La Discothèque Idéale 2022

 

Les divas de l’auto-tune vous donnent des envies de suicide? La soupe radiophonique et télévisuelle vous en touche une sans faire bouger l’autre? Le Viens Poupoule d’André Verchuren vous hérisse? La Symphonie N°5 d’Arthur Honegger vous fait autant d’effet qu’un pet de lapin sur une toile cirée?

Le remède existe. Si, si! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de talentueuses volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Bien sûr, le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″La musique c’est comme la vie, ça se respire″ (Francis Zegut). La discothèque idéale est chroniquée ici: Rock’n’Roll Bordel!

Patrick BETAILLE, Janvier 2023

Bonnes Résolutions 2023 – Capitaine Haddock

Archibald Haddock, personnage de Tintin par Hergé

 

 

Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, guys, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it ?!

Patrick BETAILLE, janvier 2023

31 Décembre

 

[Catherine Rambert – Petite philosophie du soir]: ″ En cette dernière journée de l’année, se souvenir qu’il est toujours temps… Temps d’aimer et temps de recevoir. Temps de changer et temps d’accepter. Temps de recommencer et temps de partir. Temps de renaître et temps d’espérer. Temps de promettre et temps d’agir. Temps de vivre tout simplement


 

Herman’s Hermits – No Milk Today

 

[Extrait]: Avant de s’imposer en tant que membre fondateur de Ten CC, Graham Gouldman a joué sans grand succès avec quelques groupes de la région de Manchester. Chanteur, musicien et parolier anglais, il est également l’auteur de For Your Love (le morceau qui permit aux Yardbirds d’atteindre les sommets des hit-parades) de Bus Stop pour les Hollies ainsi que de plusieurs titres pour Herman’s Hermits, dont l’imparable No Milk Today dont les paroles, inspirées par son père, évoquent un amour perdu…

Ce premier single d’Herman’s Hermits est le premier à faire appel à une orchestration ponctuée de tambourins et carillons sur un nappage de cordes et des arrangements crédités au compte du futur zeppelinesque John Paul Jones. La voix de Peter Noone donne le ton adéquat à cette tranche de pop fraîche, candide et mélancolique. Sa petite amie l’a largué, personne ne peut comprendre ce qui lui arrive, mais au fond ce n’est pas si grave. No Milk Today sort en single au Royaume-Uni en septembre 1966, atteignant la 7ème place des charts en novembre et offrant à cette chanson parfaite de Graham Gouldman un beau succès international. 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, décembre 2022

Jimmy Hall – Ready Now

 

Surtout ne pas se poser la question du pourquoi Joe Bonamassa vient d’intégrer Jimmy Hall au catalogue de son récent label. D’une, question talents, Joe en connaît un rayon. De deux, le Jimmy en question n’est pas un perdreau de la veille avec à son actif une bonne dizaines d’alboumes de haute tenue avec Wet Wiilie, célèbre groupe de Southern Rock d’Alabama. Avant d’entamer en 1980 une carrière solo à la production discographique recommandable, le chanteur, saxophoniste et harmoniciste américain a également collaboré étroitement avec Hank Williams, Jr et surtout Jeff Beck. Si ça c’est pas une preuve! Depuis son dernier album – Build Your Own Fire – paru en 2007, Jimmy Hall n’avait rien produit et une signature récente chez KTBA Records est donc une bonne nouvelle. Pour Ready Now le chanteur est accompagné de quelques pointures de la six cordes. On y retrouve Josh Smith incisif (Girl’s Got Sugar), Warren Hayes redoutable à la slide (Ready Now), Jared James Nichols inspiré (Without Your Love) et Joe Bonamassa qui co-signe 5 titres en livrant quelques solos au feeling incontestable (Risin’ Up). Brillant tant vocalement qu’avec son harmonica, Jimmy Hall est aussi à l’aise aise sur du blues classique, du boogie que du southern rock. Ce disque est un vrai régal et son contenu classieux fera vite oublier un contenant qui pique bien les yeux.

 

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Le lundi c’est permis – Lost

 


There’s a well known joke about an english tourist in Ireland who asks one of the locals for directions to Dublin. The Irishman replies: ″ Well sir, if I were you, I would not start from here ″.

Une blague bien connue raconte l’histoire d’un touriste anglais en Irlande qui demande à un habitant du coin son chemin pour de rendre à Dublin. L’Irlandais de répondre : ″ Eh bien monsieur, si j’étais vous, ce n’est pas d’ici que je partirai ″.


Patrick BETAILLE, novembre 2022

Ohio Express – Yummy Yummy Yummy

 

Généralement classée en tant que formation pop américaine, Ohio Express est en fait un groupe sans en être un. Le nom a été choisi par Jerry Kasenetz et Jeffrey Katz, des producteurs associés qui travaillaient en studio pour leur compte. Sous le pseudo de SuperK, ils sont à l’origine de quelques singles et albums enregistrés avec divers musiciens professionnels.

À la fin de l’été 1968, auto-tamponneuses et autres manèges à sensations tournent au rythme des tubes du moment. Parmi ceux là, Yummy Yummy Yummy, c’est le carton du moment pour ce titre paru quelques mois auparavant…

Politiquement et culturellement la période est quelque peu turbulente et la musique engagée domine souvent les ondes. D’un autre côté, une partie de la jeunesse ne s’intéresse pas forcément aux protest songs et recherche une musique sur laquelle ils peuvent danser sans pour autant se perdre dans le décodage de messages intellectuels. Impossible donc d’échapper à ce hit composé et chanté par Joey Levine alors accompagné par les requins du studio SuperK…

Musique entrainante, paroles simplistes – limite lénifiantes – les fans de pop bubblegum  sont ravis et comblés par ce modèle du genre! Sorti en mai 68 sur Buddah Records, le single connaît immédiatement un gros succès et se classe dans le Top 10 de nombreux pays: N°1 au Canada, N°4 aux États-Unis et N°5 au Royaume-Uni…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Frijid Pink – House of the Rising Sun

 

House of Rising Sun. Immortalisée en 1964 par Eric Burdon et ses Animals, cette réinterprétation d’un air traditionnel de folk-blues américain est devenue un énorme succès international. N°1 au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Canada, elle a été reprise un nombre impressionnant de fois. La chanson raconte l’histoire d’une vie qui a mal tourné du côté de La Nouvelle-Orléans. Selon les versions et la façon dont les paroles sont perçues, la maison en question est tantôt un lupanar, tantôt une maison de jeux et parfois même une prison…

Detroit 1969. Un groupe local évolue depuis deux ans sur la scène locale qu’il partage avec The Stooges, Amboy Dukes de Ted Nugent et MC5. les Frijid Pink jouissent même là bas d’un joli brin de popularité. Lors d’un concert au mythique Grande Ballroom ils se payent même le luxe d’avoir en première partie des petits nouveaux venus de la Perfide Albion: Led Zeppelin! Cette année là, la formation menée par le guitariste Gary Ray Thompson et le chanteur Tom Beaudry entre en studio pour enregistrer son premier album éponyme. Au moment du bouclage, la production réalise qu’il reste du temps sur le créneau alloué aux musiciens. Quasi improvisée, House of the Rising Sun est alors enregistrée pour combler le manque et choisie pour le single à paraître en décembre. Gros son, ambiance garage, voix puissantes, distorsion, fuzz, wah-wah, le titre fait mouche et est certifié disque d’or en mai 1970 avec plus d’un million d’exemplaires vendus, offrant à Frijid Pink son plus large et unique succès. Quant à l’album, replacé dans le contexte, c’est un petit joyau de hard rock psychédélique qui malheureusement cessera de briller par la suite. Dommage!


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Doisneau – Le Baiser de l’Hôtel de Ville

© Robert Doisneau

 

En avril 1950, dans le Paris de l’après-guerre, Robert Doisneau est en quête de sujets pour répondre à une commande de la part de Life Magazine. Dans un café, le photographe repère un jeune couple en train de s’embrasser. Il les aborde et leur propose la somme de 500 francs pour rejouer la scène à l’extérieur. Le 12 juin, le cliché mettant en scène Françoise Delbart et Jacques Carteaud – alors tous deux élèves du Cours Simon – figure sur une double page du magazine américain : ″ In paris, young lovers kiss wherever they want to and nobody seems to care ″ (À Paris, les jeunes amoureux s’embrassent où bon leur semble et personne ne semble s’en soucier). Aux côtés de cinq autres photos, celle de l’Hôtel de ville passe alors quasiment inaperçue. Fin de l’histoire?

À partir de 1986, soit 36 ans après sa sortie dans Life magazine, Le Baiser de l’Hôtel de Ville devient la photo iconique du Paris romantique. Déclinée en posters, imprimée à des millions d’exemplaires, elle reste la plus célèbre de Robert Doisneau et figure dans le top 10 des images les plus connues au monde. C’est tout?

En 1992, Denise et Jean-Louis Lavergne, un couple d’imprimeurs, affirment qu’ils sont les protagonistes du Baiser et réclament 500 000 francs au photographe pour atteinte au droit à l’image et à la vie privée. À l’annonce du procès, Françoise Delbart réapparait avec en main le cliché original que Doisneau lui avait offert après la séance photo. En 1993, tout ce beau monde se retrouve devant le tribunal. Les Lavergne ne parviennent pas à démontrer qu’ils étaient les amants de l’Hôtel de ville et sont déboutés. Françoise également. Le tribunal estime que son visage n’est pas formellement identifiable et, à ce titre, considère qu’elle n’est qu’une figurante. Elle réclamait 100 000 francs ainsi qu’un pourcentage sur les bénéfices commerciaux et finalement elle en obtiendra 50 000 après avoir renoncé à ses droits passés et à venir. Jacques Carteaud, lui a toujours refusé d’être associé à une démarche qu’il considère comme ″ une vulgaire histoire de fric ″. Mais encore?

En 2015, lors d’une vente aux enchère, Françoise a obtenu 155 000€ de son exemplaire original du Baiser de l’Hôtel de Ville. Aujourd’hui elle a 92 ans et vit à Evreux. 

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Led Zeppelin by Led Zeppelin – Le Livre

 

Un anniversaire, un de plus, celui de Led Zeppelin. L’occasion de voir réapparaitre dans les rayons Led Zeppelin by Led Zeppelin. Publié en version reliée et dans la langue de Shakespeare en octobre 2018, l’ouvrage qui se veut le premier et le seul livre illustré officiel du groupe revient en version française brochée pour célébrer les 50 ans de la création de la formation britannique. Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et feu John Bonham ouvrent leurs archives. Ils reviennent sur la genèse des chansons, leur travail en répétition et en studio, les instruments utilisés, les triomphes mais aussi les désastres de cette extraordinaire aventure. Annotations, interviews, commentaires des musiciens, énormément de photos (trop?) – certaines inédites – mais aussi: extraits de carnets, planches contacts, reproductions d’affiches, tickets de concert, pochettes d’albums, etc. Pour l’avoir eu dans les mains, je confirme: c’est du lourd, presque 3 kg! Tout y est, organisé chronologiquement sur 400 pages pour un plongeon au cœur même du mythe Led Zeppelin. Le pavé en question trouvera facilement sa place aux côtés de celui de Barney Hoskins: Gloire et décadence du plus grand groupe du monde (Édition RivagesRouge). Source, infos et détails: Led Zeppelin by Led Zeppelin, Editions : Glénat

Patrick BETAILLE, novembre 2022