Constitution Américaine qui tient lieu de cover art..

Mais Farrel ne s’arrête pas là. Au verso de la pochette de Ritual De Lo Habitual il y va de sa plume et se paye le luxe d’un joli pied de nez aux institutions:  ″ Hitler’s syphilis-ridden dreams almost came true. How could it happen? By taking control of the media. And entire country was led by a lunatic? We must protect our First Amendment, before sick dreams become law.Nobody made fun of Hitler??! ″ (Traduction: Les rêves d’Hitler, infestés de syphilis, ont failli se réaliser. Comment est ce possible? En prenant le contrôle des médias. Et le pays tout entier se retrouve dirigé par un fou? Nous devons protéger notre premier amendement avant que de répugnants rêves ne deviennent réalité. Personne ne se moquait d’Hitler??!

Patrick BETAILLE, décembre 2016


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Black Pistol Fire – Don’t Wake the Riot

Black Pistol Fire: Don't Wake the Riot

 

Question influences, le combo canadien Black Pistol Fire se réclame entre autres de Led Zeppelin, Nirvana ou Muddy waters. Rien que ça! Peu de temps après avoir décidé de se lancer dans l’aventure de l’ Indie Blues Rock, Eric Owen (batterie) et Kevin McKeown (Guitare & chant) déménagent de Toronto à Austin dans le Texas. Très vite un premier album éponyme voit le jour, suivi en 2011 par ″Big Beat’ 59″ qui connait un succès immédiat. En 2014 arrive dans les bacs ″Chut or Howl″ qui confirme la valeur du duo qui supporte désormais la comparaison avec Les Black Keys, les White Stripes ou Band of Skulls et qui fait dire à la presse spécialisée que Black Pistol Fire est ″the next big thing″. La dernière production des canadiens vient confirmer cette analyse. ″Don’t wake the riot″ grouille de riffs, de matraquages rythmiques et de fuzz, le tout garantissant l’ ambiance  moite et poussiéreuse d’un Texas Blues porté par la voix chaude et puissante de McKeown. La recette fonctionne à merveille et le troisième titre de l’album résume à lui seul l’excellent potentiel de Black Pistol Fire:  Bad Blood!

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Deep Purple – La Saga du Plagiat

Deep Purple, Child in time plagiarism

 

Certes dans une mesure moindre comparé à Led Zeppelin mais l’on est en droit de se poser quelques questions quant aux plagiats révélés par l’écoute attentive de certains morceaux de Deep Purple.

  • Lazy. Un des temps forts de l’album Machine Head (1972) semble venir tout droit de chez John Mayall & the Bluebreakers. Clapton adapte un titre déjà emprunté à Memphis Slim, Steppin’ Out.
  • Smoke on the water. Également sur la track list de Machine Head. Reconnaissable entre tous, le riff désormais légendaire avait en 1966 des accents de Bossa Nova sur un titre d’Astrud Gilberto: Maria Quiet.
  • Fireball. Tiré de l’album du même nom publié en 1971. Quasiment un copié/collé du cinquième titre de l’unique album des canadiens de Warpig: Rock Star
  • Black Night. Le titre sort en single en juin 1970 pour promouvoir l’album In Rock. Visiblement le riff a été emprunté à la version Ricky Nelson de Summertime .
  • Child in time. It’s a Beautiful Day est une formation qui gravite dans la sphère hippie du Grateful Dead et Jefferson Airplane. Deep Purple a l’occasion de les entendre et John Lord est totalement fasciné par le potentiel de l’un des morceaux de l’album éponyme sorti en 1969.  La bande à Ritchie Blackmore se livre alors à une refonte du titre au départ purement instrumental. Des textes forts dénonçant par métaphores l’absurdité et les ravages des guerres sont ajoutés et portés par la voix d’un Ian Gillan surpuissant au sommet de sa forme.  Dès sa publication, Child in time goûte au succès énorme que ne connaitra jamais la version  de Bombay Calling.

 

Bob Dylan – Just Like a Nobel

Bob Dylan Nobel de Littérature 2016
© Photo: Daniel Kramer

 

À la surprise générale, l’artiste qui n’a écrit qu’un livre vient de se voir décerner le prix Nobel de Littérature ″ for having created  new poetic expressions within the great American song tradition ″. D’un côté il y a ceux qui considèrent Robert Zimmerman en tant qu’ immense artiste, poète incontesté et génie littéraire. De l’autre sont les allergiques (j’ai des noms…) aux choix musicaux de Dylan, à sa voix nasillarde et à son look de ménestrel improbable. Et puis il y a les autres. Ceux qui se souviennent qu’en 1953, Churchill a reçu  la même récompense pour ses ″brillants talents oratoires″… Ceux aussi qui fuient la polémique et le débat intellectuel pour s’attarder sur l’engagement politique et social d’un ″ Zimm ″ devenu le porte drapeau d’une génération excédée par les injustices, les guerres et le conservatisme. Ceux enfin qui préfèrent se focaliser sur les textes de ″ Protests Songs ″ telles que ″ Masters of wa r″ parue en 1963 et, hélas, plus que jamais d’actualité:
″…Vous, maîtres de guerres, je veux que vous sachiez que je vois au travers de vos masques. Vous qui n’avez jamais fait que construire pour détruire, vous vous amusez avec le monde comme si c’était l’un de vos jouets. Vous mentez en voulant nous faire croire qu’une guerre ne peut que se gagner. Vous faites en sorte que les autres tirent les premiers et vous attendez. Planqués dans vos manoirs vous comptez les morts, alors que le sang des jeunes victimes coule encore en se mêlant à la boue. Vous avez généré la plus terrible peur qui puisse exister, celle de mettre des enfants au monde. Vous qui menacez  le bébé qui n’est pas encore né ne méritez  pas le sang qui coule dans vos veines. Pensez vous qu’avec votre argent vous pourrez vous offrir le pardon? Vous aurez la réponse quand votre mort se présentera au péage…″