Le lundi c’est permis – Classe!

 


″ La Classe c’est quand une femme a beaucoup d’atouts mais qu’elle fait le choix de ne pas les montrer! – Class is when a woman has a lot of attributes but she chooses not to show them ″!


 

William Stout – Trademark of Quality

© William Stout

 

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy Metal. Stout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et, en 81, la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″ mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu ″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc. sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Le lundi c’est permis – Jambes

© marryetpoppins.com

[François Truffaut – L’homme qui aimait les femmes]: ″ Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie – Women’s legs are ​compasses that roam​​ the ​earthly ​globe in all directions, giving it, its balance and ​its ​harmony. ″


Patrick BETAILLE, février 2021

Brad Paisley – Whiskey Lullaby

 

[Brad Paisley – Whiskey Lullaby]/ ″ Elle lui a brisé le cœur en le jetant comme une clope. Toute sa vie il la passée à essayer de l’oublier. Impuissants, nous l’avons regardé boire et se noyer peu à peu dans son chagrin. Jamais il n’est parvenu à se saouler au point de pouvoir l’effacer de sa mémoire. Jusqu’à cette nuit là. Il a posé sa tête contre cette bouteille et pressé sur la détente… Nous l’avons retrouvé le visage enfoui dans l’oreiller avec à ses côtés un mot sur lequel était écrit: Je l’aimerai jusqu’à ma mort. Quand nous l’avons enterré sous le saule, les anges ont entonné une berceuse à la gloire du whisky ″.

Patrick BETAILLE, janvier 2021

Le lundi c’est permis – Passoire

 

Un jour, quelqu’un vient solliciter Socrate à propos d’une rumeur concernant son ami Diogène. Avant d’aller plus loin, le philosophe propose à son interlocuteur de le soumettre au test des trois passoires afin de déterminer si son information mérite d’être développée.

  • Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
  • Un instant! dit Socrate. Avant que tu ne m’en dises plus, j’aimerais te faire passer le test des trois passoires.
  • Les trois passoires ?!
  • Oui, reprit Socrate. C’est ma façon de déterminer si ton histoire mérite d’être entendue. Tu vas comprendre… La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me rapporter à propos de Diogène est vrai ?
  • Non. J’en ai simplement entendu parler!
  • Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité?!
  • Euh…
  • Passons à la deuxième passoire. Ce que tu souhaites me révéler à propos de mon ami, est-ce quelque chose de bienveillant ?
  • Ah non ! Bien au contraire!
  • Donc, tu veux me raconter des choses déplaisantes sans être certain qu’elles soient vraies?!
  • Euh…
  • Pour terminer, et c’est ma troisième passoire, est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait soit disant fait ou dit ?
  • Utile, non, pas vraiment!
  • Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni convenable, ni utile, à quoi bon m’en parler ?

Honteux, l’homme resta sans voix devant cette démonstration pleine de sagesse, toute à l’honneur du grand philosophe qu’était Socrate. Malheureusement cela illustre aussi le fait qu’il y a environ 2300 ans, Socrate ne sut jamais que Diogène se tapait sa femme! 

Robert Vargas – Eddie Van Halen

© Robert Vargas

 

Au 7425 du Sunset Boulevard à Hollywood de trouve l’un des plus importants magasins de guitares au monde. Le Guitar Center à récemment mis à disposition l’une de ses façades à l’artiste Robert Vargas afin qu’il réalise une peinture murale en hommage à Eddie Van Halen. L’œuvre a été dévoilée le 26 janvier, date à laquelle le guitariste aurait fêté ses 66 ans si la maladie n’en avait pas décidé autrement. Il aura fallu deux semaines à Vargas pour que se matérialise à temps un gros plan sur Edward jouant de son iconique Frankenstrat. Sur 5 mètres de haut et 32 mètres de long, la fresque orne désormais la totalité de la façade arrière du Guitar Center californien. ″ Eddie était l’un de mes héros ″ déclare le peintre en ajoutant: ″ Jeune, le premier album de Van Halen fut le premier que j’ai jamais possédé. Quand j’ai appris son décès, j’ai su que je devais faire quelque chose de créatif en son honneur et je ne pouvais imaginer un autre endroit que celui-ci pour cet hommage ″.

Patrick BETAILLE, janvier 2020

Roger Dean – Vertigo Records

 

Au départ, Vertigo Records c’est une idée du directeur artistique de Phonogram, d’Olav Wyper. Son intention est de lancer un label britannique destiné à concurrencer Harvest, une filiale d’EMI en hébergeant des groupes de rock progressif et autres musiques alternatives du moment. Pour son lancement en 1969, la maison de disques crée son propre logo en noir et blanc. Une fois le vinyle en rotation, le  Vertigo Swirl  génère une illusion d’optique dont le tourbillon est conçu pour ″ vous attirer au cœur du disque ″. Au milieu des années 1970, le tourbillon est remplacé par un ″ Spaceship Acid Trip ″  peint par l’artiste emblématique du rock progressif: Roger Dean. Ce visuel sera décliné en bleu et en vert jusqu’à la fin des seventies. Après quoi, il sera remplacé par un nommage basique sur fond uni jaune-orangé et, dans les années 80, par un simple V entouré d’un cercle, le tout sur fond gris.

Patrick BETAILLE, janvier 2021

One Bourbon, One Scotch, One Beer

 

À l’origine, One Scotch, One Bourbon, One Beer est un blues écrit par Rudy Toombs et enregistré par Amos Milburn en 1953. L’histoire se passe dans un bar à l’heure de la fermeture. Un gus est cloué au comptoir à picoler pour oublier qu’il vient de se faire larguer par sa copine. Il harcèle un barman sur les rotules qui ne rêve que d’une chose: fermer et rentrer chez lui. En 1966, John Lee Hooker reprend la chanson à sa sauce en changeant l’ordre du titre. En 1977, c’est au tour George Thorogood de s’approprier l’ode à la boisson sur son premier album. Sa version s’appuie sur House Rent Boogie, un autre morceau de John Lee Hooker, qui pour l’occasion bénéficie d’un tempo accéléré. Le texte prend une autre tournure et désormais il n’est plus question de noyer un chagrin d’amour. Cette fois c’est de galère financière dont il s’agit. Le gars a perdu son job, il ne peut plus payer son loyer, sa logeuse refuse de lui faire crédit et pour tout arranger son pote refuse de l’héberger. Il revient à son appart, récupère quelques affaires, file à l’anglaise, erre dans les rues, s’arrête dans un bar, enlève sa veste, s’accoude au comptoir et appelle le barman. ″ Ouais?! Qu’est ce que ce sera? Un bourbon, un scotch, une bière! ″.

 

 

Jack Daniel’s tombe sur un Os!

 

L’affaire: À Phoenix, Jack Daniel’s avait obtenu gain de cause pour un droit d’injonction interdisant la vente d’un jouet pour chiens qui ressemble à une bouteille de son Tennessee Whiskey. Basée en Arizona, la société VIP Products LLC commercialise en effet des babioles caoutchouteuses et couinantes, dont une qui – sous l’appellation de BAD SPANIELS – reprend quasiment à l’identique le format et le design du Old No. 7 avec l’image d’un épagneul et les mentions: The Old No. 2 ON YOUR TENNESSEE CARPET, 40% POO BY VOL et 100% SMELLY. Dans une récente décision, la cour d’appel fédérale de San Francisco a déclaré que le juge du tribunal de Phoenix avait commis une erreur, a annulé la demande d’injonction et renvoyé l’affaire vers le tribunal de district en exigeant que ce dernier confirme le jugement. Jack Daniels Properties Inc vient de perdre un bataille juridique de 6 ans au motif que ″le jouet Bad Spaniels commercialisé par VIP Products LLC est une œuvre expressive et humoristique et à ce titre elle bénéficie du droit à la protection du premier amendement ″. Wouaf, Wouaf! You Hou Rintintin!

Patrick BETAILLE, janvier 2021