Queen – Jazz, Bicycle Race.

 

L’excellentissime Jazz, publié en 1978 est le 7ème disque studio de Queen. Parmi les 13 titres figure Bicycle Race, choisi en tant que single destiné à promouvoir l’album. Le groupe a l’idée de tourner un clip au Wimbledon stadium en mettant en scène 65 femmes nues circulant sur des bicyclettes. Une image destinée à la jaquette du single fut extraite des séances photos : celle d’une des participantes, de dos, en tenue d’Eve, juchée sur un vélo Halfords. Ca ne passe absolument pas auprès de la communauté bien pensante, et, pour répondre aux exigences de la censure, la Fat  Bottomed Girl (face B du single en question) est affublée au montage et la hâte d’une petite culotte. Quant au clip, évidemment censuré lui aussi, il est finalement édité après ajouts d’effets kaléidoscopiques destinés à masquer les formes incriminées. Provocation ou vengeance ? L’album Jazz intègre dans son édition originale et, sous forme de poster, une autre des photos prises lors de la même session. Le plus comique dans l’histoire c’est que le loueur de bicyclette exigea et obtint de la part du groupe le remplacement des 65 selles.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Patrick BETAILLE, mars 2013

La Censure du Cover Art en Livre : In Vinyle Veritas!

The Strypes – Snapshot

 

• Doug *: ″ Hey Lee ?! Prends toi une bière et viens t’asseoir! Ecoute moi ça, tu vas m’en dire des nouvelles! ″

• Lee *: ″ Je te préviens si c’est pour me tanner avec un de ces boys band qui se prétend inspiré par Doctor Feelgood c’est pas la peine ! Y’a Gary* et Rory* qui m’attendent pour un poker avec la faucheuse ″.

Déboulent alors le larsen, les accords primaires et le magnifique solo d’harmonica de ″ Mystery Man ″ le premier titre de Snapshot, l’album fraîchement pondu par un quatuor de jeunes irlandais que l’on verrait bien en train poser dans un catalogue hype de fringues vintage plutôt que d’arpenter les planches de la scène Rock. Heureusement l’habit ne fait pas le moine et le deuxième morceau ″ Blue Collar Jane ″, le confirme. C’est sûr, y’a du hit là dessous. A la première écoute c’est l’urgence des guitares et le tempo hypnotique qui prédominent et l’on sait immédiatement qu’on oubliera jamais ce truc. Un peu comme ″ Roxette ″ ou ″ You really got me ″ quoi ! Arrive en troisième position une des reprises que les jeunots – excusez du peu mais à eux quatre ils totalisent à peine 70 balais – exécutent de main de maître : ″ I’m a hog for you baby ″ (Jerry Lieber/Mike Stoller) !

• Lee : ″Y sortent d’où ces gosses?! Combien de fois j’ai joué ça moi aussi!″

• Doug : ″Qu’est ce que tu en penses Lee? Tu aimes ? Ça bombarde non?″

• Lee : ″Tais toi j’écoute ! T’as du feu ? Passe moi une autre bière!″

Nick Lowe (Heart of the city), Muddy Waters (Rollin’ and Tumblin) font également l’objet de covers et même si la version de You can’t judge a book by the cover (Bo Didley) est particulièrement lumineuse, c’est au sein de leurs propres compos que The Strypes sont le plus à l’aise. Au final on se retrouve avec un petit brûlot de Pub Rock imprégné de  Rythm’n Blues. Pas de temps morts et il n’y a rien à jeter. Le tout sonne très Garage et il n’en faut pas plus pour que les riffs incendiaires vous propulsent dans l’ambiance moite des pubs surchauffés où il fait bon taper du pied en sirotant une énième pinte de Smithwick’s.

• Doug : ″ Qu’est ce qu’il t’arrive ? t’es en nage ! La bière était tiède ou quoi? T’en veux une autre?

• Lee : ″ Tu sais quoi ? z’ont rien inventé ces petits cons mais putain ils assurent! Tiens ! Passe moi le téléphone que j’appelle cet enfoiré de Wilko *. Tant que tu y es, trouve moi le numéro de Dave *, je vais le prévenir aussi. Tant qu’ils sont encore en bas ces deux là faut absolument qu’ils aillent voir the Strypes en concert .

Et il a raison le père Brilleaux. Comme en témoigne la version Deluxe de ce Cd qui comporte deux titres Live, les prestations scéniques des Irlandais suintent d’énergie efficace et de mérite.

* Par ordre d’apparition: Doug Fieger (The Knack). Lee Brilleaux (Doctor Feelgood).  Wilko Johnson. Dave Edmunds (Rockpile).

Patrick BETAILLE, octobre 2013

 

Roger Waters – The Pros and Cons of Hitch Hicking

Roger Waters: The Pros and Cons of Hitch Hicking version cendurée

[Extrait]: 1979. Roger Waters propose aux autres membres de son groupe  deux projets: The Pros and Cons of Hitch Hiking et The Wall. C’est ce dernier qui est finalement  retenu, consacré par un énorme succès, et, pour partie, à l’origine de dissensions qui conduisent Pink Floyd à l’éclatement après la sortie de The Final Cut en 1983. L’année suivante Waters, désormais en solo, publie donc ce Pros and Cons. Le disque post Floyd  aborde les thèmes chers à son auteur. L’amour, la trahison, la folie ou encore la propension humaine à l’autodestruction y sont omniprésents. Au-delà des similitudes conceptuelles et musicales avec The Wall, il est intéressant de noter que l’album devient rapidement source de controverses. La pochette signée Gerald Scarfe, représente l’actrice porno anglaise Linzi Drew, nue et de dos, pratiquant l’auto-stop (hitch-hiking en anglais). Il n’en fallait pas plus pour la censure soit appliquée aux Etats-Unis via un rectangle noir judicieusement placé à un endroit que l’honnêteté et la décence m’interdisent de préciser davantage. Bien plus grave: à ma connaissance personne n’a de nouvelles du sac à dos. Quel dommage!

Patrick BETAILLE, octobre 2013


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Le Club 27 – La Malédiction

 

Entre anecdotes inavouables, faits avérés et gros bobards, l’histoire du rock est émaillée de rumeurs qui, comme le veut la tradition orale, ont été déformées, exagérées ou enjolivées pour élaborer des légendes fantasques plus ou moins tenaces. Suivant les modes et le sens du vent on en apprend de belles. Ainsi, Robert Johnson aurait vendu son âme au diable pour pouvoir jouer de la guitare comme personne et Keith Richard aurait sniffé les cendres de son père. Plus fort. A la fin de Strawberry Fields Forever, certains croient entendre John Lennon  murmurer ″ I buried Paul  (j’ai enterré Paul); par contre Elvis et Jim Morrison, eux, seraient toujours en vie. J’en passe et des meilleures, y compris la présence de messages subliminaux ou sataniques sur des disques – Led Zeppelin entre autres – joués à l’envers. Il reste évident que la mort et la fascination qu’ elle exerce occupent une place prépondérante dans ce merveilleux monde du fantasme débridé. Pour peu que sur fond d’excès divers et variés une coïncidence s’en mêle et on en arrive vite au Mythe absolu.
De 1969 à 1971, en l’espace de deux ans donc,  Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison sont passés violemment de vie à trépas alors qu’ils avaient tous 27 ans. La malédiction du Club des 27 était née et elle entrera définitivement dans l’inconscient collectif en 1994 avec la mort de Kurt Cobain qui n’a rien trouvé de mieux que de se suicider au cours de son vingt-septième printemps en laissant un ″ It’s better to burn out than to fade away ″ en guise d’au revoir. Étonnant non? En tous cas, superstitieux et autres adeptes de prophéties fumeuses y trouvent leur compte et ce n’est pas la disparition d’ Amy Winehouse le 23 juillet 2011 qui va venir mettre à mal leurs convictions. Elle aussi avait 27 ans! Au final si l’on prend en compte l’âge du décès, un talent certain et une aptitude à brûler la vie par les deux bouts on peut demander au cerbère de service d’accorder l’entrée au club des 27 à Robert Johnson, le père du blues moderne, Alan Wilson de Canned Heat, ou encore Gary Thain bassiste de Uriah Heep… Par contre Otis Redding et Graham Parson ont loupé le coche en mourant à 26 ans, idem pour Tim Buckley (le père de Jeff!) parti à 28 ans. Pour Psy c’est foutu, le stylé Gangnam a déjà 36 chevauchées à son actif. Quant à Justin Bieber va falloir attendre 8 ans pour être fixés !

L.A Guns – Golden Bullets

L.A Guns Albums Cover Art

 

Un peu d’Histoire. Dans les années 80 Tracii Guns (guitares) forme L.A Guns, un groupe de Hair Metal avec lequel il occupe la scène du Sunset Strip d’Hollywood. En 1983 Michael Jagosz, le chanteur, part en taule voir le temps qu’il y fait. Il est remplacé par Axl Rose qui quitte rapidement la formation pour monter Hollywood Rose  avec son pote Izzy Stradlin. En 1985 Axl Rose et Tracii Guns s’ acoquinent pour lancer la première mouture de Guns N’ Roses. Bon! Ca c’est fait! A moins d’être un inconditionnel du genre, disons que musicalement L.A Guns est indispensable… pour appréhender ce qui ne l’est pas. Et sinon? Ben… Il faut jeter un coup d’œil sur les titres des albums du combo (Cocked & Loaded, Sex, Booze N’ Tattos , etc…) ou s’attarder sur les intitulés de morceaux (No mercy, Sex Action, Bitch is back, etc.) pour piger le comment du pourquoi du sujet dont à propos duquel il s’agit. Allez, sautez directement à la case fuckin’ Guns & fuckin’ Roses vous gagnerez du temps. Cela dit, et pour ceux qui auraient la comprenette anesthésiée, un examen rapide de certaines  jaquettes des albums de L.A Guns devrait à coup sûr les mettre sur une piste; celle des Pin-Up. De ce côté là au moins on est servi!

Patrick BETAILLE, décembre 2012


d’autres anecdotes dans le livre:

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Jean-Marie Périer – Rencontres.

 

Il y a peu, alors que je m’épanchais sur le magnifique ouvrage qu’est Musique Box, je m’assénais égoïstement la remarque suivante :  » Diantre, fichtre, foutre…pas un seul cliché de JM Périer ! « . C’est fou ça !  Delirium très épais ou fulgurance neuronale ? Allez savoir ! En tous cas voici l’occasion, non pas de combler une lacune, mais plutôt d’évoquer un temps que  les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Dixit Charles, pas le Grand, l’autre, le petit, l’arménien quoi ! Faites un effort merde ! Les Sixties, c’est bien de cette décennie dont il s’agit aujourd’hui avec la parution de Rencontres, un recueil photographique consacré aux grands noms de la musique anglo-saxonne. L’auteur, Jean-Marie Périer donc, nous apporte sur un plateau  la bagatelle de quelques 200 témoignages annotés ! 300 pages de  souvenirs dont 85 consacrées aux Rolling Stones, une cinquantaine aux Beatles et une bonne douzaine illuminées par le joli minois de Marianne Faithfull. Miles Davis, Ella Fitzgerald, Dizzy Gillepsie, Chuck Berry, Cliff Richard, Gene Vincent, Dylan, Hendrix, James Brown, tous et bien d’autres sont également passés devant l’objectif et répondent présent à l’évocation d’une époque où rien n’était sérieux mais tout était possible. Clic, Clac,Merci Kodak! C’est aux Editions du Chêne et c’est Magique !

 

 

Rivals Sons – Pressure and Time.

 

Un mien ami, tout à fait artisan, presque retraité, adepte de fanfares et grand consommateur de super sans plomb, me disait récemment: ″ Dis donc y’a longtemps que tu nous as pas balancé un truc sympa?! ″. Est ce de ma faute si la production discographique du moment est aussi pauvre que le QI d’un animateur de Fun Radio? Non hein ?! Ceci admis, et sans atteindre les fulgurances de Henry’s Funeral Shoe ou Black Joe Lewis, en fouillant un peu, on parvient à exhumer des trucs qui font du bien par où ça passe. Formé en 2008, Rival Sons excelle dans un Classic Rock qui à n’en pas douter devrait ravir les nostalgiques d’Aerosmith, Led Zeppelin ou Black Crowes.  Avec Pressure and time Le quatuor de Los Angeles vous en donne pour votre argent même si l’ensemble des dix titres dépasse tout juste les 30 minutes. Rythmique plombée, guitares insolentes, vocalises perçantes, changements de rythme et une production sans faille s’avèrent aptes à dégourdir les enceintes les plus amorphes. Certes l’album ne vous fera pas sortir les couilles par les oreilles mais  il vous fera peut être découvrir un groupe qui s’est quand même vu attribuer les premières parties d’Alice Cooper et d’AC/DC. Ben ouais! Eh ben ouais! 

Patrick BETAILLE, septembre 2012

 

Hayseed Dixie – A Hot Piece of Grass

Hayseed Dixie: A Hot Piece of Grass - 2005Allez faites un effort et répétez le nom du groupe plusieurs fois… Ca y est ? Vous avez compris ? Bon j’explique pour les handicapés de la menteuse. En 2001 Hayseed Dixie sort une galette exclusivement composée de reprises de hits des Australiens d’AC/DC. Hayseed Dixie… AC/DC… Vous y êtes ce coup ci ? Ce premier album, ″A Hillbilly  tribute to AC/DC″, annonce la couleur et de  ″Highway to Hell″ à ″Back in Black″ en passant par ″TNT″ et ″Hells Bells″, tout y est ou presque. Les quatre furieux des Appalaches, habitués à jouer la musique traditionnelle de leurs ancêtres, ont obtenu cette année là un succès quasi immédiat et ont pris goût aux covers à la sauce Blue Grass et Hillbilly. Tout en donnant un éventail plus large à leurs cibles et sans pour autant délaisser les compositions personnelles ils sortent en gros une dizaine d’albums, tous aussi barrés les uns que les autres. En 2005 ″A Hot Piece of Grass″ ravage tout ce que le monde du Heavy Rock possède de plus lourd. Des reprises de Led Zeppelin, AC/DC, Motorhead, Van Halen, Green Day, Black Sabbath voisinent  avec quelques compos personnelles bien foutues et l’ensemble s’avère on ne peut plus jouissif. Même quand le banjo remplace la guitare de Jimmy Page cet album est exactement ce qu’il est censé être: divertissant, provocateur, kitsch et déjanté. Il n’en reste pas moins fidèle dans les adaptations et bougrement efficace quant à l’énergie déployée par des musiciens talentueux. Alors bien sûr, on peut se masturber l’intellect pour  remettre en cause la légitimité de la formation ou  le bien fondé de sa démarche mais le plaisir éprouvé à l’écoute des quinze titres devrait sans problème annihiler ce genre de digression. De toutes façons entre ça et un groupe de puceaux imberbes (vous voulez des noms ?) dont les voix ne feraient même pas bander un teckel à poil ras, moi j’ai choisi. Pas vous ?

Patrick BETAILLE, juillet 2012

 

38 Special – Special Forces

 

[Extrait]: Initialement, 38 Special est l’un des nombreux groupes de Southern Rock dans la veine des Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd. Donnie Van Zant le leader n’est ni plus ni moins que, le frère de Ronnie Van Zant, patron de Lynyrd Skynyrd. Formé en 1975 c’est après quelques errances Country et dans les années 80 que le groupe de Jacksonville parvient au sommet de sa popularité en alignant sur scène deux guitares et deux batteurs et en assurant des shows ravageurs au cours desquels preuve est faite que les membres n’ont pas pour habitude de mettre de l’eau dans le Bourbon qu’ils consomment sans modération…

Trois albums honnêtes marquent cette époque. Rockin’ into the night en 1980, Wild eyed Southern Boys l’année suivante, et, en 1982 Special Forces. Musicalement intéressantes les compositions bénéficient en outre d’un packaging accrocheur sur lequel  le peintre Larry Gerber met en scène les valeurs emblématiques – Je vous laisse deviner lesquelles – de rigueur à l’époque dans le milieu du Rock Confédéré. Plus tard hélas la bande à Van Zant s’enlise dans un rock FM convenu et sans grande personnalité qui aboutit à un oubli légitime  malgré un come back poussif en 1997.

Patrick BETAILLE, juillet 2012


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Henry’s Funeral Shoe – Donkey Jacket

Henry's Funeral Shoe: Donkey JacketIl y a  déjà pas mal de temps que les White Stripes avaient convaincu tout le monde que l’on peut faire un Power Trio avec seulement deux musiciens.  S’il subsistait encore quelques réfractaires à ce postulat fumeux il semble bien que ″Henry’s Funeral Shoe″ arrive à point nommé pour lever les derniers doutes. Les frères Clifford débarquent fin 2011 avec un deuxième album bourré jusqu’à la gueule  d’un Heavy Rock bluesy somme toute assez classique mais pas forcément aussi facile à catégoriser puisque grâce à une production plutôt Garage et un mix réalisé à Detroit, le duo Gallois vous propulse également dans un univers dominé par une concision énergique que John Spencer himself  ne renierait pas un instant. Mais qu’importe, ″Donkey Jacket″ reste finalement un album d’une grande cohésion d’où il est difficile de ressortir un morceau plutôt qu’un autre. On apprécie pleinement les dix pistes sur lesquelles le chant puissant et les guitares d’Aled sont des plus inspirés, y compris sur ″Bottom to top″, d’influence country ou sur la très Beatlesienne ballade ″Across the sky″. Là où le duo excelle c’est incontestablement quand il exprime  de manière frontale une énergie décomplexée et magistralement soutenue par la batterie du frangin Brenning qui à mon avis a beaucoup écouté Keith Moon. A ce stade, même s’il faut rendre hommage à l’harmonica de John Edwards sur ″Anvil & Chains″, on se fiche pas mal d’en savoir plus sur les ″additional musicians″ qui ont oeuvré en studio. ″Love is a fever″, « Be your own invention″, ″Dog scratched ear″, ″The walking crawl″ ou encore ″Gimme back my morphine″, sont des compos incendiaires qui font de ce disque et de ce groupe un truc à la fois surprenant et prometteur.

Patrick BETAILLE, juillet 2012