Ladies Blues – Joanne Shaw Taylor & Carolyn Wonderland.

 

Quand les filles s’y mettent elle ne font pas semblant et pour ce qui concerne le Blues ou le Blues Rock il arrive même qu’elles en remontrent à l’establishment masculin. Ana Popovic a intérêt à surveiller ses arrières car la concurrence est là et bien là !

Carolyn Wonderland Miss UnderstoodCarolyn Wonderland : Miss Understood (2008). Une fois admis le fait que la dame a démarré très jeune et qu’elle a tourné notamment avec BB King, Johnny Winter et autres Allman Brothers. Ceci fait il faudra noter qu’elle chante, compose, joue de la guitare et accessoirement, entre deux lessives, de la trompette ou du piano. Quoiqu’il en soit, voici de quoi convaincre les sceptiques – s’il en reste – ou à minima séduire les ignorants dont je faisais partie récemment encore. Ce septième album en est à intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord la production sobre, très soignée, sans excès aucun, tout au service de l’ambiance et du feeling. La variété des genres ensuite. Au travers des douze titre on navigue du Blues Rock le plus torride (Misunderstood) à la ballade bien sentie (Feed Me to the Lions) et ce en passant par des climats Country, Rythm  and Blues et même Jazzy ou Zydeco à l’occasion. Enfin et surtout Carolyn possède une voix puissante et rythmée qui s’accorde à tous les genres et dont les intonations ne sont pas sans rappeler Janis Joplin par moments. Quant au jeu de guitare  de la dame rien à dire : parfait ! Surtout quand il donne toute sa puissance dans une reprise du tandem Johnny Winter/Rick Derringer : Still alive and Well.

Joanne Shaw Taylor White SugarJoanne Shaw Taylor: White Sugar (2009). Cette jeunette va faire mal moi je vous le dis! Y’a pas mal de temps Dave Stewart (Eurythmics) s’exprimait ainsi après l’avoir vue et entendue: ″J’ai joué avec tout un tas de musiciens de Blues, partout dans le monde. J’ai même enregistré avec des types comme R.L. Burnside…. Mais l’année dernière j’ai entendu un truc que jamais je n’aurai pensé entendre : Une blanche, anglaise de surcroît, jouer du Blues Rock de façon si intense et passionnée que j’en ai eu les poils de la nuque tout hérissés″. La Miss avait 16 ans à l’époque. Aujourd’hui elle en a 25 et elle en est a son deuxième album. Son premier disque White Sugar, sorti en 2009 est un petit bijou de blues rock bourré de feeling, d’énergie et de subtilité. Au niveau des genres Joanne n’y va pas par quatre chemins ! Fender Télécaster sur On et en avant pour un bonne heure de chorus ravageurs mais très techniques au service d’une voix bien placée, chaude, puissante et sensuelle. Quand je vous aurai dit que production et mixage sont assurés par Jim Gaines (Johnny Lang et Stevie Ray Vaughan) ben vos saurez tout. Cerise sur le gâteau, pour une fois l’éditeur fait preuve d’originalité. le CD est noir et son design reprend le look vynil. Seul bémol le dernier morceau Blackest day au demeurant époustouflant, s’achève sur un decrescendo frustrant car l’on a pas envie que cela s’arrête, pas comme ça du moins.

Patrick BETAILLE, janvier 2011

 

Rory Gallagher – Ghost Blues

 

Ghost Blues! Un très beau moment que ce double Dvd consacré à un des – n’ayons pas peur des mots – plus grands guitaristes de tous les temps et incontestablement – ne nous dispensons pas d’être partial – le plus grand musicien tout droit issu de la tourbeuse Erin: Rory Gallagher.

La première galette The Story of Rory Gallagher raconte évidemment l’histoire de Rory. Original? Non, élémentaire ! De sa naissance à Ballyshannon jusqu’à sa mort à Londres en 1995 à l’âge de 47 ans. Pour faire court on y découvre pendant quasiment 1h30 sa jeunesse à Cork et plus particulièrement ses débuts musicaux laborieux dans un groupe de balloche, ses premières productions discographiques avec Taste  et bien sûr le gros morceau, sa carrière solo, y compris l’épisode Rolling Stones. Tout simplement passionnant ! La réalisation de cette biographie s’appuie, un peu à la manière des Classic Albums, sur les témoignages de figures qui ont de près ou de loin côtoyé ou accompagné l’Irlandais. Son frère (et manager), The Edge, Bob Geldof, Slash et d’autres ; ou encore Gerry Mac Avoy et Ted McKenna, respectivement bassiste et batteur de la formation. Tous nous livrent de riches anecdotes indispensables à la compréhension de la démarche musicale du personnage. Certaines révélations étonnent : Son frère qui a envie de lui casser la tête en constatant qu’à la veille d’une promo Rory a détruit l’enregistrement de son album ; le saviez vous ? il jouait aussi du saxo !  D’autres font rire : Ce fan qui pendant un cours de menuiserie essaie de brûler sa gratte au chalumeau pour qu’elle ressemble à la Strat  de son guitariste préféré. Celle enfin qui révèle avec beaucoup d’émotion qu’au sortir d’un concert Monsieur Gallagher traverse la rue pour aller filer quelques biftons à un musicien ambulant. Et quoi d’autre? Vous le saurez en faisant l’acquisition de ce petit bijou que tout Gallagherophile qui se respecte se doit de posséder, ne serait ce que pour apprendre que … Non rien ! Enfin si ! rapport à la première place dans un sondage sur les guitaristes de l’époque ; devant Clapton, Page et Hendrix siouplait. Tant pis c’est dit !

Le second Dvd Beat Club Sessions  regroupe quant à lui les extraits d’émissions de télévision allemande de 1971 et 1972. 16 titres, que je sache jusqu’à présent jamais diffusés, dont  les classieux Laundromat et Messin  with the Kid dont l’interprétation inspirée vous fait vite oublier le montage kitscho-psychélique très tendance à l’époque.

Avec ces deux skuds pas un seul instant on ne s’ennuie, c’est évident, mais surtout on découvre un artiste extrêmement doué, passionné, sensible, intègre et profondément humain.

Zoom! Parce que c’est vous (et puis je suis chez moi ici non ?) je vais partager une anecdote  malheureuse concernant  ma rencontre avec Rory. C’était en 1985, en Août je crois. Concert aux arènes de Mont de Marsan (40). Le Rock festival de Mont-de-Marsan qu’ils appelaient çà. A l’époque j’avais ma propre émission dans une radio locale. Tapage nocturne consistait en deux heures hebdomadaires bien évidemment consacrées au Rock dans tous ses états. Me voilà donc parti dans les Landes avec pass, casse croûte, canettes et magnéto pour couvrir l’événement. Mont de Marsan donc. Ca démarre mal, Rory est en retard, plus d’une heure, et il se murmure même que sa prestation est annulée. J’en discute d’ailleurs au hasard d’une rencontre avec un mec Sympa, Jean Pierre Sabouret, journaliste dans un mensuel Rock. Soudain une clameur monte et Rory déboule sur scène. Tout le monde se branche et à l’arrache démarre un show qui dure deux heures trente. De la  folie furieuse, un set fabuleux au cours duquel ont été joués pas mal de titres de Calling Card et Top Priority  mes albums studio préférés je l’avoue. Rappel, rappel, fin du concert et course vers l’interview. Rory me reçoit avec une franche poignée de main, de celles que normalement l’on réserve aux bons potes et me tend une canette. Il est lessivé, en nage, et visiblement heureux. ″ It was really fantastic ! ″ dis je en attaquant ma canette; lui en est déjà à la troisième. S’en suivent une vingtaine de minutes de conversation plutôt que d’interview formelle. Je lui demande des nouvelles de la Tatoo’d Lady, il s’excuse du retard, je lui parle de son harmoniciste (Je sais pas encore que c’est celui de Nine Below Zero) et de sa prestation fabuleuse, il me demande si je veux une autre bière. Je lui confirme que j’adore Shadow Play, il me remercie. Je suis aux anges, le temps qui m’est imparti est consommé, enregistreur sur Stop, il sourit, me raccompagne en me remerciant avec une main sur l’épaule. Je quitte les lieux, exit les arènes alors qu’Eric Burdon a commencé son set mais, encore sous le choc, je m’en tape. Je ne pige pas ce qui m’arrive et je suis déjà en train de gamberger sur la super émission que je vais monter pour la semaine d’après. C’est là que ça se complique. Retour à Pau, passage au local pour restituer le matériel. Je dépose le bobineau sur un coin de console. Erreur ! Le lendemain je repasse au studio pour faire le montage en cabine. Plus de bobineau. Panique. Ouf ! je le retrouve, pas là où je l’ai laissé mais je le retrouve. Play !… Catastrophe ! en lieu et place de mon reportage je tombe sur les commentaires d’un consanguin local sur le déroulement de je ne sais plus quelle manifestation agricole de la plus haute importance. Je trouve le coupable qui à ma gueule et à mes yeux injectés de sang comprend qu’il vaut mieux qu’il s’écrase.

Extrait : Moi: T’as bien vu qu’il y avait marqué ″ Rory Mont de Marsan ″ sur la bobine non ? – Lui: Ouais ! c’était quoi ? – Moi: Laisse tomber et vas te perdre crétin !

Tout ça pour dire qu’une fois l’incident  digéré, ce que j’ai gardé de cette rencontre je l’ai retrouvé dans cette biographie. À tel point qu’à la fin de Ghost Blues la gentillesse, la simplicité et la disponibilité de cet immense artiste m’ont foutu un peu d’eau au bord des yeux.

 

Dr. Feelgood – Oil City Confidential

 

Après The Filth and the Fury sur les Sex Pistols en 2000 et The Future is Unwritten sur Joe Strummer en 2007 Julien Temple revient derrière la caméra en 2009 pour s’attaquer au cas Doctor Feelgood. Avec Oil City Confidential le réalisateur utilise la musique du groupe de Canvey Island pour dépeindre l’environnement social et culturel de l’époque au sein de laquelle évoluent Lee Brilleaux et sa bande de fous furieux. Le film a été diffusé pour la première fois en Angleterre et en Irlande en Octobre 2009. La première a été l’occasion d’une prestation scénique de Wilko Johnson en présence de la mère du Docteur, de sa veuve, de ses enfants et des membres survivants de la formation d’origine. Devant le succès – Dixit The Guardian: ″ I don’t think (Julien Temple has) ever made a film as good, and as purely insightful as this one ″ – remporté par ce Rockumentaire et à la demande générale de nouvelles projections ont eu lieu, dont une en France, à titre d’avant première, le 04 Mai 2010 à la Cigale. Il va falloir prendre notre mal en patience car malheureusement il semblerait qu’il n’y en ait pas d’autres de prévues et espérer la sortie prochaine de la version Dvd. A surveiller donc et pourquoi pas en écoutant la Bande Originale d’ores et déjà disponible en Cd. Le plus grand groupe local du monde vaut bien ça ! Doctor Feelgood!

 

 

Johnny Spence – Full Throttle, No Brakes.

 

Graissez vos bananes et astiquez vos pompes car the good old time of Rock’n’Roll est revenu. Avec ses 13 titres et pas loin de 45 minutes d’énergie pure Full throttle no brakes vous replonge dans l’univers des Cats et autres Jerry ou Chuck. Pas question de faire semblant ou de se la jouer Revival!  Johnny Spence n’est ni plus ni moins qu’ un ancien membre (Basse) du greatest R&R band in the world: The Pirates! Et  Doctor’s Order  me direz vous ? Hormis le fait qu’il s’agisse d’une référence à Lee Brilleaux et sa bande nous avons à faire là à un trio Finlandais qui assure comme si c’était la dernière fois en infligeant à vos guiboles des impatiences incontrôlables. Au cours d’une de leurs récentes tournées Doctor’s Orders avaient invité le Johnny en question  à chanter avec eux et visiblement le courant est passé puisque les voilà réunis pour cet album historique qui s’achève par une version de Bye bye Johnny qui vous donnera envie de consommer sans modération et de remettre les gaz. Je le sais c’est le ″ Kidd ″qui me l’a dit !

Patrick BETAILLE, avril 2010

The Carburetors – Rock’n’Roll Forever

Une découverte n’est pas forcément liée à un lancement médiatiquement tapageur. Elle peut être aussi le fruit du hasard et notamment le résultat accidentel d’une recherche orientée et partiale. Voilà ce qui arrive lorsque l’on s’aventure sur le Net dans la quête d’informations sur le réglage de carburateurs ! On tombe sur ça !

The Carburetors nous viennent du Nord et s’inscrivent parfaitement dans cette mouvance qui prouve une fois de plus et si besoin en était que Suédois et Norvégiens se sont bien approprié le Rock, voir même qu’ils en assurent la pérennité. Formé en 2001, ce groupe de Hard Rock d’Oslo livre depuis le début un savant mélange de Boogie, de Rock’n’Roll et de Métal qui fait immédiatement penser au fruit d’une union improbable entre Chuck Berry et Motorhead. Paru début 2009 Rock’n’roll Forever est leur quatrième Cd. Tempo rapide, grosse rythmique, solos affûtés, grattes saturées et voix graisseuse ; tout y est, y compris quelques riffs bien gras qui ne seraient pas pour déplaire à un certain Angus Jeune. Force est de constater que le quintet aquavité n’est pas là pour faire dans la dentelle et on s’en serait un peu douté en parcourant la Track List : Burnout, Burning Rubber, Feel Alive, Fire it Up, Rock’n’Roll Forever…Vous voilà prévenus bande de pt’its graisseux et autres amateurs de décrassage de cages à miel, ces 14 titres de Fast Forward Rock’n’Roll sont pour vous, y compris le dernier : la reprise anecdotique de… Daddy Cool (Boney M) que vous allez bien sûr leur pardonner.

Patrick BETAILLE, mars 2010

 

Pat Mc Manus Band – 2PM

 

Ce 2PM, deuxième album du Pat McManus Band est un concentré de talent et de facilité. Bien sûr le Pat en question a déjà fait ses preuves il y a bien longtemps quand avec ses frangins il brûlait les planches au sein des Mama’s Boys. Compositeur, guitariste, violoniste et chanteur, l’irlandais retourne aux sources d’un blues rock qui sent bon l’Irlande. Il va à l’essentiel avec beaucoup de cœur et de talent qu’il démontre tout au long des 14 compostions de cet album indispensable à tout amateur de blues rock. L’homme a musclé son jeu et à greffé plus de rock à son blues mais le feeling est toujours là. L’ambiance générale prête sans conteste au plaisir d’une écoute prolongée au cours de laquelle on appréciera sans aucun doute les nombreux solos du Professeur qui navigue sans complexe entre fureur et feeling. 2 PM est un putain de bon disque. Respect !

Patrick BETAILLE, janvier 2010

 

The Muggs – On With the Show

 

Voici un disque qui normalement devrait réconcilier tout un chacun avec ce qui fait défaut aujourd’hui, je veux parler bien sûr du Heavy Rock  celui qui vous fait sortir les couilles par les oreilles. Après un premier album éponyme sorti en 2005 et totalement passé inaperçu the Muggs revient avec ce On with the show qui est impressionnant à plus d’un titre. Les onze compos sont originales, la maîtrise est incontestable et surtout les musiciens sont excellents et dotés d’ un sens inné de la construction musicale. On ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute des quelques 50 minutes de ce brûlot homogène et on se retrouve plongé dans l’ambiance que dégageaient à l’époque les premiers albums du Zep, du Sabbath ou encore de Cream.  Cerise sur le gâteau il règne cette espèce de folie, ou de démence c’est selon, qui a fait les riches heures de Frost ou encore du grand MC5 de Détroit. C’est peut être là la clef ! The Muggs – autoproclamé Ugliest band in the world est lui aussi de Détroit – a adopté la formule du power trio et sait parfaitement où il va. Batterie puissante et syncopée, ligne de basse efficacement mélodique et  guitares redoutables. Danny Methric est un guitariste extraordinaire et sans renier ses influences 70’s il le prouve dans tous les morceaux, que ce soit en rythmique ou en solo. Kick out the jam brothers and sisters ! On with the show est un disque de Rock implacable. Greasy, bluesy et heavy, c’est un gros pétard à mèche courte qui va vous péter à la gueule. Vous ne vous en remettrez pas de si tôt. Pour en savoir plus? C’est ici > The Muggs!

Patrick BETAILLE, janvier 2010

Arno & Beverly Jo Scott – La fille du Père Noël.

Marie Noëlle

 

Je l’ai rencontrée par hasard. Elle prétendait s’appeler Marie Noëlle. J’ai appris par la suite qu’en fait elle s’appelait Jean et réalisé, mais un peu tard, qu’elle avait du Genie. Qu’importe, de toutes façons je n’ai même pas eu le temps de lui avouer que je ne m’appelle pas Jean Balthazar… Elle est partie comme elle est venue, telle une balle sur son Cafe Racer… Rouge, bien sûr! C’était La fille du Père Noël!

 

Ooh la la – Free at Last

 

Pour faire simple en cette période où il de bon ton de s’abreuver de cocktails divers et variés voici une petite recette qui vous garantira un pur moment de Rock explosif ! Prenez un tiers de rock efficace, un tiers de Soul déjantée et un tiers de Hard Seventies. Versez le tout dans un shaker blindé, ajoutez une bonne dose d’énergie, un soupçon de groove et liez le tout à l’aide de  la plus plombée des rythmiques. Après vous être assuré de l’étanchéité du contenant partez secouer  l’ensemble sous les cieux australiens et dès votre retour consommez le mélange sans modération. Avec ″Ooh la la″ nous avons à faire à un quatuor de Sidney qui a tout compris du Rock High Energy qu’il pratique avec une fougue et une authenticité sans égales. Leur premier album ″Free at last″ est sans conteste une des toutes meilleures surprises de 2009 dans la catégorie gros rock qui tache. Voilà un CD, pour peu que vous puissiez monter le son sans déclencher une avalanche de plaintes, qui va malmener vos cervicales et vous faire sortir les couilles par les oreilles. Une première écoute vous rappellera sans doute Led Zeppelin ou les black Crowes grand cru (Qui s’en plaindrait ?) mais très vite vous serez bluffés par le savoir faire de ce combo talentueux qui avec ses congénères Koritni, Airbourne,et autres Jet prouve si besoin en était que le Rock n’est pas mort et que c’est en Australie qu’il bande encore. Vivement un deuxième opus!

Patrick BETAILLE, décembre 2009

Soldat Louis – Première Bordée.

© Olivier Chaulieu

 

Nous sommes en 1988, c’est-à-dire musicalement en pleine période de marasme créatif généré par les Majors du disque (ceux la même qui prétendent allègrement aujourd’hui que le téléchargement nuit aux artistes et à leur créativité.) dont le but premier consiste à imposer le Top 50 en tant que référence absolue. Dès sa parution Du Rhum Des Femmes propulse Soldat Louis, groupe breton parrainé par Renaud,  sur le devant de la scène médiatique. Le single se vend à 750 000 exemplaires, et l’album Première Bordée devient double disque d’or. Les chansons de comptoir sont à la mode et malheureusement le combo se retrouve assimilé à cette catégorie au même rang que  » Allez viens boire un p’tit coup à la maison  » de qui vous savez. Finalement, ce qui au départ devait être une chanson humoristique va nuire au reste de la production et à la carrière de Soldat Louis qui propose pourtant un répertoire digne de ce nom. Décors fantastiques, ambiances délicates, textes poétiques et nostalgiques sont aussi l’apanage de ce combo français qui à l’occasion sait aussi faire preuve d’engagement politique. Malheureusement Plus aucun des albums qui suivront n’obtiendra de succès mérité et nos bretons disparaîtront dans les bas fond de la soupe médiatique grand public. Soldat Louis changera de formation à plusieurs reprises et produira malgré plusieurs albums originaux (Sales Gosses en 2006!).  Aujourd’hui encore  ils écument les salles et les routes de France.

Patrick BETAILLE, décembre 2009


d’autres anecdotes à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈