Social Distorsion – Born To Kill

 

15 ans d’absence discographique depuis Hard Times and Nursery Rhymes publié en 2011. Après cette pause forcée – due notamment à des problèmes de santé chez le fondateur, guitariste et chanteur – les californiens de Social Distortion sont de retour! Et ils ne se contentent pas de rompre le silence. Ils reviennent en force, avec la puissance qui les caractérisent. Born To Kill repose sur les fondements qui ont permis au groupe de rester aussi dynamique pendant près de cinquante ans avec ce rock classieux qui a toujours coulé dans les veines de Mike Ness.
Le morceau titre qui déferle sur l’autoroute du rock’n’roll donne le ton. Partners In Crime s’appuie sur un riff gras et puissant. No Way Out enfonce le clou tandis que The Way Things Were ralentit le rythme, juste assez pour pouvoir jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Et puis il y a Tonight, un hymne entraînant taillé sur mesure pour taper du pied en faisant gaffe de ne pas renverser sa Budweiser. Le plus intéressant dans ce huitième opus, c’est la facilité avec laquelle Social.D parvient à maintenir un équilibre subtil entre énergie et succès commercial. Sous une apparente simplicité, l’album repose sur les modèles qui ont permis au groupe de rester dynamique et créatif pendant près de 50 ans. Hommage à la country avec Crazy Dreamer, incursion pop rock dans D’ont Keep Me Hanging On et même une belle reprise de Chris Isaak: Wicked Game. Rock vintage à souhait pour Walk Away et Never Goin’ Back Again. Un pt’it dernier pour la route. Over You appuie encore sur l’accélérateur pour une fin de course fracassante.


11 titres pour un rock bien balancé, simple et sincère. Des amplis qui crachent, une rythmique entraînante, des guitares omniprésentes, le tout pour appuyer la présence étonnante de Mike Ness au chant. Les Social Distorsion roulent encore, ils viennent de refaire le plein!

 

Barney Bubbles – Hawkwind

Hawkwind: In Search of Space 71 – Space Ritual 73 – Hall of the Mountain Grill 74

 

L’anglais Colin Fulcher (1942-1983) pratiquait le dessin et la peinture. Sous le pseudo Barney Bubbles il s’est également consacré à la réalisation de clips musicaux et à la création graphique axée sur la scène musicale indépendante britannique des années 70 et 80. Il a été l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques au design accrocheur et immédiatement reconnaissable. Avec un style novateur inspiré par le pop art, il est parvenu à faire un lien entre le psychédélisme et l’avènement du punk. Excentricité, mouvement et harmonie aux couleurs vives ont permis à l’artiste de devenir de plus en plus populaire auprès des groupes New Wave émergents. À cette époque, Bubbles fut nommé directeur artistique du label Stiff Records et mit son talent au service de Ian Dury, des Damned et de Elvis Costello. Par la suite, il collabora avec Generation X, Devo et Dr Feelgood (A Case of the Shakes).
Mais Bubbles a d’abord été associé à Brinsley Schwarz, le groupe de Nick Lowe, et surtout, aux rockeurs cosmiques de Hawkwind avec des affiches et des pochettes d’albums saisissantes. L’originalité de In Search of Space, la singularité du légendaire album live Space Ritual et le côté futuriste de Hall of the Mountain Grill, ont offert à la musique du groupe londonien une identité visuelle significative.


Lemmy Kilmister: ″ Pour la tournée américaine de 78, Barney nous a monté un spectacle extravagant avec éclairages, images projetées et machines à fumées. Il a peint tout notre équipement en couleurs fluo pour capter les jeux de lumières. Les fans sous acides décollaient direct vers les étoiles ″.


D’autres histoires du Cover Art à retrouver dans le livre:

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Stevie Ray Vaughan – Stratocaster: Number One

© Guitar Quarter/Annamaria DiSanto

Cette Fender, le maître du Texas Blues en fit l’acquisition en 1973. Il l’échangea contre une autre chez Heart of Texas Music, une boutique d’Austin. La légende prétend que la Stratocaster sur laquelle Steve Ray Vaughan jeta son dévolu aurait appartenu à Christopher Cross.
Celle qui allait devenir la ″ Number One ″ consistait au départ en un assemblage hétéroclite déjà passablement malmené. Elle comprenait un corps Sunburst de 1962, un manche de 1963 et des micros de 1959. D’emblée, Stevie remplaça le pickguard blanc par un modèle noir décoré avec des autocollants ″ SRV ″. Le texan et son technicien René Martinez travaillèrent beaucoup sur l’instrument. Le plus souvent, il s’agissait de remises en état dues à une utilisation intensive par son propriétaire.
Le manche épais en forme de D convenait parfaitement au guitariste mais son jeu puissant eut souvent raison de la touche. Les frettes ont été changées tellement de fois que finalement la pièce elle-même a dû être reprofilée. Afin d’éviter la casse quasi quotidienne des cordes à fort tirant, des bouts de gaine plastique ont été ajoutés autour de la base des cordes, dans le chevalet. Conséquence de l’ajout de ressorts sur le mécanisme de vibrato: il fallait une force telle pour actionner le levier qu’il finissait par se briser. Le tremolo d’origine a donc été remplacé par un modèle pour gaucher de sorte que le point de pivot du bras se trouvait non plus sous les cordes, mais au-dessus.


Finalement, après la mort de Stevie en 1990, René Martinez a réinstallé le manche de 1963 qui avait été remplacé après une casse lors d’un concert. Il a ensuite offert la guitare au frère de SRV, Jimmie Vaughan. La ″ Number One ″ (appelée aussi First Wife) est conservée précieusement par le leader des Fabulous Thunderbirds qui, au début des années 2000, à donné à Fender  l’autorisation de lancer la production d’une centaine de répliques.


 

Foo Fighters – Your Favorite Toy

 

En à peine un peu plus de 30 minutes top chrono la boucle est bouclée. Your Favorite Toy va droit au but. Pas d’intros à rallonge, pas de fondus en fermeture, rien qui ne semble vouloir prouver quoi que ce soit. Le groupe ne se replonge pas dans le passé, mais il ne perd pas non plus dans la créativité introspective. En 10 titres Dave Grohl et sa bande assènent ce qu’ils font le mieux: du Foo Fighters et c’est d’ailleurs pour ça qu’on les aime. Soutenue par un groupe au diapason, la voix du frontman est toujours aussi intense.
Les morceaux sont percutants, incisifs et privilégient l’immédiateté. Tout en puissance contenue, Caught in the Echo annonce la couleur avant que Of All People ne bénéficie d’une sérieuse accélération. Window adopte un rythme moins soutenu mais parvient à préserver l’intensité. Your Favorite Toy va droit au but et met le feu aux poudres. Baisse de régime bien sentie et sans excès pour If You Only Knew, juste avant la déflagration de Spit Shine qui met en avant le beau boulot du nouveau batteur Ilan Rubin. Pop rock mélancolique et vitaminée pour Unconditional et Child Actor, brillants de par les sonorités dépouillées et les performances vocales de Dave. Amen Caveman et Asking For a Friend bénéficient d’un son brut, plus proche des premières inspirations du groupe.


Plus court et moins sombre que le précédent But Here We Are, Your Favorite Toy reste bien ancré dans la tradition d’un rock puissant, efficace et encore capable de balancer quelques claques revigorantes.


 

 

Eric Clapton – Gibson SG: The Fool

Eric Clapton, March 25th 1967 RKO Theatre, New York

 

Selon ″ Slow Hand ″, cette fantaisie flashy était une idée de Robert Stigwood. Le manager de Cream souhaitait marquer les esprits avec une image originale du groupe alors sur le point d’entamer sa première tournée aux États-Unis. Contact fut pris avec The Fool, un collectif d’artistes psychédéliques néerlandais connu pour avoir décoré la façade du siège social d’Apple des Beatles et la Rolls Royce de John Lennon. Objectif: concevoir des tenues originales et décorer les instruments des musiciens: la batterie de Ginger Baker, la basse de Jack Bruce et la guitare d’Eric Clapton.
Bruce n’apprécia pas le travail effectué sur sa Fender VI qu’il n’utilisa que lors d’apparitions télévisées. Eric, lui, était fan de sa SG Standard de 1964 au look particulier avec laquelle il joua pour la première fois le 25 mars 1967 au RKO Theatre de New York. C’est là que Cream participa à une série de concerts avec The Who, Wilson Picket et Mitch Ryder. Clapton utilisa cette guitare baptisée The Fool pour la plupart des enregistrements du groupe jusqu’à la séparation en 1968, puis l’offrit à George Harrison. La Gibson passa ensuite entre les mains de Jackie Lomax – alors producteur de Harrison – puis dans celles de Todd Rundgren qui, en 2000, la vendit aux enchères pour environ 150 000 dollars. En 2019, The Fool fut la pièce maîtresse de l’exposition ″ Play It Loud ″ organisée par le Rock and Roll Hall of Fame. En 2023, après avoir été revendue 500 000$ à un collectionneur privé, ce symbole du psychédélisme britannique a été acquis par la Jim Irsay Collection qui rassemble des instruments de musique liés à l’histoire américaine.

 

Sodom – Mortal Way of Live

 

[Extrait]: Sebastian Krüger est à l’origine du cover art de Mortal Way of Live. En 1988, une orgie au cœur de l’antique cité de Sodome illustre l’album live du trio de trash allemand Sodom. Achtung, zensur! En lieu et place du visuel inconvenant: le logo du groupe et le titre de l’album en blanc sur fond noir… 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Dan Armstrong: See Through Guitars

© Source Image: Album Cover Art: The Rolling Stones-Going Back To The Roots. Vinyl Gang Production

 

À la fin des années 60, la société Ampeg, surtout spécialisée dans la production d’amplificateurs de basses, rencontre des difficultés et souhaite conquérir de nouvelles part de marché en élargissant son activité. En 1968, l’entreprise du New Jersey rachète Grammar Guitars – une société de Nashville spécialisée dans la fabrication de guitares acoustiques – et embauche des consultants afin de renforcer son attractivité.
Parmi les nouveaux venus, Dan Armstrong (1934-2004), guitariste, luthier et musicien de studio newyorkais qui suggère à la marque de se concentrer sur la fabrication de guitares électriques et propose un nouveau concept original. Le projet consiste en un corps de guitare fabriqué en acrylique et associé à un manche en érable. Autre nouveauté: des micros conçus par Bill Lawrence. Très facilement interchangeables, ces électroniques disponibles en versions aigües ou graves offrent la possibilité aux musiciens d’adopter des sonorités rock, country ou jazz.
Ainsi, le catalogue Ampeg de 1969 propose pour la première fois les nouvelles guitares et basses ″ See-Through ″ (traduction: voir au travers). Cette quête d’originalité a sans aucun doute donné naissance à un instrument à l’esthétique singulière, mais Dan souhaitait surtout exploiter ce qu’il considérait comme les avantages d’un matériau massif qui, bien que difficile à usiner et lourd, offrait un sustain exceptionnel. 
Quand Keith Richards a essayé son exemplaire sur scène il a tout de suite adoré le son, le confort de jeu et la façon dont les lumières jouaient avec la matière transparente. Il n’a pas été le seul. De nombreux guitaristes se sont laissés séduire: David Bowie, Johnny Thunders, Lou Reed, Phil Lynott, Joe Walsh, Ron Wood, Randy Rhoads, Joe Perry et beaucoup d’autres. Aujourd’hui encore, des artistes comme John Frusciante (Red Hot Chili Peppers), Justin Hawkins (The Darkness) ou Dave Grohl (Foofigthers) jouent occasionnellement de l’acrylique.


Fender avait déjà fabriqué une Stratocaster entièrement en plexy pour les salons professionnels. Il s’agissait d’un simple outil marketing de démonstration qui n’a jamais été commercialisé en tant que modèle de la marque. Après une brève période de production (de 1969 à 1971), l’Ampeg Dan Armstrong a fait l’objet de rééditions en 1998 et en 2006.


 

Dana Fuchs – Live In Denmark

 

Depuis 2003, année de la parution du premier album Lonely for a Lifetime, Dana Fuchs a atteint à deux reprises le Top 10 des Blues Albums du Billboard, notamment avec Bliss Avenue, sa troisième production en studio, et Songs from the Road enregistré en public et paru en 2014. Se retrouver face au public est un exercice qui semble particulièrement convenir à l’américaine qui, déjà en 2007, avait sorti le Live In NYC enregistré au BB King’s Club.
Live in Denmark arrive à point nommé pour confirmer que la chanteuse possède une voix exceptionnelle et de l’énergie à revendre. Le concert danois débute avec trois titres du dernier Borrowed Time de 2022. Tour de chauffe donc avec le rock irrésistiblement seventies de Double Down et de Hard Road. Le tempo ralentit avec Blue Mist Road tout en restant dans la même mouvance. Après Superman et Nothing You Own – un Southern Blues mâtiné de soul – vient l’un des moments forts: Home Is Where The Hatred Is. Intense, le chant y est poignant et les musiciens sont au sommet de leur art. La vitesse de croisière est atteinte en mode country rock avec Borrowed Time et battle Lines tandis que le puissant Curtain Close incorpore subtilement des éléments du classique Ain’t No Love In The Heart Of The City de Bobby Blue Bland, joliment repris en son temps par Whitesnake. Le set s’achève en apothéose avec une reprise magistrale du Sympathy for the Devil de kivouçavé.
Il faut noter que tout au long de la prestation, John Diamond livre un jeu de guitare exceptionnel et que Kevin Mackall – Bassiste et mari de la frontwoman – fait preuve d’un feeling et d’une technique redoutables, bien en phase avec la finesse de Piero Perelli aux drums. Ce trio est en totale osmose et complète à merveille le cri primal de Dana Fuchs.


Live In Denmark est un témoignage brut et authentique. Les amateurs de blues-rock ne seront pas indifférents à la qualité de l’enregistrement et surtout, à la belle performance d’une artiste à la voix rauque, expressive et inimitable. 


 

Alvin Lee – Gibson ES 335: The Big Red

© Photo: Jim Summaria. Alvin lee à Chicago en 1975

Au milieu des années 1960, la réputation de Alvin Lee (1944-2013) n’avait pas encore eu d’impact significatif outre-Atlantique. En 1964, le guitariste/chanteur joue avec The Jaybirds et pour 45£ il achète dans un magasin de Nottingham une Gibson ES-335 Cherry Red de 1959.
Comme il aime bidouiller l’électronique il commence à apporter des modifications à celle qui allait devenir un peu plus tard ″ The Big Red ″. Il supprime les capots des micros humbuckers Gibson pour obtenir un son plus incisif et, entre les deux, il ajoute un micro de Fender Startocaster associé à une commande de volume dédiée. Il remplace également le vibrato Bigsby d’origine par un cordier fixe.
En 1967, Alvin Lee, Leo Lyons, Chick Churchill et Ric Lee adoptent le nom de Ten Years After et c’est en avril 1968 que l’un des premiers des 11 autocollants vient orner le haut de la Gibson: le fameux Peace Symbol qui accompagnera Alvin Lee tout au long de sa carrière.
En août 1969 dans l’état de New-York, TYA se produit lors de la dernière soirée du festival de Woodstock. Le guitariste britannique monte sur scène et offre au public une véritable leçon de rock’n’roll. Son arme? Un jeu envoûtant mêlant passion et virtuosité dont la vélocité sans précédent parvient à hypnotiser les 500 000 festivaliers et à conduire le fan d’Elvis et de Scotty Moore au panthéon des dieux de la six cordes.
En 1972 au cours d’un concert au Marquee à Londres, Alvin casse le manche de sa six cordes. Big Red est envoyée aux États-Unis pour remise en état. Gibson décide de remplacer le manche et la tête plutôt que de tenter une réparation. La nouvelle pièce est dotée de repères rectangulaires, en lieu et place des points de la touche d’origine. Les techniciens en profitent pour appliquer un vernis sur la caisse, fixant ainsi à jamais les huit stickers existants alors. 
Alvin Lee déclara un jour que la Gibson ES-335 était ″ le meilleur investissement que j’aie jamais fait ″. Même si  à Woodstock il la jeta négligemment au sol à la fin de I’m Going Home, il a toujours traité sa ″ Big Red ″ avec respect, changeant les cordes avant chaque concert et l’entretenant avec une méticulosité extrême.


Dans une interview Alvin Lee racontait avoir reçu une offre de un demi-million de livres sterling pour sa ″ Big Red ″. De peur d’être la victime de la folie du marché des objets de collection et du vintage, ″ Captain Speed Fingers ″ n’osait plus ressortir son instrument fétiche lors de ses dernières tournées. De fait, un autre morceau de l’histoire du rock se retrouva au coffre, remisé dans son étui. Jusqu’à quand?


 

Roy Orbison – Oh Pretty Woman

 

Même quand il se produisait sur scène avec son groupe, Roy Orbison ne parvenait pas à coller à la tendance du moment. Sa timidité maladive lui interdisait d’adopter les postures et gesticulations en vogue. Il se forçait et se trouvait ridicule. Au point que, pendant un moment, il mit de côté son rôle de chanteur pour se consacrer à la composition au service d’autres artistes.
En 1960, il signe avec le label Monument et enregistre Only the Lonely, une romance lyrique qu’il supervise de bout en bout et qui se retrouve n°2 au Billbord. Motivé par ce succès, il enchaîne dès lors un nombre impressionnant de tubes.
1964, alors qu’il est chez lui et travaille avec son partenaire et compositeur Bill Dees, son épouse Claudette entre et annonce se rendre en ville pour faire du shopping. Roy lui demande si elle a besoin d’argent, et Dees de plaisanter : ″ Une jolie femme n’a jamais besoin d’argent ″… Inspiré, Orbison commence à fredonner: ″ Pretty woman, walking down the street ″…
Oh, Pretty Woman est composé et enregistré en deux semaines pour paraître en single le 15 août 1964. Alors que le titre grimpe dans les charts, Roy découvre que sa femme le trompe et demande le divorce. En 1966, ils se réconcilient et se remarient, mais deux mois plus tard, Claudette est tuée dans un accident de moto. En 1968, alors que le chanteur est en tournée, ses deux fils aînés meurent dans un incendie, chez lui…
Oh Pretty Woman fut le dernier grand succès de Roy Orbison. Longtemps en sommeil, sa carrière est relancée dans les années 80 lorsque certains artistes le citent en tant qu’influence majeure et l’invitent à rejoindre divers projets tels que The Travelling Wilburys avec Bob Dylan, Tom Petty, George Harrison et Jeff Lynne. En 1990, la chanson se retrouve à l’honneur sur le titre et la bande son du film Pretty Woman, avec, dans les rôles principaux Julia Roberts et Richard Gere.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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