Lynyrd Skynyrd – Street Survivors

Lynyrd Skynyrd Street Survivors Cd Cover

[Extrait]: Le 17 Octobre 1977, Lynyrd Skynyrd, fer de lance du Southern Rock, sort son sixième album, Street Survivors. Trois jours plus tard, au cours d’une tournée, un avion privé transportant les musiciens entre la Caroline du Sud et la Louisiane, s’écrase. Ronnie Van Zant (chanteur, compositeur et fondateur de la formation) , Steve Gaines (Guitariste), et sa sœur Cassie, choriste du groupe, décèdent dans l’accident. A l’époque la jaquette de l’album représente les membres du groupe debout dans une rue et cernés par les flammes… À la demande de Teresa Gaines, la veuve de Steve Gaines, MCA Records modifie le concept d’origine en remplaçant le feu par fond noir. Suite au crash, Street Survivors devient l’un des plus grands succès commercial de Lynyrd Skynyrd qui malgré tout se sépare peu après… Trente ans plus tard et pour l’édition Deluxe du CD la version première est remise sur le marché. Ain’t no good life!

Patrick BETAILLE, février 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Gimme Danger – Les Stooges par Jim Jarmusch

Gimme Danger l'histoire de The Stooges

 

Un sacré bout de temps que la musique fait partie intégrante de la filmographie de  Jim Jarmusch. En 1986 déjà dans Down by  LawTom Waits apportait sa contribution à la bande son et jouait le rôle de Zack. Mystery Train en 1989 mettait en scène Screamin’ Jay Hawkins. En 1996 le cinéaste faisait appel à Neil Young pour le soundtrack de son western métaphysique Dead Man dans lequel Iggy Pop  tenait un rôle. Iggy Pop est aussi là en 2003 dans Coffee and Cigarettes, un film à sketches dans lequel il partage l’affiche avec entre autres Tom Waits, Meg et Jack White. En salle dès aujourd’hui, Gimme Danger est un rockumentaire consacré à l’histoire des Stooges, le groupe qui a indéniablement influencé le mouvement Punk en sonnant le glas de Sixties. ″Une lettre d’amour au groupe qui restera sans doute l’un des plus importants de l’histoire du rock, Gimme Danger est délirant, foutraque, émouvant, drôle, simple sophistiqué et brut″ [Jim Jarmusch]. Le film, désormais en salle pour les privilégiés, sera disponible en Dvd en juin 2017. D’ci là et en attendant…> Le Trailer!

Patrick BETAILLE, février 2017

Actualité musicale – Cuvée 2016

Un clic sur chaque image donne accès à la chronique de l’album correspondant!

Tyler Bryant & the Shakedown EP The Wayside   Blues Pills Cd Lady in gold   Buddy Guy, Born to play guitar

Maitre Gims vous donne des envies de suicide? Fréro Delavega vous en touche une sans faire bouger l’autre? Bien que l’année écoulée soit particulièrement pauvre dans le domaine de la musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds, le remède existe! Le choix est bien évidemment partial, subjectif, et assumé. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ”La musique c’est comme la vie, ça se respire” (Francis Zegut).

Black Pistol Fire: Don't Wake the Riot   kaleo A/B   Rolling Stones Blue & Lonesome

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Jane’s Addiction – Ritual de Lo Habitual

Censure Jane's Addiction

[Extrait]: En 1990 sort le troisième album des Angelinos de Jane’s Addiction. Dès sa parution la nudité affichée sur la jaquette du disque pose problème au sein du parti conservateur US et les membres du groupe se retrouvent poursuivis par la justice au motif de diffusion d’images pornographiques. L’affaire est vite classée sans suite mais le mal est fait et de nombreux revendeurs refusent de mettre l’objet du soi-disant délit dans les bacs. Sollicité par son label Warner, Le chanteur du groupe, Perry Farrel, propose un version alternative du packaging pour remplacer le diorama qu’il avait lui même mis en œuvre pour la première édition. Désormais c’est le Premier Amendement de la Constitution Américaine qui tient lieu de cover art..

Mais Farrel ne s’arrête pas là. Au verso de la pochette de Ritual De Lo Habitual il y va de sa plume et se paye le luxe d’un joli pied de nez aux institutions:  ″ Hitler’s syphilis-ridden dreams almost came true. How could it happen? By taking control of the media. And entire country was led by a lunatic? We must protect our First Amendment, before sick dreams become law.Nobody made fun of Hitler??! ″ (Traduction: Les rêves d’Hitler, infestés de syphilis, ont failli se réaliser. Comment est ce possible? En prenant le contrôle des médias. Et le pays tout entier se retrouve dirigé par un fou? Nous devons protéger notre premier amendement avant que de répugnants rêves ne deviennent réalité. Personne ne se moquait d’Hitler??!

Patrick BETAILLE, décembre 2016


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Black Pistol Fire – Don’t Wake the Riot

Black Pistol Fire: Don't Wake the Riot

 

Question influences, le combo canadien Black Pistol Fire se réclame entre autres de Led Zeppelin, Nirvana ou Muddy waters. Rien que ça! Peu de temps après avoir décidé de se lancer dans l’aventure de l’ Indie Blues Rock, Eric Owen (batterie) et Kevin McKeown (Guitare & chant) déménagent de Toronto à Austin dans le Texas. Très vite un premier album éponyme voit le jour, suivi en 2011 par ″Big Beat’ 59″ qui connait un succès immédiat. En 2014 arrive dans les bacs ″Chut or Howl″ qui confirme la valeur du duo qui supporte désormais la comparaison avec Les Black Keys, les White Stripes ou Band of Skulls et qui fait dire à la presse spécialisée que Black Pistol Fire est ″the next big thing″. La dernière production des canadiens vient confirmer cette analyse. ″Don’t wake the riot″ grouille de riffs, de matraquages rythmiques et de fuzz, le tout garantissant l’ ambiance  moite et poussiéreuse d’un Texas Blues porté par la voix chaude et puissante de McKeown. La recette fonctionne à merveille et le troisième titre de l’album résume à lui seul l’excellent potentiel de Black Pistol Fire:  Bad Blood!

Patrick BETAILLE, décembre 2016

Deep Purple – La Saga du Plagiat

Deep Purple, Child in time plagiarism

 

Certes dans une mesure moindre comparé à Led Zeppelin mais l’on est en droit de se poser quelques questions quant aux plagiats révélés par l’écoute attentive de certains morceaux de Deep Purple.

  • Lazy. Un des temps forts de l’album Machine Head (1972) semble venir tout droit de chez John Mayall & the Bluebreakers. Clapton adapte un titre déjà emprunté à Memphis Slim, Steppin’ Out.
  • Smoke on the water. Également sur la track list de Machine Head. Reconnaissable entre tous, le riff désormais légendaire avait en 1966 des accents de Bossa Nova sur un titre d’Astrud Gilberto: Maria Quiet.
  • Fireball. Tiré de l’album du même nom publié en 1971. Quasiment un copié/collé du cinquième titre de l’unique album des canadiens de Warpig: Rock Star
  • Black Night. Le titre sort en single en juin 1970 pour promouvoir l’album In Rock. Visiblement le riff a été emprunté à la version Ricky Nelson de Summertime .
  • Child in time. It’s a Beautiful Day est une formation qui gravite dans la sphère hippie du Grateful Dead et Jefferson Airplane. Deep Purple a l’occasion de les entendre et John Lord est totalement fasciné par le potentiel de l’un des morceaux de l’album éponyme sorti en 1969.  La bande à Ritchie Blackmore se livre alors à une refonte du titre au départ purement instrumental. Des textes forts dénonçant par métaphores l’absurdité et les ravages des guerres sont ajoutés et portés par la voix d’un Ian Gillan surpuissant au sommet de sa forme.  Dès sa publication, Child in time goûte au succès énorme que ne connaitra jamais la version  de Bombay Calling.

 

Bob Dylan – Just Like a Nobel

Bob Dylan Nobel de Littérature 2016
© Photo: Daniel Kramer

 

À la surprise générale, l’artiste qui n’a écrit qu’un livre vient de se voir décerner le prix Nobel de Littérature ″ for having created  new poetic expressions within the great American song tradition . D’un côté il y a ceux qui considèrent Robert Zimmerman en tant qu’ immense artiste, poète incontesté et génie littéraire. De l’autre sont les allergiques (j’ai des noms…) aux choix musicaux de Dylan, à sa voix nasillarde et à son look de ménestrel improbable. Et puis il y a les autres. Ceux qui se souviennent qu’en 1953, Churchill a reçu  la même récompense pour ses ″brillants talents oratoires″… Ceux aussi qui fuient la polémique et le débat intellectuel pour s’attarder sur l’engagement politique et social d’un Zimm devenu le porte drapeau d’une génération excédée par les injustices, les guerres et le conservatisme. Ceux enfin qui préfèrent se focaliser sur les textes de ″ Protests Songs ″ telles que ″ Masters of wa rparue en 1963 et, hélas, plus que jamais d’actualité:
″…Vous, maîtres de guerres, je veux que vous sachiez que je vois au travers de vos masques. Vous qui n’avez jamais fait que construire pour détruire, vous vous amusez avec le monde comme si c’était l’un de vos jouets. Vous mentez en voulant nous faire croire qu’une guerre ne peut que se gagner. Vous faites en sorte que les autres tirent les premiers et vous attendez. Planqués dans vos manoirs vous comptez les morts, alors que le sang des jeunes victimes coule encore en se mêlant à la boue. Vous avez généré la plus terrible peur qui puisse exister, celle de mettre des enfants au monde. Vous qui menacez  le bébé qui n’est pas encore né ne méritez  pas le sang qui coule dans vos veines. Pensez vous qu’avec votre argent vous pourrez vous offrir le pardon? Vous aurez la réponse quand votre mort se présentera au péage…″ 

Led Zeppelin – Houses of the holy

Led Zeppelin House of the holy censored

[Extrait]: Le 28 mars 1973, deux ans après Led Zeppelin IV, l’équipage du dirigeable sort Houses of the Holy. Ce cinquième album est aussi le premier à posséder un titre, visible seulement sur la partie interne de la pochette pour laquelle Page et sa bande font appel à Storm Thorgerson. Après un premier projet rejeté, Hipgnosis met en œuvre un concept basé sur un roman de Science Fiction d’Arthur C. Clarke: Childhood’s End (Les Enfants d’Icare)… Aubrey Powell, photographe de l’agence, se rend en Irlande sur la célèbre  Giant’s Causeway (la Chaussée des Géants) et réalise plusieurs clichés d’enfants préalablement sélectionnés sur casting. Les photos de Stephan et Samantha Gates sont réalisées en noir et blanc pour être imprimées et faire l’objet de collages. Un problème de teinte au moment de la post production se traduit par un résultat inattendu et saisissant qui, artistiquement parlant, fait l’unanimité chez Led Zeppelin.  A contrario et dès les premiers jours le design s’attire les foudres de la bien-pensance, plus particulièrement dans certains états du sud des États Unis. Histoire de calmer les ardeurs des réfractaires, la maison de disques Atlantic édite le disque doté d’un sticker masquant les fesses des gosses qui figurent au premier plan. En 2003 le packaging de l’album sera classé à la 6ème  place des 50 plus belles pochettes.

Patrick BETAILLE, octobre 2016


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Blues Pills – Lady in Gold

 Blues Pills Cd Lady in goldIl n’aura fallu à Blues Pills que deux ans pour s’installer aux premières loges de la scène rock tendance 70’s revival et en devenir l’un des fleurons. Après un premier essai remarquable et éponyme sorti en 2014,  le quatuor  revient avec un deuxième album qui tente le pari risqué de l’évolution en s’éloignant des standards bluesy. Désormais les synthés ont fait leur apparition et les arrangements vocaux deviennent quasi omniprésents, confirmant par là même les capacités exceptionnelles de Elin Larsson. Reste que les fans de la première heure risquent d’être déçu de ne pas retrouver l’influence de Big Brother & the holding company ou des Bell Rays; d’autant plus déçus que la guitare de l’excellent Dorian Sorriaux de retrouve reléguée au second plan dans ce nouvel opus. Le talentueux frenchie est pourtant bien là! Il s’exprime à merveille sur ″Lady in Gold″, ″Burned out″ ou ″Gone so long″ qu’il conclut par un superbe solo. Au final, mis à part un ″I felt a change″ dont même Adele ne voudrait pas, avec ce Lady in gold,  Blues Pills passe du Heavy Rock bluesy au Rythm & Blues psychédélique. Le changement de cap est plutôt bien assuré et la production ne sacrifie rien à la qualité et à la puissance brute du combo. Musique: Lady in Gold!

Patrick BETAILLE, octobre 2016

Kaleo – A/B

Kaleo A/B Atlantic Records

 

Attention grosse claque! Ce quatuor islandais vient de livrer A/B, leur premier album pour Atlantic Records. Alliant ballades folk, soul puissante et riffs rock, ces musiciens talentueux expriment leur fascination pour le blues et le rock qu’ils teintent souvent d’une ambiance garage rythmiquement plombée à souhait. Les 10 titres bénéficient d’une production et d’arrangements sans faille qui confèrent à l’ensemble l’une des choses les plus musicalement passionnantes entendues ces dernier temps. Avec ″ No Good ″ et ″ Broken Bones Kaleo maîtrise à merveille le Blues Rock à guitares acérées. ″ Way Down We Go ″ ralentit le tempo mais vise toujours au cœur du Blues incendiaire. Pour ″Glass House″l’artillerie lourde est de sortie et dans ce domaine le gang viking s’y connait. L’album s’achève sur ″ I can’t go on without you ″ qui vous fera passer 6 minutes les deux pieds dans un Blues sensible servi à merveille par la voix puissante et sensuelle de Jökull Júliússon. A/B est une promesse avec un cœur gros comme çà! La preuve!